24 septembre 2026

L’une des plus grandes catastrophes de la NASA va devenir une série sur Prime Video

C’est une image restée dans les mémoires, que l’on soit ou non né dans les années 80. Le 28 janvier 1986, les télévisions du monde entier ont montré les images de l’explosion de la navette Challenger. Les sept astronautes à bord n’ont pas survécu à la catastrophe, et l’événement est resté considéré comme l’une des plus grandes tragédies dans l’Histoire de la NASA.

De nombreux documentaires et récits ont été consacrés à l’accident spatial. Et c’est désormais une série qui va revenir aussi bien sur l’accident que sur ses origines. Produite par Amazon, le programme sobrement intitulé The Challenger sera composé de huit épisodes et s’inspire d’un ouvrage de Meredith E. Bagby publié en 2003.

La série mettra notamment en scène William Fichtner dans le rôle du prix Nobel de physique, Richard Feynman. L’acteur américain n’en est pas à sa première aventure spatiale, puisqu’il a notamment figuré au casting du film Armageddon, un blockbuster mettant en scène l’équipe composée par la NASA pour détruire un astéroïde menaçant de destruction notre planète.

La distribution du programme comprend également Kevin Carroll dans le rôle du physicien Arthur Walker, Eric Lange dans celui du général Donald Kutyna (qui présidera ensuite la commission chargée d’enquête sur l’accident), ou encore Adelaide Clemens, Louisa Jacobson et Steve Hawley qui camperont trois des astronautes présents à bord du Challenger.

Tout ce beau monde rejoint les acteurs principaux du programme déjà annoncés : Will Arnett, Danny Huston ou encore Shea Whigham. La scénariste Maggie Cohn (American Crime Story) est en charge de l’écriture du programme, et sa réalisation sera assurée par James Hawes (Slow Horses). La compagnie de Steven Spielberg Amblin Television est à la production.

Bientôt en tournage, la série The Challenger sera diffusée en exclusivité sur Prime Video.

L'acteur Richard Harrison s'est éteint à 90 ans

Richard Harrison, l'acteur américain qui s'était forgé une longue carrière de vedette dans le cinéma populaire européen puis hongkongais, est mort le 18 septembre 2026 à Los Angeles, à l'âge de 90 ans, de causes naturelles. Sa disparition a été annoncée par sa productrice et amie de longue date, Joan Borsten, dans un message posté sur Facebook.

Né le 26 mai 1936 à Salt Lake City, Harrison débute par de petits rôles à Hollywood avant de rapidement partir s'installer en Italie au début des années 1960. Il y devient une figure du cinéma du genre Péplum, baptisé Sword & Sandal aux Etats-Unis, en cherchant à marcher dans les pas de Steve Reeves avec Le Gladiateur invincible. Puis toute une floppée de films du même acabit : Hercule contre les mercenaires, La Révolte des prétoriens, Persée L'invincible, Les sept gladiateurs...

"J'ai toujours voulu aller en Italie. Le producteur Italo Zingarelli m'a donc fait venir, et j'ai commencé à travailler. Je pensais que j'allais faire un film là-bas, peut-être davantage, mais je n'imaginais pas que j'allais passer une bonne partie de ma vie en Italie" confiait l'acteur à l'équipe du site Nanarland, qui était partie là-bas en 2006 pour longuement s'entretenir avec lui et balayer une hallucinante filmographie de près de 200 rôles.

Après des films d'espionnage à l'italienne, il s'impose dans le western spaghetti. C'est là que se situe l'anecdote la plus célèbre de sa carrière : Sergio Leone lui aurait proposé le rôle principal de Pour une poignée de dollars (1964), mais Harrison a décliné l'offre — et aurait lui-même recommandé au réalisateur un jeune acteur alors peu connu, Clint Eastwood, pour incarner l'homme sans nom. Harrison plaisantait souvent en disant que ce refus resterait sa plus grande contribution au cinéma, puisque le film allait propulser Eastwood au rang de star mondiale.

Toujours est-il que Harrison et sa période italienne de westerns spaghetti a servi de modèle partiel d'inspiration à Tarantino pour écrire le personnage de Rick Dalton dans Once Upon a Time in Hollywood, incarné par Leonardo DiCaprio.

Dans les années 1970, alors que le western spaghetti s'essouffle, Harrison part tourner à Hong Kong, où il travaille notamment pour la Shaw Brothers avant de devenir une figure centrale des films d'arts martiaux bricolés par le réalisateur et producteur sans vergogne Godfrey Ho.

