14 septembre 2026

Palmarès Deauville 2026

Deauville 2026 : le palmarès complet

Grand Prix : Club Kid de Jordan Firstman

Prix du Jury : Méli-mélo de Leah Nelson / If I Go Will They Miss Me de Walter Thompson-Hernández

Prix de la Révélation : Mouse de Kelly O’Sullivan & Alex Thompson

Prix du Public de la ville de Deauville : Club Kid de Jordan Firstman

Prix de la Critique : Méli-mélo de Leah Nelson

Prix Canal+ : Test de Sam McConnell

Prix d'Ornano-Valenti : La Gradiva de Marine Atlan

Point break va être adapté en série par Canal+

Avis aux surfeurs qui connaissent par cœur les aventures de Bodhi, alias Patrick Swayze. Le célèbre film de Kathryn Bigelow, repopularisé il y a plus de vingt ans avec la comédie Brice de Nice, va avoir droit à une nouvelle vie sur le petit écran. La raison ? AMC et Canal+ ont donné leur feu vert à une adaptation en série de Point Break !

Plus de trente ans après le long métrage, une première série va donc voir le jour, selon le média américain Deadline. Pour rappel, dans ce film culte, Keanu Reeves jouait Johnny Utah, un agent du FBI chargé d'infiltrer un groupe de surfeurs soupçonnés de braquer des banques. À sa tête, se trouvait bien évidemment Bodhi, personnage inoubliable et incarné à l'époque par le regretté Patrick Swayze.

Si cette série reprendra les ingrédients qui ont fait le succès de ce long métrage, le casting et le scénario seront, quant à eux, un peu différents. L'histoire se déroulera à notre époque et suivra une nouvelle génération de braqueurs liée au mythique gang des ex-présidents. Pour tenter de les faire tomber, le FBI devra faire appel à un ex-surfeur professionnel au passé trouble, comme on peut le lire dans Deadline. Un synopsis qui est donc proche de celui de 1991, écrit par W. Peter Iliff et Rick King.

Si pour l'heure, la série n'est qu'au stade de projet, on sait d'ores et déjà qu'elle sera composée de 8 épisodes disponibles sur Canal+ pour la France et AMC pour les États-Unis. Et ce n'est pas tout, puisque les deux showrunners ont aussi été dévoilés, et ils ne sont pas inconnus du grand public : Dave Kalstein, qui a notamment travaillé sur les fictions Quantico et NCIS : Los Angeles, et Christopher C. Rogers, qui a collaboré sur la série Prime Video Paper Girls.

Pour l'heure, aucune information n'a fuité concernant le casting de la série à venir. Alors, reste désormais à savoir si cette nouvelle version parviendra à retrouver l'énergie et le suspense qui a fait de Point Break l'un des films les plus marquants du début des années 90.

À ce sujet, Dan McDermott, le directeur des contenus d'AMC a expliqué : "Dave Kalstein et Chris Rogers ont créé une histoire et des personnages qui rendent hommage à l’héritage du film et feront découvrir au monde une nouvelle génération d’ex-présidents." Affaire à suivre, donc.

13 septembre 2026

Le Parrain sur Arte : c'est l'une des scènes les plus célèbres... et elle a inspiré la mafia dans un glaçant fait divers

Tout a été dit ou presque sur Le Parrain, qui fut un immense succès en salle, récolta trois Oscars et une moisson de prix à travers le monde. Tout en mettant définitivement sur orbite la carrière de Francis Ford Coppola. Parmi les nombreuses qualités du film figure au sommet l'incarnation de Marlon Brando sous les traits du patriarche Don Corleone. Un retour en grâce pour cette légende du cinéma, qui obtiendra l'Oscar du Meilleur acteur.

Dans le large éventail de scènes mémorables du film figure celle où le producteur de films Jack Woltz (incarné par John Marley) refuse de céder à la pression de la famille Corleone, qui lui demande d'engager dans son prochain film (de guerre) le chanteur crooner Johnny Fontane, dont la carrière patine.

