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10 avril 2026

Première image : Hafsia Herzi et Bastien Bouillon dans le thriller Histoires de la nuit d'après Laurent Mauvignier

Après une très belle année 2025 pour Hafsia Herzi, l'actrice sera à nouveau mise en lumière lors de la prochaine édition du Festival de Cannes avec deux films attendus !

César de la meilleure actrice début 2025 (pour le film Borgo de Stéphane Demoustier); récompensée à Cannes pour sa 3ème réalisation (La Petite dernière, en compétition officielle) en mai 2025, nommée 7 fois aux César en février dernier... Et la voici sélectionnée avec son nouveau film en tant qu'actrice.

Hafsia Herzi tient l'un des rôles principaux de l'adaptation du roman Histoires de la nuit de Laurent Mauvignier, aux côtés de Benoît Magimel, Monica Bellucci, Bastien Bouillon.

Le film se présente comme un huis clos et est mis en scène par Léa Mysius, dont ce sera le troisième long métrage après Ava (2017) et Les cinq diables (2022).

Le pitch d'Histoires de la nuit est le suivant : Nora, Thomas et leur fille Ida vivent dans une ferme isolée avec pour seule voisine, Cristina, une peintre italienne. Alors que tout le monde prépare une soirée d’anniversaire surprise pour Nora, trois hommes rôdent autour de la maison et s’invitent à la fête, faisant surgir des secrets bien gardés… Le film sortira au cinéma le 16 septembre 2026.

L'auteur Laurent Mauvignier a déjà été adapté plusieurs fois au cinéma (Continuer de Joachim Lafosse, Des hommes de Lucas Belvaux).

Hafsia Herzi tiendra le rôle principal d'un autre film en sélection à Cannes. Il s'agit de Quelques mots d'amour, nouveau film de Rudi Rosenberg. Il est sélectionné à Un Certain Regard.

Le Pitch : Sarcelles 1995. Erika élève seule ses deux enfants. Sa fille Abigaëlle se persuade que son père, qu’elle n’a jamais connu, l’aime en silence quelque part. Lorsqu’elle se met en tête de le retrouver, Erika se sent obligée de l’aider, tout en cherchant à la protéger. En grandissant, la quête d’Abigaëlle vire à l’obsession, et menace l’équilibre déjà bancal de leur famille.

La date de sortie n'est pas encore connue.

18 mars 2026

Bastien Bouillon incarnera Robert Badinter dans le biopic Badinter

Après le biopic épique sur Charles de Gaulle - qui sortira en deux parties cet été -, un autre homme politique français majeur fait l'objet d'un film de cinéma. Le parcours et combat de l'ancien ministre de la Justice, Robert Badinter, seront racontés dans un long métrage réalisé par Pierre Godeau.

Il y a quelques mois, Le Film Français révélait à travers sa couverture de magazine que l'acteur belge Jérémie Renier allait incarner le rôle-titre. Aujourd'hui, le distributeur PAN Distribution confirme à AlloCiné que Bastien Bouillon le remplace. L'acteur, césarisé en 2023 pour La Nuit du 12 de Dominik Moll, a récemment été vu dans Le Comte de Monte-Cristo, Partir un jour et À pied d'œuvre de Valérie Donzelli.

Bastien Bouillon donnera la réplique à Georgia Scalliet, Raphaël Thiéry, Xavier Beauvois, Emmanuel Salinger, Hippolyte Girardot, David Ayala, Cédric Appietto et Quentin Dolmaire. Enfin, le chanteur Eddy de Pretto incarnera le rôle de Patrick Henry, criminel qui a échappé à la peine capitale grâce au ministre, grand partisan de l'abolition de la peine de mort.

Le sujet de la peine capitale sera au centre du film, simplement intitulé Badinter. Dans les colonnes du Film Français, le producteur Jean Nainchrik présentait le projet en ces termes :

"Il s'agit de mettre en avant le combat de Robert Badinter, qui était avocat de Charlie Chaplin, de Brigitte Bardot et d'autres grandes personnalités. Il a accompagné son confrère Philippe Lemaire, à la demande de ce dernier, dans l'affaire Buffet-Bontems.

