10 avril 2020

Nicole Kidman : "Le harcèlement sexuel ne touche pas uniquement les femmes"

Selon les informations du magazine France Dimanche, Linda de Suza a vécu des heures compliquées après avoir connu une forte fièvre et une toux insistante, les symptômes du coronavirus. Le mercredi 1er avril, la chanteuse portugaise de 72 ans a appelé en urgence les pompiers, qui sont venus la secourir dans sa maison de l'Eure, où elle vit seule avec son chien. Hospitalisée, l'interprète de La Valise en carton a dû combattre la maladie isolée dans sa chambre. Sous la surveillance de ses médecins, Linda de Suza récupère doucement et sa vie n'est plus en danger après avoir été placée sous respirateur artificiel.

La chanteuse n'a pas reçu la visite de son fils Joao avec qui elle est brouillée depuis près de trente ans. Linda de Suza et son fils unique sont en froid à cause de la belle-fille de la chanteuse. Mère possessive, elle n'a visiblement jamais accepté l'histoire d'amour de Joao avec sa femme Sonia, rencontrée lors d'un concert de... sa mère. D'ailleurs, Linda de Suza n'a jamais pu tisser des liens de "mamie gâteau" avec ses deux petits-enfants, Gabrielle (32 ans) et Michael (27 ans), qui vivent au Portugal.

Pour l'interprète du tube L'étrangère, elle en veut également à son fils pour une "sombre histoire de gros sous." "On nous a montés l'un contre l'autre. En réalité, je crois qu'on s'est tous les deux fait avoir par la mafia", a expliqué Linda de Suza en 2014. Mère et fils ne se parlent plus du tout. Aucun coup de téléphone pour les anniversaires ou les Noëls comme l'a certifié Joao à France Dimanche : "Je n'ai plus aucun contact avec ma mère. La dernière fois qu'on s'est parlé au téléphone, elle m'a accusé, en hurlant, de lui avoir volé son argent. Je n'ai pourtant rien à me reprocher. J'en ai marre de lui servir la soupe. On peut me trouver dur avec elle. Mais vu qu'elle n'a aucun respect pour moi, je ne vois pas pourquoi j'en aurais pour elle. Ne croyez pas que je ne souffre pas en disant tout ça. Je peux paraître cruel, mais ce n'est rien à côté de ce qu'elle me fait subir."

Joao a accusé sa mère de s'être servie de lui lors de fausses retrouvailles sous l'œil d'un photographe. Une trahison à ses yeux : "Tout était faux. Ses larmes n'étaient pas sincères. Même lorsque nous sommes tombées dans les bras l'un de l'autre, j'ai senti une froideur pour sa part." Ce nouveau pépin de santé majeur pour Linda de Suza peut-il faire changer d'avis son fils Joao ? La chanteuse a peur de "mourir seule" comme elle l'aurait amèrement constaté au moment de son hospitalisation.

Coronavirus : l'équipe du Bureau des légendes endeuillée par la mort de l'ingénieur du son Marc Engels

L'ingénieur du son Marc Engels est décédé à l'âge de 54 ans du Coronavirus a annoncé Eric Rochant, showrunner du Bureau des légendes. Ce dernier lui a rendu hommage hier soir sur son compte Twitter. Le comédien Pierre Niney et Jérôme Salle, réalisateur de L'Odyssée, lui ont également adressé un mot sur les réseaux sociaux.

Marc Engels, Césarisé pour L'Odyssée, avait notamment travaillé sur les longs métrages Rémi sans famille, L'Economie du couple ou encore Calvaire de Fabrice du Welz qui a également partagé une photo de Marc Engels.

Josiane Balasko hilarante évoque sa prise de poids pendant le confinement

C'est une Josiane Balasko en pleine forme qui est apparue jeudi 9 avril sur France 5. En direct depuis sa cuisine, l'actrice de 69 ans, fait part de ses états d'âme pendant le confinement.

Face à la bonne humeur communicative de Josiane Balasko, Anne-Elisabeth Lemoine, qui présente l'émission, lui lance alors : "vous êtes d'une humeur de rose ! C'est vrai que vous n'êtes pas entamée par ce confinement, votre moral est au beau fixe." Ce à quoi répond Josiane Balasko avec humour, montrant son corps : "j'ai du surplus, pour m'entamer il faut se lever tôt" déclenchant l'hilarité sur le plateau. Elle s'explique ensuite, plus sérieusement. "C'est vrai, déjà j'ai pris" dit-elle en montant son visage avant de continuer "et j'ai peur que ça continue.. parce qu'on cuisine et puis on s'emmerde alors on grignote".

