02 septembre 2026

L'incroyable lettre envoyée par Martin Scorsese au New York Times

 La jeune génération se souvient forcément de la très vive polémique et la vague de protestations qui avaient suivi les propos de Martin Scorsese concernant les films Marvel, en 2019. Suite à une interview donnée au magazine américain Empire, ce dernier estimait que les films de super-héros "n'étaient pas du cinéma".

Le cinéaste s'en était longuement expliqué ensuite dans une lettre ouverte dans les colonnes du New York Times, intitulée "J'ai dit que les films Marvel n'étaient pas du cinéma. Laissez-moi expliquer". Démarche louable et salutaire, qui n'avait malgré tout pas forcément calmé les ardeurs des fans de l'écurie Marvel. Ironiquement, c'est dans ce même journal que Scorsese fit paraître une lettre restée très célèbre, vingt-six ans plus tôt.

Immense cinéaste, mondialement connu, Federico Fellini meurt le 31 octobre 1993. Quelques jours plus tard, le 7 novembre, le New York Times publie dans sa rubrique "The Week in Review" un article du journaliste Bruce Weber intitulé "Excuse Me; I Must Have Missed Part of the Movie".

Weber y cite Fellini comme exemple d'un cinéaste dont le style gênerait la narration, rendant ses films peu accessibles au public, et élargit son propos à d'autres artistes exigeants comme Ingmar Bergman, James Joyce, Thomas Pynchon, Bernardo Bertolucci, John Cage, Alain Resnais et Andy Warhol.

Le timing de cet article choqua profondément, car publié à peine quelques jours après un immense hommage funéraire rendu à Fellini à Cinecittà, devant des dizaines de milliers de personnes venues pleurer sa disparition. Scorsese, admirateur déclaré du maître italien, a alors envoyé une lettre au courrier des lecteurs, publiée le 19 novembre 1993, et intitulée "Pourquoi faire de Fellini le bouc émissaire d'une nouvelle intolérance culturelle ?"

"Ce n’est pas l’opinion qui me dérange", écrit Scorsese en réponse. "Mais l’attitude sous-jacente envers l’expression artistique qui est différente, difficile ou exigeante. Était-il nécessaire de publier cet article quelques jours seulement après la mort de Fellini ? Je trouve que c’est une attitude dangereuse, restrictive, intolérante. Si telle est l’attitude envers Fellini, l’un des grands maîtres, et le plus accessible qui soit, imaginez quelles chances ont les nouveaux films et cinéastes étrangers dans ce pays.

Ça me rappelle une pub pour de la bière diffusée il y a quelque temps. La pub commençait par une parodie en noir et blanc d’un film étranger — manifestement un mélange de Fellini et de Bergman. Deux jeunes hommes la regardent, perplexes, dans un magasin de vidéos, tandis qu’une jeune femme qui les accompagne semble plus intéressée. Un titre apparaît : "Pourquoi les films étrangers doivent-ils être si étrangers ?" La solution consiste à ignorer le film étranger et à louer une cassette d’action et d’aventure, pleine d’explosions, au grand dam de la jeune femme".

Scorsese souligne les problèmes que pose cette publicité en apparence inoffensive : "Il semble que cette publicité établisse un lien entre les femmes et les films étrangers en leur attribuant des connotations "négatives" : faiblesse, complexité, ennui. Moi aussi, j’aime les films d’action et d’aventure. J’aime aussi les films qui racontent une histoire, mais la manière américaine est-elle la seule façon de raconter des histoires ?"

Scorsese termine sur une note plus large et même politique, se demandant si cette forme de fermeture d'esprit est ce que l'on souhaite transmettre aux générations futures, et qui a le droit de décider ce que "nous", collectivement, sommes ou devrions être culturellement. 33 ans après, ses considérations restent plus que jamais pertinentes.

