30 avril 2020

Waterworld : récit d'un tournage cauchemardesque

En 1995, quatre ans après Robin des bois, prince des voleurs, le réalisateur Kevin Reynolds retrouve Kevin Costner pour Waterworld. Ce film post-apocalyptique imagine la Terre recouverte par les océans à la suite d'une catastrophe écologique. Les rares survivants vivent sur des atolls artificiels, rêvant d'une contrée mythique, Dryland, recouverte de vastes forêts et de profondes vallées.

Il s'agit de l'un des films les plus chers de l'histoire du cinéma, avec 175 millions de dollars de budget, alors qu'il devait en coûter 100 millions. Le tournage a été prolongé et a duré six mois, contre les trois initialement prévus. Ces rallongements sont dus à un tournage qui a été un concentré d'accidents et de faux pas. Le film finit par rentrer dans ses frais grâce à sa carrière internationale et la vidéo mais n'est pas la réussite éclatante qu'ambitionnait son studio, au vu des moyens déployés.

Le tournage débute alors que le scénario n'est pas achevé, Kevin Costner ne cessant de réécrire ses répliques. Il a lieu dans le port de Kawaihae, à Hawaï, où un gigantesque atoll artificiel d'un coût de 5 millions de dollars a été construit. Tourner dans et sur l'eau n'est évidemment pas une sinécure. Les membres de l'équipe sont contraints de se rendre sur le plateau en bateau, y compris entre les prises pour aller aux toilettes. La nature s'en mêle et un ouragan détruit le décor de la scène finale.

Les acteurs en bavent aussi : Kevin Costner manque de se noyer lors d'une cascade tandis que sa doublure, le surfeur Laird Hamilton, tombe en panne d'essence en jet ski et erre plusieurs heures en mer avant d'être retrouvé. Il est également victime d'une embolie. Tina Majorino, l'interprète d'Enola, est piquée à plusieurs reprises par des méduses. John Malkovich et Jack Nicholson sont envisagés pour le personnage de Deacon mais ils sont trop chers. C'est finalement à Dennis Hopper que revient le rôle alors que les prises de vues ont débuté depuis un mois.

Kevin Costner exige une villa et un yacht qui font gonfler la note. Soupçonné d'infidélités, il divorce de son épouse après seize ans de mariage. Cette séparation excite les journalistes qui débarquent sur le tournage pour passer au crible les moindres erreurs. Avant même sa sortie, le film est précédé d'une réputation catastrophique. Ajoutez à tout cela, comble de l'ironie, un réalisateur qui a le mal de mer, et vous avez tous les ingrédients d'un naufrage.

Kevin Reynolds et Kevin Costner se connaissent bien lorsqu'ils se lancent dans l'aventure Waterworld. Outre Robin des bois, prince des voleurs, ils ont tourné ensemble Une bringue d'enfer en 1985. Mais le duo ne partage pas la même conception du projet. Le comédien veut être mis en valeur en incarnant une figure héroïque, tandis que le metteur en scène envisage un film tourné vers l'action. Leur amitié est mise à rude épreuve par le tournage difficile et les problèmes techniques, au point que Reynolds laisse le montage entre les mains de l'acteur. On murmure que Costner voulait retourner certaines scènes ou les retoucher numériquement parce que sa calvitie naissante était trop visible. Cette guerre d'ego culmine avec l'absence à l'avant-première du film de Kevin Reynolds, qui refuse de s'associer à sa sortie. Les deux hommes se réconcilieront dix-sept ans plus tard avec la série Hatfields & McCoys.

Assassin's Creed : Valhalla, première bande-annonce

Fin du suspens ! Si l'éditeur Ubisoft a dévoilé hier le titre du prochain opus de sa franchise Assassin's Creed, soit Assassin's Creed - Valhalla, confirmant au passage les spéculations de ces derniers mois qui penchaient sur un opus se déroulant au temps des Vikings, il révèle la toute première bande-annonce du jeu.

Assassin’s Creed Valhalla invitera les joueurs à incarner Eivor, un féroce guerrier Viking nourri dès le plus jeune âge par des contes de batailles et de gloire. Au cœur des Âges Sombres, et chassé de la Norvège par des guerres sans fin, son clan traversera la mer du Nord glaciale vers les terres de l’Angleterre. Les Vikings devront alors faire face à la résistance des Saxons et notamment à celle du roi Aelfred de Wessex. Au cours de cette aventure brutale, les alliances politiques, les combat menés et les choix de dialogue pourront influencer le reste du récit. En bon Viking, il sera possible de mener des raids sur certains villages, bâtir une colonie, et développer votre influence au sein d'un vaste open world. Tout comme Assassin's Creed : Odyssey, il sera également possible d'incarner une femme.

Assassin’s Creed Valhalla sera disponible en fin d'année 2020 sur PC, exclusivement sur l'Epic Games Store et le store Ubisoft, PlayStation 4, PlayStation 5, Xbox One, Xbox Series X et Google Stadia. Il sera également accessible aux abonnés du service UPLAY+.

Mensonges et trahisons sur Netflix : c’est quoi ce thriller avec Camila Mendes ?

À sa mort, un vieil homme laisse sa fortune à sa nouvelle aide-soignante qui se retrouve entraînée dans une sombre histoire de tromperie et de meurtre. Pour survivre, elle devra remettre en cause les motivations de chacun, y compris de son entourage.

Les abonnés Netflix sont friands de thrillers et ça, le géant américain l’a bien compris. C’est pourquoi il propose aujourd’hui sur la plateforme Mensonges et Trahisons (Dangerous Lies en VO), un whodunit qui risque de vous tenir en haleine. Après avoir tenu un rôle secondaire dans The Perfect Date - autre production Netflix, avec Noah Centineo - Camila Mendes tient cette fois-ci la tête d’affiche. L’actrice, qui prête ses traits à la volcanique Veronica dans la série Riverdale, change de registre avec ce long-métrage. L’occasion de la découvrir sous un jour nouveau. Avec elle, Mensonges et trahisons vous emmènera dans un jeu de faux-semblants dans lequel vous devrez démêler le vrai du faux. Et la réponse à l’intrigue ne vous sera apportée que dans les toutes dernières secondes.

Le casting de Mensonges et Trahisons se compose de visage déjà connues : outre Mendes, on y retrouve le prometteur Jessie T. Usher (vu dans Independence Day : Resurgence), Jamie Chung (Sucker Punch, The Gifted), Cam Gigandet (Twilight) et Sasha Alexander (NCIS, Rizzoli & Isles) dans le rôle d’une détective futée.

Jacquou le Croquant sur France 2 à 14h : retour sur le destin tragique de Jocelyn Quivrin, mort à 30 ans

Adaptation cinématographique du roman du même nom d'Eugène Le Roy, Jacquou le Croquant est un film d'aventure se déroulant en 1815. Jacquou, un jeune paysan du Périgord, vit heureux avec ses parents jusqu'à ce que le cruel comte de Nansac le rende orphelin et misérable. Jurant de se venger, il va grandir et s'épanouir sous la protection du bon curé Bonal qui le recueille. Il deviendra, en quelques années, un jeune homme déterminé et séduisant, prêt à réparer l'injustice dont sa famille a été victime.

A l'occasion de la diffusion du film cet après-midi sur France 2, retour sur la carrière de Jocelyn Quivrin, l'interprète du comte de Nansac, décédé à l'âge de 30 ans…

Jocelyn Quivrin débute très jeune sa carrière cinématographique, apparaissant à treize ans dans la fresque historique Louis, enfant roi. Il incarne alors Philippe, Duc d'Anjou, le premier d'une longue série de rôles en costumes, allant de Lautrec (1998) aux Amours d'Astrée et de Céladon (2007) de Rohmer, en passant par les mini-séries Rastignac ou les ambitieux et L'Enfant des lumières (2002), ainsi que les longs métrages Jacquou Le Croquant et Jean de La Fontaine, le défi.

Jouant les Martiens (Peut-être, Cédric Klapisch) et donnant la réplique à Eric Cantona (L'Outremangeur, 2003), Jocelyn Quivrin trouve deux rôles marquants en 2004 : dans le drame Grande école (où il rencontre sa future compagne Alice Taglioni) et le thriller L'Empire des loups (2005), adapté du roman de Jean-Christophe Grangé et où il fait équipe avec Jean Reno.

En 2008, Jocelyn Quivrin obtient le Lauréat du Prix Patrick Dewaere et est nommé au César du Meilleur espoir masculin pour sa prestation du collègue du publicitaire dépressif joué par Jean Dujardin dans 99 francs. La même année, il partage l'affiche de Notre univers impitoyable avec Alice Taglioni, une comédie signée Léa Fazer se déroulant dans le monde de l'entreprise.

Ne rechignant pas à de petites apparitions, comme on peut le voir dans le film d'arnaque Ca$h et les drames A l'aventure et La Famille Wolberg, Jocelyn Quivrin s'illustre en 2009 dans deux comédies à succès : LOL de Lisa Azuelos et Incognito d'Eric Lavaine.

Au mois de novembre de la même année, il perd le contrôle de son Ariel Atom, dans le tunnel de Saint-Cloud en région parisienne, et meurt sur le coup.

Pressenti pour jouer le candide et idéaliste Philibert dans la comédie de cape et d’épée Les Aventures de Philibert, capitaine puceau, l'acteur s'était entraîné en prenant quelques cours d'escrime. Jean Dujardin devait quant à lui revêtir la panoplie du méchant Clotindre, mais ne se voyant pas jouer dans ce film sans son ami, il préféra se retirer au profit d’Alexandre Astier.

Matrix 4 : les réalisateurs de John Wick de retour dans la saga !

Avant de passer derrière la caméra de gros blockbusters d'action tels que Deadpool 2, Hobbs & Shaw et bien sûr la trilogie John Wick, Chad Stahelski et David Leitch avaient fait leurs armes... dans la Matrice, en tant que coordinateurs des cascades de la fameuse saga.