Ce dernier réutilisait ses scènes dans de multiples films cut-and-paste, faisant de lui, souvent à son insu, la vedette d'au moins une vingtaine de longs-métrages. C'est d'ailleurs un producteur allemand fou de rage qui apprendra les arrières cuisines de Godfrey Ho à Richard Harrison :

"Il m'a dit : "Richard, comment as-tu pu me faire ça ?" j'ai demandé ce que j'avais fait. Il m'a répondu : "j'ai acheté dix de tes films, parce que tu étais à l'affiche". Moi de répondre : "mais je n'ai pas fait dix films, j'en ai fait un, même si j'avoue que je n'ai pas lu le scénario". Ils avaient en fait pris des bouts de films et mélangé ça au montage avec 30 secondes d'images de moi, et vendu ça comme des films "avec Richard Harrison".

Parmi eux figurent des classiques du nanar comme Ninja Terminator (1985), Golden Ninja Warrior et le légendaire Hitman le cobra (1987), devenus depuis des objets cultes pour les amateurs de séries B.

De retour à Los Angeles en 1986, Harrison et sa deuxième épouse, Francesca, ont acheté une propriété délabrée à Malibu, offrant une vue imprenable sur le Pacifique, et y ont fait construire une maison qu’ils ont baptisée "Villa Francesca". Cette maison a toutefois été détruite l’année dernière lors du gigantesque incendie qui a ravagé la Californie.

"Harrison ne s’est jamais laissé griser par son statut de star de cinéma, surtout en Italie où il ne pouvait pas marcher dans la rue sans être reconnu" écrit Joan Borsten dans son message sur facebook. "Au contraire, il considérait sa carrière inattendue comme une occasion de découvrir le monde et de rencontrer des gens intéressants. Lorsqu’on lui demandait comment il choisissait son prochain projet, il répondait qu’il demandait au producteur où le tournage allait avoir lieu et qu’il acceptait s’il n’avait jamais mis les pieds à cet endroit. Ce n’est qu’une fois dans l’avion qu’il lisait enfin le scénario".

Avec près de 200 rôles à son actif, Richard Harrison laisse derrière lui l'une des carrières les plus singulières et prolifiques du cinéma d'exploitation.

L'Île des souvenirs : Dreamworks dévoile son prochain film

A l’occasion du Festival du Film d’Animation d’Annecy, les réalisateurs Joel Crawfort et Januel Mercado sont venus parler de leur tout nouveau long-métrage annoncé en salles cet automne : L’île des souvenirs.

Ancré aux cœurs des paysages philippins, l’histoire nous embarque aux côtés de deux meilleures amies d’enfance : Raissa et Jo. Mais tandis que l’une est acceptée dans université américaine, l’expectative de la distance, menace leur relation. Leur vie bascule d’autant plus lorsqu’elles se retrouvent à Nakali, une île mystérieuses où créatures étranges et magie pourraient bien s’emparer dans leurs souvenirs.

Véritable hommage aux origines philippines de Januel et de la femme de Joel, ce film fantastique familial peut se targuer d’une mythologie et de décors encore trop peu représentés au cinéma. « Pour être au plus proche de la réalité, nous avons nous-même expérimenté la beauté du pays et de ses habitants en nous rendant aux Philippines. » confie Joel Crowford

Un amour des lieux et de la culture qui transpire dans chaque détails des tableaux et décors produits par l’équipe technique du film, majoritairement composée de professionnels ayant travaillés sur Le Robot Sauvage. Mais ils ont également eu recours à l’aide d’un autre studio spécialisé en animation 2D, parfaite pour travailler la direction artistique très "animes" des flash-back du film.

Concernant l’histoire, Januel et Joel reconnaissent y avoir mis leurs visions personnelles de la famille et de l’amitié. « C’est ce qu’on partage, nous aussi. » confie le premier. « Et le personnage de Jo est clairement une représentation de la sœur de Januel », avoue le second. « De manière générale, les femmes de nos vies inspirent nos personnages. »

Toujours fort de leurs propres vécus et expériences, les deux réalisateurs ont choisi d’implanter le film dans les années 90. « Il y a quelque chose de tangible dans cette décennie, » révèle Joel. « Surtout en ce qui concerne le fait de se créer des souvenirs. Il n’y avait ni téléphone, ni réseaux sociaux et quand on quittait un ami, on ne savait pas quand on pourrait renouer contact. Aujourd’hui, on prend des photos en instantané sans vraiment savoir si on va les re-regarder un jour. »

Et pour aborder toutes ces thématiques, ce duo s’est constitué une équipe vocale de choc composée, entre autres, de la chanteuse H.E.R et de l’actrice Liza Soberano en tant que protagonistes. Elles sont ainsi accompagnées de James Franco, Manny Jacinto et Kevin McCann.

