18 septembre 2026

Kim Kardashian révèle souffrir d’œsophagite

Kim Kardashian a révélé dans la bande-annonce de la saison 8 des Kardashian qu’elle souffre d’œsophagite, une inflammation au niveau de l’œsophage. Le trailer se veut un poil alarmiste, laissant en suspens la question : « Ce n’est pas de ça qu’est mort ton père ? », que l’on peut entendre alors que la star de téléréalité est sur un lit d’hôpital.

Robert Kardashian est décédé d’un cancer de l’œsophage en 2003, à seulement 59 ans. Mais l’œsophagite est, selon Santé Magazine « une inflammation de la muqueuse de l’œsophage », souvent liée « à un reflux gastro-œsophagien ».

Contrairement au cancer, cette pathologie est courante et généralement bénigne, bien qu’elle puisse, dans de rares cas chroniques, évoluer vers un état précancéreux, selon la Société française d’endoscopie digestive.

La famille Kardashian-Jenner s’est fortement engagée dans la lutte contre les maladies de l’œsophage. En 2019, Kim et ses sœurs ont participé à l’ouverture du UCLA Robert G. Kardashian Center for Esophageal Health, un centre dédié à la recherche et au traitement de ces maladies.

« Nous n’avons pas pu sauver la vie de mon père avec ces nouvelles technologies et un accès à ces docteurs, mais maintenant nous pouvons aider à sauver celle des autres », avait déclaré la fondatrice de SKIMS en 2025, comme le rappelle People. La nouvelle saison des Kardashian sera diffusée le 8 octobre.

Miley Cyrus semble préparer une résidence de concerts à Los Angeles

Miley Cyrus a peut-être trouvé une solution qui pourrait convenir autant à ses fans qu’à elle-même pour ses futurs concerts. La chanteuse de 33 ans, qui vient de sortir son dixième album studio, Bass Persuades, a rencontré un franc succès lorsque les tickets de ses deux prochains spectacles au Hollywood Bowl de Los Angeles les 16 et 18 octobre ont été mis en vente.

Près de 1,5 million de fans ont fait la queue dans l’espoir d’obtenir une place, selon Entertainment Weekly, alors que la salle ne peut en accueillir que 35.000 au total pour ces deux dates. Mais que les fans malheureux prennent leur mal en patience, car Miley Cyrus a laissé entendre lors d’un entretien récent avec l’animateur Zane Lowe pour Apple Music que ces concerts pourraient donner lieu à une future résidence dans cette même salle.

Lorsque Zane Lowe lui a fait remarquer qu’elle devrait y donner « 80 concerts pour répondre à la demande », la chanteuse de Flowers a répondu : « C’était en quelque sorte mon idée. » Ces deux prochains spectacles lui serviront en effet de « répétition générale ultime ». « J’ai compris grâce à la file d’attente que mes calculs sont justes, et que les gens viendront vers moi. Je n’ai pas besoin de me déplacer jusqu’à vous », a-t-elle constaté.

Une résidence pourrait donc convenir à l’artiste, qui avait déclaré en 2023 à British Vogue qu’elle ne souhaitait plus faire de tournée après avoir ressenti une certaine « solitude » et subi le « style de vie intense sur la route ». Sa dernière tournée internationale, le Bangerz Tour, date de 2014, et sa dernière tournée des festivals pour l’Attention Tour, qui s’est exclusivement déroulé en Amérique, date de 2022.

Miley Cyrus apprécie aussi de pouvoir se produire à proximité de chez elle, à Los Angeles. « J’ai choisi de donner ce concert au [Hollywood] Bowl parce que je savais que mon lit ne serait qu’à environ dix minutes en voiture de chez moi à 23 heures », a-t-elle avoué lors de l’interview. « Et pour moi, une pièce maîtresse de ce puzzle, c’est mon repos et mon [rétablissement]. Vous savez, ça vient de la discipline. » La star souhaite également rendre service à la ville californienne, qui a « conquis [s]on cœur ». Il faudra donc se déplacer jusqu’à Hollywood pour espérer la voir !

