15 octobre 2026

Premières images Du fioul dans les artères

Étienne est routier. Accroché à la route, il réduit sa vie affective à des rencontres anonymes et éphémères sur des parkings. Quand il croise Bartosz, un camionneur polonais, sa solitude est bouleversée.

C'est le point de départ de Du fioul dans les artères, premier long métrage de Pierre Le Gall, sélectionné à la Semaine de la critique à Cannes, et dans de nombreux festivals cet été et automne. Du fioul dans les artères est une des pépites du cinéma français à ne pas manquer en 2026.

Comme nous l'écrivions lors de sa présentation cannoise, "la communauté des routiers est un monde rarement exploré au cinéma. Alors la simple idée de découvrir une histoire d'amour gay entre deux camionneurs sur grand écran relève presque d'une hallucination. Ou bien d'une révolution. Il y a 10 ans, un film comme Du Fioul ans les artères n'aurait jamais pu voir le jour."

Le film repose sur un tandem inédit. Alexis Manenti, acteur vu notamment dans Les Misérables de Ladj Ly, et de nombreux films art et essai comme Le Ravissement avec Hafsia Herzi, A son image de Thierry de Peretti, ou encore L'espèce explosive de Sarah Arnold actuellement en salles, d'une part. Et d'autre part, l'acteur polonais Julian Swiezewski, qui avait notamment joué dans le film Sweat de Magnus von Horn, sorti en 2022. Parmi les rôles secondaires, on notera la participation du jeune acteur Armindo Alves, qu'on verra également cet automne au casting d'Un bon patron avec Didier Bourdon.

Pour vous faire une idée, découvrez la bande-annonce dès maintenant.

Du fioul dans les artères sortira au cinéma le 2 décembre 2026.

TF1 adapte ce best-seller mondial : Laetitia Casta apparaît métamorphosée sur le tournage de la série historique

Des premières images prometteuses… Mercredi 14 octobre 2026, Laetitia Casta a dévoilé sur son compte Instagram, via un petit montage vidéo, des images prises depuis le tournage de son nouveau projet de fiction, l’adaptation en série pour TF1 de Jackdaws - Le Réseau Corneille écrit par Ken Follett. Dans ce court teasing, l’actrice apparaît métamorphosée !

Pour rappel, l’histoire de cette série qui comptera seulement six épisodes commence en mai 1944. Le Débarquement est imminent et ne peut réussir que si la Résistance parvient à saboter le principal central téléphonique allemand situé dans un château imprenable…

Elisabeth Clairet (Laetitia Casta), qui se fait plus communément surnommer Betty, a une semaine pour former un commando de cinq femmes, des civiles, à la personnalité hors du commun, pour traverser la zone occupée, s’infiltrer dans la forteresse et la faire sauter. Sur leurs talons, l’impitoyable major nazi Dieter Frank est prêt à tout pour les arrêter.

Dans un reel publié sur Instagram par Laetitia Casta (à voir ci-dessous), on voit cette dernière attendre entre deux scènes sur le plateau ou encore apporter les touches finales à son maquillage dans sa loge. La comédienne a aussi une perruque couleur blond platine au carré, et porte des vêtements typiques de l’époque à laquelle se déroule l’action du Réseau Corneille, dans les années 1940, donc.

Côté casting de cette production ambitieuse pour TF1, l’ancienne star des défilés de mode donne la réplique à Mathilde Seigner, Lina El Arabi, Michaël Youn, Bérangère McNeese, Nelligan, Jean Schatz, Leander Vyvey, Jochen Hägele, Florian Lesieur, Jakob Diehl, Alexandre Brasseur et Stéphane de Groodt.

A la télévision, Laetitia Casta s’est déjà illustrée dans les fictions Une île (Arte), La Flamme (Canal+) ou La bicyclette bleue (France 2). Cet automne 2026, elle est également à l’affiche du film Dix pour cent sur Netflix. Le Réseau Corneille sera proposée sur TF1 en 2027.

Following, le suiveur ressort au cinéma

Revoir des films de Christopher Nolan au cinéma n'est pas la chose la plus compliquée du monde. Régulièrement, même sans qu'un nouvel opus ne sorte, ses longs métrages repassent par ces salles dont il est un fervent défenseur, qu'il s'agisse des classiques Interstellar ou Inception, de sa trilogie The Dark Knight ou même de Tenet, mal aimé à sa sortie mais dont la réhabilitation progressive est en cours.