Tout autant d’annonces qui ont enchanté le public de cette présentation donnée ce mardi matin à Bonlieu. Si bien qu’à son terme, Joel Crowford et Januel Mercado ont annoncé la projection du film entier (bien que non-abouti) le lendemain matin lors d’une séance exceptionnelle. Un créneau pris d'assaut par les quelques chanceux informés lors de la conférence et qui affichera complet en quasi-instantané.

L'île des souvenirs, par les producteurs du Chat Potté 2 sortira dans les salles obscures françaises le 21 octobre 2026.

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23 septembre 2026

Léa Mary et Océane El Himer en garde à vue : pourquoi les influenceuses risquent cinq ans de prison à Dubaï

À Dubaï, le séjour de Léa Mary et Océane El Himer a basculé le mardi 22 septembre 2026. Ces anciennes candidates de téléréalité, suivies par des millions d'abonnés, ont été interpellées puis placées en garde à vue pour détention et consommation de stupéfiants, selon des sources concordantes. Dans l'émirat, ce type de fait peut mener en prison pour plusieurs années.

Pourquoi parle‑t‑on pour elles d'un risque allant jusqu'à cinq ans de prison à Dubaï ? Ce seuil découle directement de la législation des Émirats arabes unis, qui fixe un minimum de deux ans pour consommation ou détention, et cinq ans quand l'usage de drogue est facilité ou organisé.

Les informations confirmées restent limitées. On sait seulement que les deux jeunes femmes ont été arrêtées à Dubaï et placées en garde à vue pour détention et consommation de stupéfiants le 22 septembre, d'après BFMTV. Léa Mary compte plus de 2 millions d'abonnés, Océane El Himer plus d'un million.

Aux Émirats arabes unis, une garde à vue pour stupéfiants dure au minimum 48 heures et peut être prolongée jusqu'à 15 jours, selon le ministère français. Les autorités peuvent ordonner des tests urinaires ou de sang : la simple présence de drogue dans l'organisme suffit à caractériser une infraction.

Sur son site, le ministère français des Affaires étrangères prévient que les stupéfiants, même en quantité infinitésimale, sont totalement interdits aux Émirats. Il rappelle surtout que "La consommation ou la détention de produits stupéfiants est passible d’une peine minimale de deux ans d’emprisonnement". "Les personnes qui facilitent l’usage de la drogue par fourniture de locaux encourent cinq années d’emprisonnement".

Selon le cabinet Awadh Almheiri, la loi fédérale 30 de 2021 sur les stupéfiants, modifiée par un décret de 2025, distingue usage, détention, promotion et trafic. Pour l'usage personnel, elle prévoit au moins trois mois de prison ou une amende. Et "l’incitation, l’instigation et la facilitation (la promotion) sont punies d’un emprisonnement d’au moins cinq ans", assorti d'une sanction financière.

Dans le dossier des deux influenceuses, tout dépendra de la manière dont la justice qualifiera les faits. Si elles sont considérées comme de simples consommatrices, elles relèvent de l'usage personnel, passible de quelques mois à plusieurs années de prison. Public, en citant le blogueur Aqababe, évoque des peines allant de deux à cinq ans pour les étrangers testés positifs, souvent suivies d'une expulsion.

Pour les touristes ou expatriés à Dubaï, les règles sont les mêmes. Le ministère rappelle que des médicaments contenant de la codéine peuvent être assimilés à des stupéfiants et qu'une quantité de l'ordre du milligramme suffit. Comme la présence de drogue dans l'organisme constitue déjà une infraction, une consommation passée, même avant l'arrivée, peut exposer à une garde à vue puis à des poursuites.

Dolph Lundgren révèle avoir envisagé le suicide assisté en apprenant qu’il souffrait d’un cancer incurable

Dolph Lundgren avait planifié d’aller en Suisse, où le suicide assisté est légal, lorsqu’il pensait n’en avoir plus que pour quelques années à vivre.