Rode to Ruin : Michael Keaton donnera la réplique à Morgan Freeman dans un western

Connu principalement pour ses talents d'acteur, Michael Keaton s'est également essayé plusieurs fois à la réalisation. Le média Deadline révèle en exclusivité qu'il prépare actuellement son troisième long-métrage, un western intitulé Rode to Ruin. Pour ce projet, dans lequel il jouera également, il donnera la réplique à Morgan Freeman.

Selon Deadline, Michael Keaton incarnera Henry Tillman, un ancien marshal américain à la retraite, tandis que Morgan Freeman jouera Joseph Mulberry, un hors-la-loi recherché par les autorités. Henry Tillman a passé 40 ans à traquer l’assassin de sa femme jusqu'au jour où une piste le mène jusqu’à un hors-la-loi vieillissant qui perd la mémoire et à un secret enfoui.

Ce n'est pas la première fois que Michael Keaton et Morgan Freeman, âgé de 89 ans, se donnent la réplique. Leur premier film ensemble remonte à 1988 dans le très méconnu Retour à la vie (Clean and Sober).

Au sujet de Rode to Ruin, Michael Keaton déclare : "Lorsque je l’ai lu pour la première fois, je me suis dit : "C’est vraiment très bon et il y a encore beaucoup de choses à explorer, à creuser, pour Morgan et moi, ensemble (...) Tout comme Les Évadés n’est pas simplement un film de prison, Rode to Ruin n’est pas simplement un western. C’est une histoire riche en plusieurs niveaux, qui se trouve simplement se dérouler dans l’Ouest américain."

Pour rappel, Michael Keaton avait réalisé par le passé les films Killing Gentleman en 2008 et Knox Goes Away en 2024. Aucun de ces projets ne sont sortis dans les salles en France.

Rode to Ruin ne dise, pour le moment, pas de date de sortie.

Mort à 94 ans de Jean-Paul Rappeneau

Jean-Paul Rappeneau, auteur de huit longs-métrages dont Cyrano de Bergerac (1990), son oeuvre la plus célèbre et multi césarisée, est décédé mardi à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Né en avril 1932 à Auxerre, il débute au cinéma comme assistant. Il collabore notamment à des courts métrages d'Edouard Molinaro. Puis il s'essaie au scénario. En 1958, il travaille sur une adaptation des Trois Mousquetaires de Jacques Becker, mais le projet s'arrête avec le décès du réalisateur.

En 1959, il co-écrit le scénario de Signé Arsène Lupin d'Yves Robert. Son talent se confirme dans ses collaborations avec Louis Malle : Zazie dans le metro, d'après Raymond Queneau, en 1960 et Vie privee en 1961. En 1964, il co-signe le scénario de L' Homme de Rio de Philippe de Broca. Les trépidantes tribulations de Jean-Paul Belmondo rencontrent un énorme succès.

Après avoir écrit pour les autres, Jean-Paul Rappeneau se consacre à son premier film en tant que réalisateur et scénariste. La Vie de château remporte le prix Louis-Delluc en 1966. Malgré un succès public et critique, Rappeneau s'absente des écrans pendant cinq ans.

En 1971, il revient avec Les Maries de l'an II, incarnés par Jean-Paul Belmondo et Marlène Jobert. En 1973, il retrouve le tandem De Broca/Belmondo pour Le Magnifique, dont il est une nouvelle fois le co-scénariste.

A partir de 1975, Jean-Paul Rappeneau met ses talents de scénariste au service de ses réalisations seulement. Auteur complet, il écrit et met en scène les aventures rocambolesques du Sauvage, incarné par Yves Montand. Le film est un succès.

Perfectionniste, le cinéaste prépare longuement ses projets, ce qui explique les longs moments d'absence qui jalonnent sa carrière. Voilà pourquoi Jean-Paul Rappeneau attend six ans avant de sortir Tout feu tout flamme (1981). Il y retrouve Yves Montand, cette fois en compagnie d' Isabelle Adjani. Le film est encore plébiscité par les spectateurs.

