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05 août 2026

Leonardo DiCaprio s’associe à Jeff Bezos et Lauren Sanchez pour préserver des espèces en voie de disparition

Voilà un projet étonnant : Leonardo DiCaprio et Jeff Bezos main dans la main pour sauver les espèces en voie de disparition et, par là même, préserver la planète. Etonnant, car Amazon a publié, pas plus tard que le mois dernier, son rapport sur ses émissions de gaz à effet de serre : 80,85 millions de tonnes d’équivalent CO2 rejetées l’an dernier, soit + 16 % en un an. En cause, le développement des infrastructures d’IA, en plus de leurs entrepôts, de leur flotte logistique et des livraisons.

Et donc, dans le même temps, le fondateur de l’entreprise, dont la première source de profit est le Cloud, Jeff Bezos, a injecté, via la Bezos Earth Fund dont son épouse, Lauren Sanchez, est la vice-présidente, 100 millions de dollars pour la préservation des espèces en voie de disparition au fonds Phoenix Species Project.

Cette initiative a été créée conjointement avec Leonardo DiCaprio, qui a lui aussi apporté 100 millions de dollars, notamment via la fondation qu’il a créée avec le Dr Wes Sechrest, Re : wild, ainsi que l’ONG Age of Union et la Todd Graves Family Foundation.

Le fonds Phoenix Species Project a pour but de préserver 100 espèces en danger d’extinction, dont des mammifères, des amphibiens, des reptiles, des oiseaux, des poissons, des invertébrés et des plantes, dans 30 pays. Pour réussir sa mission, le fonds travaillera sur le terrain avec l’association Indigenous Peoples, les communautés locales, les gouvernements concernés, des scientifiques et des défenseurs de l’environnement.

La concrétisation de ce projet, démarré en 2021 par Leonardo DiCaprio, Jeff Bezos et Lauren Sanchez, réjouit l’acteur de Once Upon a Time… in Hollywood, qui s’est exprimé dans un communiqué relayé par Variety :

« Depuis des décennies, les scientifiques, les peuples autochtones, les communautés locales et les responsables de la conservation sont en première ligne pour protéger la nature, et ce que la recherche a clairement démontré, c’est que les espèces au bord de l’extinction sont souvent celles qui constituent le pilier de certains des écosystèmes les plus importants de la planète. »

Et d’ajouter : « Lorsque nous protégeons ces espèces, nous protégeons également les forêts, les zones humides, les prairies et les océans dont elles dépendent. »

Voilà de bien belles paroles, mais elles semblent aux antipodes des activités concrètes d’Amazon. L’entreprise investit largement dans OpenIA (ChatGPT) et a prévu de dépenser gros dans la construction de nouveaux centres de données IA.

D’après le rapport de l’Institut pour l’eau, l’environnement et la santé de l’ONU, « en 2025, les centres de données ont consommé 4.500 milliards de litres d’eau, soit suffisamment pour répondre aux besoins de plus de 600 millions de personnes en Afrique subsaharienne ». Un chiffre « qui pourrait grimper à 9 milliards de m3 d’eau douce » en 2030.

A cela s’ajoutent la consommation d’électricité de ces centres, leurs émissions de CO2 et les déchets électroniques qu’ils génèrent.