Alors que le tournage d'un quatrième opus a débuté en début d'année sous la direction de Lana Wachowski (avant d'être récemment mis en pause pendant la période de confinement), les deux experts en cascades ont récemment déclaré à Collider qu'ils avaient été rapellés pour mettre la main à la pâte et que de leur point de vue, Matrix 4 s'annonçait particulièrement enthousiasmant :

"De ce que j'en sais, c'est incroyablement fun", a ainsi confié Chad Stahelski. "Je pense que si vous êtes un fan de la trilogie originale, vous allez adorer ce film. Ça revient en force."

Le réalisateur de la saga John Wick a également expliqué en quoi avait consisté sa présence sur le tournage du film, précisant que sur ce quatrième film, contrairement à ce qui avait été fait sur la production de la trilogie originale (qui impliquait des équipes secondaires pour certaines séquences), Lana Wachowski se chargeait désormais directement de diriger toutes les scènes d'action.

"Ils nous ont demandé de donner un coup de main sur les chorégraphies et sur certains entraînements physiques pour les acteurs", a raconté Stahelski. "Je donne un petit coup de main sur une séquence, je crois que Dave aide sur une autre. Lana est revenue avec beaucoup d'amour pour organiser une sorte de réunion de famille, donc c'était très fun. C'était super de revoir de nombreux membres de l'équipe. Nous venions de terminer une séquence à San Francisco au moment de la pandémie."

Attendu dans les salles pour le 19 mai 2021, Matrix 4 verra le retour de Keanu Reeves (Neo), de Carrie-Anne Moss (Trinity) et de Jada Pinkett Smith (Niobe). 

Riverdale : un saut dans le temps de 5 ans confirmé !

La saison 4 de Riverdale n’est pas encore terminée mais on sait déjà que la saison 5 sera pleine de surprises et de changements. Deux acteurs emblématiques de la série depuis la première saison sont sur le départ, à savoir Marisol Nichols (Hermione Lodge) et Skeet Ulrich (FP Jones). Ce dernier a profité d’une interview à distance dans l’émission Today Show pour confirmer son départ : "J’aime tout le monde dans cette série, mais je suis prêt à aller de l’avant et à m’orienter vers d'autres projets créatifs. Riverdale nous prenait dix mois dans l’année et même si j’arrivais à participer à quelques films entre les tournages, je n'ai eu qu'une semaine de temps libre en deux ans".

Après être revenu sur son rôle culte de Billy Loomis dans Scream et sur le décès de Luke Perry, Skeet Ulrich a dévoilé un peu plus d’informations sur les prochains épisodes de Riverdale et a évoqué un saut dans le temps : "Je me sens prêt à faire autre chose et je sais qu’ils veulent amener la série dans une toute nouvelle direction avec un saut dans le temps de 5 ans. Je me suis dit que c’était le bon moment pour partir".

Les rumeurs persistantes sur ce fameux saut dans le temps viennent donc d’être confirmées par Skeet Ulrich. Que va donc réserver Riverdale pour la saison 5 avec un saut dans le temps de 5 ans ? La saison 4, en cours de diffusion, devrait se terminer avec la remise des diplômes d’Archie, Betty, Veronica et Jughead qui terminent leurs années lycée. La saison 5 pourrait sûrement sauter les années à l'université de ses personnages et les faire revenir à Riverdale pour un nouveau mystère. En attendant, le tournage de la saison 4 de Riverdale est interrompu en raison de l’épidémie de coronavirus et le prochain et dernier épisode tourné et monté, "Killing Mr. Honey", sera diffusé le 6 mai sur The CW aux Etats-Unis et le lendemain sur Netflix en France.

Transformers : un prequel animé par le réalisateur Josh Cooley


Après Bumblebee, un nouveau prequel de Transformers va voir le jour. Néanmoins, il s’agira cette fois-ci d’un film d’animation dont l’intrigue ne sera pas directement liée à celle des longs métrages en prises de vues réelles signés Michael Bay. Nos confrères de Deadline révèlent en exclusivité que Josh Cooley, le metteur en scène oscarisé de Toy Story 4, s’attellera en effet à la réalisation de cet opus qui retracera les origines de la rivalité entre Optimus Prime et Megatron sur la planète Cybertron. Andrew Barrer et Gabriel Ferrari, les scénaristes d’Ant-Man et la Guêpe, se chargeront de l’écriture du script.

Alors que les studios Paramount Pictures travaillent actuellement sur l’expansion de la franchise Transformers au cinéma, la production d’un long métrage animé est apparu comme une priorité de premier plan, l’expansion du coronavirus et l’interruption des tournages pour une durée indéterminée rendant incertain le futur de l’industrie cinématographique. La production d’un film d’animation pouvant se faire par échanges à distance entre les équipes, il a donc été jugé plus opportun d’avancer sur ce projet, avant que d’autres volets en prises de vues réelles puissent voir le jour.

Pour rappel, un film animé Transformers avait vu le jour en 1986 ainsi qu’une série animée de 98 épisodes.

Dérapages (Arte) : l'histoire vraie de fausse prise d'otage qui a inspiré la série

Dans Dérapages, mini-série en 6 épisodes diffusée sur Arte, Alain Delambre (Eric Cantona) est un homme que le chômage a détruit. Contre toute attente, sa candidature est retenue pour un poste de DRH. Alain veut y croire à tout prix, quitte à mettre sa famille en danger. Quand il comprend qu’il n’est qu’un faire-valoir pour conforter une candidature déjà retenue, il profite de l’épreuve finale pour dynamiter le système. Alain n’a alors plus rien à perdre... A l'origine adaptée du roman de Pierre Lemaître Cadres noirs, elle est inspirée, aussi étonnant que cela puisse paraître, d'une affaire de fausse prise d'otage qui a vraiment eu lieu en 2005 et qui sert donc ici d'"épreuve finale" pour tester la résistance au stress des collaborateurs.

Les faits se sont déroulés le 25 octobre 2005 au château de Romainville à Ecquevilly dans les Yvelines et sont racontés dans une enquête détaillée de Médiapart. À l’initiative du directeur général de la régie publicitaire de France Télévisions de l'époque, une douzaine de personnes qui constitue le comité de direction est réunie pour un séminaire. C'est alors qu'un commando de 9 personnes cagoulées, lourdement armées, fait irruption dans la salle de réunion et prend en otage les cadres apeurés. Ce sont en réalité des agents du GIGN venus arrondir leur fin de mois. 

Pendant plus d'une heure, les salariés sont ainsi sequestrés, menottés, cagoulés, malmenés, tandis que l'un des preneurs d'otage leur annonce qu'ils exigent qu'on leur remette la somme d'un million d'euros ainsi que la diffusion d'une vidéo lors du journal de 20h de France 2 du soir-même. La pression monte et la directrice commerciale présente, en état de choc, doit être évacuée. On finit par leur révéler que ce qu'ils viennent de vivre n'était en réalité qu'une mise en scène pour tester leur résistance, laquelle a été imaginée par leur directeur général, Philippe Santini.

Ce qui a été vécu comme un "véritable acte terroriste" par les victimes laisse évidemment des traces au sein de l'entreprise, conduisant à des départs, volontaires ou non, de plusieurs collaborateurs et à des dégâts psychologiques importants. Il faut attendre un mois avant que Le Canard Enchaîné ne révèle l'affaire au grand public, une affaire qui ne fera finalement que peu de bruit puisque passée sous silence par les grands médias.

En 2009, la plainte au pénal d'un collaborateur licencié aboutit à la condamnation de Philippe Santini, ainsi que celle du chef du faux commando, pour “complicité de violences volontaires aggravées, avec préméditation et usage ou menace d’une arme et séquestration”. Il ne quittera toutefois ses fonctions chez France Télévisions que trois ans plus tard...

Ce type de méthodes de recrutement et de management semble heureusement rester rarissime et on ne recense pas d'autres cas similaires en France, ni avant ni après cette affaire. 

29 avril 2020

L'Appât sur Arte : retour sur cette terrifiante affaire criminelle à l'origine du film de Tavernier

L'Appât s'inspire d'un fait divers survenu à Paris dans les années 1980 : l'affaire Hattab-Sarraud-Subra, qui a été elle-même minutieusement retranscrite dans un roman du même nom écrit par Morgan Sportès. En moins de dix jours, deux hommes riches sont retrouvés morts à leur domicile après avoir été assassinés dans des conditions effroyables. Rapidement, trois jeunes sont interpellés et, par la suite, condamnés devant la Cour d'Assises à de longues peines.

Ce fait divers se distingue surtout de par le profil assez inhabituel de ses criminels : Valérie Subra, 18 ans à l'époque des faits, est la fille de cadres supérieurs, prend des cours d'esthéticienne et travaille dans un magasin au Sentier ; Laurent Hattab, 19 ans, très frimeur, est le fils d'un patron d'entreprise située dans ce même quartier parisien ; Jean-Rémy Sarraud, 20 ans, abandonné par sa mère à 6 ans, multiplie les petits boulots et vit aux crochets de "gosses de riches".

Tous les trois rêvent de voler beaucoup d'argent pour mener la grande vie aux Etats-Unis. Pour ce, ils élaborent un plan diabolique : Valérie est chargée de séduire, en boîte de nuit, des hommes à la situation financière solide, pour qu’ils l’invitent ensuite chez eux. Une fois sur place, la jeune fille fait entrer ses deux complices, lesquels attachent la victime pour lui extorquer de l'argent… En employant les moyens les plus violents qui soient.

Leur première cible est un avocat de 50 ans. Après avoir été ligoté, il est tué par Laurent et Jean-Rémy de plusieurs coups de couteau. Et ce pour un butin de... 1 200 francs. Quelques jours plus tard, le trio diabolique s'introduit chez un homme de 29 ans, qui est directeur d'une maison de prêt-à-porter. Là encore, les deux hommes le tuent à l’arme blanche (un coupe-papier) après l'avoir attaché et lui avoir volé 13 000 francs.

Les meurtriers trouvent alors une nouvelle cible, mais la police parvient à mettre la main sur Valérie (et donc ses complices) grâce aux carnets de visite des deux précédentes victimes.

Les réactions des trois jeunes, lors du procès en assises, dénotent une inconscience totale face à la gravité de leurs actes. L'un d'eux déclare même : "C'est facile de tuer, ça va très vite, tout le monde peut le faire". Les accusés sont condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité, avec une peine de sûreté de 16 ans pour Laurent et Jean-Rémy, et de 18 ans pour Valérie. Toutefois, cette dernière est libérée en 2001 et ses complices en 2003.

