14 avril 2020

La Casa de Papel : l’interprète d’Helsinki ne savait pas que son personnage était gay avant la saison 3

La Casa de Papel a rencontré un succès énorme sur Netflix, alors que la série avait fait un véritable flop lors de sa diffusion en Espagne. Lorsque le showrunner Alex Pina et son équipe ont accepté d’écrire une suite, ils ont pu développer certains personnages et certaines intrigues. Comme pour Helsinki, le braqueur au grand coeur. Lorsque nous avions rencontré Darko Peric en janvier dernier pour la promotion de la saison 4, celui-ci nous ainsi révélé qu’il ne savait pas que son personnage était gay lorsqu’il a accepté le rôle : "Je ne l’ai découvert qu’à la troisième/quatrième saison. Ce n’est pas plus mal, car cela m’a permis d’approfondir mon personnage. Il n’est pas qu’un vétéran de guerre, il est plus que cela". Helsinki fait en effet son coming-out dans une scène émouvante où il éconduit une Nairobi (Alba Flores) qui vient de lui avouer ses sentiments. Le documentaire La Casa de Papel : le phénomène nous aura appris une chose : les scénaristes ont écrit les saisons 3 et 4 au cours du tournage, laissant parfois les acteurs et les réalisateurs dans le flou total.

Avec le personnage d’Helsinki, "populaire auprès de la communauté LGBTQ+" nous explique son interprète, La Casa de Papel se veut plus inclusive. Elle franchit même un pas supplémentaire dans la partie 4 en introduisant un personnage trans joué par l’actrice Belen Cuesta.

Pierre Ménès guéri du coronavirus : "Pourtant, j'ai été testé négatif"

Pierre Ménès est une nouvelle fois sorti du silence. En effet, mardi 14 avril 2020 dans l'émission des Grandes Gueules diffusée sur RMC, le consultant sportif s'est exprimé sur le Covid-19, virus qu'il avait contracté. "Je me suis auto-confiné très tôt, mon état a commencé à se dégrader chez moi. J'avais un état d'épuisement absolu, des diarrhées permanentes, ça a dégénéré au fil des jours. J'ai été atteint d'une prise de goutte absolument horrible aux deux genoux. Je ne pouvais plus bouger du tout et j'ai pris la décision d'aller à l'hôpital." a-t-il expliqué pour détailler ses symptômes.

Une fois arrivé à l'hôpital, Pierre Ménès n'a pas tout de suite été testé. "Je suis d'abord allé à l'hôpital de Poissy, on m'a fait un scanner sous une tente. J'ai demandé à être transféré à Beaujon (c'est là qu'il a été greffé du foie et du rein, ndlr). Le scanner a été positif au coronavirus mais le test qui m'a été fait était négatif." a-t-il ensuite ajouté. "Vous n'étiez pas atteint au niveau du nez, ça avait déjà atteint vos poumons" a alors réagi une chroniqueuse des Grandes Gueules. "Je pense oui." a donc répondu celui qui a été hospitalisé environ une semaine. En ligne avec un médecin, Pierre Ménès a ensuite regretté qu'on ne parle pas assez des autres symptômes du coronavirus, hormis la fièvre, la toux et le malaise respiratoire.

A noter que durant la maladie, Pierre Ménès a perdu énormément de poids. "J'ai perdu 15 kilos, ça ne me fait pas de mal." a-t-il déclaré. Après son hospitalisation, il a pu rentrer chez lui. "Quand on rentre chez soi, ça va mieux. J'ai retrouvé ma femme, mes chiens. Avant d'être hospitalisé, on ne dormait pas ensemble, on se croisait, elle avait un masque. J'ai été super prudent et je l'ai chopé quand même. Il faut faire très attention." a-t-il poursuivi avant de conclure : "Je remercie une fois de plus le personnel hospitalier (...) c'est une surveillance de tous les instants. On a beaucoup de chance d'être là où on est."

