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27 janvier 2026

L’aveu cru de Frédéric Beigbeder sur la coke et sa libido

Il continue d’animer ses "Conversations chez Lapérouse" tous les vendredis mais c’est pour bien d’autres choses que Frédéric Beigbeder s’est fait connaître et fait toujours parler de lui. En 2022, il choquait en parlant ouvertement de ses addictions et notamment de sa consommation de cocaïne, qu’il a décidé d’arrêter. C’est dans le Nouvel Obs qu’il a ainsi pu faire son récit pour retracer certains des moments marquants, certaines décisions et aussi les souvenirs qu’il associe à cette drogue qu’il a longtemps considérée comme "cool".

A l’époque, pour expliquer certains ressentis, il écrit : "Je n’ai jamais compris ceux qui en prenaient pour coucher avec des gens. La cocaïne donne confiance pour aborder des inconnus mais coupe toute capacité à conclure sexuellement. Même inconvénient avec l’ecstasy : on séduit sans parvenir à bander. Je ne peux pas dénombrer tous les fiascos que j’ai accumulés. Il m’est souvent arrivé de m’excuser au lit pour avoir rendu copie blanche, avant de gober un Stilnox et de me réveiller seul dans une chambre d’hôtel". 

Des fiascos bien personnels qu’il n’a pas hésité à partager et bien différents de ceux que le public a pu lui attribuer concernant d’autres sujets qu’on pourrait estimer plus pertinents. Car Frédéric Beigbeder est une personnalité française controversée qui a eu ses heures de polémiques, et ce n’était pas seulement à cause de sa consommation de drogue. En 2013, il signe le "manifeste des 343 salauds" - référence insultante au Manifeste des 343 de 1971 pour appeler à la légalisation de l’avortement - pour s’opposer à la proposition de loi pour la pénalisation des clients de la prostitution.

En 2020, Frédéric Beigbeder s’exprime sur l’écrivain Gabriel Matzneff, alors accusé de pédocriminalité, en expliquant qu’il "reste son ami". Des images d’archives de 1995 font alors surface, montrant Beigbeder et Matzneff sur le plateau de Thierry Ardisson en train de parler de petite filles de 12 ans et demi avec qui ils "pourraient bien avoir envie de passer la nuit".

Enfin en décembre 2023, l’auteur du livre 99 Francs est placé en garde à vue à Pau après avoir été accusé de viol par une jeune femme lorsqu’elle avait 17 ans. Il a contesté les faits et l’enquête a été classée sans suite. Des histoires auxquelles s’ajoutent ses nombreuses critiques de l’influenceuse Léna Situations, qui lui a dédié son nouveau livre en guise de réponse

25 avril 2023

Frédéric Beigbeder : à Bordeaux, une séance de dédicaces tourne mal

La séance de dédicaces ne s'est pas passée comme prévue. Vendredi 21 avril, l'écrivain et créateur du prix de Flore Frédéric Beigbeder était en séance de dédicaces dans une librairie de Bordeaux pour son nouveau livre Confessions d'un hétérosexuel légèrement dépassé. Mais la rencontre entre l'auteur et le public a été ponctuée par une action d'un groupe de militantes féministes. Plusieurs d'entre elles sont entrées dans la librairie aux cris de "Victime, on te croit ! Violeur, on te voit!", avant d'être évacuées par la sécurité. Des vidéos de la scène ont été partagées sur les réseaux sociaux.

La veille de la séance de dédicaces, des collages féministes avaient été posés sur la devanture de la librairie devant accueillir la rencontre. Les slogans "Personne veut te sucer Beigbeder" et "175 pages de branlette misogyne" étaient ainsi visibles depuis la rue. En plus du contenu de son livre, Frédéric Beigbeder a déclenché depuis plusieurs semaines les réactions des associations féministes à cause de l'interview qu'il a donnée à France Inter le 3 avril dernier. L'auteur y estimait qu'il méritait "une médaille de combattant anti-sexiste" et d'être panthéonisé à sa mort.

Face à la journaliste de France Inter Sonia Devillers, Frédéric Beigbeder expliquait avoir grandi dans "une société très égoïste dans les années 1970–1980 que j’ai beaucoup critiquée", citant "la surconsommation, la destruction de l’environnement par le capitalisme, les violences sexistes dans le milieu du mannequinat ou encore dans l’univers des oligarques russes". "Tout ça, je l’ai fait dans les années 2000, soit quinze ans avant #MeToo, pourquoi donc est-ce que je n’ai pas une médaille de combattant anti-sexiste ?", avait-il alors déclaré.

Isolée sur les réseaux sociaux de la radio publique, la vidéo avait ensuite été partagée par plusieurs femmes qui répondaient directement à l'auteur en expliquant les agressions sexistes et sexuelles qu'elles auraient subies de sa part et s'indignant pour ces raisons qu'il réclame "une médaille de combattant anti-sexiste".