Un beau matin, Woltz se réveille pour se retrouver couvert du sang de son cheval de course primé et adoré, dont la tête tranchée repose à côté de lui dans le lit. Le choc et l'horreur sur son visage, alors qu'il réalise ce qui s'est passé. La scène macabre est particulièrement troublante en raison de l'aspect très réaliste de la tête de cheval, et il y a une raison à cela : la tête était 100% réelle.

Coppola voulait utiliser une vraie tête de cheval, en dépit de l'insistance des exécutives de Paramount qui plaidaient au contraire pour une fausse. Le cinéaste a donc envoyé son équipe faire la tournée des abattoirs, et a identifié une pauvre bête qui était préparée pour l'abattage dans une usine de transformation de nourriture pour chiens située dans le New Jersey.

Selon le Time, le directeur artistique du film, Warren Clymer, demanda à l'abattoir que la tête de l'animal leur soit envoyée une fois leur besogne achevée. "Un jour, une caisse remplie de glace est arrivée, avec la tête du cheval dedans" raconta Coppola. John Marley ne fut d'ailleurs pas informé qu'elle était réelle; sa réaction horrifiée dans la scène est donc parfaitement authentique.

Petite anecdote supplémentaire pour la route : dans cette scène, on peut également voir l'Oscar du Meilleur scénario que Francis Ford Coppola avait remporté pour Patton; il est posé sur la table de chevet.

Cette séquence atroce a eu son équivalent dans la vraie vie, dans un sordide fait divers survenu en novembre 2024, ainsi que l'a rapporté un article du Guardian. Une tête de cheval tranchée a été trouvée sur la propriété d'un homme d'affaires italien. Elle fut laissée sur le siège d'une pelleteuse appartenant à la victime, un entrepreneur en construction bien connu de la ville d'Altofonte, à l'extérieur de la capitale sicilienne, Palerme.

"J'étais pétrifié, je ne peux pas comprendre une telle barbarie. Cet acte semble nous ramener au Moyen Âge, avec ses méthodes inacceptables" a déclaré Angela De Luca, le maire d'Altofonte.

"L'homme d'affaires, bien connu dans la ville, a signalé l'incident à la police et leur a dit qu'il avait reçu des menaces et des avertissements antérieurs. La police pense qu'il a peut-être été ciblé pour avoir prétendument refusé de payer le racket ou de se conformer à d'autres exigences de la mafia" commente l'article. Une glaçante manoeuvre d'intimidation digne du Parrain...

Robert De Niro se met toujours dans les meilleures conditions physiques à 83 ans

À 83 ans, Robert De Niro n’a visiblement aucune envie de ralentir. Toujours aussi présent à l'écran, l’acteur qui a reçu la Palme d'honneur en 2025 enchaîne les projets avec un emploi du temps toujours bien musclé. Actuellement au casting de The Whisper Man, un thriller Netflix avec Adam Scott, il continue de mener sa carrière à un rythme effréné.

Selon un média espagnol, la journée de Robert De Niro commence très tôt, aux alentours de 5 à 6 heures du matin. Une habitude que l'acteur oscarisé pour sa performance dans Raging Bull et Le Parrain, 2e partie a gardée de ses années de tournage, lorsqu’il se rendait sur les plateaux avant le lever du soleil pour se faire maquiller. En semaine comme en week-end, Robert De Niro se lève donc à l'aube.

Une fois debout, Robert De Niro mise sur un petit-déjeuner classique et équilibré : un café et jus d’orange, œufs et pain complet grillé, avant de filer au sport. Trois à six fois par semaine, l’acteur entraîne son cardio et travaille ses muscles avec son coach sportif, James Brady. Objectif d'une telle routine ? Garder la forme pour enchaîner les longues journées de tournage sur ses projets à venir.

Car à 83 ans, celui dont de multiples répliques sont devenues mythiques ne semble pas prêt de tirer sa révérence. Au contraire, De Niro est actuellement à l'affiche du thriller The Whisper Man de James Ashcroft (The Rule Of Jenny Pen) où il prête ses traits à un père de famille épuisé par une vie d’enquêtes et d'horreurs, et en froid avec son fils, Tom, joué par Adam Scott.

