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24 mars 2026

Il y a 55 ans, Clint Eastwood s'est inspiré du film L’Enfer est à lui pour créer L'Inspecteur Harry

Il existe de nombreuses raisons valables pour lesquelles on dit que l’imitation est la plus sincère des flatteries, et Clint Eastwood a pris ce principe à cœur lorsqu’il a copié sans vergogne l’une des meilleures histoires de polars se déroulant à Los Angeles.

Bien sûr, l’acteur et réalisateur est un habitué des films policiers californiens où il incarne des personnages qui brouillent les frontières entre le bien et le mal. Le “Dirty Harry” Callahan, enfant de San Francisco, est devenu l’un des anti héros les plus emblématiques du genre grâce au talent d’Eastwood. Le quadruple lauréat des Oscars est né dans la ville où se déroule l’histoire de L’Inspecteur Harry. Sa société de production, Malpaso Productions, possède des bureaux sur le terrain des studios Warner Bros à Burbank depuis les années 1970, et il a même été maire de Carmel-by-the-Sea. Bref, un Californien dans l’âme.

Son acteur préféré de tous les temps était peut-être originaire de New York, mais l’un de ses meilleurs films s’est déroulé dans la région de Los Angeles. Ayant grandi dans cette ville et ses environs, il était tout naturel que le jeune Eastwood soit encore plus fasciné par James Cagney après sa performance iconique et inoubliable dans L’Enfer est à lui (White Heat) de 1949.

Eastwood avait 19 ans à la sortie du film, et il n’a pu être que captivé, comme tous les autres spectateurs, lorsque Cody Jarrett, interprété par Cagney, a lancé sa réplique culte : “J’ai réussi, maman ! Au sommet du monde !” avant de disparaître dans un déluge d’effets pyrotechniques, vraisemblablement réduit en bouillie, même s’il n’a jamais été question de montrer le protagoniste à l’écran dans cet état.

Plus tôt dans l’histoire, Jarrett s’évade de prison avec Roy Parker (Paul Guilfoyle), bien que ce dernier ait tenté de le tuer lors de leur détention. Se souvenant qu’il est enfermé dans le coffre de sa voiture devant la planque, Jarrett se met à grignoter une cuisse de poulet et lance : “Ah, vous étouffez ? Ça va s’arranger, je vais vous donner de l’air !” et vide son chargeur à l’arrière du véhicule avant de s’éloigner, la bouche toujours pleine.

C’est une scène que Clint Eastwood n’a jamais oubliée, et quand l’occasion s’est présentée, il l’a reprise sans hésiter. “Quand il apparaît dans L’Enfer est à lui en train de manger une cuisse de poulet et de descendre un type dans le coffre d’une voiture, on se dit : ‘Ouais, c’est compensatoire, mais c’est plutôt bien’”, a-t-il expliqué à Entertainment Weekly (via Far Out Magazine). “La scène de L’Inspecteur Harry où je mange un hot-dog pendant la fusillade ? C’est du plagiat pur et simple.”

Tous ceux qui ont vu le classique de Cagney n’ont pas forcément remarqué qu’Eastwood s’en était inspiré, surtout que la scène de L’Inspecteur Harry est devenue culte en elle-même. Après tout, juste après avoir englouti son hot-dog, le flic rebelle se lève, traverse la rue, abat un braqueur de banque, puis lui pose une question capitale.

La question la plus mémorable de sa carrière, en fait, puisqu’il interroge l’homme pour savoir s’il a remarqué si Callahan avait tiré six coups ou cinq, avant de poser la question la plus pertinente de toutes : “Alors, t’as d'la chance ou t’en as pas ? Alors, petit con ?”

21 novembre 2025

Clint Eastwood révèle quels sont les deux rôles qu'il préfère dans sa carrière

De L'Homme sans nom à l'inspecteur Harry en passant par Bronco Billy, Robert Kincaid, Walt Kowalski et Bill Munny, la carrière de Clint Eastwood ne manque pas de rôles culte. Mais quels sont les rôles dont l'acteur-réalisateur oscarisé est le plus fier ?

Dans l'ouvrage Conversations with Clint: Paul Nelson's Lost Interviews with Clint Eastwood, l'interprète de l'Homme sans nom était interrogé sur cette question, et voici sa réponse :

"Je pense que L'Inspecteur Harry et Josey Wales doivent être mes deux meilleures performances. Josey Wales est peut-être celle où je donne tout ce que j'ai. Pour ce genre de personnage, je dis beaucoup d'un homme en en disant le minimum. (...) La représentation d'un homme et son évolution au fil du temps, à travers ses rencontres avec d'autres personnes, sont montrées sans avoir à s'arrêter pour faire des scènes explicatives."

Même chose pour son rôle dans "Dirty Harry" : "Harry [Callahan] est [pensé] de la même façon, même s'il y a quelques scènes dont celle avec la femme de son collègue qui démissionne, qui sont un peu explicatives, mais pas trop. Elles abordent sa vie, puis s'en détournent."

Clint Eastwood conclut :

"Le plus important dans un art visuel ou une forme de communication comme le cinéma, peu importe comment on l'appelle, c'est de raconter sans insulter le public en lui disant : 'Bon, je vais vous lire une histoire pour vous endormir' ou 'Je vais vous lire des bandes dessinées à la radio'. Il faut raconter visuellement. Ils sont venus voir quelque chose de visuel et c'est ce qu'ils devraient avoir."

Des deux films cités, L'inspecteur Harry de Don Siegel (1971) est celui qui a le plus fait polémique à l'époque de sa sortie, le personnage étant jugé comme un "vigilante" qui applique sa propre justice à coups de 357 Magnum. Eastwood passera sa vie à décrire à quel point il est personnellement éloigné de ce policier à la gâchette facile.

Quant au western Josey Wales, hors-la-loi (1976), il lui a valu de passer devant la guilde des cinéastes américains pour avoir assuré la mise en scène à la place du réalisateur initialement choisi. Cela conduira à la création d'une "clause Eastwood" et à l'édiction de nouvelles règles pour les tournages aux Etats-Unis, afin qu'un tel "putsch" ne se reproduise pas.