Si le but de Bertrand Tavernier n'était pas de retranscrire cette histoire sordide dans les moindres détails, il s’en est servi pour faire un film reflétant ses obsessions de cinéaste : une faillite morale de la société, accentuée par une dictature de l'apparence, conduisant à une perte de repères et donc à l'augmentation de la criminalité. De ce point de vue, les trois assassins du film ont en fait pris pour cibles leurs doubles : de nouveaux riches qui ne jurent que par l’argent.

Les Trolls 2 : un gros succès aux Etats-Unis en VOD qui provoque la fureur des exploitants

Après l'exercice il y a quelques jours de prospective sur le devenir de certains films en salle (ou non), voilà bien une idée qui n'est pas franchement de nature à apaiser les tensions et les nerfs, déjà mis à rude épreuve en cette période de pandémie liée au Covid-19...

Initialement prévu en salle, le film d'animation Les Trolls 2 - Tournée mondiale, produit par Universal, a finalement directement atterri en VOD aux Etats-Unis. Il est ainsi proposé à 19,99 $ pour une location de 48h en ligne par la major, suite à la fermeture des salles américaines depuis la mi-mars. Et c'est un carton inattendu. Rien qu'au cours des 19 premiers jours, le film a généré près de 100 millions $ de recettes.

En déduisant les divers frais dont ceux du marketing, les revenus resteraient encore élevés selon le site Deadline, puisqu'il tourneraient aux alentours de 77%. Bien plus que le partage traditionnel des recettes effectué entre les studios et les exploitants de salles de cinéma, selon un ratio de 50 / 50 ou 60 / 40 selon les cas. Evidemment, le film ayant coûté 95 millions de dollars à produire, Universal risque de perdre un peu d'argent dans l'opération, d'autant qu'il faut ajouter les dépenses liées au marketing. Il n'empêche que ces très bons chiffres, étant donné le contexte et vu l'offre proposée, interpellent logiquement la major.

Dans une déclaration au Wall Street Journal publiée ce 28 avril, Jeff Shell, PDG de NBC- Universal, a précisé que "les résultats [du film] ont dépassé nos attentes et ont prouvé la viabilité de la VàD. Dès que les salles rouvriront, nous comptons sortir des films sur les deux supports". Des propos qui ont résonné comme une déclaration de guerre aux oreilles d'Adam Aron, le PDG d'AMC, le plus puissant circuit de multiplexes aux Etats-Unis, fort d'un maillage de 8043 écrans répartis dans 634 cinémas à travers le pays.

Ce dernier s'est fendu d'une lettre ouverte à Donna Langley, la CEO de Universal, pour lui faire part de son mécontentement. Et encore, le mot est faible; sa fureur plutôt : en rétorsion, il précise que son circuit de salles "ne distribuera plus aucun film Universal dans ses 1000 cinémas dans ces conditions", englobant donc les salles AMC d'Europe et du Moyen-Orient. Et d'ajouter : "Cette politique affecte tous les films Universal en tant que tels. Elle entre en vigueur dès aujourd'hui et à la réouverture de nos salles, et n'est pas une menace creuse ou inconsidérée. Cela étant, cette politique ne vise pas uniquement Universal par pure colère ou pour être punitive de quelque manière que ce soit, elle s'étend également à tous ceux qui abandonnent unilatéralement les pratiques actuelles de chronologie des médias en l'absence de négociations de bonne foi entre nous, de sorte que eux en tant que distributeurs et nous en tant qu'exploitants puissions profiter tous deux de ces changements et qu'aucun de nous n'en souffre. Actuellement, Universal est le seul studio qui envisage un changement complet. D'où cette communication immédiate en réponse".

Adam Aron conclut sa lettre de manière assez lapidaire : "AMC a investi beaucoup de temps et d'énergie avec les dirigeants d'Universal ces dernières années pour essayer de trouver un nouveau modèle de chronologie qui serait bénéfique à la fois pour votre studio et pour nous. Bien que les déclarations unilatérales d'Universal sur cette question nous soient désagréables, comme cela a toujours été le cas AMC est prêt à s'asseoir avec Universal pour discuter des différentes stratégies de chronologies et des différents modèles économiques entre votre société et la nôtre. Toutefois, en l'absence de telles discussions et d'une conclusion acceptable à ce sujet, nos décennies d'activité commerciale incroyablement fructueuses ensemble sont malheureusement arrivées à leur terme". Ambiance...

De son côté, la major a évidemment tenu à répondre au PDG de la société AMC, tentant de jouer l'apaisement : "En sortant Les Trolls 2 - Tournée Mondiale en VàD, notre objectif était de fournir du divertissement aux personnes confinées, alors que les cinémas et autres formes de divertissement extérieur ne sont pas disponibles. Compte tenu de la réaction enthousiaste au film, nous pensons avoir fait le bon choix. Notre désir a toujours été de fournir du divertissement à un public aussi large que possible. Nous croyons absolument à l'expérience de la salle et nous n'avons fait aucune déclaration contraire. Comme nous l'avons dit précédemment, nous prévoyons de distribuer les futurs films directement dans les salles de cinéma, ainsi qu'en vidéo à la demande lorsque ce mode de distribution sera approprié. Nous sommes impatients d'avoir d'autres conversations privées avec nos partenaires de l'exploitation, mais nous sommes déçus par cette tentative apparemment coordonnée de l'AMC et de la NATO de confondre notre position et nos actions".

La major fait allusion au communiqué de la NATO, acronyme de National Association of Theatre Owners, soit l'association des exploitants américains de salles, qui s'est exprimé par l'entremise de son représentant, John Fithian. "Les circonstances exceptionnelles ne doivent pas être une raison pour Universal de les utiliser comme tremplin pour contourner la sortie des films en salle. [...] Les salles de cinéma offrent une expérience immersive et partagée qui ne peut pas être reproduite - une expérience à laquelle de nombreux spectateurs Vàd de ce film auraient participé si le monde n'était pas confiné".

Astrid et Raphaëlle : une saison 2 pour la nouvelle série à succès de France 2

Selon Télé Loisirs, Astrid et Raphaëlle est renouvelée par France 2 pour une saison 2. Cette série policière et d'aventures menée tambour battant durant 8 épisodes a trouvé son public, et la chaîne a décidé de faire confiance à ses créateurs Alexandre de Seguins et Laurent Burtin. La saison 1 voyait le commandant Raphaëlle Coste s'associer avec une jeune femme aussi brillante que déroutante, mémoire vivante des enquêtes criminelles : Astrid, 30 ans, autiste Asperger.

Le duo, composé par Sara Mortensen (Astrid) et Lola Dewaere (Raphaëlle) sera donc de retour. Le tournage de la saison 2, qui devait commencer en juillet, est finalement reporté en raison de l'épidémie de COVID-19, comme le rapporte Lola Dewaere à Télé Loisirs : "Ça tellement marché. Il n’y a pas photo : oui il y aura une saison 2, c’est officiel. Mais avec le confinement, on ne sait pas quand on va pouvoir reprendre le tournage. Normalement, on devait reprendre de juillet à novembre. Mais là, on ne sait pas, on attend."

La comédienne en profite pour révéler que le passé de son personnage sera davantage fouillé dans ces nouveaux épisodes : "(...)Pour le moment, on était vraiment centré sur Astrid même si il y a eu des bribes du passé de Raphaëlle mais d’après ce que j’ai compris, les auteurs vont développer un peu plus le côté perso de Raphaëlle."

Pour le découvrir, il faudra donc attendre que la situation de confinement se termine afin qu'une reprise des tournages soit envisageable, mais France 2 est confiante, et Astrid et Raphaëlle reviendront dès que possible.

The End of October : Ridley Scott développe un film ou une série sur ce sujet d'actualité

Infatigable Ridley Scott. Alors qu'il doit encore boucler le tournage hexagonal de The Last Duel, interrompu en mars en raison de l'épidémie de coronavirus, le cinéaste britannique travaille déjà sur son prochain projet. Un projet fortement ancré dans l'actualité, puisque selon le site Deadline, il s'agit de l'adaptation du roman The End of October, centré sur une pandémie mondiale.

Publié cette semaine, The End of October, écrit par Lawrence Wright (Prix Pulitzer de l'essai en 2007 pour The Looming Tower: Al Qaeda and the Road to 9/11), raconte l'histoire d'un microbiologiste américain envoyé en Indonésie par l'Organisation Mondiale de la Santé afin d'enquêter sur une épidémie apparue dans le pays. Celle-ci va très vite se propager dans le monde, provoquant un véritable désastre économique.

The End of October, qui sera produit par Scott Free, la société de Ridley Scott, prendra la forme d'un long métrage ou d'une mini-série, la plateforme Netflix étant, selon Deadline, particulièrement intéressée pour héberger le projet. Le réalisateur de Gladiator, dont on ne sait pas s'il officiera à la réalisation, ne peut être ici taxé d'opportunisme : il a soumis l'histoire à Lawrence Wright il y a six ans, le roman étant aujourd'hui publié, troublante coïncidence, en pleine épidémie de COVID-19.

Ridley Scott a toujours été intéressé par le sujet de la pandémie. En 1994, le cinéaste envisageait de porter à l'écran Crisis in the Hot Zone, le roman de Richard Preston centré sur l'apparition d'un virus aux Etats-Unis, mais la sortie du film Alerte l'en empêcha (le livre a finalement été adapté récemment avec la série The Hot Zone). Trois ans plus tard, Scott travaillait sur le projet Je suis une légende, adapté du roman culte de Richard Matheson et centré sur une pandémie vampirique. Sa version avec Arnold Schwarzenegger ne verra pas le jour, le long métrage étant finalement réalisé par Francis Lawrence avec Will Smith en tête d'affiche.

VOD : Amazon Prime Video lance son service en France


Ce mardi 28 avril, Amazon Prime Video a annoncé le lancement de son service de vidéos à la demande en France. Dans un communiqué, le géant américain promet à ses clients des milliers de nouveaux films disponibles à l'achat ou à la location.

