29 juillet 2026

Marlon Wayans se souvient du caméo de James Van Der Beek dans Scary Movie

En 2000, Scary Movie, comédie complètement déjantée parodiant le film d'horreur Scream, fait sensation, récoltant près de 280 millions de dollars de recettes dans le monde et attirant près de 3,8 millions de spectateurs dans les salles hexagonales. Un film riche en gags tous plus énormes les uns que les autres dans lequel, vous l'avez peut-être oublié, apparait furtivement un certain James Van Der Beek le temps d'un savoureux caméo.

Dans Scary Movie, premier volet d'une saga qui en compte cinq (le dernier en date étant sorti en salles en juin dernier), le regretté James Van Der Beek, disparu en février dernier, reprend brièvement son personnage de Dawson Leery, qu'il a tenu six saisons durant dans Dawson. On le voit en effet apparaître quelques secondes à la fenêtre d'une chambre sur les notes de I Don't Want to Wait, le générique de la série culte WB. Et de réaliser, après un moment de perpléxité,... qu'il s'est trompé de plateau ! Un moment amusant à redécouvrir ci-dessous.

Dans un entretien accordé en mars dernier à Entertainment Weekly, l'Américain Marlon Wayans, acteur et co-créateur de la saga Scary Movie (qui aurait pu voir un président des États-Unis à son générique), déclarait que James Van Der Beek "avait été génial d'accepter de faire ce caméo." Et d'ajouter : "Il était une énorme star avec Dawson. Il a dit "Je suis partant pour ce caméo" et j'ai répondu "Banco"."

"C'était rapide, mais le public a adoré", conclut Marlon Wayans. ""Oh ! Mauvais plateau !" Et il s'en va, tout simplement. C'était vraiment le moment le plus cool du film."

Matt Damon abasourdi que Tom Holland n'ait jamais vu Matrix

Est-ce grave de ne pas avoir vu un classique du cinéma ? En pleine promotion pour L'Odyssée de Christopher Nolan dont il assure l'un des rôles principaux, Tom Holland s'est retrouvé dans la position de ne pas avoir vu un film de science-fiction considéré comme un classique indémodable : Matrix.

Au micro de Complex, l'acteur britannique aussi connu pour Spider-Man discutait cinéphilie avec Matt Damon, qui incarne Ulysse dans L'Odyssée. Mais quand Damon a commencé à évoquer Matrix, Tom Holland s'est retrouvé un peu embarrassé.

"J'adore vraiment Matrix, j'ai tellement été bluffé quand je l'ai découvert", affirme l'ex-interprète de Jason Bourne dans la vidéo, ajoutant : "Il est tellement iconique, tu vois ce que je veux dire ? Le film t'emporte complètement, et c'est pour ça qu'il marche", et on peut percevoir à l'image une petite gêne sur le visage de son collègue, qui admet :

"Figure-toi que je n'ai jamais vu Matrix".

Damon est abasourdi : "Mais non ?! Tu te fous de moi ?", ce à quoi Holland lui répond qu'il sait qu'il va adorer mais ne l'a jamais lancé. "Je suis vraiment jaloux, tu vas le découvrir pour la première fois", conclutHolland a eu raison de révéler qu'il n'avait pas vu le film, puisqu'il n'y a pas (ou du moins, il ne devrait pas) y avoir de honte à ne pas connaître une oeuvre culturelle quelle qu'elle soit. En plus, le jeune homme a 30 ans, en ayant tourné au moins 3 films par an depuis 2015 et pas des moindres (les Marvel en tête) : on peut comprendre qu'il ait manqué de temps pour être incollable sur l'histoire du cinéma.

On espère toutefois qu'il trouvera le temps de voir Matrix, film aux quatre Oscars, car au-delà du fait qu'il s'agit du meilleur rôle de Keanu Reeves, son influence sur le cinéma d'action des années 2000 et la pop culture en général est colossal.