C’est en effet ce que les médecins lui avaient pronostiqué en 2020, en découvrant que sa tumeur au rein – détectée en 2015 – s’était métastasée à d’autres organes. L’acteur de Rocky IV avait alors voulu préparer sa fin de vie sereinement, avec l’aide de son frère.

« Alors que j’étais en plein traitement contre le cancer et que j’envisageais la possibilité de mettre fin à mes jours, mon frère, Johan, allait m’aider, car je ne savais pas dans quel état je me trouverais une fois cette décision prise », écrit-il dans son autobiographie, Fights Worth Fighting : Finding Strength in Struggle (via Entertainment Weekly), qui est sorti aux Etats-Unis hier.

« J’aurais pu être en très mauvaise forme à ce moment-là et incapable de mener à bien mon suicide tout seul. Il existe des pays en Europe, comme la Suisse, qui autorisent le suicide assisté pour les personnes en phase terminale, mais j’aurais peut-être quand même eu besoin de quelqu’un à mes côtés pour m’aider. »

Ce qui a fait changer d’avis l’acteur, aujourd’hui âgé de 68 ans, c’est sa rencontre avec la Dre Alexandra Drakaki, oncologue et chercheuse à l’UCLA Health, en 2022. La professionnelle de santé a repris son dossier médical et a découvert que les précédents diagnostics étaient erronés.

« Elle a découvert que les cellules de mon "cancer du rein" présentaient une mutation assez courante dans le cancer du poumon. C’est pourquoi les médicaments qu’on m’avait prescrits depuis deux ans n’étaient pas efficaces », explique Dolph Lundgren, qui s’est donc vu prescrire un autre protocole de soins.

En novembre 2024, Dolph Lundgren a annoncé qu’il était en rémission de son cancer du poumon, et non du rein comme initialement diagnostiqué.

Détective Conan est de retour au cinéma

Détective Conan, personnage culte créé par Gosho Aoyama en 1994, est de retour au cinéma en France après The Scarlet Bullet (2021), La Fiancée de Shibuya (2022) et Le sous-marin noir (2023) et La Mémoire retrouvée (2025) !

Cette fois, le petit héros revient dans une aventure intitulée L'Ange déchu de l'asphalte. Alors qu'ils se rendent à un festival de moto à Kanagawa, Conan Edogawa et ses amis se font dépasser par une mystérieuse moto noire filant à toute allure sur l’autoroute.

La "Déesse du vent", Chihaya Hagiwara, officier de la police routière de Kanagawa, est lancée à ses trousses. Malgré une poursuite acharnée, Chihaya manque de capturer le mystérieux pilote et sa moto est sévèrement endommagée.

Arrivé au festival, le groupe assiste à la présentation d'une moto de police ultramoderne, "Angel", tandis que la mystérieuse moto noire réapparaît dans les rues de Tokyo et échappe encore une fois à la police. L'enquête révèle sa ressemblance avec "Angel", ce qui pousse les autorités à la surnommer "Lucifer" et lancer une vaste opération de recherche.

À mesure que l'enquête se complexifie, Chihaya replonge dans les souvenirs de son frère disparu Kenji Hagiwara et de son camarade de classe Jinpei Matsuda, posant les bases d'une confrontation à pleine vitesse entre la Déesse du vent et l'Ange déchu.

Le manga original, publié depuis janvier 1994, compte à ce jour 98 volumes. Au total, plus de 230 millions d'exemplaires ont été vendus dans le monde. Un véritable phénomène !

L'œuvre créée par Gosho Aoyama a été adaptée en série animée dès 1996. À ce jour, plus de 1000 épisodes ont été réalisés. Il existe également 25 films d'animation mettant en scène le petit détective.

Shinichi, 17 ans, est un footballeur hors pair ainsi qu’un fan invétéré de Sherlock Holmes. Son père est l’auteur de best-sellers Yusaku Kudô et sa mère l’ancienne actrice Yukiko Kudô. Tous deux lui ont légué l’excellent esprit de déduction qui lui a d’ores et déjà permis de résoudre un grand nombre d’affaires de meurtre.

Depuis qu’il a été rajeuni par le poison que lui ont administré deux hommes en noir, Shinichi s’est mis en quête de leur organisation criminelle. Pour passer incognito, il s’est forgé une nouvelle identité en tant que Conan Edogawa, et habite désormais chez son amie Ran. Pour éviter d’éveiller les soupçons, Conan fréquente l’école primaire comme tous les enfants de son âge. 

