23 juin 2026

Laurent Cabrol : ces mots qui résonnent lourdement en pleine canicule, "les aléas climatiques ont toujours existé"

La France traverse une nouvelle vague de chaleur. Depuis plusieurs jours, les températures dépassent la barre des 40 degrés dans une grande partie du pays. Au total, plus de 400 records de chaleur ont ainsi été battus ou égalés dans la journée du lundi 22 juin. Le lendemain, pas moins de 54 départements ont été placés en vigilance rouge canicule.

Avec des températures records, les météorologues témoignent massivement. En juin 2010, Laurent Cabrol avait donné un avis bien tranché sur le réchauffement climatique. À l’époque, celui qui animait la météo sur Europe 1 s’était confié dans les colonnes de Valeurs actuelles.

Au cours de son interview, Laurent Cabrol s’était montré peu inquiet du réchauffement climatique. “Que la Terre se réchauffe constitue pour moi une petite péripétie tout à fait banale et anodine dans notre monde d’aujourd’hui et dans le monde du climat. Les aléas climatiques ont toujours existé”, avait-il assuré. Selon lui, la part réelle de responsabilité de l’homme était “difficile à évaluer”.

Pour Laurent Cabrol, le réchauffement climatique ne présageait pas une catastrophe. Le monsieur météo d’Europe 1 avait affirmé : “Si changement il y a, il va s’établir avec beaucoup plus de lenteur qu’on ne le dit – donc ce ne sera pas une catastrophe”. Il avait ensuite rappelé qu’en 2003, les météorologues avaient prédit “une canicule tous les trois ans”. De son côté, René Dumont “annonçait l’apocalypse” en 1974 avec une disparition de l’eau potable en l’an 2000.

Dans la suite de l’interview, Laurent Cabrol avait salué le travail des écologistes au sujet de l’importance du respect de l’environnement. Il avait cependant nuancé : “Ils ont aussi toujours eu tendance à nous affoler parce que c’est un moyen pour eux de prendre le pouvoir (...) Quand ils nous disent que, puisque l’équilibre de la planète n’est pas respecté, on va devoir changer notre mode de vie, ils vont trop loin.”

Finalement, celui qui a écrit deux ouvrages climatosceptiques s’était insurgé contre l’affolement médiatique autour du réchauffement climatique. Il avait assuré que les militants écologistes voulaient “tuer le capitalisme”. Il avait également affirmé que la taxe carbone était “une absurdité”, tout comme les éoliennes. 16 ans plus tard, ces propos résonnent singulièrement alors que les records de chaleur se multiplient.

Figure de la météo pendant la canicule de 2003, Sébastien Folin n'a pas totalement abandonné la télévision : "100% tourné vers la production"

L’événement avait profondément marqué la France. En 2003, le pays avait traversé l’une des vagues de chaleur les plus importantes de son histoire. À l’époque, Sébastien Folin présentait le bulletin météo sur la chaîne de télévision TF1. En parallèle, il était également animateur de l’émission Vidéo Gag aux côtés d’Olivia Adriaco.

Huit ans après son arrivée, le “monsieur météo” avait cependant décidé de faire ses adieux au groupe TF1 pour rejoindre France Télévisions. “TF1 a essayé de me retenir à l’époque. Je pense que j’avais fait le tour de la question (...) Attention, j’ai adoré faire la météo (...), mais au final, ça ne me nourrissait plus”, a-t-il expliqué à Radio Totem en 2023.

Après la météo et Vidéo Gag sur TF1, Sébastien Folin s’est démarqué avec des émissions scientifiques et nature sur France 2 ainsi que des jeux télévisés comme Harry sur France 3. Sa carrière a cependant pris un tournant lorsque ses projets télévisuels se sont peu à peu arrêtés. Désireux de rester dans le monde de la télévision, l’animateur a alors décidé de se reconvertir dans la production.

Interrogé sur ses projets actuels, celui qui a envoyé paître Evelyne Dhélia par téléphone a expliqué au Figaro en 2022 : “Je ne suis plus animateur depuis que toutes mes émissions se sont arrêtées. Aujourd’hui, mon activité est 100 % tournée vers la production et la création de contenu, donc là, je suis à la fois producteur et créateur de ce concept avec mon associé, Olivier Drouot.” Ensemble, les deux hommes ont notamment fondé la société de production La Belle Télé en 2009.