En novembre 2026, l'acteur donne une nouvelle fois rendez-vous aux spectateurs avec Mon beau-père, ma belle-fille et moi, quatrième film de la saga culte, drôle et décalée. Il redonne une fois encore la réplique à Ben Stiller (qui joue son beau-fils depuis 26 ans), mais aussi à Teri Polo (sa fille), Blythe Danner (sa femme), et Owen Wilson (son ex-beau-fils).

De nouveaux visages bien connus du grand public rejoignent la saga humoristique, comme Skyler Gisondo (Henry Focker, le fils de Greg et Pam), Beanie Feldstein (la fille) et Ariane Grande (la future femme d'Henry). Et ça ne s'arrête pas là, puisque Robert De Niro partagera bientôt l'écran aux côtés de Jenna Ortega dans Shutout. Une filmographie qui, depuis 1969, s'allonge à vue d'œil !

Arnold Schwarzenegger a gagné une fortune grâce à Jumeaux

On pourrait penser que Terminator, Predator ou encore Conan le Barbare ont offert à Arnold Schwarzenegger les plus gros chèques de sa carrière. Pourtant, le film qui lui a rapporté le plus d’argent est une comédie sortie en 1988 : Jumeaux.

Un succès d’autant plus remarquable qu’à Hollywood, peu de monde croyait alors à la capacité de l’imposant acteur autrichien à faire rire le public.

À la fin des années 1980, la star souhaite prendre ses distances avec les personnages de guerriers invincibles et de machines à tuer qui ont fait sa renommée. Bien décidé à explorer un registre plus léger, il se tourne vers son ami Danny DeVito, avec lequel il cherche un scénario susceptible de les réunir.

Le duo envisage un temps Suburban Commando, mais le projet contient encore beaucoup trop d’action à leur goût. Le film sera finalement repensé autour de l’ancien catcheur Hulk Hogan. Schwarzenegger et DeVito choisissent quant à eux de miser sur une idée autrement plus improbable : celle de deux frères jumeaux que tout oppose.

Dans Jumeaux, une expérience scientifique réalisée en 1953 doit permettre de créer un être exceptionnel à partir du patrimoine génétique de six hommes. Mais la mère porteuse donne naissance à deux garçons, séparés dès leur arrivée au monde. Devenus adultes, Julius, incarné par Arnold Schwarzenegger, et Vincent, joué par Danny DeVito, découvrent leur lien de parenté malgré leurs physiques et leurs personnalités radicalement différents.

Le projet ne rassure cependant pas le studio, qui considère comme particulièrement risqué de confier le premier rôle d’une grande comédie à une vedette essentiellement associée au cinéma d’action. Pour permettre au film de voir le jour, Schwarzenegger, DeVito et le réalisateur Ivan Reitman acceptent alors de renoncer à leur cachet.

En contrepartie, les trois hommes négocient une participation très avantageuse aux bénéfices du long-métrage. “On a pris 40% des profits !”, confiera plus tard Arnold Schwarzenegger.

Le pari se révèle particulièrement judicieux : Jumeaux engrange plus de 216 millions de dollars dans le monde. Grâce à cet accord, le comédien aurait empoché plus de 40 millions de dollars, faisant de cette comédie le film le plus lucratif de toute sa carrière.

Fort de cette réussite, le trio se retrouve quelques années plus tard pour Junior, autre comédie reposant sur un concept pour le moins extravagant. Un projet de suite à Jumeaux, baptisé Triplets, est également développé pendant plusieurs années.

Eddie Murphy devait initialement interpréter le troisième frère, avant d’être remplacé par Tracy Morgan. Le tournage paraissait sur le point de se concrétiser lorsque la mort d’Ivan Reitman, en février 2022, a mis un coup d’arrêt au projet. Contrairement à ce qui était annoncé dans le texte initial, Triplets n’est pas prévu pour 2028 : Arnold Schwarzenegger a confirmé, via People, que cette suite avait été abandonnée.