Barbra Streisand dénonce « l’ego démesuré » de Donald Trump, qui menace le Kennedy Center de démolition

Ce énième épisode digne de la cour de récré, dans lequel Donald Trump, faute de pouvoir s’approprier un joujou, préfère le démolir, pourrait prêter à sourire. Sauf que l’objet convoité n’est autre que le prestigieux Kennedy Center, à Washington D.C.

Il se trouve que malgré les souhaits du président, qui voudrait que son nom soit apposé sur la façade de l’institution culturelle, un juge a à nouveau renvoyé le chef de l’Etat dans les filets, lequel, à la manière d’un enfant gâté, envisage de détruire le centre plutôt que d’accepter cet affront.

De quoi indigner la communauté culturelle, Barbra Streisand en tête, qui a dénoncé le 17 septembre sur son site un « ego démesuré » qui met en péril une institution culturelle majeure.

La légende du cinéma et de la musique a rappelé que « le Congrès a adopté une loi désignant le Centre culturel national comme un mémorial vivant » en 1964, « au lendemain de l’assassinat choquant du président John F. Kennedy ». Selon elle, ce choix est « tout à fait approprié, car il était un véritable défenseur des arts ».

Honorée en 2008 par l’institution, la lauréate des EGOT (Emmy, Grammy, Oscar, Tony) poursuit en témoignant de son « indignation en voyant cette institution vénérée devenir l’objet d’une lutte aussi acharnée autour du nom d’un seul homme et de son ego démesuré ».

Estimant que le président Kennedy lui-même aurait probablement voulu que ce lieu puisse « interpeller, inspirer, provoquer et rassembler les Américains grâce au pouvoir transformateur des arts », elle se dit « révoltée et peinée » par les récentes évolutions, à commencer par cette bâche que le président Trump a installée pour ne pas souffrir l’absence de son nom au pinacle.

La chanteuse conclut son message par un appel : « Une raison de plus pour que les Américains exercent leur droit de vote aux prochaines élections de mi-mandat ! »

Jeudi, un juge de district de Washington a enjoint le Kennedy Center de prévenir la justice 30 jours à l’avance, comme le rapporte The New York Times, avant toute modification majeure, y compris une démolition.

Minotaure représentera la France aux Oscars 2027

Ils n'étaient plus que cinq en lice.

La Bataille De Gaulle - L'Âge de Fer d'Antonin Baudry, Le Corset de Louis Clichy, La Gradiva de Marine Atlan et L'Inconnue d'Arthur Harari n'ont finalement pas été retenus pour représenter la France aux Oscars 2027.

La commission (présidée par l'historien du cinéma Charles Tesson) a choisi Minotaure d'Andreï Zviaguintsev. Le cinéaste russe représentera donc la France lors de la 99e cérémonie des Oscars, qui se tiendra le 14 mars 2027 à Los Angeles. Parce que Minotaure a été produit par Charles Gillibert (CG Cinéma) et Nathanaël Karmitz (MK Productions), avec le soutien de l'Aide aux cinémas du monde du CNC. Notons que le film est également coproduit avec l'Allemagne.

"Je félicite chaleureusement Andreï Zviaguintsev, ses producteurs Charles Gillibert et Nathanaël Karmitz, ainsi que toutes les équipes françaises qui ont rendu possible ce film, qui a déjà conquis le Festival de Cannes", commente Gaëtan Bruel, président du CNC. Il estime que ce choix rappelle "le rôle unique de la France dans les grandes coproductions mondiales" et "l'engagement de notre pays aux côtés des cinéastes les plus engagés de notre époque".

Il faut souligner que Minotaure avait remporté en mai dernier le Grand Prix du Festival de Cannes.

Son histoire nous plonge dans la Russie contemporaine, au début de la guerre en Ukraine. En 2022, un riche chef d'entreprise provincial découvre l'adultère de sa femme et se retrouve confronté à l'obligation imposée par l'État de fournir quatorze de ses employés pour le front ukrainien. Le film est une adaptation de La Femme infidèle, de Claude Chabrol (1969), un thriller psychologique qui utilise le mythe du Minotaure comme une métaphore percutante du régime russe qui dévore sa propre population.

Minotaure sortira dans les salles françaises le 14 octobre prochain, distribué par Les Films du Losange, et sera distribué aux États-Unis par Mubi.