Avec ses camarades de classe Ayumi, Genta et Mitsuhiko, il fonde le club des Petits Detectives. Afin de ne pas mettre ses proches en danger, Shinichi se donne beaucoup de mal pour dissimuler sa véritable identité à son entourage.

Seuls quelques confidents triés sur le volet, tels que le professeur Agasa, sont au courant de son étrange rajeunissement. Malgré sa fâcheuse situation, Shinichi continue de résoudre tous les crimes perpétrés dans son entourage et c’est peu dire qu’il a du pain sur la planche.

Détective Conan compile de nombreuses références, de Sherlock Holmes à Arsène Lupin en passant par Agathe Christie, Hercule Poirot ou Jules Maigret. Le prénom du héros lui-même est un clin d'oeil à l'auteur de Sherlock Holmes, Sir Arthur Conan Doyle.

Son nom, Edogawa, vient du maître de la littérature policière japonaise, Ranpo Edogawa. À noter que le commissaire Juzo Megure est une référence à notre Jules Maigret national. Quant au professeur Agasa, il possède un patronyme inspiré par Agatha Christie.

Par ailleurs, le restaurant où ce dernier aime manger se nomme le "Colombo", rappelant un certain policier bien connu des fans de polar.

Pour Pierre-William Fregonese, auteur du livre L’énigme Détective Conan (paru aux éditions Pix’n Love), Conan "est avant tout une œuvre chorale indescriptible, surprenante et originale, qui fonctionne à merveille depuis des décennies."

Pour l'écrivain, si l'oeuvre a eu un tel succès, c'est grâce à "des dizaines de personnages attachants et uniques en leur genre accompagnent tour à tour l’habile Conan Edogawa pour résoudre des enquêtes plus complexes les unes que les autres, et comprendre des mécanismes fous. Des histoires touchantes, des histoires sanglantes, des histoires drôles."

Selon l'auteur, Détective Conan, sous son apparence légère, "propose pourtant une vraie réflexion sur la société, ses dérives et ses non-dits. Contrairement à de nombreux classiques du genre policier, Gosho Aoyama s’intéresse autant au mobile, à sa déconstruction, puis à l’ultime repentance qu’aux stratagèmes meurtriers."

"Au moment de la phase de la résolution finale, qui n’a rien à envier aux grandes heures d’un Sherlock Holmes ou d’un Hercule Poirot, les criminels se rendent souvent compte que leur mobile n’était pas bon, suffisant ou même avéré. Nous entrons dans les failles de la psychologie humaine, celle qui pousse à l’irréparable ; la rédemption est toujours en suspens dans cette œuvre profondément humaine."

En effet, Détective Conan est un vrai phénomène international. Il s'agit du 5ème manga le plus vendu au monde avec 230 millions d’exemplaires. Le volume 97 a même surpassé le hit Demon Slayer en 2019.

"Il est présent dans la vie des Japonais, toutes tranches d’âge confondues. L’œuvre est entrée dans la culture visuelle de l’Archipel, et connaît un succès dans de nombreux pays d’Asie et d’Europe.

Si Détective Conan est un monument au Japon, c’est aussi une série à succès en France, le pays du commissaire Jules Maigret, et du gentleman-cambrioleur Arsène Lupin. Finalement Détective Conan, c’est plus qu’un simple manga policier, c’est surtout une grande famille", conclut Pierre-William Fregonese.

L'ampleur du phénomène ne s'arrête évidemment pas au manga. Tous les films sortis au Japon figurent au Top 3 annuel du box-office domestique ! Autre chiffre remarquable : les films Conan sont présents 8 fois dans le Top 50 des animés les plus rentables à travers le monde, surpassant notamment One Piece (4 fois) ou Dragon Ball (3 fois).

Dracula : Gary Oldman évoque les tensions sur le tournage

Immense acteur dont la réputation n'est depuis longtemps plus à faire, modèle absolu pour toute une génération et unanimement respecté par ses pairs, Gary Oldman a incarné de nombreux rôles mémorables, de Sid Vicious à True Romance en passant par JFK, Léon, Hannibal, le commissaire Gordon dans la trilogie du Dark Knight de Nolan, Les Heures sombres et son extraordinaire composition oscarisé sous les traits de Churchill... Pour n'en citer qu'une toute petite poignée.