Intitulée Store Prime Video, cette nouvelle plateforme vient s'ajouter au catalogue de films et séries proposés en streaming sur Prime Video. Parmi les titres déjà disponibles en VOD, on retrouve des sorties récentes, telles que Joker, Jumanji: next level ou Le Prince Oublié, mais également une sélection d'oeuvres culte, comme Les Incorruptibles, Taxi Driver et American Beauty. Action, animation, comédies, drame... il y en aura pour tous les goûts et tous les âges.

Pour connaître le catalogue et les prix, rendez-vous sur Amazon.

Mort d'Irrfan Khan à l'âge de 53 ans

L'acteur Irrfan Khan, qui avait faire carrière dans le cinéma d'auteur indien avant de faire une percée à Hollywood au début des années 2010, est mort des suites d'une tumeur neuroendocrinienne à l'âge de 53 ans, rapporte le site Variety.

Diplômé en 1987 de l’Ecole Nationale d’art dramatique de New Delhi, Khan s’installe ensuite à Bombay et gagne sa vie en faisant des apparitions à la télévision et au théâtre. Au cours des années 90, il figure au casting d’une vingtaine de films et apparaît dans vingt-huit séries télévisées indiennes, dont la très populaire Banegi Apni Baat.

En incarnant Lafcadia dans The Warrior en 2003, l’acteur obtient le prix du meilleur film aux BAFTA et acquiert une renommée internationale. En 2007, le comédien joue aux côtés d’Angelina Jolie dans Un coeur invaincu, présenté au Festival de Cannes. Père de famille dans A bord du Darjeeling Limited (2007), inspecteur de police dans Slumdog Millionaire (2008) ou encore coiffeur dans Billu Barber (2009), Irrfan Khan est remarqué en 2012 pour son interprétation du docteur Rajit Ratha dans The Amazing Spider Man. Il incarne ensuite Pi Patel adulte dans L'Odyssée de Pi, et surprend dans The Lunchbox (2013) et Le Secret de Kanwar (2014) où il tient les rôles principaux.

Irrfan Khan apparaît ensuite dans Jurassic World, l'un des trois films (avec Star Wars: Episode VII et Avengers : L'ère d'Ultron) les plus attendus de 2015, puis dans Inferno en 2016 aux côtés de Tom Hanks. Depuis 2018, il était la star de la série satirique The Ministry. Il laisse derrière lui son épouse Sutapa et leurs deux fils, Babil et Ayan. Le réalisateur Karan Johar a salué l'acteur disparu sur Twitter, le remerciant d'avoir "élevé la barre en tant qu'artiste" et d'avoir "enrichi [le cinéma indien]."

Coronavirus et Oscars : les films non sortis en salles pourront être nommés en 2021

Depuis la fermeture des salles, l'arrêt des tournages, l'annulation des festivals et l'explosion du streaming et de la Vidéo à la Demande, le cinéma est soumis à des changements d'une ampleur jamais vue. Dès lors, chaque organisme de l'industrie doit s'adapter, y compris les Oscars, dont la prochaine cérémonie se tiendra le 28 février prochain (via Variety). L'Académie a donc fixé de nouvelles conditions d'acceptation d'un film pour les célèbres nominations.

La première d'entre elle est qu'un film sorti en VàD ou en streaming est désormais éligible aux Oscars 2021. Cependant, il devait aussi initialement avoir une date de sortie en salles. Pour le dire autrement, seuls les films qui devaient sortir en salles et qui sont finalement sortis en VàD à cause de l'épidémie sont éligibles. Par ailleurs, le film devra avoir été placé sur le site de visionnage privé de l'Académie dans les 60 jours de sa sortie en streaming ou en VàD.

Par ailleurs, la sélection s'ouvre aussi aux films sortis à d'autres cinémas que ceux de Los Angeles, parmi lesquels New York, San Francisco, Chicago, Atlanta et Miami.

L'Académie précise que cet élargissement des conditions d'éligibilité aux Oscars n'est que temporaire, et dû aux circonstances exceptionnelles frappant les salles et le monde. Une fois la situation revenue à la normale, la condition initiale (avoir été exploité en salles au moins 7 jours dans le comté de Los Angeles) sera réinstaurée.

L'Académie profite aussi de ces changements pour en acter d'autres, plus permanents, concernant certaines catégories mais pas uniquement :

A la demande de la branche son de l'industrie, l'Académie fusionne le Meilleur mixage son et le Meilleur montage son en une seule récompense, plaçant le total des catégories de nomination à 23.

Pour l'Oscar de la Meilleure musique originale, au moins 60% de la bande originale devra être originale et pour les suites ou les franchises, au moins 80% de la BO devra être nouvelle.

A partir d'octobre, les distributeurs devront payer 12 500 dollars par films pour pouvoir placer leurs films, documentaires et courts métrages sur la plateforme de streaming de l'Académie. Les DVD jusque-là envoyés aux votants disparaîtront.

FilmoTV : comment fonctionne ce service de VOD ?

Combien ça coûte ?

L’offre commerciale de FilmoTV est double : il y a d’un côté le catalogue de films à louer ou à acheter à la carte et de l’autre le Pass Illimité (SVOD).

Le tarif à la carte est à partir de 3,99 € pour la location de nouveautés et 9,99€ pour l'achat définitif. 

Les promos sont nombreuses sur FilmoTV : certains films sont à louer pour 1,99€, voire moins, pendant une période limitée, et l'achat de packs de plusieurs films (voire une saga complète) permet de faire de bonnes affaires. Les offres se trouvent dans la rubrique "Bons plans" de la plateforme.

Le Pass Illimité (SVOD) est à 6,99€ par mois et vous permet de regarder une sélection de films en streaming et sans restriction, et permet en plus de louer ou d'acheter à -50% d'autres vidéos hors catalogue Illimité. De quoi satisfaire vos envies de nouveautés sans vous priver.

Comment s'abonner ?

Pour la location et l'achat à la carte, pas besoin de s'abonner. Créer un compte sur le service FilmoTV.fr ou dans l'appli est gratuit et vous permet d'accéder immédiatement à toutes les offres. Chaque transaction, location ou achat, est ensuite directement prélevée via le moyen de paiement que vous aurez renseigné à la création du compte.

Pour le Pass Illimité (SVOD), la création du compte est gratuite et immédiate également. Le premier mois est offert, à condition de ne pas résilier cet abonnement pendant le mois de gratuité. Si vous vous désinscrivez avant la fin de la période d'essai, vous serez facturé du mois consommé.

Pour qui ?

Grand public et cinéphile, FilmoTV s'adresse avant tout aux spectateurs de long-métrages, car il n'y a pas de série sur cette plateforme. Renouvelé très régulièrement, le catalogue devrait séduire les plus exigeants !

Une section "Familia" met l'accent sur les films à voir en famille.

Sur quels appareils ?

FilmoTV est présent sur les box des opérateurs télécom suivants : Bouygues Telecom, Videofutur, Free, SFR et Orange. L’offre est également distribuée en chaine sur Amazon Prime.

FilmoTV est présent sur les smart TV Samsung, LG et Sony et sur Playstation.

Sur ordinateur, le site est évidemment accessible sur PC et sur Mac, mais pas sur Linux.

Compatible iOS et Android, l'appli FilmoTV est disponible sur la plupart des devices.

Votre compte FilmoTV vous permet de visionner vos vidéos sur n'importe quel appareil équipé de l'appli FilmoTV. Vous pouvez ainsi ajouter 4 appareils à votre compte.

Comme avec la plupart des providers de VOD, le visionnage peut se faire en streaming ou après téléchargement.

Le catalogue

Comme son nom l'indique, FilmoTV met à l'honneur le cinéma, tous les types de cinéma. Le catalogue à la carte est le plus étendu et revendique entre 3500 et 4000 films disponibles en permanence. Le catalogue Pass Illimité est plus restreint mais vous donne l'accès à plusieurs centaines de films, et cette offre est renouvelée chaque mois.

Blockbusters et sorties récentes côtoient des films plus anciens, notamment les grands classiques de Hollywood et du cinéma français. Avec une douzaine de catégories permanentes et des sélections temporaires, évènementielles ou éditoriales, les moyens d'explorer le catalogue de FilmoTV sont multiples. Certaines recommandations sont fournies par les partenaires de la plateforme comme Mad Movies, SoFilm et Sens Critique.

Enfin, le catalogue propose également des programmes originaux, podcasts et émissions pour aller plus loin, ainsi que la rubrique d'interviews et d'analyses Filmomag, en accès libre.

28 avril 2020

La VOD d’Orange : prix, utilisation, catalogue… comment fonctionne ce service ?

Combien ça coûte ? 

Le service VOD d’Orange vous propose un large catalogue de contenus disponibles à l’achat et à la location. Vous pouvez profiter de milliers de vidéos en qualité standard, Haute Définition, ou Ultra HD / 4K (selon éligibilité et équipement compatibles) selon les programmes.

En fonction de la qualité visuelle, du type de contenu, ainsi que de sa date de sortie, les prix varient. Côté location, comptez entre 4,99€ et 5,99€ pour des films récents et entre 2,99€ et 3,99€ pour les plus anciens. Pour ce qui est des épisodes, les tarifs varient entre 0,99€ et 1,99€ selon le type de programme concerné (séries TV, dessins animés, mangas).

À l’achat, les films les plus récents vous coûteront en moyenne entre 11,99€ et 14,99€, tandis que parmi les autres longs-métrages, vous ne débourserez parfois que 5,99€ pour certains grands classiques. Les prix d’épisode varient quant à eux entre 0,99€ et 2,99€, avec des packs de saisons complètes allant de 7,99€ à 24,99€. 

Des offres promotionnelles sont également proposées régulièrement dans la catégorie Bons Plans.

Comment s’abonner ?

Le service est accessible aux abonnés Internet – TV de l’opérateur Orange grâce à leur décodeur TV, sur les téléviseurs mais aussi sur ordinateur, tablette ou smartphone. Une fois vos vidéos louées ou achetées sur n’importe quels écrans, vous pouvez les visionner en streaming également sur tous les écrans ou en téléchargement sur ordinateur grâce au logiciel gratuit Mon Lecteur VOD à installer directement depuis le site video-a-la-demande.orange.fr dans la section Aide. Sur tablette ou smartphone, il vous suffit de télécharger l’application TV d’Orange et de vous connecter à votre compte.

