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21 janvier 2026

Elie Semoun très embarrassé par la proposition de Dieudonné, il ne mâche pas ses mots

En ce mois de janvier 2026, Elie Semoun présente son nouveau spectacle Cactus à Paris, qu’il va jouer à l’Européen. Dans un entretien accordé au Parisien, il s’est livré comme rarement. Il a parlé de la scène, de sa pudeur, de sa famille, mais aussi de son passé artistique. Parmi les sujets abordés, son ancien duo avec Dieudonné est revenu sur la table.

Les deux humoristes ont marqué les années 1990. Malgré leur séparation, Elie Semoun n’a jamais renié ce lien. Il a expliqué qu’ils restaient en contact et qu’ils se voyaient parfois. Lorsque le journaliste lui a évoqué le fait qu’il parlait de Dieudonné dans son nouveau spectacle, il a répondu : “Ça reste mon ami malgré tout. Je l’ai au téléphone, on se voit parfois.” Mais une demande récente de Dieudonné a ravivé une gêne bien présente chez l’humoriste.

Dans son interview, l’humoriste a révélé que Dieudonné a exprimé l’envie de remonter sur scène avec lui. Une idée qui ne l’a pas laissé indifférent. Il a reconnu que le projet avait de quoi séduire artistiquement. Mais il a rapidement posé ses limites. “Il y a un désir chez lui qu’on refasse un spectacle. Mais je freine des quatre fers.”

Elie Semoun a expliqué les raisons de son refus. “Artistiquement, j’en rêverais, mais je ne peux pas, il a des valises trop lourdes à porter.” Il a précisé que ces problèmes ne lui appartenaient pas. Il a aussi interpellé son ancien partenaire sur ses choix passés. Il a demandé à Dieudonné : “Qu’est-ce que tu as été faire à mettre ton nez dans la politique ?” L’humoriste a rappelé avoir été choqué par certaines prises de position. Il n’a pas caché son incompréhension. “Quel gâchis !” Il a décrit un homme obstiné, prêt à aller toujours plus loin. Il a aussi évoqué les conséquences judiciaires subies par Dieudonné. 

Cependant, Elie Semoun n’a pas renié son attachement. Il a confié continuer à l’aimer, en se souvenant de leur passé commun. “Le Dieudo que j’aime, c’est le Dieudo d’avant.” Il a reconnu ne pas envier le chemin emprunté par son ancien acolyte, tout en conservant une forme d’affection.

Déjà en 2023, il s’était montré réservé face à la rédemption affichée par Dieudonné. Interrogé sur RFM après une lettre d’excuses publiée par ce dernier, il avait été clair. “J’ai un petit doute.” Une phrase qui résumait son malaise persistant. 

Aujourd’hui père d’un bébé de quatre mois, Elie Semoun a expliqué vouloir se concentrer sur l’essentiel. Il a parlé de la scène comme de son refuge. Mais sur un éventuel retour en duo, il a été ferme. 

19 janvier 2026

Alpes-Maritimes : La préfecture interrompt un spectacle de Dieudonné, 200 spectateurs évacués

l avait bravé l’interdiction préfectorale comme il en a l’habitude. Samedi soir, l’humoriste controversé Dieudonné s’est produit dans la commune de Caussols, sur les hauteurs de Grasse (Alpes-Maritimes). Mais en plein spectacle, les gendarmes sont intervenus dans la salle pour évacuer les 200 spectateurs présents et verbaliser les contrevenants, a indiqué la préfecture des Alpes-Maritimes sur X.

Vendredi, le préfet Laurent Hottiaux avait pris un arrêté d’interdiction « compte tenu des condamnations de M. Dieudonné M’Bala M'Bala pour des propos à caractère antisémite et incitant à la haine raciale, mais aussi en raison des conséquences de ces propos sur l’ordre public. »

Ce n’est pas la première fois que les forces de l’ordre mettent fin à un spectacle de Dieudonné. En octobre, les gendarmes avaient déjà interrompu une représentation à Hérin (Nord), afin de faire appliquer un arrêté d’interdiction pris la veille par la préfecture et validé par le tribunal administratif. En juillet, un spectacle avait aussi été stoppé à Lestrem (Pas-de-Calais) par les gendarmes.