Star Wars 9 pire épisode ? La réaction de Daisy Ridley aux critiques des fans

Il y a 4 mois sortait en salles l'épisode IX de la saga Star Wars, ultime chapitre de la saga Skywalker. Un troisième volet à nouveau réalisé par J.J. Abrams qui, une fois de plus, a donné lieu à de nombreux débats parmi les fans, parfois agrémentés de critiques plus ou moins hostiles vis-à-vis du film et de ses interprètes.

Daisy Ridley, qui incarne l'héroïne Rey au centre de cette nouvelle trilogie depuis Le Réveil de la Force, s'est récemment exprimée à ce sujet, racontant au micro de Men's Health comment elle avait vécu ces réactions :

"Honnêtement, les réactions ont changé d'un film à l'autre", a-t-elle expliqué. "98% du temps, c'était merveilleux, et ce dernier film a été vraiment difficile. Le mois de janvier n'a pas été terrible. C'était bizarre, je me demandais où était passé tout cet amour qu'on nous avait témoigné la première fois."

La jeune actrice a poursuivi son intervention en expliquant notamment que selon elle, les réseaux sociaux n'étaient pas étrangers à tout cela :

"Cette semaine j'ai regardé le documentaire, le making of 'The Skywalker Legacy', et il est rempli d'amour. Je pense que c'est ça qui est difficile, lorsque vous faites partie de quelque chose qui est à ce point rempli d'amour et puis que les gens [ne l'apprécient pas]. Vous savez, chacun a le droit de ne pas aimer quelque chose, mais j'ai l'impression que cela a légèrement changé. Je pense qu'en général, c'est à cause des réseaux sociaux et tout le reste."

Sorti en salles le 18 décembre dernier, L'Ascension de Skywalker marquait la fin de la saga Skywalker au cinéma. Star Wars se prolonge actuellement en série dans The Mandalorian sur Disney+. 

Netflix commande une nouvelle série de zombies coréenne

Après l'Espagne, les séries coréennes seront-elles la nouvelle manne de Netflix ? Suite au succès de la série Kingdom sortie en 2019 sur la plateforme et dont la saison 2 est sortie le mois dernier, le géant du streaming développe désormais une seconde série coréenne autour de la figure du zombie, très populaire dans le cinéma d'horreur coréen. En témoigne le succès international du film Dernier train pour Busan sorti en 2016.

Mais tandis que Kingdom intégrait le genre du zombie dans un contexte historique permettant d'explorer le riche patrimoine de la Corée, cette nouvelle série, intitulée All Of Us Are Dead, sera situé de nos jours et suivra un groupe d'adolescents piégés dans leur lycée tandis qu'un virus commence à se propager parmi les élèves. 

Adaptée du webcomic à succès Now At Our School, la série, dont la date de mise en production n'a pas encore été communiquée, est écrite par Chun Sung-il (auteur de la série The Package diffusée en 2017) et sera réalisée par Lee JQ et Kim Nam-su, tous deux renommés dans la production TV coréenne.

Les Gardiens de la Galaxie 3 et The Suicide Squad ne seront pas repoussés

Avec l'épidémie de coronavirus qui sévit partout dans le monde et qui a déjà bouleversé toute l'année cinématographique 2020, The Suicide Squad et Les Gardiens de la Galaxie 3 sortiront-ils aux dates initialement prévues ? Pour le réalisateur James Gunn, les fans n'ont pas à s'inquiéter : les deux films ne seront pas impactés.

Interrogé sur les réseaux sociaux pour savoir si la date de sortie de The Suicide Squad, prévue pour le mois d'août 2021, était en danger, James Gunn s'est donc montré rassurant : "A l'heure actuelle, il n'y a aucune raison pour que la date de sortie bouge. On est à l'heure et même en avance sur le planning. Nous avons été extrêmement chanceux de pouvoir boucler le tournage et une partie du montage de chez nous avant la mise en quarantaine."

Même son de cloche pour Les Gardiens de la Galaxie 3, dont la sortie, il est vrai, est envisagée bien plus tard. Pas encore tournée, cette nouvelle aventure super-héroïque devrait en effet débarquer dans les salles à l'horizon 2022, voire 2023. "De même, à l'heure actuelle, les plans concernant Les Gardiens de la Galaxie 3 sont exactement les mêmes qu'ils n'étaient avant le coronavirus", déclare ainsi James Gunn.

