18 septembre 2026

Barbra Streisand dénonce « l’ego démesuré » de Donald Trump, qui menace le Kennedy Center de démolition

Ce énième épisode digne de la cour de récré, dans lequel Donald Trump, faute de pouvoir s’approprier un joujou, préfère le démolir, pourrait prêter à sourire. Sauf que l’objet convoité n’est autre que le prestigieux Kennedy Center, à Washington D.C.

Il se trouve que malgré les souhaits du président, qui voudrait que son nom soit apposé sur la façade de l’institution culturelle, un juge a à nouveau renvoyé le chef de l’Etat dans les filets, lequel, à la manière d’un enfant gâté, envisage de détruire le centre plutôt que d’accepter cet affront.

De quoi indigner la communauté culturelle, Barbra Streisand en tête, qui a dénoncé le 17 septembre sur son site un « ego démesuré » qui met en péril une institution culturelle majeure.

La légende du cinéma et de la musique a rappelé que « le Congrès a adopté une loi désignant le Centre culturel national comme un mémorial vivant » en 1964, « au lendemain de l’assassinat choquant du président John F. Kennedy ». Selon elle, ce choix est « tout à fait approprié, car il était un véritable défenseur des arts ».

Honorée en 2008 par l’institution, la lauréate des EGOT (Emmy, Grammy, Oscar, Tony) poursuit en témoignant de son « indignation en voyant cette institution vénérée devenir l’objet d’une lutte aussi acharnée autour du nom d’un seul homme et de son ego démesuré ».

Estimant que le président Kennedy lui-même aurait probablement voulu que ce lieu puisse « interpeller, inspirer, provoquer et rassembler les Américains grâce au pouvoir transformateur des arts », elle se dit « révoltée et peinée » par les récentes évolutions, à commencer par cette bâche que le président Trump a installée pour ne pas souffrir l’absence de son nom au pinacle.

La chanteuse conclut son message par un appel : « Une raison de plus pour que les Américains exercent leur droit de vote aux prochaines élections de mi-mandat ! »

Jeudi, un juge de district de Washington a enjoint le Kennedy Center de prévenir la justice 30 jours à l’avance, comme le rapporte The New York Times, avant toute modification majeure, y compris une démolition.

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