Depuis qu’il s’est lancé dans la production, Sébastien Folin a réalisé plusieurs films et programmes télévisés. En 2017, il a produit un documentaire intitulé One Love One Bob, consacré à l’histoire de Bob Marley. En 2021, il a produit la mini-série dramatique Diana Boss. L’année suivante, il a réalisé Ziskakan, une révolution créole. Ce documentaire diffusé sur France Télévisions s’intéresse au mouvement culturel réunionnais qui a lutté contre l’effacement de la culture créole.

Celui qui est né à Madagascar et a grandi à La Réunion est donc engagé pour la valorisation des Outre-Mers. Loin des bulletins météo qui l’ont fait connaître du grand public, Sébastien Folin poursuit désormais sa carrière derrière les caméras avec des projets qui reflètent davantage ses convictions.

Vanessa Paradis trouve qu’être un « nepo baby », comme ses enfants, est un « handicap »

Vanessa Paradis trouve que le monde du travail n’est pas plus tendre envers les enfants de stars qu’envers ceux qui ne bénéficient pas de leurs privilèges. De passage sur le plateau de C à vous lundi, la mère de Lily-Rose Depp, actrice et mannequin de 27 ans déjà bien reconnue dans le milieu, et de Jack Depp, tous deux nés de sa relation avec l’acteur américain Johnny Depp, a défendu ceux que l’on appelle les « nepo babies ».

La chanteuse de Joe le taxi trouve même que ces enfants propulsés dans le métier avec l’aide de leurs parents sont davantage « jugés » que les autres. Et celle « qui a aussi des "nepo babies" à la maison » sait de quoi elle parle : « En fait ça ouvre des portes parce que nos noms vous portent, mais après vous êtes tellement plus jugés que les autres. Moi je trouve que c’est un handicap », a-t-elle commenté.

Vanessa Paradis a ensuite souligné que ces enfants nés dans le privilège devaient porter leur « travail » au « même titre que les autres », voir « plus que les autres » selon elle. « Parce que justement, on se dit que c’est plus facile pour vous et on vous regarde avec des préjugés », a-t-elle fait remarquer à l’adresse de l’acteur Abraham Wapler, fils de Valérie Benguigui et autre invité de l’émission de France 2.

« Je vous trouve très courageux », lui a-t-elle déclaré, avant de faire remarquer que les « nepo babies » attiraient aussi « beaucoup de curieux qui veulent voir les "nepo babies" de près ». « Mais le travail, c’est vous qui le faites et chapeau », a-t-elle ajouté, jugeant également avec Anne-Élisabeth Lemoine le terme de « nepo baby » d’« affreux ». « Est-ce qu’on a déjà dit au fils du boulanger qu’il ne devrait pas être boulanger, ou au fils du boucher… C’est bizarre que ça ne soit que pour nos métiers », a-t-elle souligné pour finir.

Une fan du groupe BTS condamnée pour avoir sonné 133 fois chez Jungkook

Une femme risque d’être expulsée de Corée du Sud pour avoir harcelé durant plusieurs mois un membre du groupe BTS. Elle a également écopé d’un an de prison avec sursis, rapporte la BBC. La prévenue, une ressortissante brésilienne, a commencé à s’en prendre au chanteur Jungkook le 7 décembre dernier. Elle avait rôdé près de la propriété de la star de K-pop, avait jeté des objets par-dessus les murs et avait glissé des courriers à travers la porte. Elle a expliqué qu’elle avait agi « par amour ».

Quelques jours plus tard, elle était revenue au domicile de l’artiste de 28 ans. Cette fois, elle avait sonné 133 fois à la porte. Le 13 décembre, elle avait tenté de se faufiler dans la propriété en profitant de la venue d’un livreur. Elle avait été interpellée après ce nouvel incident.

Elle avait été relâchée le lendemain avec un avertissement. Pour autant, elle s’était à nouveau rendue plusieurs fois au domicile de Jungkook. La police avait alors pris une mesure à son encontre : une interdiction de paraître à moins de 100 mètres de la propriété. Mais la prévenue l’avait bravée à plusieurs reprises.

Au total, elle avait approché le domicile à vingt reprises. Un « niveau d’obsession extrême », a estimé le tribunal. La fan peut encore faire appel avant d’être expulsée.

Amy Adams se remémore le jour où elle a sauvé une victime d’une agression au couteau à Los Angeles

Amy Adams a partagé un récit poignant et inattendu dans le dernier épisode du podcast Smartless diffusé le 22 juin. L’actrice nommée plusieurs fois aux Oscars a porté secours à un homme poignardé au cou à Santa Monica, en Californie.

Alors qu’elle sortait d’un restaurant avec sa famille, la star de Nightbitch et son père ont été les premiers sur les lieux d’un drame.