Long silence à nouveau, puis en 1990, Jean-Paul Rappeneau crée l'évènement avec Cyrano de Bergerac. La critique salue son adaptation de la pièce d'Edmond Rostand. Gérard Depardieu excelle en Cyrano. Le film remporte l'Oscar des Meilleurs costumes, permet à Gérard Depardieu d'obtenir le Prix d'interprétation du Festival de Cannes, et remporte 10 César, dont celui de Meilleur film et de la Meilleure réalisation.

Fort de ce succès, Rappeneau décide de porter à l'écran Le Hussard sur le toit de Jean Giono, roman célèbre et réputé difficile à adapter, puis en 2003, sort Bon voyage. Le film bénéficie d'un scénario original et d'un casting prestigieux. Il marque les retrouvailles de Jean-Paul Rappeneau, Gérard Depardieu et Isabelle Adjani.

12 ans après, le réalisateur revient sur les écrans avec une comédie dramatique, Belles Familles, qui est en quelque sorte son autobiographie imaginaire. Il co-écrit le scénario avec Philippe Le Guay et Julien Rappeneau, son fils. Pour son huitième long-métrage, Jean-Paul Rappeneau fait appel à Gilles Lellouche, Mathieu Amalric, Guillaume de Tonquédec, Karin Viard, André Dussolier, Marine Vacth et Nicole Garcia. Ce sera son dernier film.

Salvation : quand la peur transforme un village en véritable champ de bataille

Deux villages turcs, l’un à flanc de montagne, l’autre dans la plaine. Perché sur les hauteurs, celui des Hazeran a autrefois accepté de collaborer avec l’État en formant une milice chargée de combattre la révolution kurde « terroriste ». Dans la plaine, le clan Bezari, qui a refusé cette alliance, a été contraint à l’exil. Mais le voici désormais de retour, ravivant les tensions entre les deux communautés. Tandis que le chef spirituel des Hazeran, Cheikh Ferit, prêche la coexistence, son frère Mesut est rongé par la méfiance. Persuadé que ses rêves cauchemardesques sont des révélations divines, il se convainc bientôt qu’une menace plane sur les siens…

Salvation s’enracine dans une réalité historique et politique intimement liée à la Turquie, pays d’origine de son réalisateur, Emin Alper. Depuis près de quarante ans, le pays est marqué par un conflit sanglant opposant l’armée turque aux insurgés kurdes. Dans les zones rurales, et notamment dans les régions montagneuses difficiles d’accès, l’armée a pu rencontrer d’importantes difficultés à contrôler le territoire. Elle a donc progressivement recruté des villageois opposés au Parti des travailleurs du Kurdistan pour qu’ils deviennent des forces auxiliaires et participent aux opérations militaires. Des milliers de civils ont ainsi été armés jusqu’à former une force devenue difficile à contrôler.

En 2009, un groupe de gardiens de village a fait irruption lors d’une cérémonie de mariage dans un village kurde et a massacré 44 habitants. Profondément bouleversé par ce drame, Emin Alper a voulu en faire le point de départ de son nouveau film, Salvation. Mais plutôt que de livrer une reconstitution fidèle, le cinéaste choisit de sonder les mécanismes qui peuvent conduire une communauté à basculer dans la folie : « Je voulais simplement prendre cet événement comme point de départ et construire une sorte de laboratoire psychologique dans lequel je pourrais observer comment la peur, la paranoïa et les luttes de pouvoir peuvent conduire une petite communauté au bord de la folie. »

Une réflexion qui dépasse rapidement le seul contexte turc et fait écho à des phénomènes observables dans de nombreuses sociétés contemporaines. « Ce qui m’a convaincu de le faire, c’est que non seulement mon pays, mais aussi de nombreux autres dans le monde, y compris les États-Unis, sont en train de devenir des sociétés génocidaires. »

Le film tente alors de montrer comment, dans un climat de peur et de méfiance, un groupe peut finir par en désigner un autre comme responsable de tous ses maux. Une mécanique qui peut prendre différentes formes selon les époques et les sociétés comme le rappelle le cinéaste : « Tantôt il s’agit des immigrés, tantôt des personnes LGBT+, tantôt des opposants politiques. En faisant de l’élimination physique des individus une menace bien réelle, ce mécanisme de désignation de bouc émissaire est devenu endémique à l’échelle mondiale et rend notre époque extrêmement dangereuse ».