Le Jour se lève : quand Jean Gabin revenait avec franchise sur l'échec de ce "grand classique du cinéma"

Aujourd’hui considéré comme l’un des sommets de la filmographie de Jean Gabin, Le Jour se lève n’a pas immédiatement rencontré la reconnaissance qui l’attendait. À sa sortie en 1939, le long-métrage de Marcel Carné s’est même soldé par un échec commercial retentissant.

Jean Gabin y prête ses traits à François, un ouvrier sableur qui vient de tuer un homme nommé Valentin. Retranché dans son appartement tandis que les policiers encerclent l’immeuble, il se remémore les événements qui l’ont conduit à commettre l’irréparable.

Le film repose ainsi en grande partie sur une succession de retours en arrière, à une époque où cette construction narrative était encore inhabituelle pour le public. Le Jour se lève précède d’ailleurs Citizen Kane, auquel on attribue parfois, à tort, l’invention du flashback au cinéma.

À cette narration déroutante pour une partie des spectateurs s’ajoutait la profonde noirceur de l’œuvre. Sorti en juin 1939, environ trois mois avant l’entrée de la France dans la Seconde Guerre mondiale, le film fut interdit aux moins de 16 ans en raison de son caractère “démoralisant”. En décembre de la même année, il fut même totalement interdit.

Plus de trente ans après cet accueil difficile, Jean Gabin n’avait rien oublié de cette déconvenue. En 1970, interrogé sur le tournage du film La Horse de Pierre Granier-Deferre, le comédien revenait avec une grande lucidité sur le destin paradoxal du long-métrage.

“J’ai fait un film juste avant la guerre qui maintenant passe pour un grand classique du cinéma et qui à l’époque a été un bide noir : ça s’appelait Le Jour se lève. Le Jour se lève n’a pas marché. Parce qu’il y avait des retours en arrière, des flashbacks, les gens n’aimaient pas ça. Et maintenant, les gens disent que c’est un des classiques du cinéma. Alors on l’a fait trop tôt, c’est tout…”

Le temps aura donc donné raison à Jean Gabin, mais aussi à Marcel Carné. Cité dans la biographie de l’acteur écrite par André Brunelin, le cinéaste avait très tôt pressenti que son film lui survivrait.

Le Jour se lève occupe désormais une place majeure dans le cinéma français des années 1930. Il côtoie ainsi d’autres œuvres emblématiques portées par Jean Gabin, parmi lesquelles Pépé le Moko, La Grande Illusion, Le Quai des brumes et La Bête humaine. Autant de classiques qui ont définitivement installé le comédien parmi les figures les plus importantes du septième art français.

Les matins merveilleux : Camille Cottin n'a jamais autant pleuré au cinéma que pour ce film bouleversant

En mai dernier, Camille Cottin était présente à Cannes pour présenter le retour de l'agence ASK. En effet, depuis ce jeudi 10 septembre, Dix pour cent est de retour sur Netflix, non pas avec une nouvelle saison, mais sous la forme d'un long-métrage. Au casting, les acteurs qui ont contribué au succès de la série, mais aussi des invités, comme George Clooney. Dans les colonnes de Télé-Loisirs, Camille Cottin est revenue sur cette actualité, tout en livrant son ressenti sur une comédie dramatique réalisée par sa demi-sœur, Avril Besson.

Le 29 juillet dernier sortait au cinéma un long-métrage boudé par les spectateurs (seulement 58 000 entrées), mais salué par la critique. Son titre ? Les Matins Merveilleux d'Avril Besson. On y découvre Charlie (India Hair), une jeune femme en perte de repères après la disparition de sa grand-mère. Pour aller de l'avant, elle part sur les traces de sa mère en emportant avec elle de vieux vinyles. Elle croise Titou (Eric Cantona), un caviste qui a connu sa mère, puis Marina (Raya Martigny), une jeune femme dont elle va progressivement tomber amoureuse.

Lors de la diffusion de film au Festival de Cannes, Camille Cottin a fondu en larmes, comme elle l'a confié aux journalistes : "Je n’ai jamais autant pleuré, pour plein de raisons, au cinéma." Une confidence d'autant plus touchante, que l'actrice ne pleure pas facilement.