« Des gens criaient : Il est en train de mourir ! », a-t-elle raconté aux animateurs Sean Hayes, Jason Bateman et Will Arnett.

Sans hésiter, elle a confié sa fille à son mari Darren Le Gallo et couru vers la victime avec son père. L’homme, poignardé à la gorge, saignait abondamment. « Nous avions des serviettes de plage avec nous. Nous avons appliqué une pression sur son cou », a-t-elle expliqué.

Avec un calme surprenant, Amy Adams a guidé la victime pour qu’elle reste immobile et régule sa respiration. « Je lui disais : Calme ton pouls. Respire profondément. Plus tu bouges, plus tu saignes vite. Allonge-toi, surélevons ça », détaille celle dont l’intervention a permis de stabiliser l’homme en attendant les secours. Celui-ci a survécu.

Un an plus tard, la vie a offert une rencontre émouvante à l’actrice. Alors qu’elle dînait dans un restaurant, un homme s’est approché d’elle pour lui parler et la star de Men of Steel a compris qu’il s’agissait de la victime. « J’ai dit : Oh mon Dieu, c’est vous ! Il était ému, avec son fils à ses côtés. C’était incroyable », a-t-elle partagé, visiblement touchée.

Une histoire qui rappelle que les héros du quotidien sont surtout ceux qui connaissent les gestes simples qui sauvent des vies.

Google investit dans A24 pour développer l'IA pour le cinéma

C'est le petit studio qui a le vent en poupe à Hollywood. Dans la foulée du carton historique de Backrooms, A24 annonce un partenariat de grande ampleur avec Google DeepMind afin de développer de nouvelles technologies d'intelligence artificielle au service de la création cinématographique.

Selon le Wall Street Journal, le géant de la tech investit environ 75 millions de dollars dans le studio indépendant, un montant comparable à celui injecté par le fonds Thrive Capital lors du dernier tour de financement d'A24.

Concrètement, A24 aura accès aux recherches et aux infrastructures de DeepMind, tandis que les chercheurs de Google travailleront directement avec le studio pour imaginer de nouveaux outils et de nouvelles méthodes de production. L'accord précise toutefois que Google n'aura ni accès à la bibliothèque de films d'A24 ni à ses données.

Le partenariat intervient alors que Hollywood entretient une relation de plus en plus complexe avec l'intelligence artificielle. Certains studios multiplient les collaborations avec les entreprises spécialisées dans l'IA tandis que d'autres les poursuivent en justice pour violation du droit d'auteur.

À la tête d'A24 Labs, la division technologique du studio, Scott Belsky assure que cette initiative se distingue des autres projets du secteur.

"Nous pensons qu'il existe de meilleures utilisations de l'IA, qui préservent le contrôle créatif et encouragent la prise de risques."

Le dirigeant précise également que les outils actuellement développés, notamment des applications de storyboards générés par IA, "ne ressembleront en rien à cette forme d'intelligence artificielle basée sur de simples prompts qui met tant de gens mal à l'aise."

Du côté de Google, le discours se veut tout aussi rassurant. Eli Collins, vice-président produit chez DeepMind, explique : "Nous pensons que les véritables avancées se produisent lorsque l'on met la technologie entre les mains des meilleurs créateurs de leur domaine."

Reste à voir à quoi ressembleront concrètement ces nouveaux outils. Une chose est sûre : après avoir bouleversé le cinéma de genre avec Everything Everywhere All at Once, Civil War ou plus récemment Backrooms, A24 entend désormais aussi participer à la révolution technologique qui pourrait transformer la manière de fabriquer les films de demain.

Marlene Dietrich va avoir droit à son biopic

Après un film consacré à Franz Kafka (sorti en 2025), la cinéaste polonaise Agnieszka Holland s'attaque à une autre grande figure du XXe siècle.

La réalisatrice nommée aux Oscars prépare un biopic consacré à l'icône allemande Marlene Dietrich, une femme de cinéma et de convictions dont le destin continue de résonner aujourd'hui.

La réalisatrice, nommée aux Oscars pour Europa Europa, et Amère Récolte, va signer un film biographique consacré à la star allemande, intitulé Berlinweh – La nostalgie de Berlin.

Le film sera produit par la même équipe que Franz, avec la société berlinoise X Filme Creative Pool, la société tchèque Marlene Film Production et le producteur britanno-irlandais Mike Downey. Le scénario est signé Ingo Rasper. Plutôt qu'un récit chronologique classique, le long métrage suivra l'actrice et chanteuse à travers quatre journées décisives de sa vie, réparties sur quatre décennies différentes : Paris en 1937, le camp de Bergen-Belsen en 1945, Tel-Aviv en 1960 et de nouveau Paris en 1983.