Pour qui ?

Grâce à son catalogue varié, le service VOD d’Orange s’adresse autant aux cinéphiles qu’aux sériephiles, mais aussi aux plus petits avec de très nombreux films et dessins animés dans sa section Jeunesse. L’opérateur offre également un large choix de documentaires et de spectacles humoristiques.

Sur quels appareils ?

Vous pouvez bien évidemment visionner les vidéos que vous avez achetées ou louées sur l’écran de votre choix : la TV d’Orange pour les détenteurs d’un décodeur de l’opérateur, votre ordinateur, votre tablette ou encore votre mobile, dans la limite de 5 écrans (la TV d'Orange et 4 écrans secondaires). 

Le catalogue

Retrouvez sur le service VOD d’Orange plus de 20 000 programmes : des films récents, seulement 4 mois après leur sortie en salles, des classiques du cinéma, des épisodes de séries TV, des documentaires, des programmes jeunesse et plus encore.

En complément de son propre portefeuille, la VOD d’Orange offre également le contenu de catalogue d’autres services comme MyTF1 VOD, proposant ainsi certains épisodes de séries 24h après leur diffusion américaine. L’opérateur peut également compter sur un large choix de contenus français signés Canal+ ou France Télévision, parfois en avant-première. 

Validé (Canal+) : une saison 2 commandée pour la série de Franck Gastambide sur le rap

Le final de la saison 1 de Validé vous a-t-il laissés sur le carreau ? Pas d'inquiétude, une saison 2 verra bien le jour !

Si son créateur et réalisateur Franck Gastambide donnait déjà quelques infos au micro d'Allociné sur son contenu (attention spoilers !), Canal + n'avait pas encore officiellement donné le feu vert pour mettre en chantier la production. C'est désormais chose faite puisque Maxime Saada, CEO du groupe Canal, a annoncé aujourd'hui sur son compte twitter la validation d'une seconde saison.

Avec près de 15 millions de vues sur myCanal, la série fait beaucoup de bruit et a été fortement plébiscitée par les internautes. Et selon Gastambide, cette nouvelle saison sera bien une suite... Mais pas exactement celle à laquelle on peut s'attendre. 

Retrouvera-t-on Apash, Mastar, William et Brahim ? Que nous réservera cette nouvelle plongée dans le monde impitoyable de la première industrie musicale de France? De nouveaux guests feront-ils leur apparition après le succès remporté par la saison 1 ? 

Brothers in Arms : le jeu vidéo hommage à Frères d'armes adapté en série

Le studio de développement texan Gearbox semble pris d'une frénésie d'adaptation de ses licences depuis quelques temps. Alors qu'on apprenait en février dernier l'arrivée aux commandes d'Eli Roth pour la future adaptation de son jeu culte post-apo Borderlands, The Hollywood Reporter révèle qu'une adaptation sous forme de série de son jeu Brothers in Arms (Frères d'armes), sorti en 2005, est actuellement en préparation.

Jeu de tir à la première personne édité à l'époque par Ubisoft, il utilisait comme trame scénaristique la Seconde Guerre mondiale, et plus précisément la bataille de Normandie, en s'appuyant sur l'histoire authentique du 502e régiment d'infanterie parachutiste de la 101e division aéroportée américaine, qui fut parachuté la veille du débarquement Allié. S'il était avant tout un jeu de tir à la première personne, il donnait une place importante à la tactique, via la gestion d'une équipe de combat, l'éloignant en cela des séries telles Medal of Honor ou encore Call of Duty. Malgré les critiques, le jeu se voit attribuer un deuxième opus (Brothers in Arms: Earned in Blood), et un troisième opus (Brothers in Arms: Hell's Highway), ainsi que sept spin-off.

Développée par le Showrunner Scott Rosenbaum avec notamment Jean-Julien Baronnet producteur délégué (un ancien de EuropaCorp et Ubisoft Motion Pictures), Randy Pitchford, le PDG de Gearbox, ainsi que Richard Whelan (Band of Brothers : The Pacific) la série Brothers in Arms se concentrera sur huit personnages devant sauver leur colonel des griffes des nazis avant que ceux-ci ne découvrent les plans du D-Day. Les premiers épisodes devraient aussi évoquer les terribles ratés de l'Opération Tigre. Un exercice militaire de répétition du débarquement de Normandie qui eut lieu à Slapton Sands, dans le comté de Devon, dans le sud-ouest de l'Angleterre en avril 1944. Cette répétition générale, conduite par les Britanniques et les Américains, durant 9 jours, fut émaillée de nombreuses erreurs, défaillances et accidents mais surtout d'une attaque surprise de vedettes lance-torpilles allemandes, qui coûtèrent la vie à 946 soldats alliés.

Pour l'heure, l'équipe cherche activement une chaîne de TV susceptible d'accueillir la future série, qui ne manquera pas d'être comparée à ses sensationnelles aînées, Band of Brothers et sa version guerre du Pacifique, qui sont un peu les mètres-étalon sur la pérode et le sujet. Autant dire que la barre est déjà haute. Et lorsqu'on sait que la série Band of Brothers a plus que largement nourri et influencé la création du jeu...

HBO : une série horrifique adaptée du film Hellraiser en préparation

C'est une annonce plutôt surprenante faite par le site Deadline qui rapporte en exclusivité l'information. HBO vient de donner son accord pour le développement d'une série basée sur l'univers d'horreur SM de la saga Hellraiser, créé par l'esprit (bien) torturé de Clive Barker. Le personnage culte de Pinhead et ses clous incrustés dans le visage fera donc sa toute première apparition dans une série, accompagné de ses compagnons de souffrance non moins torturés que lui, baptisés Cénobites.

Le pilote de la série sera réalisé par David Gordon Green, qui devrait également signer d'autres épisodes. Pour rappel, c'est à lui que l'on doit le dernier opus Halloween en 2018. A la plume de la future série, Mark Verheiden (Battlestar Galactica, Daredevil, Heroes) épaulé par Michael Dougherty (X-Men 2, Godzilla: King of the Monsters). Décidement, le genre horrifique semble de plus en plus présent sur HBO, après avoir été absent des années, entre The Outsider et Lovecraft Country à venir.

En 35 ans, la saga Hellraiser s'est déclinée en pas moins de dix films; la plupart sortis en direct-to-video d'ailleurs. La série de HBO ne sera toutefois pas un remake, mais un approfondissement de la mythologie de l'univers créé par Clive Barker. On pourrait par exemple découvrir les origines de Pinhead, qui fut, avant de devenir le leader des Cénobites et "Le Prince des ténèbres de la souffrance", un humain dans une vie antérieure. Il fut même capitaine dans l'armée de Sa Majesté Britannique, sous le nom d'Elliott Spencer (1893-1930), et pris part à la Première Guerre Mondiale en servant en Extrême-Orient. Bref, il y a effectivement de la matière à développer. A suivre donc.

27 avril 2020

We are One : un grand festival cinéma en ligne

Alors que la pandémie de coronavirus a un impact considérable sur l'industrie du cinéma et la tenue de festivals, les cinéphiles du monde entier se donneront rendez-vous en ligne du 29 mai au 7 juin. Durant dix jours, un nouvel événement cinéma dématérialisé et gratuit, baptisé We are One : A global film festival, se tiendra ainsi sur Youtube.

Soutenu par vingt grands festivals, la manifestation proposera de (re)découvrir des productions récentes présentées dans les différentes manifestations partenaires, aussi bien longs métrages que formats courts et vidéo. Selon Le Film Français, qui a dévoilé les grandes lignes de ce rendez-vous exceptionnel, la programmation sera révélée ultérieurement, alors que l'événement proposera aux festivaliers virtuels de faire des dons à la Fondation des Nations Unies pour lutter contre le COVID-19.

Initié par le Festival de Tribeca, We are One : A global film festival a reçu le soutien des festivals de Cannes, Berlin, Venise, Annecy, Sundance, Toronto, Londres, San Sebastian, Marrakech, Locarno, New York, Mumbai, Macao, Jerusalem, Karlovy Vary, Sarajevo, Guadalajara, Sydney, Tokyo et Sarajevo.

Cet événement mondialisé cherchera, selon les dirigeants du Festival de Cannes Thierry Frémaux et Pierre Lescure, à "mettre en lumière des films et des talents vraiment extraordinaires, permettant au public de découvrir à la fois les nuances des récits du monde entier et les personnalités de chaque festival." Un Festival de Cannes dont la tenue et la forme ne sont toujours pas confirmées pour cette année. Les sections parallèles (Semaine Internationale de la Critique, Quinzaine des Réalisateurs et ACID) ont elles, officiellement annulé leur édition respective sur la Croisette cette année.

The Last of Us Part II : une nouvelle date de sortie annoncée

Le 2 avril dernier, c'était une sacrée douche froide. Sony Playstation annonçait en effet conjointement avec le studio de développement Naughty Dog que The Last of us Part II, un des titres les plus attendus de l'année, ne sortirait finalement pas le 29 mai prochain. Pire : il était même repoussé sans date. Même si c'était prévisible étant donné le contexte, le coup était rude.

Heureusement pour les fans qui se rongeaient les sangs, il ne faudra pas attendre trop longtemps avant de pouvoir mettre la main dessus. Le studio vient d'annoncer sur son compte Twitter la nouvelle date de sortie : c'est pour le 19 juin prochain !

Conséquence logique, le décalage de la sortie d'un autre titre très attendu, Ghost of Tsushima, initialement prévue le 26 juin, désormais repoussé au 17 juillet.

Si l'éditeur Sony s'en défend, il n'est pas impossible que l'annonce de cette date soit faite en urgence. Il y a quelques jours en effet, un leak massif d'éléments du jeu (histoire, gameplay, cinématique, et même des éléments sur la fin du jeu...) s'est retrouvé sur le net; vraisemblablement par un employé de Naughty Dog.