Roger Bontems sera condamné à mort alors qu’il n’a pas tué et sera exécuté, ce qui provoquera le combat de Robert Badinter contre la peine de mort en France alors que l'opinion publique se déclare largement majoritaire contre l'abolition. Elisabeth Badinter a été pour lui un soutien total lors de son combat."

A noter, qu'un autre projet sur l'homme politique est également en développement. Réalisé par Simon Jacquet, il devrait être porté par Guillaume Canet dans le rôle principal. Tournage prévu pour 2026.

Pour rappel, Robert Badinter a été ministre de la Justice de 1981 à 1986. Il a aboli la peine capitale en 1981, marquant un tournant dans l'Histoire de France. L'homme politique décède le 9 février 2024, à l'âge de 95 ans.

Badinter, au cinéma le 11 novembre 2026

02 février 2026

À pied d'œuvre : découvrez le nouveau long-métrage de Valérie Donzelli, porté par Bastien Bouillon

Achever un texte ne veut pas dire être publié, être publié ne veut pas dire être lu, être lu ne veut pas dire être aimé, être aimé ne veut pas dire avoir du succès, avoir du succès n'augure aucune fortune… À Pied d’œuvre raconte l'histoire vraie d'un photographe à succès qui abandonne tout pour se consacrer à l'écriture, et découvre la pauvreté.

Après L’Amour et les forêts, lauréat du César de la meilleure adaptation en 2024, Valérie Donzelli s’attaque une seconde fois à la littérature française et contemporaine, en adaptant sur grand écran le roman de Franck Courtès À pied d'œuvre. Récompensé du prix du meilleur scénario à la Mostra de Venise, ce huitième long métrage de la réalisatrice retrace l’histoire de Paul Marquet, magnifiquement incarné par Bastien Bouillon, un auteur confronté à la pauvreté alors qu’il tente de trouver sa voie dans et par l’écriture.

En piochant une nouvelle fois dans le vivier de la littérature, Valérie Donzelli confie que ses projets d’adaptations sont “presque plus personnels que ceux, plus loufoques, que j’ai réalisés auparavant à partir d’un scénario original”, la fiction littéraire lui offrant un cadre plus défini. Pour ce projet, elle est accompagnée à l’écriture de Gilles Marchand, scénariste de La Nuit du 12, récompensé de six César en 2023, avec qui elle façonne un récit à la fois sobre, incarné et profondément humain.

Ce qui unit la réalisatrice et Franck Courtès dans cette adaptation, c’est un même désir de témoigner d’une réalité peu visible : celle du prix exorbitant de la liberté artistique. Loin de toute mythification, À pied d'œuvre donne à voir ce que signifie, concrètement, choisir de créer hors des cadres établis, une liberté qui se paie par la précarité, et parfois l’incompréhension. Cette œuvre ne cherche ni à embellir ni à dramatiser cette condition, mais à restituer un point de vue, sans jugement. Selon Bastien Bouillon, la réussite du projet réside ici : “dans ce mélange de subjectivité, puisqu’on entre dans la tête et les phrases de Paul, et d’objectivité, puisqu'il ne nous dit pas ce qu’il faut penser”.

Valérie Donzelli puise ainsi dans sa propre expérience pour son projet, confiant avoir elle-même enchaîné de nombreux petits boulots dans sa jeunesse, une réalité que le long métrage embrasse pleinement. En adoptant le point de vue de Paul, elle affirme se sentir “au bon endroit”, portée par une proximité intime avec ce vécu. “Faire un film honnête, c’est très important pour moi”, soutient-elle. Plus qu’un portrait d’artiste, À pied d'œuvre esquisse alors une réflexion universelle sur le choix de la liberté et la quête de sens, dans un monde où créer reste un acte profondément engageant.

Au travers du parcours de Paul, À pied d'œuvre capte avec finesse les contraintes souvent invisibles du monde contemporain. En effet, le thème de la précarité permet d’aborder la dureté sourde de notre époque : “tous mes films sont politiques, même s’ils ne le sont pas de façon manifeste. Chacun raconte mon observation du monde”, affirme Valérie Donzelli. En ce sens, le spectateur voit le héros s’inscrire sur un site de services à domicile pour trouver des clients, symbole d’un nouveau monde du travail désormais régi par des plateformes.