Il devra désormais se frayer un chemin parmi les autres candidats internationaux : Soudain de Ryūsuke Hamaguchi pour le Japon, La Bola Negra pour l'Espagne, Coward de Lukas Dhont pour la Belgique ou encore Everytime de Sandra Wollner pour l'Allemagne ont été retenus par leur pays respectif.

La France n'a plus remporté l'Oscar du meilleur film international depuis 1993, année de la victoire d'Indochine de Régis Wargnier.

"Tout commence maintenant", prévient le CNC, qui affirme vouloir faire en sorte que la France "brille cette année encore dans ce grand rendez-vous du cinéma international". Et Gaëtan Bruel de conclure : "L'objectif est de gagner !"

Il faudra toutefois encore franchir deux étapes avant de pouvoir parler de statuette : Minotaure devra d'abord figurer dans la shortlist de 15 films internationaux, qui sera dévoilée par l'Académie américaine le 15 décembre 2026, avant que les cinq nommés finaux à l'Oscar du meilleur film international ne soient annoncés le 21 janvier 2027.

Le cinéaste iranien Reza Dormishian visé par un mandat d'arrêt

À l'instar de Jafar Panahi, Mohammad Rasoulof ou Mostafa Al-Ahmad, le cinéaste iranien Reza Dormishian est désormais visé par une procédure judiciaire en Iran.

Son avocat, Amir Reisian, a annoncé qu'un dossier avait été ouvert contre le réalisateur pour "propagande contre le système", devant la branche 7 du tribunal révolutionnaire de Téhéran. Un mandat d'arrêt a également été délivré contre lui et les Gardiens de la révolution islamique (IRGC), à l'origine de la plainte, ont demandé la saisie de ses biens.

"Malheureusement, les Gardiens de la révolution islamique ont engagé une procédure judiciaire contre moi, demandé la saisie de mes biens et un mandat d'arrêt a été délivré contre moi. Je vous serais sincèrement reconnaissant de votre soutien pour porter cette affaire à l'attention du public", confie à Première Reza Dormishian, qui souhaite que sa situation soit partagée autant que possible.

Dans un message publié sur X, son avocat précise : "Une procédure judiciaire a été ouverte contre mon client, M. Reza Dormishian, scénariste et réalisateur, pour 'propagande contre le système'", écrit-il. Il indique également qu'un mandat d'arrêt a été émis au stade des poursuites et que l'IRGC, en tant que plaignant, a demandé la saisie des biens du cinéaste.

Cette nouvelle procédure intervient après plusieurs années de pressions exercées contre le réalisateur. En novembre 2022, Reza Dormishian avait été empêché de quitter l'Iran alors qu'il devait se rendre au Festival international du film de l'Inde pour présenter en première mondiale Laminor. Son passeport avait été confisqué à l'aéroport de Téhéran. Il avait ensuite fait l'objet de poursuites et avait été empêché de travailler dans l'industrie cinématographique iranienne.

À l'époque, Dormishian avait publiquement exprimé son soutien au mouvement de protestation "Femme, Vie, Liberté", notamment sur Instagram. Plus récemment, il a également pris position contre la multiplication des exécutions en Iran.

A 45 ans, Reza Dormishian s'est imposé comme l'une des voix les plus engagées du cinéma iranien contemporain. Ses films I’m Not Angry! (2014), Lantouri (2016) et No Choice (2020) abordent frontalement différents aspects de la société iranienne et ont été confrontés à la censure et à des interdictions de diffusion dans son pays. Ils ont néanmoins été présentés dans de nombreux festivals internationaux, notamment à Berlin, Karlovy Vary, Varsovie, Tokyo et Shanghai, et ont reçu plusieurs récompenses.

Le cinéaste est également cofondateur d'une association venant en aide aux victimes d'attaques à l'acide en Iran. Il a par ailleurs produit plusieurs films du réalisateur Dariush Mehrjui, assassiné en 2023.

Bande-annonce de Sœurs de sort

Vous pensiez connaître l'histoire de Cendrillon ?

Netflix compte bien vous faire changer de point de vue. La plateforme vient de dévoiler la première bande-annonce de Sœurs de sort (Steps en version originale), un nouveau film d'animation musical qui revisite le célèbre conte de fées en racontant l'histoire du point de vue de Lilith, l'une des soi-disant "méchantes" demi-sœurs.