Si Les Matins merveilleux, première réalisation d'Avril Besson après le court-métrage Queen Size, l'a autant remué, c’est parce qu'elle a été rattrapée par son passé, et celui d'Avril : "J'ai pris une claque parce qu'on a une histoire familiale où ma petite sœur a perdu son père quand elle avait 14 ans", tout en poursuivant : "J'ai pleuré tout le temps d'émotion, de ce qu'elle dit, du propos, du rapport à la mort, à la vie, à l'amour".

Pour réaliser cette comédie entre le drame et la romance, Avril Besson a sacrifié du temps et de l'argent, comme l'a révélé Camille Cottin : "Elle a mis sept ans à faire son film avec un budget de 400 000 euros qui, quand on connaît les budgets du cinéma, est vraiment très peu de moyens." Avec cette faible somme en poche, Avril Besson a donc réussi probablement le plus important : transmettre de l'émotion.

Mais Camille Cottin n'a pas réellement découvert Les Matins Merveilleux à Cannes. En réalité, la star de Dix pour cent connaissait déjà le projet, comme elle l'a confié aux journalistes : "J'avais lu une version du scénario il y a hyper longtemps." Une re-découverte qui ne l'a pas laissé de marbre.

Le remake britannique d’Astrid et Raphaëlle débarque en France : sur quelle chaîne voir la série Patience dès ce soir ?

Les fans de la série policière à succès Astrid et Raphaëlle vont avoir de quoi se mettre sous la dent en attendant la diffusion de la saison 7 inédite sur France 2 : la version britannique de la fiction avec Lola Dewaere et Sara Mortensen débarque enfin chez nous à la télévision !

Dimanche 13 septembre 2026, le coup d’envoi de Patience est ainsi programmé sur la chaîne 13ème RUE (et également disponible sur la plateforme Universal+) à partir de 21h. Ici, l’histoire se déroule à York, au sein du service des archives de la police, où le personnage Patience Evans classe et analyse les pièces à conviction des grandes affaires criminelles.

Jeune femme brillante et autodidacte, elle possède un sens de l’observation hors du commun qui lui permet de repérer des détails invisibles pour les autres. Son talent est remarqué par l’inspectrice Bea Metcalf, qui décide de l’intégrer dans ses enquêtes. Ensemble, elles forment un duo inédit, mêlant instinct policier et capacités d’analyse uniques pour résoudre les affaires les plus complexes…

Dans la série britannique Patience, tous les indices ont leur importance et l’analyse des comportements humains est capitale ! Comme dans Astrid et Raphaëlle en France, chaque résolution d’affaire criminelle est différente, notamment grâce au regard singulier et aux aptitudes atypiques de Patience…

Au casting, c’est l’actrice encore peu connue chez nous Ella Maisy Purvis qui incarne cette dernière. Laura Fraser (Breaking Bad) se glisse quant à elle dans la peau de Bea. Elles donnent aussi la réplique à Mark Benton (The Crown), Tom Lewis (Gentleman Jack) et Nathan Welsh. De l’autre côté de la Manche, la fiction en est déjà à sa seconde saison et une troisième est à venir.

Patience est à voir ce dimanche 13 septembre dès 21h10 sur 13ème RUE, ainsi que sur Universal+.

Day of the Woman est l'un des films les plus censurés dans le monde

Dans la volumineuse encyclopédie des productions cinématographiques mondiales, ce ne sont pas les œuvres choc qui manquent. Si nombre d'entre elles ont abondamment versé dans le voyeurisme malsain, l'ultra violence et le sadisme gratuit, surfant parfois sans vergogne sur des tendances du moment pourvu qu'il y ait quelques billets à la clé, d'autres productions plus ou moins récentes se sont heureusement chargées de remettre certaines pendules à l'heure.

Des œuvres radicales, profondément dérangeantes, même insoutenables parfois, capables d'interpeller et / ou de révulser les spectateurs, pour le meilleur ou pour le pire. Dans ce registre, le film choc Day of The Woman, signé par Meir Zarchi, se place là.