Le prince Harry trouve sa nouvelle vie en Amérique "un peu difficile"

En déménageant du Canada à Los Angeles, il y a quelques semaines, le prince Harry et Meghan Markle ont débuté leur nouvelle vie, hors de la famille royale britannique qu'ils ont quittée officiellement le 31 mars dernier. Mais, entre certains problèmes financiers et un confinement imposé par la crise de coronavirus, les parents du petit Archie imaginaient différemment les premiers jours de cette deuxième vie.

Dans un entretien accordé au magazine Radio Times, et dont The Guardian dévoile certains extraits ce mardi 14 avril, Jane Goodall, amie du couple, révèle que le prince Harry s'est confié à elle. L'ancien membre de la famille royale britannique aurait notamment indiqué à l'anthropologue de 86 ans qu'il ne passait pas les meilleurs moments de sa vie. "Je ne sais pas comment sa carrière va se dérouler, mais oui, j'ai été en contact avec lui, même si je pense qu'il trouve la vie un peu difficile en ce moment", explique Jane Goodall.

Il faut dire que les problèmes s'accumulent pour Harry et Meghan depuis leur installation de l'autre côté de l'Atlantique. En effet, le confinement imposé par la crise de coronavirus oblige le couple à revoir leurs plans, notamment en matière de travail. De plus, la question du financement de leur sécurité a causé beaucoup de soucis au couple. Heureusement, Harry et Meghan ont pu compter, jusqu'à présent, sur le prince Charles qui s'est engagé à payer une partie de leur sécurité.

Jane Goodall, qui sortira dans les prochains jours son nouveau documentaire environnemental, The Hope, a également profité de cette interview pour évoquer ce qu'elle n'aime pas chez ses amis, William et Harry. "Ce sont des champions naturels sauf qu'ils chassent et qu'ils tirent. Mais je pense que Harry va arrêter parce que Meghan n'aime pas chasser, donc je pense que c'est fini pour lui", indique l'anthropologue britannique.

13 avril 2020

L'Armée des ombres, ce soir sur France 3 : pourquoi revoir le chef-d'oeuvre de Jean-Pierre Melville sur la Résistance ?

Pour beaucoup, en cette période un peu spéciale rythmée par le coronavirus, confinement rime avec écrans. C'est l'occasion de découvrir des films, de binge-watcher des séries, de rattraper des pépites à côté desquelles on serait passé par manque de temps ou de revoir des chefs-d'oeuvre. Ce soir à 21h05, France 3 diffuse L'Armée des ombres, monument de l'histoire du cinéma réalisé par Jean-Pierre Melville et porté par une équipe d'immenses comédiens au sommet de leur art : Lino Ventura, Simone Signoret, Paul Meurisse, Jean-Pierre Cassel, mais aussi Paul Crauchet et Christian Barbier.

A Paris, en octobre 1942, Philippe Gerbier (Ventura), ingénieur des Ponts et Chaussées, est également l'un des chefs de la Résistance. Dénoncé et capturé, il est incarcéré dans un camp de prisonniers. Alors qu'il prépare son évasion, il est récupéré par la Gestapo. Lors son transfert au quartier général de la police politique du Troisième Reich, il s'évade et rejoint son réseau à Marseille. Avec ses lieutenants Félix (Crauchet) et Le Masque (Claude Mann), il supprime celui qui l'a dénoncé. Quand Félix est arrêté à Lyon, Mathilde (Signoret) et Le Bison (Barbier), qui appartiennent à la division parisienne, s'introduisent avec Le Masque dans la prison lyonnaise pour le libérer, sans savoir que Jean-François (Cassel) s'est arrangé pour être dans la même cellule…

Sorti en 1969, dans une France alors en proie aux doutes au sortir des mouvements de contestation de Mai 1968, L'Armée des ombres a ravivé le douloureux souvenir de l'Occupation et sa réception à l'époque a été mitigée, certains critiques reprochant à Jean-Pierre Melville, ancien résistant, son indéfectible fidélité au Général de Gaulle. En raison de ces mauvais échos, les programmateurs ont renoncé à distribuer le film aux Etats-Unis et il faudra attendre 2006 pour qu'il y sorte enfin en salle : un événement cinéphilique unanimement applaudi par la critique américaine. 