Dans le même ordre d'idée, Memento y a également eu droit l'été dernier, peu avant que le cinéaste ne nous embarque dans son Odyssée, et Le Prestige viendra y fêter ses vingt ans dans quelques mois. Mais dire que tous ses films ont droit au même traitement serait exagéré : le remake d'Insomnia qui lui avait ouvert les portes de la Warner, est beaucoup plus rare dans nos salles, alors que Following, son premier long métrage, n'y est plus repassé depuis sa sortie, le 1er décembre 1999.

Mais ces vingt-cinq années d'absence seront bientôt de l'histoire ancienne : Motel et ESC vont en effet s'associer pour permettre à Following de faire son retour dans les salles françaises, où il est inédit depuis un quart de siècle maintenant. La ressortie est certes prévue le 14 juillet 2027, donc il va encore falloir s'armer de patience, mais cela n'en reste pas moins une bonne nouvelle.

Et une occasion de (re)découvrir, dans les meilleures conditions, un thriller dans lequel transparaît déjà l'amour de son auteur pour le film noir, ainsi que certaines de ses obsessions, à commencer par la manipulation ou le subjectivité, alors que le personnage principal joué par Jeremy Theobald (interprète principal du court Doodlebug de ce même Christopher Nolan, aperçu ensuite dans Batman Begins et Tenet) s'appelle Cobb... comme Leonardo DiCaprio dans Inception.

Tourné sur un an, pendant les week-ends, Following ne possède pas le degré de perfection de certains des films suivants de son auteur, mais il faut office de brouillon de son oeuvre à venir, et c'est ce qui le rend aussi passionnant à découvrir rétrospectivement : parce qu'il vous met dans la peau du héros de Tenet lorsqu'il remonte le temps, et que vous pourrez y déceler les germes de l'une des filmographies les plus impressionnantes du XXIè siècle, qui a cumulé avec les sept Oscars reçus par Oppenheimer en 2024.

Rendez-vous le 14 juillet 2027 dans nos salles donc. Soit pile quatre mois après la 99ème cérémonie des Oscars, au cours de laquelle L'Odyssée pourrait offrir une ou plusieurs nouvelle(s) statuette(s) à son réalisateur.

14 octobre 2026

Tahar Rahim se confie comme jamais sur sa compagne Leïla Bekhti

Tahar Rahim parle rarement de sa vie privée, et encore moins de son couple. Pourtant, face à Audrey Crespo-Mara dans son podcast AURA diffusé le 12 octobre 2026, l’acteur de 45 ans a accepté de se livrer sur Leïla Bekhti. Ensemble depuis plus de 15 ans et parents de 4 enfants, les deux comédiens cultivent habituellement une grande discrétion. Cette fois, celui qui assure la promotion des Misérables a laissé tomber quelques barrières pour parler de celle qu’il présente comme sa plus proche alliée.

Pour Tahar Rahim, Leïla Bekhti dépasse largement le rôle de compagne : "C'est ma meilleure amie", affirme-t-il simplement. Il poursuit avec des mots particulièrement tendres : "Elle est tout un tas de personnes bienveillantes en une. Parce qu'elle est smart et qu'elle veut vraiment mon bien plus que le sien. Je crois que c'est ce qu'on appelle l'amour". Une déclaration rare chez un acteur qui tient depuis toujours à protéger au maximum son intimité familiale.

L’acteur, qui vit à Neuilly-sur-Seine ne cache pas non plus l’admiration profonde qu’il éprouve pour son épouse. "Elle m'apprend énormément de choses sur tout", confie-t-il. Lorsqu’il parle d’elle, Tahar Rahim insiste autant sur son intelligence que sur sa générosité : "Quand je la regarde, je suis transporté par son intelligence, son abnégation, par son courage et par sa générosité".

Il décrit une femme capable de se mobiliser entièrement pour les personnes auxquelles elle tient, sans attendre quoi que ce soit en retour. Cette complicité dure depuis leur rencontre sur le tournage d’Un Prophète. Plus de 15 ans plus tard, Tahar Rahim et Leïla Bekhti ont construit une famille avec quatre enfants, nés entre 2017 et 2024. Le couple veille cependant à les tenir éloignés de l’exposition médiatique. L’année dernière, l’acteur avait déjà résumé sa plus grande fierté en évoquant sa "famille nucléaire", précisant que sa femme et ses enfants passaient largement avant le reste.