Josiane Balasko est ensuite revenue plus sérieusement sur sa vie de confinée. Elle avoue que ce qui lui manque le plus c'est son petit-fils Andy, né en 2018. Ce sera même la première chose qu'elle fera à la fin du confinement. "La première chose que je ferai c'est de courir voir mon petit-fils Andy que je vois en FaceTime mais c'est pas pareil" dit-elle émue. Sa fille Marilou Berry, maman de Andy, peut donc s'attendre à une visite prochainement.

En ces temps difficiles d'épidémie et de confinement, Josiane Balasko garde un mental d'acier. Pour faire du bien au moral, l'actrice s'est mise à la lecture et en fait profiter ses fidèles abonnés. Elle lit,en direct sur les réseaux sociaux, des comtes célèbres. "On a besoin de féerie, on a besoin de prince charmant" explique-t-elle. Elle prévient par contre, elle ne racontera pas La Petite fille aux allumettes d'Andersen, "c'est le seul que je raconte pas à la demande d'internautes..Parce que c'est trop triste !"

Le chanteur Christophe hospitalisé à Brest : il est intubé et sous sédation profonde

Christophe est toujours hospitalisé, mais plus au même endroit. Initialement admis en réanimation dans un établissement parisien le jeudi 26 mars pour insuffisance respiratoire en lien avec son emphysème, le chanteur a depuis été transféré en Bretagne, a fait savoir son épouse dont il est séparé depuis plus de 20 ans. Dans un communiqué à l'AFP, Véronique Bevilacqua précise qu'il est hospitalisé à Brest, en réanimation, intubé et sous sédation profonde. "Je demande à la presse de ne pas déranger les équipes soignantes et de le respecter lui et sa famille, à savoir sa fille unique et moi-même", a déclaré l'épouse de l'interprète des Mots bleus.

Atteint du Covid-19, le chanteur de 74 ans qui souffre d'une maladie pulmonaire, qui le rend vulnérable au coronavirus, avait été admis à l'hôpital le 26 mars dernier, avaient révélé nos confrères du Parisien le 29 mars dernier. De nombreuses personnalités avaient alors envoyé des messages de soutien au chanteur du tube Aline. Ce fut le cas de Laura Smet, Michel Polnareff ou bien encore Pierre-Jean Chalençon, l'acheteur d'Affaire conclue.

Depuis, presqu'aucune information n'avait été communiquées par sa femme Véronique sur l'état de santé de Christophe, de son vrai nom, Daniel Bevilacqua, qui avait indiqué que le combat allait être compliqué. Le 30 mars, elle déclarait au Parisien : "Son état n'est pas rassurant, mais il est stable. Nous, sa famille, espérons que les poumons vont tenir et se remettre". Elle avait également déploré que la presse harcèle l'établissement hospitalier pour obtenir des informations sur son état de santé.

Les séries sur Netflix du 10 au 16 avril

Le vendredi 10 avril

Brews Brothers : Dans cette sitcom, deux frères rivaux incollables sur le brassage de la bière doivent travailler ensemble pour sauver leur entreprise.

Le mercredi 15 avril

Outer Banks : En déterrant un secret enfoui depuis longtemps, des ados déclenchent une série d'événements malencontreux qui les entraînent dans des aventures inoubliables.

Preuve d’innocence : cette mini-série documentaire nous présente l'Innocence Project, une association américaine chargée de dénouer les dysfonctionnements et les erreurs liées à plusieurs condamnations injustifiées, révélant l'injustice infligée aux victimes et aux accusés.

DC's Legends of Tomorrow (catalogue) : mise en ligne de la saison 4.

Le jeudi 16 avril

Fauda partie 3 : après une diffusion sur Paris Première, Netflix ajoute à son catalogue les derniers épisodes de Fauda. Doron prend au piège un jeune boxeur lorsqu'une mission d'infiltration met l'équipe sur la piste d'un chef du Hamas activement recherché par le Shin Bet.

The Batman face au confinement : où en est le tournage du film avec Robert Pattinson ?

Le 14 mars dernier, à l'image de toutes les autres grosses productions hollywoodiennes, The Batman - nouvelle adaptation des aventures du Chevalier Noir - a été forcé de suspendre son tournage à Londres pour lutter contre l'épidémie mondiale de coronavirus. Actuellement en période transitoire, attendant que la production de son film se remette en marche, le réalisateur Matt Reeves - notamment connu pour avoir signé Cloverfield et les deux derniers volets de La Planète des Singes - en a profité pour faire le point au micro de Deadline.