Le studio a tenu à réagir ce jour :

"Nous savons à quel point ces derniers jours ont été incroyablement difficiles pour vous. Nous ressentons la même chose. Il est décevant d'apercevoir la sortie et de voir des images du développement être partagées. Faites de votre mieux pour éviter les spoilers et nous vous demandons de ne pas spoiler les autres. The Last of Us Part II sera bientôt entre vos mains. Peu importe ce que voyez ou lisez, l'expérience finale vaudra le coup".

On vous encourage donc à suivre à la lettre les recommandations du studio, faute de quoi vous courrez le risque d'énormes spoils. Vous voilà prévenus.

Les Goonies : confinés, ils se réunissent 35 ans plus tard

Les Goonies sont éternels, et Josh Gad a tenu à le prouver, confinement ou non ! L'acteur et interprète américain, qui prête sa voix au personnage d'Olaf dans La Reine des Neiges, a organisé une réunion virtuelle du casting sur sa chaine Youtube, dans un nouveau format intitulé "Reunited Apart with Josh Gad", alors que le film sorti en 1985 souffle ses trente-cinquièmes bougies cette année.

L'ensemble du casting original, constitué de Sean Astin (Mikey), Corey Feldman (Mouth), Jeff Cohen (Chunk), Martha Plimpton (Stef), Jonathan Ke Quan (Data), Kerri Green (Andy) et Josh Brolin (Brand) a répondu présent, chacun depuis son canapé.

Très attaché au film qui a "défini son enfance", Josh Gad s'est fait une joie de présenter cette réunion virtuelle, qui sera la première d'un format d'interview voué à se décliner avec d'autres stars tout au long du confinement. Chaque épisode permettra en outre de lever des fonds pour aider les différents centres de recherche et de production dédiés à la lutte pour endiguer le coronavirus, rapporte le site Entertainment Weekly. La réunion des Goonies a ainsi permi de soutenir le Center for Disaster Philanthropy, qui aide les personnes les plus vulnérables touchées par l'épidémie de Covid19 aux Etats-Unis.

Troie sur TMC : pourquoi Brad Pitt regrette-t-il d'avoir joué dans ce film ?

Sorti en 2004, Troie remporte un immense succès, générant près de 500 millions de dollars de recettes au box-office mondial. En France, il attire 2,7 millions de spectateurs en salles. Le film consacre définitivement Brad Pitt au rang de star incontestée, l'acteur rendant le personnage d'Achille iconique à souhait.

Cependant, le succès du film laisse un goût amer au comédien. Récemment, ce dernier s'est confié lors d'une interview pour le New York Times. À l'époque, Brad Pitt doit tourner To The White Sea sous la direction des frères Coen mais le projet est finalement annulé. Le studio Warner Bros. lui propose alors de tourner la fresque historique de Wolfgang Petersen.

Selon l'acteur, il n'a pas eu d'autres choix que d'accepter la proposition. "Je devais faire Troie parce que, j’imagine que je peux le dire maintenant, j’avais lâché un autre film. Alors je devais faire quelque chose pour le studio en échange. Donc on m’a mis dans le film de Petersen. Ce n’était pas une expérience douloureuse, mais j’ai compris que le film allait dans une autre direction que celle que j’aurais voulu voir. Moi-même j’ai fait des erreurs dans ce projet et j'ai réalisé que ça ne ressemblait pas à ce que je souhaitais faire. C'était une erreur de ma part.", déplore le comédien.

Cela n'a pas empêché le comédien de s'investir à 100% dans son rôle, subissant un entraînement intensif de 6 mois pour acquérir une masse musculaire digne d'un Dieu grec. Il a aussi adopté une alimentation stricte et arrêté la cigarette. À noter qu'il s'est également blessé au talon pendant une scène de combat ! Ironique quand on connaît le point faible du célèbre Achille.

Toutefois, Brad Pitt n'était pas à l'aise avec l'aspect ultra-commercial du film et a mal vécu le tournage à cause de cela. "À chaque plan, c’était comme si on disait "Voilà le héros !" Il n’y avait pas de mystère. C’est à cette époque que j’ai pris la décision de m’investir uniquement dans des œuvres de qualité, faute d’un meilleur terme. Ça a été un tournant décisif dans ma carrière, me guidant dans la décennie suivante au cinéma", révèle l'interprète d'Achille. "Ce projet a été une grande déception. Lorsque vous essayez de gérer votre carrière, vous recevez beaucoup de conseils. Certains vous disent que vous devriez faire ci et ça, d'autres vous diront le contraire", ajoute-t-il.

L'acteur a ensuite appliqué son credo, tournant des productions plus exigeantes sous la houlette d'auteurs comme Terrence Malick (Tree of Life), les frères Coen (Burn After Reading), Alejandro González Iñárritu (Babel), David Fincher (Benjamin Button) ou Quentin Tarantino (Inglourious Basterds puis Once Upon A Time In Hollywood, qui a lui a valu l'Oscar du meilleur second rôle). Récemment, Brad Pitt a crevé l'écran dans Ad Astra de James Gray et s'apprête à jouer dans le prochain Damien Chazelle, Babylon, prévu pour janvier 2022.

Troie, notamment la version longue, reste pourtant un péplum très apprécié du public. 

Mes premières fois : c’est quoi cette nouvelle série Netflix ?

Après une année traumatisante, Devi Vishwakumar, une ado indo-américaine décide de casser son image de paria pour devenir populaire. Mais rien, ni personne, ne lui facilite la tâche.

A l’heure où les séries tentent d’être le plus inclusive possible, rares sont les productions américaines centrées sur des héroïnes comme Devi Vishwakumar (on peut citer Quantico et Master of None dans un autre genre). Non seulement cette adolescente tente de survivre tant bien que mal au lycée, mais elle doit aussi embrasser et assumer sa double culture. Et c’est ce mélange qui fait la fraicheur de Mes premières fois, la nouvelle comédie de Netflix à découvrir depuis la 27 avril. Cette série, on l’a doit à Mindy Kaling. Après nous avoir raconté l’histoire de sa mère dans The Mindy Project, c’est son propre vécu qu’elle relate dans cette nouvelle production toute aussi drôle et incisive.

Lorsque le géant américain lui propose de faire une série sur sa jeunesse, Kaling fait appel à son amie scénariste Lang Fisher. Ensemble, elles lancent une campagne inédite d’auditions via Instagram pour trouver des talents bruts. Ce sont au total 15 000 candidates qui ont postulé pour décrocher le rôle principal et c’est au final la jeune et prometteuse Maitreyi Ramakrishnan qui a été choisie pour prêter ses traits à la bouillonnante Devi. L’actrice canadienne d’origine Tamil n’avait encore jamais joué de sa vie mais prestation a été plébiscitée par les critiques américains (la série est d’ailleurs notée 84/100 sur Metacritic).

Mais Mes premières fois (Never Have I Ever en VO) n’est pas qu’une série centrée sur une héroïne indo-américaine. Elle aborde des sujets universels comme la découverte de soi ou les premiers émois amoureux. "Généralement les geeks sont mis de côté dans les séries, on voulait cette fois les mettre au centre et les rendre cools. Ce sont des personnages qui aiment les séries pour ado comme Riverdale et qui se sentent mal parce qu’ils ne ressemblent pas à eux. Je me retrouve un peu là dedans", révèle Mindy Kaling dans cette interview donnée à Netflix.

La série se démarque aussi avec un détail singulier qui fait sourire : c’est le champion de tennis John McEnroe lui-même qui fait la voix-off de la série. Et impossible de ne pas faire le rapprochement entre son légendaire caractère de feu et celui de l’héroïne !

Les 10 épisodes de la saison 1 sont à binge-watcher sur Netflix !

Avengers : les frères Russo prêts à rediffuser leurs films en salles après le confinement

Il y a un an, Avengers: Endgame (chapitre final de la lutte entre les super-héros Marvel et le titan Thanos) sortait dans les salles et devenait le plus grand succès de l'histoire du box-office en surpassant Avatar.

Invités dans le podcast CinemaBlend's ReelBlend, les deux réalisateurs du film Joe et Anthony Russo ont récemment raconté leur grande émotion suite à la réception de leur film et confié leur amour pour les salles de cinéma :

"L'expérience de la salle de cinéma est une expérience de partage", a ainsi déclaré Joe Russo. "Peut-être bien que le moment le plus émouvant de toute notre carrière a eu lieu il y a quelques semaines, lorsque le confinement a débuté, et que Endgame s'est retrouvé dans les tendances sur les réseaux sociaux car tous les gens postaient des vidéos d'avant-premières de leurs cinémas [ndlr : filmées l'année dernière], où le public était vraiment connecté au film émotionnellement."

Les réalisateurs ont également exprimé leur enthousiasme quant à une éventuelle ressortie de leurs derniers films (Avengers: Infinity War et Avengers: Endgame) après le confinement. Toutefois, une telle initiative n'a encore été ni confirmée ni même évoquée par la Walt Disney Company.

"Pour nous, la vraie force de la salle de cinéma, c'est qu'elle relie les publics les uns aux autres, à travers le monde", a expliqué Joe Russo. "Le fait d'avoir pu participer à des films qui ont accompli cela à une telle échelle, à ce niveau d'implication émotionnelle de la part du public, était très émouvant, et restera le plus grand moment de notre carrière. Donc si on pouvait utiliser ces films pour ramener les gens dans les salles de cinéma, cela nous rendrait fous de joie. Je veux dire que nous soutiendrons la moindre opportunité qui permettrait aux gens de revenir et de partager à nouveau ces histoires ensemble."

Infinity War et Endgame sont-ils susceptibles de ressortir dans les salles obscures pour accueillir le retour des spectateurs ? Aucune annonce officielle n'a encore été faite à ce sujet.

The Last Kingdom sur Netflix : tout ce qu'il faut savoir sur la saison 4

Attendue depuis novembre 2018 par les fans, la saison 4 de The Last Kingdom est enfin disponible sur Netflix depuis ce dimanche 26 avril. Et si la série historique britannique développée par Stephen Butchard à partir de la saga littéraire Les Chroniques saxonnes de Bernard Cornwell n'a rien perdu de son esthétique bluffante et de son penchant pour les combats ultra violents et sanglants à souhait, cette nouvelle saison marque indéniablement le début d'un nouveau chapitre pour Uhtred (Alexander Dreymon), le guerrier tiraillé entre son héritage saxon et son éducation danoise. Avec à la clé de nouveaux enjeux, de nouveaux ennemis, et des pertes lourdes.