Film très personnel, L'Armée des ombres porte en lui toute l'essence du cinéma de Melville, qui dira : "Je l'ai porté en moi vingt-cinq ans et quatorze mois exactement. Il fallait que je le fasse et que je le fasse maintenant, complètement dépassionné, sans le moindre relent de cocorico. C'est un morceau de ma mémoire, de ma chair." Adapté très fidèlement du roman de Joseph Kessel, il fait aussi référence aux propres souvenirs de résistant de Melville, et à l'action de Lucie Aubrac, au travers du rôle magnifique de Mathilde. La mise en scène, soulignée par la musique d'Eric Demarsan, est constamment magnifiée de clairs obscurs époustouflants. Chaque plan, chaque mouvement de caméra, chaque insert, est emprunt d'une nostalgie déchirante. Cinquante ans après, L'Armée des ombres n'a pas pris une ride ; sa noirceur et sa beauté bouleversent toujours. 

Louis de Funès : pourquoi sa vraie femme avait choisi Claude Gensac pour jouer son épouse ?

Claude Gensac et Louis de Funès ont formé, pendant des années, l'un des couples les plus emblématiques du cinéma français. D'Oscar à L'Aile ou la cuisse en passant par Jo ou la saga du Gendarme de Saint-Tropez, l'actrice décédée en 2016 a été l'épouse de Louis de Funès. Si Claude Gensac a obtenu ce rôle récurrent, elle le doit à une personne en particulier. Il s'agit de Jeanne, l'épouse "réelle" de Louis de Funès.

En effet, cette dernière, décédée en 2015 à l'âge de 101 ans, gérait la carrière de son mari. C'est elle, notamment, qui a choisi Claude Gensac pour occuper son rôle à l'écran. Au milieu des années 1960, le couple de Funès voit l'actrice dans une pièce de théâtre. C'est après cette expérience que Jeanne décide d'en faire la femme fictive de son mari. Dans une interview accordée à France Dimanche, en 2013, Claude Gensac était revenue sur cette rencontre : "Jeanne a suggéré de me choisir comme partenaire attitrée. Elle voulait bien que je sois la femme de son mari à l'écran. Avec moi, elle n'avait pas de souci à se faire. Je pense que seule sa femme pouvait le gérer et le calmer. Elle l'a beaucoup soutenu".

Dans cette même interview, elle révélait également que, quelques années après la mort de Louis de Funès, Michel Galabru lui avait fait une confession surprenante : "Michel Galabru m'a révélé que Louis était amoureux de moi. Je n'en ai jamais rien su et je ne le saurai jamais".

Au total, ce rôle de la femme fictive de Louis de Funès, Claude Gensac l'interprétera dans sept films : Oscar en 1967, Le Gendarme se marie en 1968, Hibernatus en 1969, Le Gendarme en balade en 1970, Jo en 1971, L'Aile ou la cuisse en 1976 et Le Gendarme et les Gendarmettes en 1982, soit quelques mois seulement avant la disparition de l'acteur en 1983. L'actrice retrouvera également Louis de Funès dans d'autres films comme L'Avare en 1980 ou La Soupe aux choux en 1981.

Les Choristes sur France 2 : savez-vous que Beyoncé a repris une chanson du film ?

Sorti en 2004, Les Choristes se déroule à la fin des années 1950, dans un internat de rééducation pour mineurs où Clément Mathieu, professeur de musique sans emploi, accepte un poste de surveillant. Dans un premier temps, le système répressif appliqué par le directeur bouleverse le nouvel arrivant. Mais, en initiant ces enfants difficiles à la musique et au chant choral, Mathieu parviendra à transformer leur quotidien.

