À Dubaï, le séjour de Léa Mary et Océane El Himer a basculé le mardi 22 septembre 2026. Ces anciennes candidates de téléréalité, suivies par des millions d'abonnés, ont été interpellées puis placées en garde à vue pour détention et consommation de stupéfiants, selon des sources concordantes. Dans l'émirat, ce type de fait peut mener en prison pour plusieurs années.
Pourquoi parle‑t‑on pour elles d'un risque allant jusqu'à cinq ans de prison à Dubaï ? Ce seuil découle directement de la législation des Émirats arabes unis, qui fixe un minimum de deux ans pour consommation ou détention, et cinq ans quand l'usage de drogue est facilité ou organisé.
Les informations confirmées restent limitées. On sait seulement que les deux jeunes femmes ont été arrêtées à Dubaï et placées en garde à vue pour détention et consommation de stupéfiants le 22 septembre, d'après BFMTV. Léa Mary compte plus de 2 millions d'abonnés, Océane El Himer plus d'un million.
Aux Émirats arabes unis, une garde à vue pour stupéfiants dure au minimum 48 heures et peut être prolongée jusqu'à 15 jours, selon le ministère français. Les autorités peuvent ordonner des tests urinaires ou de sang : la simple présence de drogue dans l'organisme suffit à caractériser une infraction.
Sur son site, le ministère français des Affaires étrangères prévient que les stupéfiants, même en quantité infinitésimale, sont totalement interdits aux Émirats. Il rappelle surtout que "La consommation ou la détention de produits stupéfiants est passible d’une peine minimale de deux ans d’emprisonnement". "Les personnes qui facilitent l’usage de la drogue par fourniture de locaux encourent cinq années d’emprisonnement".
Selon le cabinet Awadh Almheiri, la loi fédérale 30 de 2021 sur les stupéfiants, modifiée par un décret de 2025, distingue usage, détention, promotion et trafic. Pour l'usage personnel, elle prévoit au moins trois mois de prison ou une amende. Et "l’incitation, l’instigation et la facilitation (la promotion) sont punies d’un emprisonnement d’au moins cinq ans", assorti d'une sanction financière.
Dans le dossier des deux influenceuses, tout dépendra de la manière dont la justice qualifiera les faits. Si elles sont considérées comme de simples consommatrices, elles relèvent de l'usage personnel, passible de quelques mois à plusieurs années de prison. Public, en citant le blogueur Aqababe, évoque des peines allant de deux à cinq ans pour les étrangers testés positifs, souvent suivies d'une expulsion.
Pour les touristes ou expatriés à Dubaï, les règles sont les mêmes. Le ministère rappelle que des médicaments contenant de la codéine peuvent être assimilés à des stupéfiants et qu'une quantité de l'ordre du milligramme suffit. Comme la présence de drogue dans l'organisme constitue déjà une infraction, une consommation passée, même avant l'arrivée, peut exposer à une garde à vue puis à des poursuites.
