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03 août 2026

Boy George crée la polémique avec une chanson pro-Israël composée avec l’aide de l’IA

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Boy George n’a pas fait dans la demi-mesure. Le week-end dernier, le leader de Culture Club a publié une chanson reggae intitulée We Will Dance Again, accompagnée de son titre en hébreu, Od Nirkod, et d’une simple légende : « Shalom ».

Dans ce morceau, le chanteur de 65 ans rejette la qualification de « génocide » appliquée à la campagne militaire israélienne à Gaza. « Vous dites génocide, moi je dis guerre », chante-t-il notamment.

Le titre reprend l’expression « We Will Dance Again » (nous danserons à nouveau), devenue une devise renvoyant à la résilience des Israéliens après l’attaque du 7 octobre 2023. Boy George y égratigne aussi certains artistes engagés pour la cause palestinienne, les accusant de « répéter des slogans comme des moutons ».

Comme si cela ne suffisait pas à attiser les divisions, l’artiste a utilisé l’IA pour composer ce morceau, et il ne s’en cache pas.

Boy George s’est justifié en parlant d’un usage de l’intelligence artificielle « pour le bien ».

« Aussi imparfaite soit-elle ! Cette chanson a été créée avec l’aide de l’IA. J’appelle ça "l’IA au service du bien" », a-t-il reconnu dans un post Threads relayé par le NME. « Et à vrai dire, j’aurais eu bien du mal à écrire ça avec un être humain ! »

Sans surprise, le titre a suscité une vague de réactions hostiles, notamment de la part de Martyn Ware, cofondateur de The Human League, qui a qualifié la chanson de « propagande musicale ouvertement pro-génocide et anti-palestinienne ».

Boy George, catholique irlandais et fervent soutien de la communauté juive depuis l’attaque du 7 octobre, a régulièrement pris position en faveur d’Israël et contre l’antisémitisme. Si cette chanson n’a pas été publiée sur les plateformes de streaming musical, elle circule largement sur les réseaux ou encore sur YouTube où elle a déjà fait l’objet de plusieurs remixes.