Pour voir Tom Holland incarner Télémaque et Matt Damon son père Ulysse, rendez-vous dans les salles de cinéma les plus proches et réservez votre place pour L'Odyssée de Christopher Nolan, qui cartonne au box-office américain. Il s'agit vraiment de "l'été Tom Holland" puisqu'il sera, comme Zendaya qui est elle aussi dans les deux films, la star de Spider-Man: Brand New Day, en salles ce mercredi. l'acteur de 55 ans.

Mort à 50 ans du DJ Kavinsky

Le compositeur et DJ français Kavinsky a été retrouvé mort chez lui à son domicile parisien, mardi soir vers 22h30, selon les informations du Parisien. Il avait 50 ans. Célèbre dans le monde entier pour son titre Nightcall repris sur la B.O. du film Drive, il était l'une des figures de la scène électro française. Selon Le Figaro, la piste de l'AVC est pour l'instant privilégiée.

De son vrai nom Vincent Belorgey, Kavinsky nait le 31 juillet 1975. Après plusieurs petits boulots et un brevet de technicien dessinateur maquettiste, il découvre la musique électronique et s'y plonge dès 2005, s'inscrivant dans le courant musical connu comme la French Touch.

De 2006 à 2010, il publie cinq "EP", dont le dernier, "Nightcall EP" contient un titre qui retient l'attention de Nicolas Winding Refn pour le film qu'il est en train de préparer : Drive avec Ryan Gosling, qui sort en 2011. On l'entendra également brièvement dans La Défense Lincoln, sorti lui aussi en 2011.

Notamment produit par Guy-Manuel de Homem-Christo des Daft Punk, SebastiAn et Sébastien Tellier, le morceau Nightcall bénéficie de la participation de la chanteuse brésilienne Lovefoxxx. Collant à merveille aux images lancinantes de Drive, le titre cartonne.

Kavinsky devient un nom reconnu internationalement grâce au succès du film - qui est en partie dû à sa formidable bande originale. Il devient très sollicité sur scène et sort son premier album : OutRun en 2013. Il en signera un second en 2022, Reborn.

En 2024, le DJ avait participé à la cérémonie de clôture des JO de Paris.

On avait pu l'apercevoir comme acteur dans les films de son ami Quentin Dupieux Nonfilm (2002) et Steak (2007), mais aussi dans Aaltra (2004) du duo Kervern-Delépine et Ultranova de Bouli Lanners (2005).

Jumanji 3 : première bande-annonce du final la saga d'aventure avec Dwayne Johnson et Jack Black

Sept ans après le précédent opus, la saga Jumanji s'apprête à faire son grand retour au cinéma avec Jumanji : Bienvenue dans notre monde. Comme le laisse entendre son titre, ce nouvel épisode bouleverse la formule des deux derniers films : cette fois, ce ne sont plus les héros qui sont propulsés dans l'univers du jeu, mais les avatars qui débarquent dans le monde réel.

Toujours réalisé par Jake Kasdan, ce troisième volet de la trilogie réunit une nouvelle fois Dwayne Johnson, Karen Gillan, Kevin Hart et Jack Black, ainsi qu'Alex Wolff, Ser'Darius Blain, Madison Iseman et Morgan Turner. Le film est présenté comme la conclusion de la trilogie entamée en 2017 avec Jumanji : Bienvenue dans la jungle, qui avait relancé avec succès la célèbre franchise née du film Jumanji (1995) de Joe Johnston avec Robin Williams.

Le succès de cette nouvelle saga a été spectaculaire. Jumanji : Bienvenue dans la jungle et Jumanji : Next Level ont rapporté ensemble plus de 1,7 milliard de dollars au box-office mondial, pour un budget cumulé estimé à 220 millions de dollars. Un triomphe qui a naturellement conduit Sony Pictures à développer un troisième chapitre.