Une portée universelle que le réalisateur tient justement à préserver, au-delà des frontières et du contexte dans lequel son récit prend naissance : « La chose que je redoute le plus serait que le public considère ces récits comme exclusivement turcs. »

Plutôt que de s’attarder sur les conséquences de la violence, omniprésente dans l’actualité, Emin Alper choisit dans Salvation de remonter à sa source. En faisant de ce village le théâtre d’une escalade de tensions, le film s'attarde sur les mécanismes psychologiques, individuels comme collectifs, qui permettent à un groupe de justifier moralement ses actes les plus terribles. Car, comme ce dernier le souligne, la violence ne surgit jamais sans raison aux yeux de ceux qui la commettent :

« Aucun individu, aucune communauté ne se considère comme mauvaise. Le mal s’accompagne toujours de sa justification morale. Cela peut être, par exemple, la légitime défense ou un raisonnement du type : “nous devons le faire avant qu’ils ne le fassent”. Cela peut aussi relever d’une mission apparemment transcendantale : “c’est la volonté de Dieu”. »

Pour traduire à l’image cette autopersuasion, le film accorde une place essentielle aux rêves, aux visions et aux cauchemars de ses personnages. Nourris par les traditions mystiques, les villageois les perçoivent comme des signes et des messages surnaturels. Lorsqu’ils commencent à croire qu’ils seront attaqués par le village d’en bas parce que certains d’entre eux l’ont rêvé, la frontière entre intuition, croyance et réalité se brouille progressivement. Les rêves deviennent alors le reflet d’une paranoïa qui gagne peu à peu toute la communauté.

Cette plongée dans la psyché des personnages permet à Emin Alper de sonder ce qu’il y a de plus sombre dans la nature humaine, ambition qui irrigue toute son oeuvre : « J’ai toujours voulu raconter des histoires qui m’ont profondément bouleversé et qui traitent de la folie humaine et de catastrophes produites par certaines faiblesses propres à notre espèce. » Avec cette double casquette d’historien de formation et de réalisateur, il s’est imposé comme l’une des figures majeures du cinéma turc contemporain.

Dans Salvation, il ne cherche donc pas simplement à montrer la violence, mais à comprendre ce qui la rend possible. Une démarche qui dépasse largement le cadre de son récit et dote le film d’une mission humaniste : « Il nous faut parler des causes. Ce n’est pas seulement intéressant sur le plan artistique ou intellectuel : c’est une nécessité si nous voulons rendre le monde meilleur. »

Interprété magistralement par plusieurs grands noms du cinéma turc – Caner Cindoruk, Berkay Ateş, Feyyaz Duman et Naz Göktan –, Salvation séduit également par une mise en scène particulièrement inventive. Pour recréer la paranoïa qui gagne progressivement le village du haut et transforme ce microcosme en véritable champ de bataille, Emin Alper mêle plusieurs genres : western, fantastique et film de siège. Des codes qui lui permettent de traduire visuellement la peur et la confusion de ses personnages.

Il explique : « Puisque je travaille souvent sur la peur, la paranoïa et la manière dont ces sentiments peuvent rendre folles de petites sociétés, les conventions du genre servent parfaitement mes ambitions politiques. Lorsque l’on commence à voir le danger partout, lorsque l’on sombre dans le délire, ces éléments de genre permettent de recréer la psychologie des personnages. »

Le fantastique s’immisce notamment dans les rêves et les visions de Mesut, qui entend des voix et se laisse gagner par des croyances inquiétantes, comme ces légendes qui présentent les jumeaux comme diaboliques. À l’inverse, les scènes de guérilla empruntent au film de siège : perchés l’un au-dessus de l’autre, les deux villages deviennent deux territoires ennemis qui s’observent et s’affrontent. Les habitations en pierre, toutes semblables, forment quant à elles un véritable labyrinthe propice aux courses-poursuites et aux embuscades.