Day of the Woman (autrement connu sous le nom de "I Spit on Your Grave" ou encore "Oeil pour oeil") est le film séminal du sous-genre Rape & Revenge avec La dernière maison sur la gauche; très certainement un des films les plus censurés dans le monde.

En Grande-Bretagne, il fut interdit de 1984 à 2001, puis seule une version très expurgée fut autorisée à sortir. Au Canada, le film ne fut pas visible avant 1998, et en Irlande, il est resté interdit à la vente même lors de sa réédition en DVD en 2010. Aux Etats-Unis, le réalisateur Meir Zarchi fut obligé de couper 17 min de son film pour échapper à une infamante classification X par la MPAA.

Une coupe qui n'a évidemment pas empêché une très vive controverse à la sortie du film, suscitant même des réactions de rejet viscérales, à l'image de la critique assassine balancée par le très fameux journaliste Roger Ebert, du Chicago Sun Times, qui qualifiait le film de Meir Zarchi de "sac d'ordures répugnant, malade, répréhensible et méprisable".

"[Roger] Ebert n'a clairement pas aimé, je l'ai entendu en parler et ça m'a vraiment blessée" commenta dans un entretien en 2020 la tête d'affiche du film, l'actrice Camille Keaton, qui est aussi la femme de Meir Zarchi; ajoutant que le cinéaste l'avait alors rassurée en lui expliquant que cette polémique constituait en réalité la meilleure publicité possible pour le film. Un pari qui s'est avéré payant.

Du reste, aucun distributeur ne fut volontaire pour distribuer le film, obligeant le réalisateur à tenter de sortir à ses frais une première fois son film, sous le titre Day of The Woman. Le réalisateur, qui produira d'ailleurs le remake de son oeuvre en 2010, eut l'idée de ce film après avoir aidé en 1974 une femme qui errait nue dans les rues de New York, violée par deux inconnus. Le traitement réservé à la victime lors de son dépôt de plainte au commissariat — qu'il a vécu comme une seconde forme de violence institutionnelle — l'a profondément marqué et a motivé l'écriture du scénario.

48 ans après, Day of The Woman / I Spit on Your Grave reste un film choc pour sa représentation sans concession d'une agression sexuelle (une traumatisante et longue scène de viol d'une crudité et d'une objectivité implacable) et des conséquences (transformations physiques notamment) sur la victime.

Si le film est loin d'être un chef-d’œuvre, notamment en raison d'une seconde partie (la vengeance de l'héroïne) plus faiblarde avec ses nombreuses invraisemblances, I Spit on Your Grave demeure une œuvre intéressante à découvrir, et évidemment réservée à un public très averti.

il y a également une petite histoire derrière la création de sa fameuse affiche, en tout cas celle que nous connaissons. Pour mémoire, elle montre une femme de dos, couvert de griffures et d'ecchymoses, les vêtements partiellement déchirés, les fesses également couvertes d'ecchymoses.

Si le visage de la malheureuse femme sauvagement agressée n'apparaît pas, elle tient dans sa main droite un large couteau de chasse. Un visuel très fort, et logiquement dérangeant, que le remake de 2010 tentera d'ailleurs de reproduire.

L'une des rumeurs les plus folles ayant agité Hollywood dans les années 80 fut que la femme incarnant la victime sur l'affiche était en réalité... un cliché de Demi Moore vue de dos, et non de la comédienne principale, Camille Keaton ! Une photographie qui aurait été prise plusieurs années évidemment avant que la future comédienne ne voit sa carrière sensiblement et doucement décoller avec St. Elmo's Fire.

En fait, il s'avère que l'affiche en question ne date pas de l'année de la sortie du film, mais deux ans après, en 1980. D'abord sorti sous le titre Day of the Woman, le film fut retitré deux ans plus tard pour sa sortie en VHS, et bénéficia d'un nouveau visuel d'affiche. Il faudra attendre 2019 pour voir la fin des spéculations : dans son autobiographie intitulée Inside Out, la comédienne confirmera qu'il s'agit bien d'elle sur cette affiche choc.