Et, bien entendu, le rôle, non moins extraordinaire, de Dracula dans le film de Francis Ford Coppola. Gravement plombé par une série d'échecs cuisants en salle depuis le douloureux tournage de son film Coup de coeur, dont il mettra vingt ans à éponger les dettes, c'est précisément avec ce film que le cinéaste se remettra en selle et remboursera ses créanciers, avec le gros succès du film.

La qualité des effets visuels et trucages, encore réalisés à l'ancienne, à une époque où le tout CGI n'avait pas envahi les écrans. La qualité de l'interprétation d'un casting à l'unisson. Les somptueux costumes signés par l'immense et regrettée Eiko Ishioka, dont le travail fut justement récompensé par un Oscar. Une fabuleuse bande originale signée par le compositeur Wojciech Kilar... Si le mythe increvable du comte vampire, né sous la plume de Bram Stoker, a été revisité plus de 200 fois à l'écran, la version livrée par Coppola est sans doute celle qui est la plus fidèle à l'oeuvre originelle.

Invité dans le podcast Happy Sad Confused en 2025, Gary Oldman racontait justement son expérience créative lors du tournage du film Dracula. Il confie ainsi avoir été immédiatement séduit par la dimension romantique du scénario, et plus particulièrement par une réplique emblématique sur le passage du temps.

L'artiste explique avoir ressenti une intuition auditive précise pour la voix du vampire bien avant de pouvoir l'incarner physiquement. Pour atteindre ce registre grave et caverneux, il a suivi un entraînement rigoureux avec un chanteur d'opéra afin de baisser sa tessiture d'une octave. Cette recherche technique illustre son dévouement à transformer sa propre nature pour donner vie aux différentes facettes de ce monstre légendaire.

"Je me souviens exactement où j'étais quand j'ai lu le scénario : j'étais dans ma caravane pendant une pause déjeuner sur le tournage de JFK, et j'allais lire le script puis passer l'audition pour Francis [Ford Coppola]. Ce dont je me souviens le plus nettement, c'est : "J'ai traversé les océans du temps pour te trouver". Je me suis dit : mon Dieu, j'aimerais vraiment dire cette ligne... n'aimerais-tu pas dire ça à quelqu'un ?[...]

"J'avais un instinct, je pouvais entendre la voix [de Dracula dans ma tête], mais je ne pouvais pas encore la reproduire physiquement. J'ai entendu cette voix, puis je suis parti travailler dessus pour essayer d'obtenir le son que j'entendais dans ma tête. J'ai travaillé très longtemps avec un chanteur d'opéra sur le son pour réussir à baisser ma voix de près d'une octave" confesse Oldman, qui ajoute que, les années passant, il n'est désormais plus capable de reproduire cette voix aujourd'hui.

Dans une intervention plus récente dans le podcast du même nom (c'est dire s'il est bon client !), enregistré d'ailleurs en marge du TIFF, le fameux festival international du film de Toronto, Gary Oldman est cette fois-ci revenu sur les parfois vives tensions entre lui et Coppola sur le tournage du film. Des propos parfaitement complémentaires d'ailleurs aux premiers.

Il admet ainsi avoir accepté le projet uniquement pour l'opportunité de collaborer avec ce cinéaste de renom. En repensant aux images des coulisses, il confie qu'il n'en est "pas très fier" des tensions qu'il y a eu entre lui et Coppola. Malgré ces frictions, il estime avec le recul que ce fut globalement une bonne expérience.

"Jouer le rôle de Dracula ne figurait pas sur ma liste de choses à faire avant de mourir, et cela ne m'avait jamais traversé l'esprit" commente l'acteur. [...] "J'adorais sa façon de diriger, car il te parlait tout au long de la prise comme si tu tournais un film muet. Il disait : "Tu l'aimes, tu n'as jamais aimé une femme comme ça, embrasse-la", pendant que la caméra tournait. Il disait : "OK, c'était bien, maintenant refais-le !"

Il faut savoir s'adapter au style de chaque réalisateur. La plupart des réalisateurs vous engagent en comptant sur vous pour faire votre travail ; sur un tournage de Christopher Nolan, par exemple, il vous engage en sachant que vous ferez vos devoirs, que vous connaîtrez votre texte et que vous serez prêt. Mais ils sont tous différents, et il faut vraiment trouver une façon de travailler avec eux, sinon cela risque de rendre la vie de tout le monde insupportable".