"Nous ne sommes pas officiellement en cours de montage en ce moment. Nous avons tourné un quart du film et j'ai fait quelques ajouts quotidiens, en regardant les prises, et ce qui nous attend", a-t-il ainsi déclaré, précisant que la suite des événements restait incertaine. Difficile de promettre, par exemple, que le tournage pourra se prolonger à Londres, même si Reeves semble plutôt confiant à ce sujet :

"C'est beaucoup trop tôt pour le dire. Je n'imagine pas que nous ne puissions pas finir le tournage londonien."

Une chose reste à peu près certaine, pourtant : le scénario bouclé par Matt Reeves ne subira pas de modification en cette période de confinement :

"Cela m'a pris deux ans de travailler sur cette histoire, c'est un roman noir, un policier très spécifique qui a vraiment été réfléchi par mes partenaires et moi", a ainsi assuré le réalisateur à Deadline, précisant que les seuls changements qu'il envisageait éventuellement de faire concerneraient plutôt les tonalités du film, qui selon lui évoluent toujours en cours de tournage.

Enfin, seul point positif à cette période de confinement, Matt Reeves pourra (au moment venu) aborder les séquences les plus importantes de The Batman mieux préparé :

"Avec ce genre de films, on n'a jamais assez de temps pour se préparer, car ils sont si complexes et si énormes de nombreuses manières. Cela m'offre également un moment pour réfléchir aux séquences plus importantes que l'on doit encore tourner, et à la manière dont je veux les réaliser."

Attendu dans nos salles pour le 23 juin 2021, The Batman réunira Robert Pattinson, Colin Farrell, Zoë Kravitz et Paul Dano.

Mort de la rappeuse Chynna : les causes de son décès révélées

                        
Elle a suivi les traces funestes de son parrain dans le rap game, ASAP Yams, décédé en 2015 d'une overdose. Chynna Rogers est morte soudainement dans sa maison de Philadelphie à l'âge de 25 ans le mercredi 8 avril comme l'a annoncé avec tristesse son manager. Les causes de son décès viennent d'être révélées par un porte-parole du département de la santé publique de Philadelphie. Chynna Rogers a succombé à son tour à une overdose comme le rapporte le site du magazine américain People.

Depuis plusieurs années, l'artiste américaine se battait contre ses vieux démons et son addiction à diverses substances illicites. Chynna Rogers avait suivi une cure de désintoxication en 2017 et s'était exprimé sur sa dépendance aux drogues dans une interview accordée au média américain Pitchfork l'année suivante : "D'habitude, je ne m'exprime pas sur ce genre de sujets sans que j'ai un minimum de recul. Mais c'est désormais derrière moi. C'est la raison pour laquelle je n'ai pas au public que j'étais toxicomane avant d'être sortie de ma cure. J'ai constaté que beaucoup d'artistes s'appuient sur le soutien de leurs fans pendant ces moments-là et ça donne forcément de la force de les avoir avec vous. Mais je devais gérer ce problème seule. Une fois, que j'ai compris comment le formuler auprès de mes fans, j'ai pu m'exprimer dessus."

A l'époque, Chynna Rogers avait conscience que sa toxicomanie avait affecté son travail. Parfois, elle n'était même plus capable de monter sur scène et elle "n'a pas du tout aimé." Visiblement, elle a replongé dans l'enfer de la drogue et elle en est morte. Sa famille a fait savoir que Chynna "était profondément aimée" et qu'elle "va cruellement lui manquer." "C'était un être extrêmement inspirant et une artiste unique", a commenté son manager John Miller très affecté par cette soudaine disparition.

Avant de percer dans le rap et de sortir quatre albums, dont le dernier titre malheureusement prémonitoire est intitulé "Dans le cas où je meurs en premier", Chynna Rogers avait été repérée à l'âge de 14 ans par la prestigieuse agence de tops model Ford pour devenir mannequin. La jeune femme de 25 ans tatouée a réussi à mener brillamment ses deux carrières dans la musique et le mannequinat.

Marine LorphelinMarine Lorphelin rationnée : cet équipement indispensable qui manque cruellement à l'hôpital

Du haut de ses 27 ans, elle fait partie de ceux qui sont en première ligne afin de sauver des patients atteints du coronavirus. Interne en médecine dans un hôpital parisien, Marine Lorphelin soigne, rassure, et doit parfois annoncer de mauvaises nouvelles aux familles... Alors que plus de 12 000 Français sont décédés du covid-19, le personnel de santé ne lâche rien, et ce, malgré qu'ils soient parfois obligés de prendre des risques pour leur propre santé.