Une révélation qui fut d'ailleurs étayée par Charles Band, producteur / réalisateur vétéran de films B, fondateur de la marque américaine de VHS Wizard Video (transformée plus tard en Full Moon Features), qui fut justement en charge de la ressortie du film à l'époque.

Sauf que l'intéressé ignorait alors en 1980 qu'il s'agissait de Demi Moore. Les deux se sont rencontrés en 1982, et travaillèrent ensemble sur le tournage de Parasite. Discutant avec lui dans son bureau, Demi Moore vit l'affiche de I Spit on Your Grave accrochée au mur. Elle lui lança alors : "ne le dites à personne, mais c'est moi sur cette affiche..."

Dans son autobiographie, l'actrice fait également une choquante et triste révélation, qui résonne comme un terrible écho au film : elle fut violée à l'âge de 15 ans par un homme qui avait fourni en échange 500 $ à sa mère...

A l'âge de 16 ans, Demi Moore quitta le foyer familial pour Los Angeles. Mentant sur son âge, elle fit des photos de nu pour des magazines japonais, avant de commencer un vrai travail de mannequin. Un de ses premiers shootings fut ainsi la séance photo qui servira à créer l'affiche de I Spit on Your Grave.

12 septembre 2026

Il y 9 ans, Marvel a refusé que Shaquille O'Neal joue dans les Avengers

Spider-Man, Thor, Captain America, Iron Man... Il aurait pu affronter les plus grands super-héros Marvel, mais sa notoriété en a décidé autrement. Malheureusement pour lui, Shaquille O’Neal ne sera pas au casting du nouveau Avengers: Doomsday, en salles le 16 décembre prochain et qui a déjà battu un record avant même sa sortie, et très probablement pas non plus dans les prochains volets. Pourtant, la légende de la NBA rêve d'un rôle dans l’univers des Avengers.

À l’occasion d’une interview accordée aux journalistes de Variety, la star du basket-ball s'est confiée sur sa difficulté à se faire une place dans l'industrie hollywoodienne. Selon Shaq O’Neal, sa notoriété et son physique de géant seraient de vrais obstacles lorsqu’il cherche à incarner un personnage à l'écran : "J’adorerais jouer davantage de rôles d’action, mais les grands pontes d’Hollywood nous ont dit que j’étais trop imposant."

La star de la NBA a aussi expliqué que les producteurs avaient peur de ce qu'allaient penser les spectateurs en le découvrant dans un autre rôle qui lui-même : "Ce qu’ils veulent dire, c’est que lorsque j’apparaîtrai à l’écran, tout le monde dira : “Oh, c’est Shaq !", tout en prenant un exemple concret : "Si je joue un médecin, mon personnage ne sera pas crédible."

Shaq O’Neal, aujourd'hui âgé de 54 ans, a passé de nombreux castings dans l'espoir d'obtenir un rôle dans un film Avengers, mais en vain, la réponse est toujours négative. En 2018, le sportif avait déjà confié à nos confrères de Entertainment Weekly : "Ils m’ont dit : 'Shaq, on t’adore et on serait ravis de t’avoir dans le film, mais si ta tête apparaît à l’écran, les gens vont se dire : Hé, c’est Shaq !'"

Celui qui avait incarné le super-héros Steel, dans Le justicier d'acier de Kenneth Johnson, en 1997, s'est donc rendu à l'évidence : son visage est bien trop connu pour rejoindre l'univers Marvel. Résultat, Shaq O'Neal s'est fixé un nouvel objectif : jouer avec Dwayne Johnson. Au micro de Variety, il a notamment confié avec humour : "Je veux tourner un film avec The Rock pour pouvoir le tabasser." Voilà qui est dit !

Pour rappel, Shaq O’Neal a régulièrement joué son propre rôle au cinéma, comme dans Scary Movy 4, The Year of the Yao, ou C'était à Rome, mais aussi à la télévision, avec les sériesMa Famille d'abord, Pour le meilleur, Bienvenue chez les Huang, ou plus récemment En pleine nature avec Bear Grylls.