Affichage des articles dont le libellé est Tilly Norwood. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Tilly Norwood. Afficher tous les articles

11 mars 2026

L'improbable vidéo chantée par la star artificielle Tilly Norwood

Provocation inutile ou sympathique clip à prendre au second degré ?

Depuis ses débuts l’an dernier, Tilly Norwood, star 100% artificielle, enchaîne les controverses. Aujourd’hui, elle revient avec un clip improbable où elle tente de répondre aux critiques sur l’IA… en chantant à la gloire de l'IA !

Dans ce clip déjanté et ironique intitulé Take the Lead, Tilly clame sur un couplet : “AI’s not the enemy, it’s the key” (“L’IA n’est pas l’ennemi, c’est la clé”). On la voit traverser Londres, passer dans des talk-shows, poser sur des panneaux publicitaires, faire des selfies avec ses fans, performer dans des stades… bref, vivre comme une vraie superstar. Et puis ça bascule dans le rose fluo : flamants roses, avion à son effigie, dauphins volants, énorme bâtiment gonflable bizarre et bien plus encore. À un moment, une petite fille serre contre elle une poupée Tilly achetée en magasin, tandis qu’un autre passage montre tilly en galère pour passer un CAPTCHA censé vérifier qu’elle est humaine... 

Clairement, Take the Lead, avec ses paroles qui invitent les acteurs à "créer leurs propres avatars IA pour être libres", joue à fond du second degré.

Produit par Particle6, le studio derrière Tilly Norwood, le clip précède “le véritable premier rôle d’actrice IA de Tilly plus tard cette année” dans un film et offre un premier aperçu du “Tillyverse”, ce nouvel univers de divertissement dans le cloud où les personnages IA vivent, interagissent et travaillent.

La chanson s’inspire d’un essai récent d’Eline van der Velden, actrice réelle derrière Tilly et CEO de Particle6 et du studio de talents IA Xicoia, ainsi que de la “conversation grandissante” autour de l’IA. Les paroles reflètent les critiques extrêmes reçues l’an dernier, mais se concentrent surtout sur “l’humanité et la créativité derrière Tilly”.

D'ailleurs, cette musique a été générée via Suno, et le clip réalisé par l’équipe de Particle6 grâce à plusieurs outils IA, combinés à leur processus créatif propriétaire. Van der Velden a elle-même incarné Tilly pour les performances. 18 personnes réelles ont travaillé sur le projet nous dit-on : producteurs exécutifs, réalisateur, chef décorateur, costumier, prompt engineer, technologue créatif, scénariste comique, monteur, assistants de production, coordinateur et acteur.

"Tilly a toujours été un outil pour tester les capacités créatives de l’IA – pas pour voler le travail de qui que ce soit. En tant qu’actrice, j’ai adoré donner vie à Tilly dans ce clip, et pouvoir utiliser la capture de performance pour habiter complètement un personnage IA est une manière incroyable de rapprocher un acteur inconnu comme moi du métier", explique van der Velden. "Mais au final, même avec des technologies brillantes, il faut rappeler que le bon contenu IA n’est jamais instantané : il nécessite toujours des idées, du goût, de la direction, du jugement et du temps. En d’autres termes : les humains restent au cœur du processus."

Une pub convaincante ou de mauvais goût ? Chacun jugera.

01 octobre 2025

Tilly Norwood fait déjà paniquer les actrices et acteurs hollywoodiens

C'est la star hollywoodienne la plus clivante du moment. Et pourtant, Tilly Norwood n'est même pas réelle.

La première actrice générée par IA et susceptible de se faire une place dans le cinéma moderne donne des sueurs froides à l'industrie.

Au point que le SAG-AFTRA, syndicat des acteurs et actrices américains, a publié un communiqué pour condamner l'existence même de Tilly Norwood, notamment depuis que sa créatrice, Eline Van der Velden, a récemment affirmé que plusieurs agents étaient intéressés pour signer cette création numérique. La guilde estime que « la créativité est, et doit rester, centrée sur l’humain » et qu’elle « s’oppose au remplacement des interprètes humains par des créations synthétiques ». Son communiqué détaille :

"Pour être clair, ‘Tilly Norwood’ n’est pas une actrice, c’est un personnage généré par un programme informatique formé sur le travail de nombreux interprètes professionnels — sans autorisation ni rémunération. Elle n’a aucune expérience de la vie réelle, aucune émotion et, d’après ce que nous avons observé, le public n’est pas intéressé par des contenus générés par ordinateur dépourvus de l’expérience humaine. Cela ne résout aucun ‘problème’ — cela crée le problème d’utiliser des performances volées pour mettre des acteurs au chômage, menaçant leur subsistance et dévalorisant l’art humain."

Le syndicat ajoute que "les producteurs signataires doivent savoir qu’ils ne peuvent pas utiliser de performers synthétiques sans respecter nos obligations contractuelles, qui exigent notification et négociation dès qu’un interprète synthétique doit être employé".

De nombreuses actrices et acteurs ont pris la parole pour exprimer leur rejet.

Whoopi Goldberg a ouvert un épisode de son émission The View en doutant qu’une actrice IA comme Tilly Norwood puisse jamais remplacer un interprète humain :

"On les distingue toujours de nous. Nous bougeons différemment, nos visages bougent différemment, nos corps bougent différemment."