Et d'achever sa démonstration sur ces mots, avec le recul et le privilège de l'âge : "J’étais un peu plus combatif quand j’étais plus jeune, mais avec l’âge, on apprend que la vie est trop courte. On peut toujours se battre et s’investir dans son travail, mais il faut savoir s’entendre".

Mal barrée : quelques jours après sa mise en ligne, cette série phare de Netflix est déjà renouvelée pour une saison 2

Le 10 septembre dernier, Netflix a mis en ligne Mal Barrée (Crew Girl en VO), une romance adolescente qui raconte l’histoire de Teagan Tao (Miku Patricia Martineau), jeune espoir de l’aviron, qui voit sa vie basculer lorsque son père est accusé de détournement de fonds.

Contrainte de s'installer sur la côte Est, elle se retrouve à la dérive à Easton Prep, un lycée d'élite qui ne possède pas d'équipe féminine en aviron. Son seul moyen de faire son retour sur l’eau est alors de devenir barreuse d'un équipage masculin dysfonctionnel.

Tout en jonglant entre ses propres ambitions, les exigences d'un collectif masculin et les complications de sa vie familiale, elle se retrouve malgré elle happée dans la rivalité entre les deux membres les plus compétitifs de l'équipage : Josh Regis (Samuel Braun), le capitaine arrogant, et Cam Dillinger (Kyle Clark), l'enfant du pays discret à la détermination sans faille.

Dès son lancement, Mal Barrée a rencontré un franc succès sur la plateforme. En à peine quelques jours, la série canadienne s’est hissée dans le top 10 de Netflix dans environ 80 pays.

C'’est donc sans surprise que la plateforme américaine vient d’annoncer que la fiction serait de retour pour une saison 2. “Je suis plus qu’impatiente pour la saison 2 de Mal Barrée ! Il y a encore tellement de choses à explorer autour des personnages, des histoires d’amour et de l’aviron, ça va être une sacrée aventure, c’est sûr !”, a ainsi déclaré Miku Patricia Martineau suite à cette annonce.

“Tout ce que je sais, c’est que ce sera sans aucun doute une deuxième saison remplie de drama et de rebondissements. Je suis prête à remonter dans un bateau et à passer devant la caméra ! #teamteagan”.

Qu’est-ce qui attend Teagan, Josh et Cam dans la saison 2 de Mal Barrée ? Réponse prochainement sur Netflix. En attendant, vous pouvez d’ores et déjà découvrir la saison 1 sur la plateforme.

Les Braves : bande-annonce

Sur la scène du Grand Théâtre Lumière à Cannes, le 23 mai dernier, Emmanuel Macchia et Valentin Campagne s'enlaçaient et laissaient éclater leur joie. Respectivement âgés de 20 et 22 ans, les deux acteurs recevaient ensemble un Prix d'interprétation masculine pour leur travail dans Les Braves (Coward) de Lukas Dhont - dont la bande-annonce vient d'être révélée.

À l'écran, ils jouent deux soldats de la Première Guerre mondiale secrètement liés par une passion amoureuse. Au cœur d'un champ de bataille ravagé par l'horreur, ils trouvent un espace de liberté qui leur permet d'être eux-mêmes.

Avec Les Braves, le réalisateur belge Lukas Dhont signe son œuvre la plus ambitieuse et déjoue les codes du film de guerre, imposant de nouvelles figures héroïques masculines modernes et sensibles.

C'est en trouvant une photo de soldats de la Première Guerre qui avaient rassemblé des caisses de minutions pour faire un podium et transformé des sacs en jupes que le cinéaste commence à écrire ce film, son troisième après Girl - Caméra d'or à Cannes en 2018 - et Close - Grand Prix en 2022 - Il s'intéresse à un visage peu exploré des combattants de guerre.

Présenté dans de nombreux festivals depuis sa première à Cannes, le film a été choisi pour représenter la Belgique dans la course aux Oscars.

Les Braves (Coward), au cinéma le 18 novembre prochain en France

Incassable : Bruce Willis dans l'un des meilleurs films de super-héros de tous les temps... Et pourtant, il y a 26 ans, le studio n'y croyait pas !

En 2000, les adaptations de comics n’étaient pas encore les piliers de l’industrie hollywoodienne qu’elles allaient devenir. C’est dans ce contexte que M. Night Shyamalan a signé Incassable, une œuvre aujourd’hui considérée comme l’une des plus brillantes relectures du mythe du super-héros.