Dieudonné a été condamné à plusieurs reprises par la justice, notamment pour injures raciales et incitation à la haine. Le polémiste, expulsé en 2017 de son théâtre parisien le Théâtre de la Main d’or, est devenu persona non grata et se produit désormais, entre autres lieux, dans un bus itinérant.

26 décembre 2025

Dieudonné : Tex sans appel sur l'humoriste

Invité récemment dans Le Jet de Jordan De Luxe, Tex, qui s'est confié sur son licenciement, s’est livré sans détour sur un sujet qui continue de diviser profondément le monde du spectacle : Dieudonné. L’ancien animateur de Motus, connu pour sa parole plus libre depuis son éviction du service public, a accepté de revenir sur le parcours et la place de l’humoriste dans le paysage français.

Une prise de parole rare, mesurée, mais loin d’être tiède. Face à Jordan De Luxe, Tex n’a pas cherché à esquiver. Interrogé frontalement sur Dieudonné, il dresse d’abord un constat sans fard sur la situation actuelle de l’humoriste. “Dieudonné, il est battu par les flots, on lui tire dessus tous azimuts”, lâche-t-il, conscient du rejet quasi unanime que suscite aujourd’hui l’ancien compagnon de scène d’Élie Semoun. Pour autant, l’animateur refuse l’amalgame facile entre l’homme et le talent. Et c’est là que ses propos prennent une tournure plus clivante. Tex, très en colère contre Marlène Schiappa, assume une forme d’admiration artistique, tout en restant prudent. “Tout le monde pense que c’est l’un des meilleurs et je suis assez d’accord avec ça”, confie-t-il, avant d’ajouter : “Il le sait de toute façon, Dieudo. Au niveau de l’humour, c’est un des meilleurs”. 

Une reconnaissance qui porte uniquement sur le registre comique, et non sur les prises de position qui ont valu à Dieudonné une mise à l’écart progressive des scènes traditionnelles et des médias. Mais Tex ne se fait pas d’illusions. Il sait que prononcer ce nom suffit à enflammer les débats, même dans un cercle privé. “C’est vrai qu’à chaque fois que j’en parle avec des amis, ça crée des discussions”, explique-t-il, lucide sur la fracture que ce sujet provoque.

La figure de Dieudonné est devenue, au fil des années, un marqueur idéologique autant qu’artistique, rendant toute analyse nuancée presque impossible. Pour autant, Tex tient à poser une limite claire. Pas question pour lui de se transformer en avocat ou en militant. “Je ne veux pas mener le combat”, tranche-t-il, préférant rester à distance des polémiques permanentes. 

Une posture révélatrice d’un malaise plus large dans le monde du spectacle, où certains talents reconnus sont désormais indissociables de controverses qui éclipsent leur travail. Cette sortie médiatique illustre bien le paradoxe Dieudonné : unanimement salué pour son génie comique par nombre de professionnels, mais devenu infréquentable sur le plan public et institutionnel.

En livrant ce regard nuancé, Tex, qui s'est retrouvé dans de nombreuses polémiques, prend un risque assumé, celui d’être critiqué pour avoir distingué l’artiste de ses dérives. Sans défendre ni condamner frontalement, l’ancien animateur choisit une voie inconfortable : celle de la complexité. Un positionnement qui, à l’image du personnage qu’il évoque, ne laisse personne indifférent.

13 mars 2025

Comparée à Dieudonné, Blanche Gardin s’adresse au rabbin Delphine Horvilleur

Exprimer, sur le ton de l’humour, leur désaccord avec la politique de Benyamin Netanyahou sur le peuple palestinien, c’est ce qu’avaient essayé de faire Blanche Gardin et Aymeric Lompret dans un sketch lors de la soirée Voices for Gaza en juillet dernier. Une tentative pour le moins très maladroite, voire totalement ratée, au vu des nombreuses réactions outrées par la violence de cette séquence.