Et lors d’une interview podcast avec Variety, la star Emily Blunt a vu une image de Tilly Norwood et a réagi avec choc et effroi : "Est-ce que ça me déçoit ? Je ne sais pas trop comment répondre, à part dire à quel point c’est terrifiant. Non, vous êtes sérieux ? C’est une IA ? Bon sang, on est tous foutus. C’est vraiment, vraiment effrayant. Allez, agences, arrêtez ça. S’il vous plaît, arrêtez de nous enlever notre connexion humaine."

Pour calmer la polémique, le studio de production IA Particle6 et sa créatrice Eline Van der Velden ont répondu que Tilly n"a pas "vocation à remplacer être humain, mais être une œuvre créative – une pièce d’art. Je vois l’IA non pas comme un substitut aux personnes, mais comme un nouvel outil, un nouveau pinceau. Tout comme l’animation, la marionnette ou le CGI ont ouvert de nouvelles possibilités sans remplacer les acteurs, l’IA offre un autre moyen d’imaginer et de construire des histoires. Je suis moi-même actrice, et rien — certainement pas un personnage IA — ne peut enlever l’art ou le plaisir de la performance humaine."

29 septembre 2025

Cette actrice IA pourrait bien devenir la première star de ciné artificielle

Est-ce que c'est ça l'avenir du cinéma ?

Vous ne connaissez pas encore Tilly Norwood, mais peut-être est-elle une pionnière du 7e art, à sa façon.

Première création issue du studio de talents artificiels Xicoia, lancé récemment comme spin-off de la société de production IA Particle6, fondée par Eline Van der Velden, Tilly Norwood est une actrice entièrement générée par IA. Une star virituelle, dont on nous dit qu'elle peut tout jouer. Et son "talent" suscite déjà un certain intérêt...

Lors du Festival du film de Zurich, Eline Van der Velden a révélé (via Deadline) que plusieurs agents de Hollywood font la cour à Tilly Norwood. Selon elle, les studios avancent discrètement sur des projets liés à l’intelligence artificielle, avec plusieurs annonces attendues dans les prochains mois. "En février, on nous disait : ça n’existe pas, ça ne va rien changer. Puis en mai, les mêmes personnes nous ont répondu : il faut absolument qu’on fasse quelque chose avec vous... Quand nous avons lancé Tilly, les gens se demandaient : qu’est-ce que c’est que ça ? Et dans les prochains mois, nous annoncerons quelle agence va la représenter."

Un pas supplémentaire vers l'implantation de l'intelligence artificielle à Hollywood. Et les choses avancent vite. En juillet, Norwood a révélé sur sa page Facebook qu’elle avait décroché son premier rôle, dans une comédien à sketchs intitulée AI Commissioner.

"Nous voulons que Tilly devienne la prochaine Scarlett Johansson ou Natalie Portman, c’est l’objectif de notre démarche," a confié Van der Velden à Broadcast International, expliquant que les difficultés économiques poussaient l’industrie du cinéma et de la télévision vers l’IA.

"Les gens réalisent que leur créativité n’a pas besoin d’être enfermée dans un budget. Il n’y a aucune contrainte créative, et c’est pour ça que l’IA peut être une force positive. Tout est une question de regard."

Forcément, ce genre d'annonce a de quoi faire paniquer l'industrie. Ou les amoureux du 7e art. 

"Honte à ces gens", a réagi l’actrice Mara Wilson (Mrs. Doubtfire, Matilda) sur Instagram. "Ils ont volé les visages de centaines de jeunes femmes pour créer cette soi-disant actrice IA. Ce ne sont pas des créateurs. Ce sont des voleurs d’identité." L’actrice Abigail Breslin, nommée aux Oscars (Little Miss Sunshine, Zombieland), a de son côté lancé un appel à ses confrères : "Je supplie chaque acteur que je connais de boycotter ça", a-t-elle écrit en partageant l’article de Deadline. "Si votre agence essaie de signer avec une actrice IA, vous devriez la quitter. C’est un énorme doigt d’honneur à tout notre métier. Et puis… ce n’est pas un hasard si c’est une ‘actrice IA femme’. C’est juste une nouvelle manière pour des hommes de contrôler et de raconter l’expérience féminine. C’est dégueulasse. #cancelTillyNorwood !"

Face à cette levée de boucliers et ceux qui s’inquiètent de voir débarquer une actrice générée par ordinateur, Van der Velden répond sur les réseaux :

"Tilly Norwood n’est pas là pour remplacer un être humain. Elle est une œuvre créative, une pièce d’art. Comme beaucoup de formes artistiques avant elle, elle suscite des conversations — et ça prouve déjà le pouvoir de la créativité. Je vois l’IA non pas comme un substitut, mais comme un nouvel outil — un pinceau supplémentaire. L’animation, la marionnette ou les effets spéciaux ont déjà ouvert des possibilités sans rien enlever au jeu réel. L’IA, c’est juste une nouvelle façon d’imaginer et de raconter des histoires. Je suis actrice moi-même, et rien — certainement pas un personnage artificiel — ne pourra enlever la force ou la joie d’une performance humaine."

L'avenir du cinéma s'appelle-t-il vraiment Tilly Norwood ?