Cette atmosphère est renforcée par un travail particulièrement soigné sur la lumière naturelle : la nuit, les flammes et les torches deviennent les seules sources de lumière, faisant surgir les silhouettes de l’obscurité et accentuant la tension. Une ambiance encore sublimée par la partition à la fois entraînante et inquiétante du compositeur néerlandais Christiaan Verbeek, notamment connu pour Helium, Buladó et Deux procureurs. Avec Salvation, Emin Alper signe ainsi un film de genre aussi immersif que politique, où chaque choix de mise en scène participe à faire monter la peur.

Et si le plus inquiétant dans Salvation était justement que cette histoire ne soit pas propre à la Turquie ? Sous ses airs de récit local, le film d’Emin Alper s’impose comme une fable politique universelle sur la peur, la violence et la folie collective. Un film saisissant, à découvrir cette semaine au cinéma.

01 septembre 2026

Nouvelles images de The Last Photograph : Zack Snyder dévoile la bande-annonce du film dont il rêvait depuis près de 20 ans

Depuis le début des années 2000, la carrière de Zack Snyder est une succession d'accomplissements. Au pluriel. Après avoir pu achever sa version de Justice League, film DC dont il avait été dépossédé pendant la post-production, il a concrétisé ses fantasmes de space opera grâce au diptyque Rebel Moon pour Netflix avant de se tourner vers un projet plus terre-à-terre qu'il aura mis du temps à faire aboutir.

Près de deux décennies très exactement, car c'est depuis 2007 que Zack Snyder tente de faire aboutir The Last Photograph, drame dans lequel un ancien agent de la DEA (Drug Enforcement Administration) se lance sur les traces de sa nièce disparue en Amérique du Sud, avec l'aide d'un photographe de guerre drogué et lessivé.

Un temps confiée à Niels Arden Oplev (Millenium), avec Sean Penn et Christian Bale pressentis pour les rôles principaux et un récit alors situé en Afghanistan, cette Arlésienne est sur le point de perdre son statut, car le film existe ! Et sa bande-annonce nous le rappelle, à quelques jours de la présentation au Festival de Toronto du film que le réalisateur de 300 a lui-même signé, avec Stuart Martin et Fra Free, tous deux au générique de Rebel Moon, comme têtes d'affiche.

Même s'il quitte le domaine fantastique pour la première fois de sa carrière, la stylisation reste de mise et ce dès cette première image sur des fleurs qui fait immédiatement penser à l'un des plans les plus célèbres de Man of Steel. Les ralentis sont également de mise dans cette bande-annonce, beaucoup plus visuelle que narrative, rythmée par la prière récitée en voix-off par l'un des personnages, alors que la violence se fait de plus en plus présente au fil des secondes.

Et c'est peu dire que l'on est curieux de voir de quelle manière Zack Snyder posera sa patte sur un récit plus réaliste, où il devrait de nouveau questionner la notion d'héroïsme, mais il faudra être patients : attendu le 13 septembre, en avant-première mondiale, au Festival de Toronto, The Last Photograph n'a pas encore de distributeur et encore moins de date de sortie en France. Mais les choses vont peut-être bouger dans les semaines à venir, même si les fans qui espèrent le voir depuis près de vingt ans ne sont plus à quelques mois près.

Les Misérables : le blockbuster français de l'automne dévoile sa bande-annonce épique

Encore quelques semaines avant de découvrir Les Misérables de Fred Cavayé en salle. Alors que le film sera présenté en compétition au Festival international du film de Saint-Sébastien, StudioCanal dévoile la nouvelle bande-annonce de cette adaptation du chef-d'œuvre de Victor Hugo.