Les deux comédiens interprétaient, façon réunion des Alcooliques Anonymes, des « antisémites depuis le 7 octobre » – date à laquelle le Hamas a massacré plus de 1.200 civils sur le territoire israélien en 2023 – un antisémitisme dont ils seraient affublés pour s’opposer à la réponse du gouvernement israélien. Plus de six mois plus tard, les critiques et insultes pleuvent toujours sur Blanche Gardin, qui se voit comparée à Dieudonné, artiste multicondamné pour ses propos antisémites ou encore provocation à la haine raciale, et qui ne fait plus rire grand monde.

Dans un entretien publié par Akadem, un média en ligne consacré à la culture juive et au judaïsme, une journaliste se demande : « Blanche Gardin est-elle la nouvelle Dieudonné ? » Une chronique dans laquelle il est conseillé à la comédienne de « s’instruire » et qui propose une « analyse » des « ressorts de son ricanement antijuif ».

Cette vidéo a été partagée par de nombreuses personnes sur les réseaux sociaux, dont Delphine Horvilleur, rabbin et autrice, ce qui a particulièrement « blessé » Blanche Gardin. La comédienne le lui a fait savoir directement dans une lettre ouverte partagée sur Facebook, d’autant qu’elle avait, jusqu’alors, beaucoup d’admiration pour l’une des trois seules femmes à être rabbin en France.

« Je suis humoriste, auteure et actrice. J’ai fait un sketch pour pointer du doigt qu’on m’avait, comme tant d’autres, accusé d’antisémitisme en raison du fait que je postais des appels à manifester pour le cessez-le-feu sur la population palestinienne de Gaza. En creux dans ce sketch, il y avait également l’idée que faire passer la critique des agissements du gouvernement israélien pour de l’antisémitisme, en dehors d’être profondément malhonnête, vidait de son sens le mot même d’antisémitisme », a écrit Blanche Gardin, qui affirme ensuite être ostracisée par la profession depuis ce sketch à la Cigale, mais également recevoir « des menaces de mort, des agressions dans la rue », ou encore « des menaces nominatives à l’encontre de (s) a famille ».

En plus de demander à Delphine Horvilleur de retirer son partage de la vidéo la comparant à Dieudonné, Blanche Gardin déplore que, dans sa position de femme de foi, elle n’ait pas la même attitude que l’évêque Mariann Edgar Budde, qui avait tenu tête à Donald Trump en lui rappelant le message de compassion de la Bible le jour de son investiture.

« Je me suis dit que dans l’ambiance de chaos et de capitulation morale où nous nous trouvons, il se pouvait que le salut nous vienne de leaders religieux ! Idée paradoxale puisque je pense aussi que ce sont les religions qui foutent la merde : tuent, violent, torturent, colonisent, enferment, interdisent de penser… Mais c’est la compassion qui est à l’origine de toutes les religions. Et bien moi, si j’étais leader religieux, je partirais de là, de ce fantasme morbide à l’œuvre dans l’esprit de nombre de nos contemporains : le présupposé de la non compassion de l’autre pour soi. Parce que c’est bien ce fantasme-là, qui, en évacuant la possibilité de discuter, est en train de nous détruire », ajoute-t-elle, tout en rappelant que « l’antisémitisme constitue un délit et que, par conséquent, si j’avais eu des propos antisémites comme tant de gens semblent le désirer si fort, il suffirait de porter plainte contre moi et je devrais me rendre au tribunal. »

Blanche Gardin conclut en exprimant son « dégoût pour l’antisémitisme », qui est égal à son « indignation à propos de Gaza ». Et de demander : « Est-ce la place d’un rabbin d’attiser la haine à l’égard d’une artiste n’épousant peut-être pas les mêmes opinions qu’elle ? »

La vidéo incriminée n’est plus visible sur le compte Instagram de Delphine Horvilleur.