Dans Jumanji : Bienvenue dans notre monde, les frontières entre le jeu et la réalité disparaissent. Les avatars emblématiques de Jumanji se retrouvent propulsés dans notre monde, entraînant avec eux une multitude d'animaux sauvages. Face à cette invasion aussi spectaculaire que dangereuse, les personnages du monde réel et les avatars devront unir leurs forces pour remettre les choses en ordre avant qu'il ne soit trop tard.

La première bande-annonce donne un aperçu de ce qui attend les spectateurs. Fidèle à l'esprit des deux précédents films, elle mise sur un mélange d'humour et d'action, avec des situations absurdes provoquées par l'arrivée des avatars dans le monde réel et une avalanche de créatures en liberté.

Le trailer dévoile également que l'aventure ne se limitera pas à notre réalité : une partie du film se déroulera de nouveau dans le jeu vidéo, où de nouveaux joueurs prendront le contrôle des avatars, promettant des scènes particulièrement cocasses (Dwayne Johnsson câlinant Kevin Hart). Entre courses poursuites spectaculaires, animaux déchaînés et séquences d'action d'envergure, cette première bande-annonce promet un final encore plus ambitieux que les précédents volets.

Jumanji : Bienvenue dans notre monde est attendu dans les salles françaises le 23 décembre 2026.

RRR ressort au cinéma !

Sorti en 2022, RRR, acronyme de Roudram Ranam Rudhiram (« Rage, Guerre et Sang »), est un film épique et musical indien réalisé par S. S. Rajamouli.

Cette œuvre dantesque de 3 heures, entre scènes d'action spectaculaires et grands numéros musicaux, ressort actuellement en salles.

Le film se déroule en Inde, à l'époque coloniale. Les Anglais enlèvent une jeune fille appartenant à une communauté tribale. Mais ce qu'ils ignorent, c'est que cette tribu a un protecteur : Bheem. Le soleil ne se couche peut-être jamais sur l'empire britannique, mais la force est du côté des justes.

Véritable phénomène bollywoodien, RRR a fait le tour du monde en 2022, avant de récolter notamment le Golden Globe de la meilleure chanson originale, puis l'Oscar de la meilleure chanson originale pour Naatu Naatu.

James Cameron en personne a acclamé le long-métrage en janvier 2023, lors de la cérémonie des Critics Choice Awards : bien que très accaparé par La Voie de l'eau à l'époque, le réalisateur avait pris le temps de voir le film et n'avait pas manqué de le faire savoir au cinéaste indien, détaillant les aspects qu'il avait particulièrement appréciés.

Gulli modifie sa grille en raison des incendies en France

Changement de programmes "en raison de l’actualité"… Lundi 3 août 2026, la chaîne de la TNT Gulli prévoyait de diffuser à partir de 21h05 une émission, le magazine Les vacances préférées des Français. Cette fois, ce numéro était supposé être consacré au Bassin d’Arcachon, décrit ici comme "le paradis de la côte Atlantique".

Or, des incendies très violents sont en cours depuis plusieurs jours en France et notamment près de Bordeaux, en Gironde. La catastrophe s’étend sur des milliers d’hectares brûlés, y compris dans la zone du Bassin d’Arcachon.

Ainsi, Gulli annonce via un communiqué avoir décidé de revoir ses plans et ne proposera pas ce volet du programme Les vacances préférées des Français. À la place, la chaîne destinée aux enfants et à toute la famille diffusera un film intitulé Maurice le chat fabuleux, toujours dès 21h05.

Après le long métrage Maurice le chat fabuleux ce lundi 3 août, les téléspectateurs pourront regarder Les vacances préférées des Français sur Marseille à 22h50, puis un autre épisode centré sur L’Île de Ré à 00h50.

Ce n’est pas tout : une rediffusion du numéro des Vacances préférées des Français sur le Bassin d’Arcachon était également planifiée une semaine plus tard, le lundi 10 août à 22h50. Là encore, Gulli va remplacer le magazine pour diffuser plutôt l’émission Les parcs d’attractions préférés des Français - Parcs aquatiques : plongée au royaume de la démesure.

