Retour aux sources. Catherine Zeta-Jones est la vedette de Kill Jackie, la nouvelle série diffusée sur HBO Max à partir du jeudi 8 octobre. Dans ce rôle flamboyant, l’actrice incarne Jackie Price, une ancienne trafiquante de cocaïne, devenue vendeuse d’œuvres d’art, ciblée par des tueurs à gages.
On connaît son accent espagnol dans Le Masque de Zorro (1998) qui a fait d’elle une star à Hollywood, ses personnages américains et ses multiples variations d’accent britannique dans des films devenus cultes comme Haute Voltige, Traffic, Chicago ou encore Ocean’s Twelve. Mais beaucoup moins la Catherine Zeta-Jones de Swansea.
Née en 1969 dans la ville côtière du sud du Pays de Galles, elle a quitté ses terres natales pour faire carrière aux Etats-Unis dans les années 90, mais veille à y retourner régulièrement. Avec ce nouveau rôle, l’actrice rappelle au monde entier ses origines.
C’est d’ailleurs grâce à elle, qui a également la casquette de productrice exécutive de Kill Jackie, que la série, à l’opposé du livre Le prix à payer, dont elle est adaptée, se déroule au Pays de Galles. « Dans le livre, le personnage principal est un homme, Jack. Nous l’avons transformé en Jackie, une femme, avec toute l’excentricité et la folie que Jack avait dans le livre. Le livre se déroulait en Amérique. Il aurait donc fallu un accent américain, mais nous avons décidé de le tourner en Europe. J’ai dit à mon équipe que je voulais jouer une Galloise. Et ils ont accepté », a-t-elle détaillé auprès de BBC Cymru Wales.
Malgré ses près de quarante ans de carrière, l’épouse de Michael Douglas n’avait jamais eu l’opportunité de jouer « une vraie Galloise, à Swansea » et n’avait même jamais tourné au Pays de Galles. Les « accents régionaux britanniques » (« écossais, cockney, du Dorset »..) n’ont pourtant presque plus de secrets pour celle, qui a dû, comme d’autres actrices de sa génération, masquer ses racines pour faire carrière aux Etats-Unis.
Visiblement ravie de défendre ce projet au micro de la BBC Wales, la comédienne s’est moquée, avec humour, de « la vie facile » des acteurs habitués à jouer avec leur « accent habituel ».
Tourner cette mini-série s’est même avéré « libérateur », a insisté la star de 57 ans. Dans les commentaires des interviews publiées en ligne, beaucoup d’internautes saluent avec fierté les racines de l’actrice. D’autres, au contraire, découvrent seulement maintenant sa nationalité.
« Pendant de nombreuses années, beaucoup de gens pensaient que j’étais espagnole à cause du Masque de Zorro », s’est amusée l’intéressée dans son entretien avec Europa Press.
Catherine Zeta-Jones semble bien décidée à passer plus de temps au Pays de Galles. Au printemps dernier, elle a tourné dans le nord du pays A Visit to Grandpa’s avec son compatriote Anthony Hopkins. Visiblement émue, elle a encore rappelé dans le talk-show de Graham Norton à quel point ces projets lui tiennent à cœur : « Retourner à la maison était si merveilleux. Je vais pleurer… »
L’adaptation de la nouvelle du Gallois Dylan Thomas n’a pas encore de date de sortie. D’ici là, elle sera à l’affiche du long-métrage américain The Gallerist, aux côtés de Natalie Portman et Jenna Ortega.

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