Avant de vous lancer dans un binge-watch intensif de cette saison 4 de The Last Kingdom, voilà tout ce qu'il faut savoir sur cette nouvelle fournée…

Comme la saison 3, la saison 4 de The Last Kingdom est constituée de 10 épisodes d'environ 55 minutes chacun. Soit deux épisodes de plus que les deux premières saisons, qui étaient à l'époque diffusées sur la BBC au Royaume-Uni, avant que la série ne devienne une "originale Netflix" dès la saison 3.

Adaptée en partie des tomes 5 et 6 des Chroniques saxonnes, "The Pagan Lord" et "The Empty Throne", la saison 4 de The Last Kingdom prend certaines libertés avec le matériau d'origine. En effet, alors que "The Pagan Lord" s'ouvre sur un saut dans le temps de dix ans, un laps de temps plus court semble s'être écoulé depuis la mort d'Alfred lorsque débute le premier épisode de cette quatrième saison. Mais le but principal d'Uhtred dans ce nouveau chapitre reste globalement le même que dans les romans de Cornwell : se réapproprier son héritage en reprenant Bebbanburg des mains de son oncle, Aelfric (Joseph Millson), dont les armées sont affaiblies suite à une attaque des Écossais. Mais l'arrivée dans l'équation de Wihtgar (Ossian Perret), le fils d'Aelfric et le cousin d'Uhtred, pourrait bien venir compliquer les plans de notre héros. D'autant plus qu'Uhtred va une fois de plus se retrouver impliqué dans les affaires politiques du royaume de Wessex.

Malgré le semblant d'unité s'étant fait sentir dans le final de la saison 3, lorsque les armées de Mercie et du Kent étaient venues prêter main-forte à celle du Wessex lors de l'affrontement contre les Danois, les peuples sont plus que jamais divisés au début de la saison 4 et le souhait d'une Angleterre unifiée, tel qu'il a été rêvé par Alfred, semble bien loin. Les Danois, emmenés par Cnut (Magnus Bruun), décident donc de profiter de ces tensions pour attaquer leurs ennemis et parvenir à leurs fins : renverser le roi Edouard (Timothy Innes) et prendre sa place sur le trône afin de régner sur le Wessex et sur toute l'Angleterre. Avec pour première cible le royaume de Mercie...

Uhtred, qui vit un amour caché avec Aethelflaed, ne va pouvoir rester insensible au sort des nations saxones et va donc une fois de plus s'investir dans la guerre contre les vikings danois. Une guerre qui aura également une motivation plus personnelle pour celui qui, au cours de ces nouveaux épisodes, va croiser la route de ses enfants, Stiorra et le jeune Uhtred. Mais les mauvaises décisions prises par Edouard, qui semble plus que jamais manipulé par son beau père, Aethelhelm, au grand dam de Lady Aelswith, pourraient-elles coûter la victoire aux Saxons et consolider un peu plus la domination des Danois ? Réponse au cours de cette quatrième saison tout aussi réussie que les précédentes. Avec au programme, comme toujours dans The Last Kingdom, la mort de plusieurs figures importantes de la série. Vous voilà prévenus…

Si David Dawson (Alfred), Tobias Santelmann (Ragnar), et Harry McEntire (Aethelwold) ne font plus partie du casting de The Last Kingdom après la mort de leurs personnages en saison 3, le reste de la distribution principale de la série, dont Alexander Dreymon (Uhtred), Emily Cox (Brida), Toby Regbo (Aethelred), Millie Brady (Aethelflaed), et Ian Hart (Beocca), est évidemment fidèle au poste. À noter d'ailleurs la place plus importante donné à Aelswith (Eliza Butterworth), la veuve d'Alfred, qui, mise de côté par Edouard et Aethelhelm, va tenter de réparer ses erreurs passées, mais aussi à Finan, le fidèle acolyte d'Uhtred incarné par Mark Rowley.

Du côté des nouveaux personnages, cette saison 4 fait notamment la part belle aux enfants adolescents d'Uhtred, Stiorra (Ruby Hartley) et le jeune Uhtred (Finn Elliot). Et ce dernier s'impose comme l'un des éléments les plus intéressants de cette nouvelle salve d'épisodes de par ses croyances chrétiennes profondes, opposées à celles de son père, et le tiraillement et la quête d'identité que sa relation naissante avec Uhtred va provoquer en lui. Enfin, cette nouvelle saison de The Last Kingdom introduit également du côté de la Mercie et des armées d'Aethelred un duo frère-soeur as de la manipulation : Eadith (Stefanie Martini) et Eardwulf (Jamie Blackley). Nouvelle maîtresse d'Aethelred, Eadith essayer de faire jouer son pouvoir de séduction pour parvenir à ses fins politiques tandis qu'Eardwulf est un guerrier prêt à tout pour rétablir le nom et l'honneur de leur famille. Et tous les deux vont finir par jouer un rôle important dans cette quatrième saison.

Coronavirus : Brad Pitt se moque de Donald Trump dans une vidéo pour le Saturday Night Live

Brad Pitt a fait sensation ce week-end en se glissant dans la peau d'Anthony Fauci, le très médiatisé conseiller épidémiologiste de Donald Trump dans la crise du coronavirus. Une parodie hilarante réalisée pour le compte du Saturday Night Live, la célèbre émission de la chaîne NBC, dans laquelle la star hollywoodienne se moque sans retenue du président américain en jouant un Fauci corrigeant nombre des déclarations du chef d'Etat parmi lesquelles l'arrivée très rapide d'un vaccin, la disparition du virus comme par miracle ou encore le désinfectant comme possible traitement contre le COVID-19...

La savoureuse vidéo est à découvrir ci-dessous, avec un Brad Pitt redevenant finalement lui-même pour remercier le Docteur Fauci et les soignants.

Voir Brad Pitt imiter l'épidémiologiste Anthony Fauci n'est pas un hasard. Il y a peu, ce dernier, interrogé par la chaîne CNN, avait déclaré qu'il verrait bien l'acteur de Once Upon a Time... in Hollywood l'imiter dans le cadre du Saturday Night Live. C'est désormais chose faite.

Mission : Impossible 7 et 8 décalés

Annoncé au mois de juillet 2021, Mission: Impossible 7 vient finalement d'être décalé au mois de novembre 2021.

Le tournage de la septième aventure d'Ethan Hunt, avait été interrompu en mars en raison de l'épidémie de coronavirus. Le film de Christopher McQuarrie devait en partie se dérouler à Venise, lors du célèbre Carnaval. Le 23 avril dernier, Tom Cruise annonçait à Variety qu'il espérait que le tournage reprenne au mois de juin, ce qui impliquait de supprimer les séquences se déroulant en Italie puisque les frontières du pays sont toujours fermées. Paramount cherchait à tout mettre en oeuvre avant que le film ne soit pas retardé et sorte comme prévu au mois de juillet 2021. Mais le studio a dû se faire une raison puisque la sortie du nouveau volet porté par l'agent spécial Hunt a finalement été décalée de 4 mois. Tomorrow war avec Chris Pratt prend donc la place de Mission: Impossible 7 dans le calendrier des sorties et sortira le 21 juillet 2021 (ex décembre 2020).

Un changement qui impacte également la suite, puisque Mission: Impossible 8, censé sortir en août 2022 sortira finalement en novembre 2022.

Mission Impossible est emmené par Tom Cruise, Hayley Atwell, Rebecca Ferguson, Simon Pegg, Ving Rhames, Vanessa Kirby, Henry Czerny et les nouveaux venus dans l'univers d'Ethan Hunt :  Shea Whigham, Pom Klementieff et Nicholas Hoult.

ADN, Wakanim, Crunchyroll : les animés du 27 avril au 4 mai


Arte (Wakanim)

Arte nous transporte au début du 16e siècle dans la ville de Florence en Italie. La ville est le berceau de la Renaissance où la peinture, la sculpture et divers arts prospèrent. C’est à cette période vivante et florissante que naît Arte, fille d’une noble famille, passionnée depuis toujours par le dessin. Cependant, dans une époque où vivre seule en tant que femme est inconcevable, vivre de sa passion l’est tout autant... Arte décide donc un jour de se rebeller contre sa mère qui souhaite qu’elle se marie, et de faire tout son possible pour devenir peintre, en commençant par travailler en tant qu’apprentie dans un atelier ! « Si je dois éprouver du remords, autant le faire en suivant mon cœur. »

Voici l’histoire d’Arte, une jeune fille qui, malgré les traditions, décide de devenir peintre ! Cet animé fait vraiment du bien parmi l'offre pléthorique existante. Le récit, fort et féministe, n'assène pas son message à grands coups de marteau. Au contraire, il distille petit à petit ses éléments, le tout magnifié par une héroïne charismatique et attachante à laquelle on peut tous s'identifier, garçon comme fille. L'animation est splendide et les paysages de Florence au 16e siècle sont extrêmement bien retranscrits. Le dépaysement est total et l'univers tranche radicalement avec ce que l'on peut voir dans les animés japonais. Une belle réussite.

Re Zero (Crunchyroll)

Initialement lisible sur un site de romans amateurs, l'oeuvre de l'auteur japonais Tappei Nagatsuki s'est vu offrir une version papier seulement deux ans après sa première publication internet. Divisé en plusieurs arcs narratifs et histoires annexes, Re: Zero se concentre tout particulièrement sur le personnage de Natsuki Subaru, un adolescent projeté sans raison dans un monde parallèle où il rencontre Emilia, une jeune fille aux cheveux blancs dont il tombe amoureux. Fort de son envie de la protéger, le garçon va devoir apprendre à maîtriser le mystérieux pouvoir que ce monde lui a confié : celui de revenir dans le passé chaque fois qu'il meurt.