Pour le moment, Gulli n’a pas indiqué si elle reprogrammera prochainement Les vacances préférées des Français sur le Bassin d’Arcachon. Ce choix témoigne de la volonté de la chaîne de s'adapter au contexte actuel, alors que les incendies dévastateurs continuent de mobiliser les secours et les autorités.

28 juillet 2026

Jean-Baptiste Marteau menacé et insulté, le journaliste tire la sonette d’alarme

Décidément, la bêtise humaine n'a vraiment aucune limite sur les réseaux sociaux. De fait, Jean-Baptiste Marteau n’a pas pu s’empêcher de taper du poing sur la table. En effet, le journaliste star de France Télévisions, visage particulièrement bien connu des téléspectateurs du service public, en a eu subitement ras-le-bol de jouer les cibles faciles face à la haine en ligne quotidienne.

Victime d'une vague de messages homophobes d'une violence inouïe et particulièrement inquiétante, le présentateur a décidé de sortir de sa réserve pour dénoncer haut et fort ce calvaire. Loin de vouloir s'apitoyer sur son propre sort ou chercher la moindre compassion, il a choisi d'élever la voix pour toutes les victimes anonymes qui souffrent en silence dans l'ombre.

Les faits remontent à l'été 2024, en pleine effervescence des Jeux Olympiques de Paris. Alors qu'il assurait avec passion les commentaires des épreuves d'équitation sur France 2, le journaliste a vu les attaques haineuses redoubler d'intensité.

Cible de messages hostiles depuis son coming-out public survenu plusieurs années auparavant, il constatait une dégradation inédite et inquiétante de la situation : "Depuis quelques mois, dans le contexte politique et sociétal dans lequel on se trouve, les messages étaient de plus en plus prenants, menaçants, nombreux. Et depuis le début des Jeux olympiques, je trouve qu'on a encore passé un cap."

Dans une interview vidéo accordée au média Brut le 3 août 2024, le présentateur martelait avec fermeté : "J’ai voulu dire : 'Stop, ce n'est plus possible’." L'agressivité a d'ailleurs dépassé le cadre virtuel des réseaux sociaux. Le journaliste révélait avoir reçu des lettres de menaces visant directement sa fille, envoyées par courrier sur son lieu de travail à France Télévisions. Face à ces franchissements répétés de la ligne rouge, il a déposé plusieurs plaintes, permettant à la justice d'identifier et de juger certains auteurs.

Si Jean-Baptiste Marteau affirmait aller "très bien" sur le plan personnel, il tenait à rappeler que tout le monde n'avait pas la même capacité de résistance face à une telle violence. Également ambassadeur de la fondation Le Refuge, qui accompagne au quotidien les jeunes membres de la communauté LGBT rejetés par leur famille, le journaliste sait pertinemment que ces attaques ont des conséquences dévastatrices.

Pour illustrer la gravité de la situation, il évoquait le message bouleversant d'un père de famille reçu après l'un de ses tweets sur l'homophobie décomplexée : "Sa fille a mis fin à ses jours à cause du harcèlement scolaire."

Pour le présentateur, s'exprimer publiquement était devenu un devoir d'alerte indispensable : "C’est peut-être plus efficace pour essayer de faire bouger les lignes et que demain on n'ait pas encore plus de messages de ce type." En dénonçant publiquement cette violence ordinaire, il rappelait avec gravité que les mots ne sont jamais anondins et que les insultes homophobes "peuvent tuer".

Pascal Soetens subit une clé d’étranglement dans une fête des Ardennes, la police calme “le grand frère”

Ce qui devait être un moment de partage avec le public a viré à l'incident. Invité des fêtes de Sainte-Anne à Rethel, dans les Ardennes, Pascal Soetens, plus connu sous le nom de "Pascal le Grand Frère", a été pris à partie par un jeune homme. Une scène aussi soudaine que spectaculaire, immortalisée en vidéo et largement relayée sur les réseaux sociaux.