"Chaque fois, je me dis que je ne ferai plus de films sur des personnes réelles et célèbres… puis quelqu'un surgit du passé et me pose les questions les plus importantes, les plus actuelles, quelqu'un dans les choix de qui je retrouve mes propres choix et mes propres angoisses", explique Agnieszka Holland.

La cinéaste décrit Marlene Dietrich comme "un enchevêtrement de contradictions : une star glamour, mais aussi une immense actrice, chanteuse et soldate ; une égocentrique égoïste et une amie et amante loyale et généreuse ; une défenseuse des droits humains, pleine de peurs et d'incertitudes ; une Allemande qui, aux yeux de nombreux compatriotes, est devenue une traîtresse." Et d'ajouter :

"Nous ne racontons pas sa vie de manière linéaire et continue. Nous cherchons ces quelques moments charnières dans lesquels se reflète ce qu'il y avait de plus important et de plus universel dans son destin, ce qui résonne le plus fortement aujourd'hui. Le destin d'une femme, d'une artiste, d'une citoyenne, d'un être humain."

Les producteurs Uwe Schott et Josephine Blume estiment quant à eux que le projet trouve une résonance particulière dans le contexte actuel : "À une époque où le dialogue culturel et le courage moral sont une nouvelle fois mis à l'épreuve, Berlinweh représente le type de cinéma européen qui dépasse largement les frontières nationales. L'œuvre transnationale d'Agnieszka Holland entre parfaitement en résonance avec le parcours de Marlene entre nations, langues et identités."

On ne sait pas encore qui incarnera L'Ange Bleu. Aucune date de tournage ni de sortie n'a encore été annoncée.

Tous en scène va avoir un 3e film !

Les animaux chanteurs bientôt de retour au cinéma ? En promotion pour Des Minions et des monstres, qui sort ce mercredi au cinéma, Chris Meledandri, le PDG d'Illumination, a confirmé à Collider, lors du Festival international du film d'animation d'Annecy, que Tous en scène 3 et Comme des bêtes 3 étaient tous deux en cours de développement au sein du studio.

Sorti en 2016, le premier Tous en scène avait rapporté 634 millions de dollars dans le monde et a fait chanter 3,5 millions de français. Cinq ans plus tard, sa suite a récolté 408 millions de dollars au box-office mondial et a attiré 2,7 millions de spectateurs en France. Une performance d'autant plus remarquable que les salles de cinéma se remettaient encore difficilement de la pandémie de Covid-19.

Un troisième film est donc officiellement en préparation. Interrogé sur les projets du studio, Chris Meledandri a précisé que Tous en scène 3 et Comme des bêtes 3 étaient "tous les deux en phase de développement active".

À propos de Tous en scène 3, il explique : "Garth Jennings, qui était le scénariste et réalisateur des précédents films, se consacre actuellement, avec l'équipe d'Illumination, à l'élaboration de ce qui, j'en suis convaincu, sera un film Tous en scène qui rendra hommage à tout ce que nous aimons dans cette saga, tout en introduisant des idées totalement nouvelles dans l'histoire."

Concernant Comme des bêtes 3, le producteur ajoute : "Il nous a fallu un certain temps pour revenir à Comme des bêtes, car nous attendions d'avoir la bonne idée, plutôt que de simplement réaliser un autre film de la série. Et je pense que nous avons trouvé une bonne approche.

Nous travaillons dessus avec Chris Renaud, qui était non seulement le co-réalisateur de Moi, moche et méchant avec Pierre Coffin, mais aussi le réalisateur du premier volet de Comme des bêtes. Nous sommes donc bien avancés et travaillons d'arrache-pied sur une idée que j'espère voir se concrétiser bientôt."

Le premier Comme des bêtes, sorti à l'été 2016, avait engrangé 875 millions de dollars au box-office mondial. Sa suite, sortie trois ans plus tard, a, elle, totalisé 431 millions de dollars.

Il faudra sans doute encore patienter avant de découvrir les premières images de ces deux suites. En attendant d'en savoir plus, Des Minions et des monstres sort ce mercredi au cinéma.

Doux, Dur et Dingue : il y a 48 ans, Clint Eastwood n'a écouté personne et il a connu le plus grand succès de sa carrière

À la fin des années 1970, Clint Eastwood s’est imposé comme une figure incontournable du cinéma d’action et des rôles sombres, notamment grâce à L’Inspecteur Harry. Son image est alors solidement associée à des personnages durs, taciturnes et violents.