Leïla Bekhti avait elle aussi donné un aperçu de leur fonctionnement familial en mars 2025 face à Audrey Crespo-Mara dans Sept à Huit. En évoquant ses difficultés à tomber enceinte de leur premier enfant, elle avait raconté avoir proposé à Tahar Rahim de ne pas lui imposer cette épreuve. Sa réponse avait été immédiate : "C’est drôle d’en parler comme si c’était ton problème, c’est le nôtre. Oui je veux des enfants, mais je veux des enfants avec toi".

Des mots qui prennent aujourd’hui une résonance particulière avec les confidences de Tahar Rahim. Derrière leur discrétion, les deux acteurs semblent avoir construit une relation fondée sur l’entraide et l’admiration réciproque. "Leïla, quand elle aime quelqu'un, elle peut retourner le monde pour cette personne", assure-t-il encore.

Gilles Bouleau bientôt sur le départ ? Ses confidences qui inquiètent les fans du 20h

Gilles Bouleau a déjà une date limite en tête, et elle n'a rien de lointain. Aux commandes du 20 heures de TF1 depuis juin 2012, le journaliste de 64 ans a assuré qu'il ne présenterait plus le journal le plus regardé de France dans dix ans. Une confidence lâchée en septembre 2025 au micro de RTL, qui refait surface chaque fois qu'il quitte le plateau pour quelques semaines. Pas question pour lui, en revanche, de s'accrocher au fauteuil comme d'autres avant lui. Celui qui a succédé à Laurence Ferrari veut choisir lui-même, avec sa direction, le moment de passer la main. Et il sait déjà à quoi ressemblera sa vie d'après.

C'est dans l'émission On refait la télé, animée par Éric Dussart et Jade, que Gilles Bouleau a abattu ses cartes. Face à eux, le présentateur a pris pour contre-exemple Jean-Pierre Pernaut, resté 32 ans à la tête du 13 heures de TF1. Une telle longévité ne fait pas partie des plans de celui qui cumule aussi la casquette de rédacteur en chef du 20H et des opérations spéciales de la chaîne. "J'adorerais l'idée de choisir, avec mes patrons, le moment où je passerai à autre chose", a-t-il expliqué sur RTL. Puis il a enfoncé le clou : "Je suis certain de ne plus être là dans dix ans. Je ne souhaite pas l'être."

À l'époque, son journal réunissait près de 30 % de part d'audience chaque soir de semaine. Le journaliste n'est d'ailleurs pas le seul visage de la chaîne à refuser de s'éterniser : sa consœur Anne-Claire Coudray, qui présente le 20 heures le week-end, avait elle aussi confié ne pas vouloir durer éternellement à l'antenne.

Si Gilles Bouleau envisage déjà l'après, c'est aussi parce que le poste laisse des traces. "C'est quand même vachement dense. Ce sont des journées très denses, avec le fait d'être scruté en permanence, d'être sous contrôle en permanence", a-t-il reconnu sur RTL. Pour autant, le présentateur n'imagine pas raccrocher pour de bon. "Je continuerai à travailler, mais d'une autre manière, avec une intensité moindre", a-t-il précisé, en citant l'exemple de Jacques Legros, ancien joker du 13 heures, qui poursuit sa carrière à la télévision dans un tout autre registre.

En attendant, le journaliste ne lâche rien. Après son dernier 20 heures de la saison, le 9 juillet 2026, et sa matinée consacrée au défilé du 14-Juillet, il a retrouvé son fauteuil le 21 septembre. Dès le 24 septembre, il interrogeait Emmanuel Macron en direct aux côtés de Caroline Roux, dans une interview diffusée simultanément sur TF1 et France 2. Et la semaine dernière, sa page spéciale consacrée aux trains, des tarifs à la fiabilité des lignes en passant par les fermetures de gares, a frôlé les 5 millions de téléspectateurs face à Jean-Baptiste Marteau sur France 2, selon les chiffres relayés par Jean-Marc Morandini. Reste que chacune de ses pauses estivales ravive les rumeurs d'un départ définitif.