Dans cette nouvelle version, Lilith en a assez de vivre dans l'ombre de Cendrillon. Elle vole alors la baguette magique de la Fée Marraine et prend le contrôle du bal royal avec sa sœur Margot. Mais cette initiative va avoir des conséquences inattendues : le royaume tombe entre les mains de Priscilla, une nouvelle méchante bien décidée à s'emparer du trône. Lilith va alors devoir faire équipe avec Cendrillon pour sauver le royaume. Au programme : des trolls motards, des sbires maléfiques et une mystérieuse Forêt Hurlante. Mais derrière cette aventure fantastique, Sœurs de sort raconte surtout l'histoire de deux sœurs très différentes qui vont apprendre à se connaître et à dépasser leurs différences. 

Réalisé par Alyce Tzue et John Ripa, le film s'offre un casting vocal particulièrement prestigieux. Ali Wong prête sa voix à Lilith, tandis que Stephanie Hsu incarne Margot et Amanda Seyfried Cendrillon. Nikki Glaser, Daniel Radcliffe, Young Mazino, Peter Dinklage et Bette Midler complètent la distribution. (netflix.com)

Avec Sœurs de sort, Netflix poursuit ainsi son ambition dans l'animation après les succès de KPop Demon Hunters, Klaus ou encore Guillermo del Toro's Pinocchio. Le film est produit par Amy Poehler, Jane Hartwell et Kim Lessing pour Paper Kite Productions.

Sœurs de sort sera disponible le 20 novembre 2026 sur Netflix.

99 nuits dans la forêt : Sam Raimi va adapter un jeu Roblox en film au cinéma

Après les super-héros et les films d'horreur, Sam Raimi s'attaque à un phénomène venu de Roblox.

20th Century Studios vient d'obtenir les droits pour adapter au cinéma 99 nuits dans la forêt, un jeu de survie horrifique lancé en 2025 et devenu en quelques mois l'un des plus gros succès de la plateforme. Le scénario sera écrit par Josh Cooley, tandis que Raimi et son fidèle partenaire Rob Tapert produiront le film pour Ghost House Pictures.

Attention toutefois : Sam Raimi ne réalisera pas le film. Aucun metteur en scène n'est encore attaché au projet, et aucun casting n'a été annoncé à ce stade. 20th Century Studios avait organisé un appel à projets auprès de plusieurs scénaristes avant de retenir la proposition de Josh Cooley.

Le jeu 99 nuits dans la forêt plonge les joueurs dans une forêt hantée où ils doivent survivre pendant 99 nuits, construire leur campement et surtout retrouver quatre enfants disparus. Mais les bois sont loin d'être déserts : un inquiétant cerf et d'autres créatures hostiles viennent régulièrement compliquer leur mission.

Un concept particulièrement propice au cinéma d'horreur pour Sam Raimi, qui s'est fait connaître avec la trilogie Evil Dead avant de réaliser la trilogie Spider-Man avec Tobey Maguire. Plus récemment, il était derrière la caméra de Doctor Strange in the Multiverse of Madness et du thriller Send Help.

De son côté, Josh Cooley vient de l'animation. Il a notamment participé à l'écriture de Vice-Versa chez Pixar, qui lui a valu une nomination à l'Oscar du meilleur scénario original, avant de réaliser Toy Story 4, récompensé par l'Oscar du meilleur film d'animation. Il a ensuite signé Transformers One en 2024.

Et 99 nuits dans la forêt n'est clairement pas un petit jeu confidentiel. Sorti en 2025, il est déjà devenu le septième jeu le plus joué de toute l'histoire de Roblox, avec près de 26 milliards de visites recensées au printemps 2026 et une note de satisfaction de 90,6 %.

Le projet marque surtout une première pour 20th Century Studios, qui s'attaque ici pour la première fois à l'adaptation en long métrage d'un jeu vidéo.

Pour l'instant, aucune date de sortie n'a été annoncée.

Call of Duty : Mads Mikkelsen sera le méchant !