Comptant parmi les séries les plus vendues au Japon, l'annonce de son adaptation en anime a ravi les lecteurs de la première heure, comme les simples amateurs de fantasy. L'expertise des studios WHITE FOX à qui l'on doit Akame ga KILL ! ou encore Goblin Slayer, nous emporte dans un univers riche en magie et en créatures fantastiques. Ses décors colorés, la profondeur de ses personnages et ses multiples rebondissements sauront accrochés les spectateurs jusqu’à l’arrivée de la saison 2 prévue en juillet 2020.

Science Fell In Love 'ADN, Crunchyroll)

L'amour se définit le plus souvent par un concept fait d’une large palettes de sentiments différents. Pour autant, Shinya Yukimura et Ayane Himuro, deux étudiants en science de l'ingénieur ayant un faible l'un pour l'autre, entendent bien prouver que l'amour existe de façon concrète et quantifiable. Véritable scénario de comédie romantique, Science Fell in Love, So I Tried to Prove it, créé par Alfred Yamamoto, nous entraîne dans le quotidien scientifique et décalé d'un duo atypique et aux aspirations professionnelles étonnantes.

D'abord adaptée en drama puis en film entre 2018 et 2019, l'oeuvre a eu le droit à sa série d’animation début 2020. Dans une veine proche de la guerre amoureuse que l'on peut voir dans Kaguya-sama, sorti quelques mois plus tôt, cet anime repose sur un humour rafraîchissant et des personnages attachants. Les scènes alternent subtilement entre absurde et logique, et rendent le mélange de la romance et de la science très efficace !

No Guns In Life (Wakanim)

Après les célèbres auto-mails découverts dans Fullmetal Alchemist, c'est un tout autre niveau de prothèses en acier que l'on peut découvrir dans No Guns Life. En effet, si Juzo Inui a pu survivre à la grande guerre, c'est grâce au revolver qui lui a été implanté à la place de la tête et qui fait de lui un extend. Depuis il gagne sa vie en enquêtant sur des individus eux-aussi affublés d’extensions mécaniques. Jusqu'au jour où un malfrat lui confie la garde d'un enfant. Produit des studios Madhouse, notamment responsable de la saison 1 de One Punch Man, ce thriller de science-fiction est l'adaptation du manga éponyme écrit par Tasuku Karasuma et publié depuis août 2014.

Avec une ambiance tantôt sombre par son scénario et légère par l’autodérision ponctuelle de ses graphismes, No Guns Life reprend les codes des séries d'enquêtes auxquels s'ajoute une bonne dose d'action et l'originalité indéniable de son personnage principal. Divisée en deux partie, la série qui devait initialement reprendre pour une deuxième saison en avril 2020, aura finalement le droit à sa suite un peu plus tard dans l'année, en raison des retards liés à la crise sanitaire du coronavirus.

Tower Of God (Crunchyroll)

La légende veut qu'au sommet de la Tour de Dieu se trouve tout ce que l'on désire. Rachel représente tout pour Bam, jeune garçon né dans les ténèbres. Lorsque celle-ci l'abandonne pour entamer l'ascension des 134 étages de la Tour, ce dernier se lance à sa poursuite. La progression graduelle de la Tour ne s'effectue cependant qu'à l'issue d'une épreuve imposée à chaque étage. Bam fera la rencontre de différents protagonistes et devra braver tests ardus et situations mortelles dans son avancée périlleuse. Tower of God est l'adaptation d'un manhwa coréen créé par l'auteur Lee Jong-hui alias Siu. Le Japon s'en empare pour en faire un animé proche de Hunter X Hunter dans son concept (un personnage idéaliste doit passer une série d'épreuves).

Toutefois, la comparaison s'arrête là et la série propose d'approfondir la réflexion avec des partis pris radicaux, Le plus marquant est l'adoption d'un style d'animation traditionnel, avec un crayonné volontairement rétro. Par certains aspects, il rappelle le style visuel de Go Nagai (Goldorak, Devilman), notamment dans la simplicité de ses dessins sublimant la profondeur psychologique des personnages. Le tout promet une interrogation sur le genre humain à travers la promesse de cette Tour de Dieu : réaliser ses rêves les plus fous.

Coronavirus : guéri, Tom Hanks fait don de son sang pour développer un vaccin

Tom Hanks à l’origine du vaccin contre le coronavirus, ce n’est pas le pitch d’un film à venir mais bel et bien un fait tiré de la vie réelle. L’acteur américain, guéri du coronavirus contracté en Australie lors de la pré-production du biopic sur Elvis Presley réalisé par Baz Luhrmann, a fait don avec son épouse d’échantillons de sang afin d’aider la recherche pour un traitement contre la maladie qui continue de s’étendre à travers le monde.

"La question est désormais, et maintenant ? Qu’allons-nous faire ? Que pouvons-nous faire ? Et en fait nous avons appris que nous avons développé les anticorps résistant au virus. Non seulement nous avons été contactés, mais nous avons proposé de nous-mêmes : ‘Vous voulez des échantillons de notre sang ? Peut-on également donner du plasma ? Et avec un peu de chance, notre don ira à l’endroit qui permettra de trouver ce que j’aimerais d'ores et déjà appeler un 'hank-cin'" a déclaré non sans humour l’acteur au micro du podcast américain Don’t Tell Me (via deadline).

Tom Hanks a été l’une des premières stars du cinéma à avoir annoncé être atteint du coronavirus en mars dernier. Après plusieurs semaines de traitement, ce dernier et son épouse ont pu regagner leur domicile aux Etats-Unis d’où ils témoignent activement de leur expérience et de l’importance de respecter les gestes barrières pour ralentir l’épidémie. Il y a quelques jours, il avait notamment adressé une lettre à Corona, un jeune australien harcelé par ses camarades de classe à cause de son prénom, lui déclarant notamment ne connaître personne s’appelant ‘comme la couronne autour du soleil’. La missive s’achevait par la phrase "Je suis ton ami", extraite du film Toy Story.

26 avril 2020

La Fille de d'Artagnan sur Arte : quand Sophie Marceau exige le renvoi du réalisateur Bertrand Tavernier

Entre deux drames policiers, L.627 et L'Appât, Bertrand Tavernier réalise en 1994 le film en costumes La Fille de D'Artagnan, très librement inspiré des Trois Mousquetaires et Vingt ans après d’Alexandre Dumas. Comme son titre l'indique, on y suit en 1654 la fille de l'illustre mousquetaire, Éloïse d’Artagnan, alors qu'elle assiste, impuissante, au meurtre de la mère supérieure du couvent où elle a été élevée. Convaincue que les coupables ourdissent un complot contre le jeune Louis XIV, elle gagne Paris pour alerter son père. Athos, Porthos et Aramis reprennent alors du service pour leur prêter main-forte.

Bertrand Tavernier n'est pas à l'origine destiné à mettre en scène le film. Il est toutefois très impliqué dans le projet puisqu'il en est le scénariste et le producteur avec sa société Little Bear. Avec La Fille de D'Artagnan, il veut rendre hommage aux films de cape et d'épée d'antan et en confie la réalisation à l'Italien Riccardo Freda, un vétéran du genre dans les années 50 et 60. Pour Tavernier, c'est l'occasion de relancer la carrière de ce cinéaste qui n'a plus tourné depuis plus de 20 ans et qui vit alors dans un grand dénuement dans une chambre de bonne à Paris. Freda n'est d'aileurs pas étranger à l'univers de Dumas puisqu'il a signé en 1949 Le Fils de D'Artagnan, même s'il plaisante en déclarant à son sujet : « Dumas n'aurait pas été fier d'une telle progéniture »*.

Freda a à sa disposition tous les moyens possibles pour réussir : un budget de 15 millions de francs, le soutien immodéré de Tavernier, des scénaristes chevronnés et une distribution solide. Malgré ces conditions de tournage confortables, il a l'intention de filmer La Fille de D'Artagnan comme un de ses péplums. Il déplace l'action au Portugal pour des raisons économiques et annonce une durée de tournage de seulement trois semaines, quand huit sont nécessaires. Sous la pression des producteurs, il rétorque: « Je ferai le film en quatre semaines ! Les quatre autres j'irai me promener... »

Cette attitude ne plaît pas à Sophie Marceau, interprète du rôle-titre. Ni ça, ni ses déclarations provocatrices sur son mépris des acteurs qu'il juge « médiocres » et qu'il affirme avoir toujours négligés. Lors d'un essai costumes et maquillage, il refuse de la rencontrer. C'en est trop pour elle qui l'insulte copieusement. Bertrand Tavernier et son fils Nils sont contraints d'intervenir pour la calmer et raisonner Freda. Mais rien n'y fait, celui-ci refuse d'adresser la parole à Marceau et décide que ce sera à Nils de la diriger sur le plateau. Faute de compromis, et inquiet qu'elle quitte le projet, Bertrand finit par rassurer Marceau en devenant le co-réalisateur.

Mais il est préoccupé et ses doutes sont confirmés quand il se rend sur le tournage et découvre les extérieurs inexploitables choisis par Freda : « J'ai eu l'impression d'avoir été trahi par un ami. Tout était désastreux ». La veille du tournage, le 18 octobre 1993, les deux tiers des décors ne sont pas prêts. Tavernier est plus impliqué que Freda et essaie de rattraper tant bien que mal ce projet chancelant. Cela n'échappe pas à Sophie Marceau qui, le soir de la première répétition, demande à Tavernier de reprendre à lui seul la réalisation du film. Déchiré à l'idée de prendre cette décision, il repousse l'affrontement avec Freda. C'est finalement Frédéric Bourboulon, le producteur, qui prend les devants et annonce au cinéaste italien que Marceau ne veut plus de lui. Blessé, il repart le lendemain pour Rome : « Je ne peux pas croire que Bertrand m'ait fait ça. (…) J'aurais voulu que Bertrand me parle, m'avertisse, nous sommes amis, je pouvais tout comprendre ».

Tavernier se retrouve dans une situation inconfortable après son départ en reprenant les rênes d'un film qui n'est pas le sien. Il choisit de reverser l'intégralité de son salaire à Freda (600 000 francs) et ne touche qu'un faible pourcentage sur le film. La première semaine de tournage de La Fille de D'Artagnan reste à ses yeux l'expérience la plus douloureuse de sa carrière.

*Toutes les citations sont extraites de Bertrand Tavernier de Jean-Claude Raspiengeas, Flammarion.