Marianne James, 64 ans, cash sur l'échangisme

Ce mercredi 14 octobre 2026, les amateurs de divertissement retrouveront Marianne James dans un nouvel épisode de La France a un incroyable talent. Pour cette soirée, la jurée sera entourée de ses fidèles complices : Hélène Ségara, Éric Antoine et Sugar Sammy, sous l'œil de Karine Le Marchand, aux commandes du programme depuis quelques années. Une nouvelle occasion pour les artistes en herbe de monter sur scène et de tenter de convaincre les membres du jury grâce à leurs performances. Certains réussiront-ils à tirer leur épingle du jeu et à décrocher la victoire ?

Outre sa présence dans La France a un incroyable talent, Marianne James intervient régulièrement dans les médias pour évoquer différents aspects de sa vie. Il y a quelques années, la chanteuse avait notamment pris la parole au micro de France Bleu, dans l'émission Dans le rétro, à l'occasion d'un entretien consacré à son parcours personnel. Au cours de cette interview, l'artiste s'était livrée sans détour sur sa vie sentimentale et ses expériences intimes. Elle avait notamment abordé la question de l'échangisme avant de révéler que cette pratique lui avait été "proposée des dizaines de fois" et dans des "toutes les configurations".

"Ça me hante (…) Je n'y arriverais jamais. Je garderai ça dans un coin de ma tête", avait confié Marianne James. Quelques jours après ces déclarations, Thierry Ardisson était quant à lui revenu sur ses propos dans Salut les Terriens !. L'occasion pour l'animateur de revenir sur les confidences de l'artiste, qui n'avait pas caché ses réserves face à cette pratique. Et ce, pour une raison très simple : "Le problème, c'est si tu es très amoureux de ton matou, le voir dans les patounes d'une autre femelle, c'est difficile".

Si Marianne James n'a aucun problème a évoquer sa vie intime dans les médias, elle n'a aussi aucun souci à aborder un autre sujet qui lui tient à coeur : son poids. Sur le plateau de C à vous, elle avait récemment parlé de son addiction à la nourriture : "On appelle ça le 'craving', c’est-à-dire cette idée qui ne te lâche jamais que tu vas répondre à tous les questionnements de ce corps par la nourriture".

Elle avait aussi expliqué que les régimes, notamment la méthode Dukan, auraient eu des répercussions sur sa santé : "Le plus dangereux, car j’ai failli y rester, c’est celui où on ne mange que des protéines et que de la viande, on bousille pas mal de choses dans le corps." Des confidences bouleversantes.

Paul McCartney est persuadé d’avoir des souvenirs de sa naissance

Voilà une déclaration étonnante : Paul McCartney pense avoir gardé des bribes du moment où il est venu au monde, le 18 juin 1942. L’ancien Beatles reste mesuré dans son propos, mais tout de même. Certaines images imprimées dans sa mémoire lui font penser qu’elles datent du jour où il a poussé son premier cri.

« Je me souviens vaguement de carreaux blancs, de carreaux blancs qui donnaient une impression d’hygiène, d’instruments chromés et d’un cliquetis, parce que je suis né aux forceps. Ils ont dû me tirer dehors », a-t-il déclaré au micro du podcast Good Hang with Amy Poehler (via People).

La mère de Paul McCartney était infirmière et sage-femme à l’hôpital Walton de Liverpool où l’interprète de Let It Be est né. Le musicien décrit le lieu comme « un très vieux bâtiment victorien », qui avait « un autre usage » avant de devenir un hôpital.

Paul McCartney se demande tout de même si ses souvenirs sont réels ou bien s’il les a fabriqués au fil du temps. « On ne sait jamais si on a inventé ce genre de choses. Mais j’ai l’impression de me souvenir en quelque sorte de ma naissance », a-t-il ajouté.

Paul McCartney serait-il hypermnésique en plus d’être un excellent auteur-compositeur ?

Le mythique spectacle de Michael Jackson au Super Bowl de 1993 va faire l’objet d’un documentaire

L’influence de Michael Jackson a dépassé l’industrie musicale aux États-Unis, et le nouveau documentaire Spectacle : Michael Jackson at the Super Bowl, compte bien le prouver. Ce film, produit pour la plateforme Hulu et la chaîne de sport ESPN, dévoilera en février 2027 les coulisses du spectacle de la mi-temps du Super Bowl de 1993 en Californie.

Le concert offert par l’interprète de Thriller a révolutionné l’événement, faisant de ce moment, autrefois animé par des fanfares ou des artistes un peu oubliés, un véritable phénomène attendu chaque année dans le monde entier.