Pendant qu'Hideo Kojima, parti sous les auspices de Microsoft depuis son divorce avec Sony Playstation, a récemment profité de la scène du Tokyo Game Show pour révéler une partie du casting de son prochain jeu, Physint, dans lequel l'acteur Bill Skarsgård tiendra le haut de l'affiche, l'éditeur Activision s'est lui aussi activé à dévoiler la bande-annonce de la campagne de sa licence milliardaire Call of Duty, attendu le 23 octobre prochain.

La surprise d'y trouver nul autre que Mads Mikkelsen, qui incarnera le principal antagoniste de ce Call of Duty: Modern Warfare 4. Non sans une certaine ironie, l'acteur avait fait son incursion dans le domaine des jeux vidéo chez Hideo Kojima justement, en prêtant ses traits et sa voix à Cliff, un personnage du jeu Death Stranding.

La licence Call of Duty a d'ailleurs souvent fait appel à des talents de l'industrie hollywoodienne -et pas des moindres- pour leur faire jouer les méchants. Avec quand même plus ou moins de bonheur. On se souvient ainsi d'un Kevin Spacey plutôt convaincant dans Call of Duty : Advanced Warfare en 2014, tandis que Kit Harington livrait quant à lui un piètre bad guy à la présence famélique dans un Call of Duty : Infinite Warfare largement oubliable, et sorti deux ans après.

Call of Duty: Modern Warfare 4 a été développé pendant quatre ans par le studio historique de la franchise, Infinity Ward, et pose ses valises dans la péninsule coréenne. Mais pas seulement, évidemment, puisqu'il est aussi question de sillonner les quatre coins du globe, de Paris à New York en passant par Mumbai en Inde.

Les joueurs incarneront Park, un jeune soldat sud-coréen plongé au cœur d’une invasion nord-coréenne à grande échelle. De son côté, le personnage historique de la licence, le capitaine Price, ancien agent et désormais hors-la-loi, agit en marge d’un système qu’il protégeait autrefois, traquant une arme qui menace de plonger le monde à sa perte…

Fidèle à son habitude, la campagne solo devrait être un pur roller coster calibré comme un blockbuster digne de Michael Bay, sans temps mort. Au niveau du casting des talents ayant prêté leurs visages et leurs voix, Variety donnait une petite liste. On retrouve l'acteur sud-coréen Lanny Joon; Prisca Kim (vue dans la série Lovecraft Country); Barry Sloane; Young Mazino, qui incarne le personnage de Jesse dans la série The Last of us; ou encore Luke Tennie.

Pour ceux et celles (nombreux / nombreuses on imagine, comme nous...) qui ont complètement perdu le fil narratif des derniers opus de la franchise, Activision a pensé à vous, en prévoyant une piqûre de rappel sur les événements précédents, histoire d'offrir une salutaire mise à jour avant le coup d'envoi des hostilités fin octobre.

Casino Royale ressort au cinéma

Les premiers spectateurs s'en souviennent. Pas forcément comme si c'était hier, mais presque : cette introduction en noir et blanc, brutale et sèche, qui nous raconte en deux temps comment James Bond a obtenu son permis de tuer, avant de se conclure sur une revisite du célèbre "gun barrel" (cette image iconique de 007 vu au travers du canon d'un pistolet) alors que retentissent les premières notes du thème "You Know My Name" du regretté Chris Cornell, pendant que du sang coule sur l'écran.

En 2006, Casino Royale a donc fait l'effet d'un électrochoc. Sur le public autant que sur la franchise lancée en 1962 mais que les Jason Bourne semblaient avoir ringardisée avec son approche plus brute et réaliste de l'action et de l'espionnage. Sous les traits d'un Daniel Craig à qui l'on doit la plus belle cession de retournements de vestes des années 2000, vu comme il a rapidement fait taire les critiques formulées avant que la moindre image ne sorte, James Bond est ainsi entré de plein fouet dans le XXIè siècle.

"Il fallait être là", pourrait-on lire à son sujet sur les réseaux sociaux. Et si vous n'avez pas pu le vivre sur grand écran à l'époque, une seconde chance va vous être offerte sous peu, puisque Casino Royale ressortira sur les écrans mondiaux au mois d'octobre, pour les 20 ans du film de Martin Campell (qui avait déjà lancé l'ère Pierce Brosnan, avec succès, grâce à Goldeneye).