Si Les Choristes a connu un succès commercial considérable (plus de 8,4 millions d'entrées sur le sol français) et gagné deux César (Meilleure musique et Meilleur son), il avait aussi concouru à la 77ème cérémonie des Oscars dans deux catégories : Meilleur film en langue étrangère et Meilleure chanson originale pour le titre "Vois sur ton chemin". Deux statuettes que le long métrage n'a finalement pas remportées.

Lors de la cérémonie, qui s'est déroulée le dimanche 27 février 2005 au Kodak Theatre de Los Angeles, Les Choristes a été représenté par Gérard Jugnot et le metteur en scène Christophe Barratier, mais surtout par la superstar Beyoncé Knowles-Carter. La chanteuse a ainsi été choisie pour interpréter sur scène la célèbre chanson "Vois sur ton chemin" (chantée dans le film par Jean-Baptiste Maunier), accompagnée par l'American Boychoir de Princeton.

Ecrit par Christophe Barratier, sur une musique de Bruno Coulais, le morceau avait été opposé à "Accidentally in love" (Shrek 2), "Al Otro lado del rio" (Carnets de voyage), "Believe" (Le Pôle Express) et "Learn to be lonely" (Le Fantôme de l'Opéra). C'est finalement "Al Otro lado del rio" qui a gagné. Quant au Meilleur film en langue étrangère, c'est Mar adentro d'Alejandro Amenábar, emmené par Javier Bardem, qui a été sacré.

The Mandalorian révolutionnaire : pas de fonds verts ni de décors réels pour la série Star Wars !

Pour sa première série en live action dans l’univers Star Wars, Disney a vu les choses en grand visuellement. Les décors de The Mandalorian, à couper le souffle, sont possibles grâce au travail de son créateur Jon Favreau, d’Industrial Light & Magic et d’Epic Games. Au lieu de se servir de fonds verts, habituellement utilisés sur les tournages de blockbusters pour les effets spéciaux, les équipes de la série Disney+ ont eu recours à une technique unique et révolutionnaire : des écrans à LED géants en forme d’anneau qui permettent de projeter et calculer les décors en temps réel.

Ce n’est pas la première fois qu’une grosse production a recours à cette technique comme Gravity, Interstellar, First Man ou Oblivion, mais il s'agissait d'une utilisation à petite échelle. La première production Star Wars a avoir utilisé des panneaux LED était Rogue One, sur laquelle a travaillé Margaux Durand Rival, superviseuse en prévisualisation chez Les Androïdes Associés. L’artiste nous explique qu’il s’agit d’un des premiers films à utiliser ce procédé à grande échelle, notamment pour les plans de cockpits de vaisseaux : "On utilisait des éléments que nous avions créés en previs pour la projection, des éléments créés à 360° pour entourer tout le cockpit et qui projetaient les décors de chaque scène et le bon éclairage".

Sur le tournage de Rogue One, l’utilisation était plus rudimentaire selon elle : "Nous utilisions une vidéo projetée sur les écrans LED qui était déjà calculée. Sur Rogue One, une fois que l’on avait calculé les vidéos à 360° à projeter, on ne pouvait plus les changer en temps réel le jour du tournage et l’interactivité se limitait à des ajustements de luminosité ou de couleur et quelques effets interactifs tels que des lasers de vaisseaux. Cette technique a été utilisée de nouveau sur Solo mais le système le plus complexe et perfectionné est celui utilisé sur The Mandalorian".

Alors en quoi cette technique est-elle révolutionnaire ? Pour Margaux Durand-Rival, elle est bénéfique pour les artistes previs. Ces derniers sont des artistes qui travaillent en phase de pré-production mais aussi pendant le tournage pour assister le réalisateur et le superviseur des effets spéciaux. Leur mission, souvent assimilée à une extension du storyboard, consiste à "travailler la mise en scène avant un tournage de séquences complètes et brutes du film à venir en 3D pour permettre à l’équipe du film de les visualiser avant qu’elles n’existent réellement. C’est un outil plus poussé permettant de voir assez fidèlement les cadres et les mouvements de caméra et ainsi de prendre des décisions artistiques et techniques très tôt dans la production".