« En janvier 1993, le monde du sport, du divertissement et de l’audiovisuel a été transformé à jamais lorsque Michael Jackson est monté sur scène au Rose Bowl lors du spectacle de la mi-temps du Super Bowl XXVII », indique ainsi le synopsis du documentaire, partagé par Variety. « Spectacle : Michael Jackson at the Super Bowl, un nouveau documentaire, emmènera le spectateur dans les coulisses du concert de la mi-temps et retracera le parcours qui a mené à cet événement emblématique, qui a bouleversé l’industrie. »

Après Michael Jackson, de nombreux artistes de premier plan ont animé la mi-temps, dont Prince, U2, Beyoncé, Rihanna, Bruce Springsteen et plus récemment, Bad Bunny. Jennifer Lopez a elle-même filmé ses préparations pour le spectacle de la mi-temps du Super Bowl en 2020 avec Shakira pour son documentaire Jennifer Lopez : Halftime, sorti deux ans plus tard.

Lors de son spectacle, Michael Jackson a proposé un mélange de quelques-uns de ses tubes les plus célèbres, dont Billie Jean, We Are the World et Heal the World, qu’il a chanté avec une chorale de 3.000 enfants. Depuis, le modèle du show reste le même : un medley de chansons et de performances condensées sur une quinzaine de minutes.

Spectacle : Michael Jackson at the Super Bowl sera diffusé presque un an après la sortie de la première partie du biopic d’Antoine Fuqua sur la star, Michael, qui a contribué à un regain d’intérêt du public envers le chanteur, aussi adulé que controversé, qui est décédé à l’âge de 50 ans en 2009.

Michel Sardou confirme que ses adieux à la scène étaient sincères

Michel Sardou estime qu’il n’est plus en capacité d’offrir le meilleur à ses fans sur scène. Voilà plus de 60 ans que le chanteur a débuté dans la musique, délivrant au cours de sa carrière quelques incontournables du répertoire musical français, comme La maladie d’amour, Les lacs du Connemara, En chantant et Je vais t’aimer, et il considère qu’il vaut mieux rester sur de bons souvenirs.

C’est la raison pour laquelle l’artiste avait fait ses adieux à la scène il y a plus de deux ans et qu’il ne reviendra pas sur sa décision. Il s’en est expliqué au micro de RTL dans l’émission Stop ou encore.

Lorsque l’animateur Eric Jean-Jean lui a demandé s’il remonterait « bientôt » sur scène ou sortirait une nouvelle chanson, Michel Sardou a répondu de but en blanc : « Non ». Et la raison est simple : « Mets-toi à ma place, j’ai 79 ans. Je vais avoir 80 piges au mois de janvier, la voix n’est plus du tout ce qu’elle était ».

Même si le public serait présent à n’importe quel rendez-vous, Michel Sardou ne souhaite pas offrir une « pâle copie » de ce qu’il était, « en descendant de trois tons, ou quatre tons ». « Les gens vont dire : "Il se fout de notre gueule". Ce n’est plus justifiable. Je préfère être honnête et dire : "Je ne peux plus, je ne peux plus" », a-t-il ajouté.

La dernière tournée de Michel Sardou, commencée en octobre 2023, s’intitulait Je me souviens d’un adieu et s’est finie en mars 2024.

20.000 lieues sous les mers : le jour où Kirk Douglas a attaqué l'empire de Mickey en Justice

On ne dira jamais assez à quel point Kirk Douglas fut un immense acteur; une des toutes dernières étoiles d'un âge d'or d'Hollywood qui s'est éteinte à l'âge plus que vénérable de 103 ans, en 2020. Son apport au cinéma, immense, fut notamment couronné internationalement d'un César d'honneur en 1980, d'un Oscar d'honneur pour l'ensemble sa carrière en 1996, et d'un Ours d'Or d'honneur au Festival de Berlin en 2001.

Lui qui tourna avec le Who's Who des metteurs en scène à Hollywood. La liste en donne même le tournis : Otto Preminger, Howard Hawks, Richard Fleischer, Elia Kazan, Vincente Minnelli, Anthony Mann, John Frankenheimer, Stanley Kubrick, Robert Aldrich, John Sturges, Jacques Tourneur, et tant d'autres encore...

