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19 janvier 2026

Tom Morello accuse l’administration Trump d’utiliser une doctrine du IIIe Reich

Tom Morello ne pouvait pas laisser passer quelque chose d’aussi gros. Le guitariste de Rage Against the Machine a tenu à dénoncer l’administration Trump qu’il accuse d’avoir fait sienne une idée de propagande nazie.

Sur une photo partagée via Instagram, on voit Kristi Noem, secrétaire du Département de la Sécurité intérieure, debout derrière un podium affichant la phrase « One of ours, all of yours » (« Un des nôtres, tous les vôtres »). Tom Morello y a vu l’expression la plus flagrante de l’idéologie totalitaire : selon lui, ce slogan renverrait à la politique nazie de punition collective, en particulier au massacre de Lidice en 1942, où les Nazis ont exterminé tous les habitants d’un village tchèque après la mort d’un officier SS en représailles.

« Si vous êtes encore MAGA après ÇA, vous avez fait un choix irrévocable », a écrit le musicien dans une Story Instagram, appelant sans détour les électeurs de Donald Trump à une introspection urgente.

La conférence de presse de Kristi Noem se déroulait le lendemain de la mort de Renee Nicole Good, une citoyenne américaine abattue par un agent de l’ICE à Minneapolis. Filmée, la scène a choqué au-delà des frontières américaines, et beaucoup y ont vu un meurtre pur et simple, l’agent ayant tiré quatre balles sur la mère de famille n’apparaissant à aucun moment menacé par la victime qui a tenté, volontairement ou sur le coup de la panique, de partir au volant de son véhicule.

Depuis, les représentants de l’administration Trump rivalisent de mauvaise foi pour affirmer le contraire et faire admettre que l’agent était en situation de légitime défense, et aurait même été blessé. Alors quand on ajoute le slogan repéré par Tom Morello en arrière-plan des prises de parole de la secrétaire du Département de la Sécurité intérieure, la pilule a d’autant plus de mal à passer pour le musicien.

Loin de reconnaître la gravité du reproche de l’artiste, le DHS (Department of Homeland Security) a réagi avec un total mépris. Dans un communiqué relayé par Billboard, l’administration a simplement déclaré : « Qualifier tous ceux que vous n’aimez pas de "propagande nazie" est fatigant. La DHS continuera d’utiliser tous les outils pour communiquer avec le peuple américain. »

On conclura avec la citation d’Ernest Hemingway, tirée de Pour qui sonne le glas, choisie par Tom Morello pour enrichir sa publication, également assortie de la photo du slogan « Fuck Trump » collé au dos de sa guitare :

« « Il y a beaucoup de gens qui ne savent pas qu’ils sont fascistes, mais ils le découvriront le moment venu. » »

16 novembre 2023

Tom Morello condamne ceux qui profitent du conflit israélo-palestinien pour propager l’antisémitisme


Tom Morello fait partie de ceux qui demandent un cessez-le-feu à Gaza. Si le guitariste de Rage Against The Machine dénonce des « crimes de guerre » commis en Palestine, il est clairement tout aussi horrifié par l’antisémitisme qui se propage dans le monde à la suite de ce conflit.

Suivi par près de 950.000 personnes sur X (anciennement Twitter), sa voix porte. C’est donc sur ce réseau social que le musicien a choisi de condamner la recrudescence des attaques contre les personnes de confession juive.

« Il est important de rappeler que les horribles crimes de guerre à Gaza ne sont pas perpétrés par "les juifs" mais plutôt par une administration israélienne de droite particulièrement meurtrière. De nombreux juifs courageux, en Israël et en dehors, condamnent le massacre. Notre combat est contre l’oppression. Il n’y a pas de place pour l’antisémitisme », a-t-il écrit.

Depuis l’attaque terroriste orchestrée par le Hamas le 7 octobre en Israël, plusieurs voix se sont en effet élevées dans l’État hébreu pour dénoncer le gouvernement de Benyamin Netanyahou. Les ministres se font sévèrement interpeller par la population lors de leurs déplacements, comme le relayait le Courrier International le 13 octobre au cours de la visite de la ministre de l’Environnement Idit Silman et du ministre de l’Économie Nir Barkat dans des hôpitaux près de Tel-Aviv. D’après un sondage du Time of Israel publié le 20 octobre, « 80 % des Israéliens déclarent que Netanyahou doit prendre publiquement la responsabilité des failles du 7 octobre ».

Une contestation qui n’est pas nouvelle. Avant l’attaque du Hamas, plusieurs réservistes de l’armée israélienne s’étaient mis en grève au cours de l’été pour protester contre une réforme de la justice voulue par le Premier ministre israélien.