Ce qui frappe avec ces images c'est la dimension épique insufflée à cette histoire tant transposée au cinéma, en France comme aux États-Unis. L'objectif est de proposer au public un blockbuster à la française, tourné en 17 semaines, dans la même lignée que Les Trois Mousquetaires, Le Comte de Monte-Cristo et plus récemment le diptyque La Bataille de Gaulle - dont le bouche-à-oreille a déjà attiré plus de 5 millions de curieux dans les salles.

Cette échelle se traduit par les moyens déployés dans les costumes et les décors. "On m'a donné la possibilité de faire le film dont j'ai rêvé, s'était réjoui Fred Cavayé lors de la présentation The Original+. J'étais comme un enfant de 8 ans qui jouait aux soldats : j'avais tous ces décors, avec de la figuration, et ces brillants comédiens."

Les acteurs justement, c'est aussi l'autre argument fort de cette nouvelle adaptation. Un casting cinq étoiles s'est réuni pour ce projet : Vincent Lindon joue Jean Valjean; Tahar Rahim incarne l'inspecteur Javert; Noémie Merlant devient Fantine; Camille Cottin et Benjamin Lavernhe dans les rôles des époux Thénardier, tandis que Megan Northam et Vassili Schneider jouent Cosette et Marius. Enfin, Marie Colomb prête ses traits à Eponine.

Le synopsis officiel du film se présente ainsi : "Jean Valjean, un ancien forçat évadé du bagne où il a passé 19 ans pour avoir volé du pain, se consacre désormais à faire le bien autour de lui. Il se crée une nouvelle identité, celle d'un notable respecté, et vient en aide à Fantine, une ouvrière mourante en lui promettant de sauver sa fille, la petite Cosette, des griffes des Thénardier, des aubergistes qui l'exploitent et la maltraitent.

Alors que Valjean prend soin de l'enfant et l'élève comme sa propre fille, son passé finit par le rattraper en la personne de l’inspecteur Javert qui n'a eu de cesse de le pourchasser durant toutes ces années. En dépit de l'agitation sociale qui secoue la France, les destins de Valjean, de Cosette, de son amant Marius et de Javert s'entremêlent dans un Paris bouillonnant et révolutionnaire. À travers des luttes, des sacrifices et un profond désir de justice, Valjean s'efforce d'achever son parcours de rédemption et d'offrir à Cosette un avenir d'amour et de liberté."

Les Misérables, au cinéma le 14 octobre prochain

Anne Hathaway rejoint Tom Cruise dans la suite de Jour de tonnerre

Il faudra attendre l'été 2028 pour découvrir la suite de Jour de tonnerre - soit 38 ans après la sortie du film original. L'annonce a été officialisée à travers une vidéo, postée ce samedi 29 août, dans laquelle Tom Cruise se tient aux côtés d'Anne Hathaway qui rejoint le projet dans un rôle encore tenu secret.

L'actrice, enceinte, s'enthousiasme : "Je vais devoir avoir ce bébé et ensuite on fera le film !" Les internautes y vont de leurs théories sur son personnage. Certains personnages l'imaginent en pilote, tandis que d'autres pensent qu'elle pourrait incarner la fille du personnage tenu par Robert Duvall dans le premier film.

Jour de tonnerre 2 est réalisé par Jonathan Levine, metteur en scène plutôt habitué aux comédies dramatiques qui signera ici son premier film d'action.

Dans le film original de Tony Scott, Tom Cruise incarne Cole Trickle, jeune pilote tête brûlée dans des courses de Nascar. Cole remporte de nombreux trophées mais son tempérament de feu le conduit à commettre une imprudence lors d'une course et il se retrouve à l'hôpital. Aidé par la neurologue Claire Lewicki, le jeune homme ouvre les yeux sur lui-même et très vite, remonte en selle pour participer à la plus grande compétition de sa vie.

Pour rappel, Nicole Kidman incarnait le rôle féminin principal du premier film. Rien n'indique pour le moment que l'actrice retrouvera son personnage, même le temps d'un caméo.