C'est justement sous la houlette du vétéran Richard Fleischer qu'il tournera en 1954 pour Walt Disney un des classiques absolus de sa filmographie, 20.000 lieues sous les mers; merveilleuse adaptation du classique de Jules Verne dans laquelle Douglas campait le fringant marin Ned Leland. C'est le premier film en prise de vue réelle à gros budget du studio Disney, qui sera d'ailleurs doublement oscarisé pour ce film.

Douglas se souviendra avec plaisir d'un tournage agréable sur ce film ambitieux, saluant au passage un Walt Disney à l'écoute de l'équipe. Deux ans plus tard, les relations deviendront bien moins cordiales... Que s'est-il passé ?

Dans son autobiographie publiée en 1988, Le Fils du chiffonnier, Kirk Douglas écrivait : "j'ai été choqué du culot de Disney à exploiter mes enfants". Quel était l'objet du courroux de l'acteur au point d'en garder rancune trente ans après les faits ?

En 1956, Kirk Douglas et ses deux jeunes enfants, Joel et Michael, décidèrent de passer un samedi après-midi au sein du Holmby Hills estate appartenant à Disney, qui était un gigantesque manoir doté de pas moins de 17 salles de bains, 8 chambres, piscine et court de tennis, mais aussi practice de golf, une bibliothèque... Un Resort pour des guests ultra VIP. Un paradis aussi pour les enfants, qui pouvaient même chevaucher un petit train à l'échelle 1/8, qui circulait au milieu d'un parc de plus de 1,6 hectares.

Peu de temps après, le 4 avril 1956 précisément, l'acteur eut la mauvaise surprise de se découvrir juché sur le petit train en question, jouant les chefs de locomotive avec une horde de gamins, dans un épisode du programme Disneyland, une émission TV de Disney baptisée Where Do the Stories Come From.

Douglas passa rapidement de la surprise à la colère. "j'ai écrit à Walt Disney une lettre lui disant que j'aurai préféré qu'il n'utilise jamais les images de mes enfants et de moi dans un but commercial", précisant qu'il reçu en retour une lettre d'excuses.

L'incident aurait pu en rester là. Mais à peine deux mois plus tard, le 6 juin 1956, l'émission fut rediffusée, incluant toujours les images incriminées par l'acteur... Douglas fut hors de lui et, sur les conseils de son avocat, décida d'attaquer en justice non seulement Walt Disney en personne, mais aussi les studios, la chaînes de tv ABC, et même les marques qui sponsorisaient le programme. Pour Douglas, c'était une question de principe, et dans l'éventualité où il remporterait le bras de fer judiciaire qui s'annonçait, il projetait de donner les indemnités gagnées à une oeuvre de charité.

Mais peu de temps avant le procès, il fut taraudé par le doute. "J'ai pensé : "qu'est-ce que je suis en train de faire ? Il y a des gens dans notre profession – Bob Hope, Walt Disney – qui ne peuvent pas faire de mal". Malgré les objections de son avocat, il a abandonné les poursuites : "Je doute que j'aurais pu m'en sortir. Vous ne pouvez pas poursuivre Dieu !"

Si Douglas s'estime être offensé par cette affaire, certains furent dubitatifs : l'examen de la séquence vidéo en question ne semblait pas du tout permettre l'identification de ses deux fils, pas plus qu'ils ne sont explicitement nommés...

L'examen attentif de la plainte s'est aussi révélé étrange : il demandait non seulement la coquette somme de 400.000 $ à titre de dommages / intérêts, mais aussi 15.000 $ en "compensation du travail effectué" dans les images incriminées. Difficile de plaider l'atteinte à la vie privée quand on réclame en supplément une somme pour un soi-disant travail effectué... Les émoluments demandés correspondaient de surcroît aux cachets qu'il négociait pour monnayer ses apparitions plus ou moins furtives…

De son côté, Disney n'était pas exempt de tout reproche dans cette affaire. Si le studio accepta de prime abord de retirer la séquence en question lors d'une prochaine rediffusion, ce ne fut pas le cas lorsque le programme fut effectivement rediffusé en juin 1956, malgré ses engagements; par erreur ou négligence.

Walt Disney se fendit de ce commentaire, qui résonne un peu comme une réponse du berger à la bergère : "L'apparition entière de Monsieur Douglas à la télévision a duré 26 secondes, et il est inconcevable que l'image d'un homme qui est apparu si souvent dans des films, des magazines et à la télévision puisse être endommagée sur un écran de télévision pendant ce laps de temps".