Plutôt que d’accumuler les combats, les costumes et les effets spéciaux, le cinéaste s’intéresse à David Dunn, un homme apparemment ordinaire qui découvre peu à peu qu’il possède des capacités extraordinaires. Incarné par Bruce Willis, le personnage croise la route d’Elijah Price, son opposé physique et symbolique. Souffrant d’une extrême fragilité osseuse, cet homme aussi intelligent que dangereux est interprété par Samuel L. Jackson.

Au moment de concevoir Incassable, M. Night Shyamalan disposait pourtant d’un sérieux atout : il venait de triompher avec Sixième Sens, phénomène mondial aux recettes supérieures à 670 millions de dollars et nommé à six reprises aux Oscars. Ce succès n’a cependant pas suffi à rassurer les producteurs.

Dans un entretien publié par Variety en 2024, lors de la promotion de Trap, le réalisateur racontait que le studio cherchait avant tout à reproduire la formule de Sixième Sens. Il refusait en revanche d’assumer ouvertement la dimension super-héroïque de son nouveau projet.

“Si vous niez ce que c’est parce que vous avez peur que ce soit différent, alors vous lui volez toute sa force. Ils disaient : ‘Nous avons eu l’un des plus grands films de tous les temps et les deux mêmes personnes sont en train de faire un autre film. Faisons en sorte que cela ressemble à ce film.’ Contrairement à ce que Incassable était, qui était le début d’un tout autre genre. Ils ne s’en sont pas rendu compte parce qu’ils avaient trop peur pour prononcer le mot ‘comics’.”

Cette prudence a également créé un malentendu autour de la nature du long-métrage. Une partie du public s’attendait à retrouver les sensations horrifiques de Sixième Sens, alors qu’Incassable poursuivait un tout autre objectif. Shyamalan se souvenait ainsi des réactions auxquelles il avait été confronté :

“Ils disaient que personne n’irait voir un film de comic book ! Des personnes disaient : ‘Ce n’était pas effrayant !’ Mais qui a dit que [Incassable] allait être effrayant ?”

Le parti pris du cinéaste a fini par être largement réévalué. Parmi les plus fervents défenseurs d’Incassable figure notamment Quentin Tarantino, qui l’avait qualifié de “chef-d’œuvre de notre époque” au cours d’un entretien accordé à Sky Movies en 2009 (via Wired).

Le réalisateur de Pulp Fiction saluait tout particulièrement le travail de Bruce Willis ainsi que la manière dont Shyamalan s’était réapproprié la figure de Superman.

“Incassable contient la meilleure performance jamais livrée par Bruce Willis, je le trouve absolument génial dans ce film. Incassable, qui est une brillante relecture de la mythologie de Superman, est l’un des chefs-d’œuvre de notre époque.”

Sorti quelques mois après le X-Men de Bryan Singer, Incassable a participé à sa manière au renouvellement du genre. Le film emprunte pourtant une voie radicalement différente, privilégiant le doute, la psychologie et l’introspection à l’action spectaculaire.

Il précède également de deux ans le succès colossal du Spider-Man de Sam Raimi, qui allait définitivement installer les super-héros au cœur du cinéma grand public. Avec le recul, la proposition de Shyamalan apparaît donc particulièrement visionnaire.

Cette expérience lui a surtout appris à mieux choisir les collaborateurs capables d’accompagner ses changements de direction. Il en tirait cette conclusion :

“Et donc, [j'ai appris] une leçon vraiment intéressante sur le fait que si je veux être le pourvoyeur d'histoires originales, je dois avoir des partenaires qui comprennent que nous allons nous réinventer à chaque fois [...].”

Noté 3,7 sur 5 par les spectateurs d’AlloCiné, Incassable a engrangé 248,1 millions de dollars dans le monde pour un budget estimé à 75 millions. En 2011, le magazine Time l’a même placé en quatrième position de son classement des dix meilleurs films de super-héros de tous les temps.

Son univers s’est ensuite développé de manière inattendue avec Split, sorti en 2016 et noté 4 sur 5, puis Glass, arrivé en 2019 et crédité d’une note de 3,5 sur 5. Deux prolongements également réalisés par M. Night Shyamalan, venus confirmer le statut acquis par ce premier chapitre longtemps incompris.