Le succès international de F1 avec Brad Pitt - qui a remporté plus de 634 millions de dollars dans le monde - a sans nul doute convaincu le studio Paramount de lancer le projet, sans parler du très beau carton de Top Gun: Maverick, autre suite tardive d'un des films de Tom Cruise qui avait remporté pas moins d'1,5 milliard de dollars pour un budget estimé à 170 millions de dollars.

Jour de tonnerre 2, au cinéma en 2028

Record d'affluence sur Netflix : 31 millions de spectateurs en simultané grâce à GTA VI

Véritable événement vidéoludique de l’année 2026 – voire de la décennie – la sortie de Grand Theft Auto “GTA” VI a fait couler beaucoup d’encre. Annoncé dès 2020, avant de voir sa sortie repoussée d’un an en 2025, ce 6e opus s’avère particulièrement attendu, et pour cause : non seulement il constitue le retour de l’une des licences de jeux vidéo les plus populaires au monde, écoulée à pas moins de 500 millions d’exemplaires depuis la sortie de son premier volet en 1997, mais aussi parce que la série GTA n’a pas connu de suite depuis plus de 13 ans. C’est donc très logiquement que les inconditionnels de la licence commençaient à trouver le temps long, d’autant que le studio Rockstar ne semblait pas décidé à dévoiler le moindre aperçu de son nouveau bébé.

À la surprise générale, c’est sur Netflix qu’un premier aperçu se dévoilait le 27 août dernier. En effet, la célèbre plateforme annonçait avoir acquis l’exclusivité des droits de diffusion de la vidéo – pour 6 heures du moins, avant que celle-ci ne soit mise en ligne sur YouTube. S’il y avait fort à parier que le pari soit tenu pour Netflix, quelles audiences ont été enregistrées par la plateforme lors de l’événement ?

Sans surprise, les inconditionnels de la saga, joueurs du dimanche et simples curieux ont afflué sur la plateforme pour découvrir, en direct, ce très attendu premier aperçu du gameplay de GTA VI – d’une durée de 27 minutes environ.

Comme beaucoup d’utilisateurs le redoutaient, Netflix a subi un véritable crash dû à l’affluence massive à 21h00, heure de diffusion de l’aperçu en direct. Bien vite stabilisée, la plateforme est parvenue à poursuivre son live sans encombre, pour le plus grand plaisir des joueurs.

Résultat ? La diffusion en direct a atteint un pic de près de 31 millions de spectateurs en simultané, un véritable record d’audience qui a permis à la vidéo de s’imposer comme le top 1 des programmes les plus vus sur Netflix sur la période. Au regard des 16 millions de vues enregistrées par la vidéo sur YouTube, près d’une semaine après sa diffusion, l’audience réalisée en direct par Netflix est d'autant plus impressionnante.

Mieux encore : les précommandes du jeu ont complètement explosé et enregistrent une hausse de 572% depuis la diffusion du direct. Ce joli record d’audience confirme le potentiel de tels événements exclusifs sur Netflix, mais aussi le pouvoir – réel – de diffusion que détient toujours la plateforme.

John Leguizamo ne garde pas un bon souvenir du film A propos d'Henry

Dans À propos d’Henry, John Leguizamo n’apparaît que quelques instants. Son personnage, un malfaiteur armé, ouvre le feu sur celui incarné par Harrison Ford au cours du braquage d’une supérette. Une scène décisive pour l’intrigue, puisqu’elle bouleverse entièrement l’existence du héros, mais une participation que le comédien d’origine colombienne a très mal vécue.

Des décennies après le tournage, l’acteur est revenu sur cette expérience dans le podcast Fly on the Wall avec Dana Carvey et David Spade. Dès le début de son témoignage, il a prévenu : “Parler de ce film me file un stress post-traumatique.”

À cette époque, John Leguizamo tentait encore de s’imposer à Hollywood. Il avait décroché quelques apparitions dans des productions comme Outrages ou la série Deux flics à miami, mais les propositions restaient rares.