Selon les premiers éléments rapportés par les médias locaux, les faits se sont déroulés le lundi 27 juillet alors que l'animateur participait aux festivités organisées par la municipalité. Sur les images qui circulent en ligne, un adolescent s'approche de Pascal Soetens par derrière avant de lui saisir la gorge. L'ancien éducateur, surpris par ce geste, réagit immédiatement en repoussant son agresseur sous les yeux des policiers municipaux présents sur place.

Le jeune homme aurait ensuite expliqué aux forces de l'ordre qu'il s'agissait d'une simple plaisanterie. Une justification qui n'a visiblement pas convaincu Pascal Soetens, lequel a fermement recadré son interlocuteur. La situation est rapidement revenue au calme grâce à l'intervention des agents présents sur les lieux.

À ce stade, l'animateur ne s'est pas exprimé publiquement sur l'incident au-delà de sa réaction immédiate. "Ne joue pas avec moi ! Je suis pas ton pote, t'as compris ?! T’es un ouf toi, tu viens m'étrangler." a-t-il lâché au jeune homme tout en essyant de lui mettre une balayette. Invité d'honneur des fêtes de Sainte-Anne, celui qui prône la claque éducative enchaînait pourtant les rencontres avec le public et les séances de photos dans une ambiance jusque-là conviviale.

Si cette agression a surpris les nombreux témoins présents, Pascal Soetens n'en est malheureusement pas à sa première confrontation avec la violence. Au fil de sa carrière télévisuelle, l'animateur a déjà raconté avoir été menacé, agressé et même confronté à une tentative d'attaque au couteau lors de certains tournages de ses émissions consacrées aux adolescents en difficulté. Début juillet 2026, une plainte avait même été déposée contre lui pour avoir prôné la gifle contre Hamza "La Douane".

Katy Perry « consternée » par l’utilisation de l’une de ses chansons par la Maison-Blanche

Une chose est sûre : quand Katy Perry a écrit Firework, elle n’avait pas imaginé que le titre puisse être utilisé pour illustrer la communication gouvernementale des États-Unis autour de la guerre en Iran.

Là où son « Boom boom boom » fait référence à une personne, qui, tel un feu d’artifice, doit laisser ses couleurs s’exprimer pour sortir de l’obscurité, l’administration de Donald Trump a synchronisé les paroles sur des images d’explosions issues de frappes militaires en Iran dans une vidéo TikTok avec pour titre : « L’Iran a été averti ».

Celle qui avait déjà poussé ses fans à l’action contre la police de l’immigration ICE, s’est exprimée sur X le 25 juillet. « Je suis profondément consternée et en colère de voir Firework utilisée sur le compte TikTok de la Maison-Blanche comme bande-son d’une vidéo montrant des frappes militaires », tempête-t-elle, écœurée. « Je n’ai pas donné mon accord, on ne m’a pas consultée, et je ne cautionne absolument pas cela ».

Si besoin en était, la star de 41 ans rappelle que cette chanson est « un hymne à l’espoir, à la guérison et à la force intérieure pour les personnes traversant leurs moments les plus sombres ». Transformer ce « message d’estime de soi et d’élévation » en « arme pour accompagner la destruction et la violence » constitue selon elle « une violation totale ». « Ma musique a pour but de rassembler les gens, pas de célébrer la guerre », conclut-elle avec amertume.

Katy Perry rejoint une longue liste d’artistes (Ariana Grande, Kesha, Neil Young, Radiohead, Céline Dion, Bruce Springsteen, etc.) ayant condamné l’utilisation non autorisée de leur musique par l’administration du président américain, comme le rappelle People. En juin 2026, Ariana Grande avait déjà protesté contre l’utilisation de sa chanson Bye dans une vidéo liée à l’immigration, la qualifiant de « barbare et inhumaine ».