“On est tous notés. Je trouve ce rapport au jugement particulièrement violent et hypocrite”, explique la cinéaste, montrant cette ubérisation du travail qui révèle les mécanismes d’un système où la précarité est aussi relationnelle. Ce projet donne ainsi à voir non seulement une insécurité matérielle, mais également un rapport au travail profondément transformé, où chacun devient à la fois prestataire et produit : une pression diffuse semble s’installer, modifiant les relations humaines elles-mêmes.

Paul entre dans ce système par nécessité, à contre-cœur, créant un tiraillement raconté avec pudeur, en laissant les situations parler d’elles-mêmes. Il ne refuse pas les règles, mais refuse la place qu’on lui assigne : celle d’un homme conforme, attendu là où il devrait être – un père de famille qui gagne de l’argent –. De fait, Valérie Donzelli explique : “ce que les gens jalousent chez lui c’est sa liberté, même si cette liberté leur fait peur. Car la liberté, par définition, est incontrôlable”.

En ancrant ainsi son récit dans des réalités très concrètes, À pied d'œuvre esquisse le portrait d’un homme en friction avec son époque, où tout s’optimise, se mesure et se rentabilise, y compris les individus. Être artiste, dans ce contexte, relève moins d’une posture que d’un état intérieur, fait de doute, de fragilité et d’exposition permanente. Mille fois, l’envie de renoncer et de rentrer dans le rang affleure. Pourtant, quelque chose insiste, dépassant la volonté. “Comment raconter ce que c’est que d’être artiste ? C’était toute la difficulté du film”, souligne la réalisatrice. À pied d'œuvre répond à cette question sans emphase, en donnant à voir le temps long, l’incertitude et le courage silencieux que suppose toute quête de sens et de liberté.

Nouveau long-métrage de Valérie Donzelli, À pied d'œuvre invite à une réflexion douce mais persistante : comment continuer à chercher du sens et de la liberté dans un monde de plus en plus normé ? Porté par Bastien Bouillon, À pied d'œuvre est à découvrir le 4 février au cinéma.

25 avril 2024

Bande-annonce du film Un homme en fuite, avec Bastien Bouillon et Léa Drucker

Présenté ce mois d’avril en clôture de Reims Polar, le festival international du film policier, le thriller Un homme en fuite hisse Bastien Bouillon et Léa Drucker en haut de l’affiche. Attendu le 8 mai prochain en salle, c’est un premier long-métrage ambitieux pour le réalisateur Baptiste Debraux, qu’il a justement écrit spécialement pour l’acteur de La Nuit du 12.

“J’ai écrit le film pour Bastien. Il y a quelques années, j’avais déjà un projet, qui n’a pas abouti, où il devait tenir le rôle principal. Mais je savais que j’écrirai un autre film pour lui. Pour moi, c’était une évidence. Il a une telle profondeur dans le regard... À l’image, son intensité et sa complexité se développent instantanément,” explique-t-il.

Ce n’est donc pas surprenant que ce soit à travers un polar que le réalisateur ait décidé de mettre en lumière le talent de Bastien Bouillon.

Le long-métrage se déroule à Rochebrune, une ville fictive au bord du chaos. Johnny, leader d’un mouvement de protestation, a disparu après avoir braqué un fourgon. Lorsque Paul Ligre apprend la nouvelle, il revient dans la ville qui l’a vu grandir pour retrouver son ami d’enfance avant la police. Seulement, l’enquête d’Anna Werner la mène inéluctablement vers le secret qui unit Paul et Johnny…

À l’écran, Léa Drucker et Bastien Bouillon sont accompagnés de Pierre Lottin, qui avait déjà partagé l’affiche avec l’acteur de 38 ans dans La Nuit du 12, et de Marion Barbeau, qui revient dans un rôle de cinéma pour la première fois depuis En corps de Cédric Klapisch. Théo Navarro-Mussy (Hippocrate), Anne Consigny (Les Revenants) et Philippe Frécon complètent la distribution.

La bande originale du film a quant à elle été composée par les membres du groupe Feu! Chatterton, mais sans leur chanteur Arthur. “Les groupes en France n’ont pas souvent l’opportunité de composer des musiques de film, notamment par contrainte budgétaire, et on aimait beaucoup le scénario, qui nous rappelait le cinéma de Ken Loach,” soulignent-ils.

Un homme en fuite sort dans les salles françaises le 8 mai.