C’est dans ce contexte qu’il s’engage en 1978 dans un projet pour le moins inattendu : Doux, Dur et Dingue. Sorti fin 1978 aux États-Unis puis au printemps 1979 en France, le film détonne complètement avec le reste de sa filmographie. Très peu de gens misent sur son succès… sauf lui.

Le film suit Philo Beddoe, un mécanicien bagarreur qui gagne sa vie en participant à des combats à mains nues. Sa vie bascule lorsque Lynn, la femme dont il est amoureux, disparaît. Il part alors à sa recherche, accompagné de son meilleur ami Orville… et surtout de Clyde, un orang-outan pas comme les autres.

Ce mélange d’action, de comédie et d’aventure donne un résultat totalement atypique pour l’époque, presque en décalage avec les standards hollywoodiens.

Dans une interview accordée en 2003 au Guardian, Clint Eastwood revient sur les nombreuses réticences autour de ce projet.

“Oui, j’ai fait des choix étranges au cours de ma carrière. Ce film, mon agent, tout le monde même, m’a supplié de ne pas le faire. C’était après L’Inspecteur Harry, j’avais fait beaucoup de films d’action et d’aventures et ils m’ont dit : ‘Ça ne te ressemble pas’ et j’ai répondu : ‘Alors, qu’est-ce qui me ressemble ? Je n’en sais rien.’”

Ce qui l’attire finalement, c’est l’idée de sortir de son image habituelle et d’explorer autre chose, notamment un cinéma plus accessible.

“Selon moi, ça me permettait de toucher une génération plus jeune, de faire un film que les enfants pourraient voir (...). Et il y avait quelque chose d’étonnamment ‘branché’ avec ce film – ce type étrange se confie à un orang-outan et se fait enlever sa copine : tout est un petit peu différent [des films habituels]. Ça me semblait à faire, à l’époque.”

L’un des éléments les plus marquants du film reste bien sûr la présence de Clyde, l’orang-outan. Une expérience de jeu dont Clint Eastwood garde un souvenir assez singulier…

“C’était génial, c’était comme travailler avec un enfant de six ans. Ils sont censés atteindre le niveau d’un enfant de sept ans et n’ont que la capacité d’attention d’un enfant, alors il faut tout donner dès la première prise.”

Contre toute attente, le pari se transforme en triomphe commercial. Doux, Dur et Dingue dépasse les 100 millions de dollars de recettes mondiales, un score impressionnant pour l’époque et encore plus pour une comédie jugée risquée.

Fort de cet engouement, une suite voit le jour deux ans plus tard : Ça va cogner. Le film rencontre lui aussi un large succès avec environ 70 millions de dollars de recettes.

Ces deux œuvres figurent aujourd’hui parmi les plus gros succès commerciaux de la carrière de Clint Eastwood dans les années 1980, preuve qu’un choix jugé insensé peut parfois s’avérer décisif.

Sea Of Thieves va devenir un film !

A défaut d’un nouveau film Pirates des Caraïbes qui se fait toujours attendre (au point qu’un fan ait réalisé une suite non officielle plus vraie que nature !), les amateurs de piraterie pourront se consoler devant l’adaptation du jeu vidéo Sea of Thieves.

Dans un long papier consacré à Xbox, Entertainment Weekly a en effet révélé que parmi les futures adaptations hollywoodiennes des jeux iconiques de la société se trouvait un film live Sea of Thieves.

Sorti en 2018, ce jeu d’action-aventure développé par Rare permet au joueur d’incarner un pirate qui doit accomplir des voyages pour différentes compagnies commerciales à bord de son navire, le tout dans un monde ouvert où les gamers peuvent se croiser, former des alliances ou s’affronter directement.

Si peu de choses sont connues sur l’adaptation en développement chez Xbox, on sait qu’elle sera produite par Destin Daniel Cretton à qui l’on doit Shang-Chi et la Légende des Dix Anneaux ainsi que Spider-Man : Brand New Day, attendu en salle le 29 juillet prochain. En revanche, aucun réalisateur n’est encore attaché au projet.

Ce qui est sûr c’est que Xbox entend bien capitaliser sur les succès de Minecraft, dont la suite est prévue pour l’année prochaine au cinéma, et Fallout, dont la saison 3 vient de recruter des acteurs de Breaking Bad et Star Wars, en continuant à adapter ses licences culte sur grand et petit écran.

En plus du projet Sea of Thieves, un film Gears of War est par exemple en développement chez Netflix tandis qu’une série Wolfenstein devrait voir le jour chez Amazon. En tout, une douzaine d’adaptations sont prévues mais la plupart sont encore gardées secrètes. Affaire à suivre.