Kesha, elle, avait dénoncé en mars 2026 l’utilisation de Blow dans une vidéo montrant un missile tiré depuis un avion de chasse : « Tenter de minimiser la guerre est dégoûtant et inhumain ». Steven Cheng, Directeur de la communication de la Maison-Blanche, avait répondu avec sarcasme sur X que l’intervention des stars ne faisait qu’apporter « plus d’attention et plus de vues à nos vidéos, parce que les gens veulent voir ce dont ils se plaignent ».

Pour Benedict Cumberbatch, la fusion Paramount-Warner serait « une calamité » pour la liberté d’expression et les emplois

Voulez-vous qu’une seule et même personne contrôle ce que vous regardez pour vous divertir et vous informer ? C’est la question posée par Benedict Cumberbatch dans une tribune écrite pour le Guardian avec le cinéaste Alan Cumming et l’acteur Benedict Wong, non pas à propos des empires Bolloré, Arnault ou Drahi, mais de la fusion possible de la Warner et de la Paramount.

Une possibilité qui devient de plus en plus probable. La Commission européenne l'a autorisé sous conditions, tandis que la justice californienne tente de la bloquer. Le Royaume-Uni se penche sur le dossier. C’est pour cela que les deux comédiens et le réalisateur s’adressent, dans cette lettre ouverte, au public pour l’avertir.

En matière d'emplois, toute fusion induit une réduction des effectifs, ce que soulignent Benedict Cumberbatch et ses collègues, alors que « l’industrie du divertissement génère plus de 180.000 emplois » au Royaume-Uni et qu’elle « ajoute environ 12 milliards de livres sterling à l’économie » du pays.

Ils rappellent ainsi que « des milliers d’emplois ont été supprimés » lors de la fusion, en 2022, de Warner avec Discovery, mais aussi que « des films terminés ont été mis de côté ». De la même façon, « environ 2.000 personnes » ont été licenciées lorsque Paramount a fusionné avec Skydance l’année dernière.

« Aujourd’hui, les mêmes dirigeants font les mêmes promesses, et les équipes, les producteurs, les talents et le public britanniques en paieront le prix au moment de régler l’addition », rappellent-ils dans leur article.

Si le projet aboutit, cela voudrait dire aussi qu’une seule et même entreprise possédera deux des plus importantes chaînes d’information CNN (Warner) et CBS News (Paramount), y compris leurs archives, « plus de 4,25 millions de vidéos, d’images de plus d’un demi-siècle de couverture médiatique ».

« Si un propriétaire guidé par des intérêts commerciaux contrôle l’accès aux deux, il contrôle la matière première de notre mémoire historique », ajoutent-ils, avant de rappeler, pour appuyer leurs dires, une promesse qu’aurait faite la direction de la Paramount à Donald Trump si la fusion aboutissait : faire des « changements radicaux » chez CNN, l’une des bêtes noires du président des Etats-Unis.

Si cette promesse n’a pas été confirmée par les principaux intéressés, rappelons que Paramount a licencié Stephen Colbert, qui agaçait beaucoup Donald Trump au quotidien. L’animateur de l’un des late-shows les plus regardés était devenu un peu trop bruyant sur l’accord à 16 millions de dollars passé entre la chaîne CBS et le président des Etats-Unis.

Cet arrangement avait mis fin à la plainte en diffamation du chef de l’Etat contre l’émission d’information de la chaîne, 60 Minutes.

Aux dernières nouvelles, Donald Trump a déposé une plainte similaire contre la BBC à qui il réclame 10 milliards de dollars pour avoir insinué qu’il avait motivé ses soutiens à attaquer le Capitole le 6 janvier 2020. Le service public britannique a demandé au président des Etats-Unis de fournir ses messages personnels avec ses conseillers durant les trois heures précédant son discours ce jour-là, précise The Independent, pour prouver sa bonne foi.