Outre ce prologue d'anthologie, ce sera l'occasion de (re)voir la course poursuite bondissante qui suit le générique, cette intense partie de poker face à un Mads Mikkelsen redoutable ou encore la relation entre Bond et Vesper Lynd (Eva Green), tellement bien placée dans le top des meilleures James Bond Girls que les suivantes auront du mal à sortir de son ombre. Et, bien sûr, ce final tragique à Venise ou encore cette ultime réplique.

Bref, un très riche programme qu'on a hâte de revivre en salles, et il ne manque que la date de son retour. Pour le moment, seul le mois d'octobre a été communiqué, ce qui signifie que c'est pour très bientôt. Et cela nous aidera un peu plus à patienter en attendant que l'identité du nouvel interprète de 007 soit révélée.

Fondu au noir : introuvable depuis 45 ans en France, ce thriller culte sur la folie cinéphile va enfin sortir en Blu-ray

L'Histoire du cinéma est constellée d'exemples de films qui sont complètement passés sous le radar, pour diverses raisons. Des oeuvres parfois devenues rares, peu ou jamais diffusées à la télévision. Mais qui méritent pourtant d'être largement découvertes. Encore que cela relève là aussi parfois du véritable parcours du combattant...

Dans la galaxie des très rares pépites invisibles depuis des décennies, Fondu au noir (Fade to Black en V.O) se pose là. C'est bien simple, non seulement le film n'est jamais passé à la TV, mais il n'a de surcroît jamais été édité en DVD chez nous, de la même manière que Le Diable en boîte, dont nous avions longuement parlé ici.

Réalisé par Vernon Zimmerman, qui a complètement disparu de la circulation depuis et n'a réalisé qu'une minuscule poignée de films, Fondu au noir raconte l'histoire d'Eric Binford. Très timide, seul, il gagne sa vie comme livreur de bobines de films et d'affiches au sein des studios de cinéma. Mais le moteur même de son existence, c'est de voir à longueur de journée des films.

Fréquemment maltraité, trahi et moqué par ses collègues, Eric se réfugie de plus en plus dans l'univers de ses films fétiches et ses héros, bons ou mauvais. Lorsqu'une série d'événements malheureux font basculer sa santé mentale déjà précaire, Eric entre alors dans une rage meurtrière incontrôlable. Désormais connu sous le nom du Celluloid Killer, il tue ses victimes en s'inspirant des scènes et de ses personnages préférés...

Produit par Compass International, la société qui avait distribué deux ans auparavant le Halloween de John Carpenter, Fade to Black a connu une production très chaotique, et même poursuivi en justice en décembre 1980 par une société du nom de William Boyd Enterprises Inc, qui réclamait 15 millions $ de dommages et intérêts parce que l'oeuvre utilisait des images de Hopalong Cassidy, un cow boy fictif dont elle détenait les droits.

Logiquement bourré de références cinéphiliques que les aficionados se font un plaisir de pointer, le film est porté par l'acteur Dennis Christopher, qui avait joué dans les solides Breaking Away et Les Chariots de feu, et qu'on retrouvera quelques années plus tard comme membre de la bande d'ados dans le (génial) téléfilm Ca.

Dans cette déclaration d'amour (fou, évidemment) au cinéma et la descente aux enfers qui s'ensuit, l'acteur est en outre épaulé par un bon casting, au milieu duquel on trouve Morgan Paull (le Blade Runner tué par le personnage de Léon au début du film de Ridley Scott), un Mickey Rourke encore débutant. Et même un sosie de Marilyn Monroe incarnée par l'éphémère actrice Linda Kerridge, justement connue pour sa ressemblance avec l'icône.

Sorti dans l'indifférence commerciale même s'il fut auréolé du Prix de la Critique au Festival d'Avoriaz en 1981, Fondu au noir a ensuite acquis une réputation culte auprès d'une poignée de cinéphiles, notamment grâce à sa diffusion en vidéoclub. Par bonheur, on a récemment appris que le film, qui fait actuellement partie du catalogue de Splendor Films, devrait enfin sortir en Blu-ray d'ici la fin de l'année.