S’il a accepté de participer au tournage du film À propos d’Henry, c’était avant tout pour être dirigé par Mike Nichols, qu’il considère comme “l’un des plus grands”. La nature de son personnage lui posait néanmoins problème, comme il l’a expliqué sans détour.

“Vous savez, je me suis senti un peu humilié par cette expérience. Je l’ai fait parce que je n’avais pas de travail. Il n’y avait pas de rôles pour les Latinos. Il n’y en avait tout simplement pas.”

Pour décrire la place accordée aux artistes latinos dans l’industrie de l’époque, le comédien est même allé jusqu’à établir un parallèle avec les lois ségrégationnistes Jim Crow.

Selon John Leguizamo, les rôles étaient alors distribués en fonction de schémas particulièrement rigides. Les personnages valorisants revenaient presque systématiquement aux acteurs blancs, tandis que les comédiens latinos étaient cantonnés à des figures criminelles.

Il résume ainsi les possibilités qui s’offraient à lui : “médecin blanc, avocat blanc, mari blanc, amant blanc, trafiquant latino. Quand j’ai eu le rôle dans À propos d’Henry, c’était un trafiquant de drogue. Je tire sur un Blanc. Je perpétuais exactement ce qu’ils voulaient voir, c’est-à-dire une image négative des Latinos.”

Le problème dépassait d’ailleurs largement ce seul film. Dès ses années de formation, son accent et sa manière de s’exprimer étaient régulièrement remis en question.

“J’étais le style qu’ils recherchaient, le mec de la rue, un voyou de banlieue. J’essayais de lutter contre ça, parce que tous mes profs d’art dramatique, quand j’avais 17 ans, me disaient : ‘Personne ne te comprend avec cet accent. Tu parles vraiment comme ça ?’”

La Stagiaire : la saison 11 débarque ce soir sur France 3

Constance Meyer (Michèle Bernier) reprend du service !

Après avoir réuni plus de 4,7 millions de téléspectateurs l’année dernière, La Stagiaire fait son grand retour sur France 3 ce mardi 1er septembre avec une saison 11 inédite.

Entre prises de tête, enquêtes familiales et une vie personnelle toujours aussi animée, cette nouvelle salve d’épisodes promet une nouvelle fois son lot de rebondissements.

La couleur est annoncée pour cette nouvelle saison qui promet déjà de démarrer sur les chapeaux de roues.

Lors d’une enquête pour meurtre dans un petit port près de Marseille, l’ADN retrouvé sous les ongles de la victime correspond en partie à celui de Constance.

Tandis que ses enfants sont rapidement mis hors de cause, la stagiaire la plus célèbre de France pourrait bien découvrir un nouveau membre de sa famille.

Écartée de l’affaire, Constance va décider de mener l’enquête incognito. Avec l’aide de ses proches, elle va alors tenter de comprendre pourquoi son ADN se retrouve lié à cette affaire et découvrir l’identité de cette mystérieuse personne.

Cette année, Clément Moreau, qui interprète Antoine, le fils de Constance, apparaîtra seulement dans trois épisodes.

Prochainement à l’affiche de Chercheurs d’or, où il donnera la réplique à Audrey Fleurot et Guillaume Labbé, le comédien avait confié dans les colonnes de Télé-Loisirs qu’il serait moins présent cette année.

“J'avais 20 ans quand j'ai fait Foudre, et ça n'a pas enchaîné tout de suite. Mais ensuite, j'ai toujours travaillé, parce que j'ai joué dans la série Nina, en même temps, j'ai fait La Stagiaire, que j'ai continué encore et encore", expliquait-il à nos confrères avant de poursuivre, "Cette année, malheureusement, c'est la première fois que je ne serai pas présent, en tout cas lors des trois premiers épisodes de la nouvelle saison, parce que le vent m'a emmené ailleurs.”

Reste désormais à savoir comment les scénaristes de la série justifieront l’absence temporaire d’Antoine. Pour le découvrir, rendez-vous le 1er septembre à 21h10 sur France 3 ou en replay sur france.tv.