Dans un entretien accordé au Parisien, Miss France 2013 a en effet expliqué que les hôpitaux manquaient cruellement d'un accessoire indispensable : "Dans notre métier, nous sommes souvent confrontés à des maladies contagieuses. Nous avons l'habitude de prendre des précautions. Mais là, nous devons nous rationner, car nous n'avons pas assez de matériel. Au début, c'étaient les masques qui nous manquaient, aujourd'hui, ce sont les blouses. On ne les change pas autant que nous le devrions. On relativise quand on est jeune et en bonne santé. Mais j'ai des collègues qui ont des problèmes comme de l'hypertension et pour eux, c'est plus risqué."

Si elle avait poussé un coup de gueule le week-end dernier sur les réseaux sociaux alors que de nombreux Français étaient sortis pour profiter du beau temps, Marine Lorphelin explique aujourd'hui vivre, elle aussi, dans "un petit appartement parisien sans extérieur." Alors qu'elle n'a presque plus de temps pour elle, l'ancienne Miss France a donné de ses nouvelles au Parisien : "J'ai des hauts et des bas. Je travaille dans un service qui prend en charge de nombreux cas de Covid-19. Tous les plannings de mon service ont été repensés, et même si je travaillais déjà beaucoup avant, du lundi au vendredi, je suis forcément encore plus présente, car ces patients ont besoin de beaucoup de surveillance. Leur état peut se dégrader très vite." La jolie brune a ensuite mis en garde ceux qui sortiraient un peu trop à son goût : "Aujourd'hui, nous en accueillons toujours autant, le flux est constant, croyez-moi. C'est pour ça qu'il faut faire attention quand on commence à parler de déconfinement."

09 avril 2020

Free Solo sur Disney+ : le documentaire oscarisé sur l’escalade sans corde

"Avec une corde c'est banal, sans corde c'est passionnant." Bienvenue dans le monde du Free Solo ou solo intégral, une discipline extrême de l’escalade qui voit des grimpeurs professionnels s’attaquer sans matériel ni sécurité aux parois les plus dangereuses et abruptes du monde. Avec plus de mille solos intégraux à son actif, l’Américain Alex Honnold fait partie de cette caste de samouraïs de l’ascension qui rassemble moins de 1% des varappeurs, constamment confrontés à une vérité aussi tragique qu’implacable : tous ceux qui ont fait du solo leur priorité sont morts.

Fort de son expérience, Honnold se lance au printemps 2016 dans le plus grand défi de sa carrière : l’ascension de El Capitan, un à-pic légendaire de plus de 975 mètres situé dans le parc national Yosemite aux Etats-Unis. Gravie pour la première fois en 1958, la paroi n’a alors encore jamais été conquise en Free Solo. Entre attirance pour cette falaise infranchissable, recherche de la perfection, addiction à la performance et peur totale, le grimpeur se prépare durant plus d’un an, enchaînant les repérages, encordé, pour établir une carte mentale du mur et préparer les six étapes d’un parcours sur lequel aucune marge d’erreur n’est autorisée. Jusque dans des prises "mono-doigt" où la moitié d’un pouce fait la différence entre la poursuite de l’ascension et la chute dans le vide, entre la vie et la mort…

Le documentaire Free Solo de Jimmy Chin, Elizabeth et Chai Vasarhelyi retrace cet exploit sportif et ce parcours de vie. Récompensé par un Oscar, un Bafta, six Emmy Awards et un prix du public à Toronto, le long métrage s’intéresse ainsi autant à l’escalade qu’aux moteurs internes et à l’armure mentale d’Alex Honnold, tout en donnant la parole à ses proches, constamment préparés au pire et notamment à filmer la mort de leur ami. Les images sont vertigineuses. La tension, totale. Sans aucun doute la meilleure manière de partir à l’ascension du catalogue National Geographic sur Disney+.

Les Hommes du feu sur France 3 à 21h : comment Roschdy Zem s'est préparé avec les pompiers ?

 Les Hommes du feu suit Philippe (Roschdy Zem), un pompier de 45 ans qui dirige une caserne dans le Sud de la France. L'été est chaud et les feux (criminels ou pas) partent de partout. Arrive Bénédicte (Emilie Dequenne), adjudant-chef, qui a le même grade que Xavier (Michaël Abiteboul), un quadra aguerri... A l'occasion de la diffusion de ce film réaliste sur la vie de ces héros du quotidien, ce soir sur France 3, retour sur l'immersion effectuée par Pierre Jolivet et ses comédiens dans une vraie caserne.

L'objectif principal de Pierre Jolivet était de coller, caméra à l'épaule, au plus près du réel, avec pour référence L.627 (1992) de Bertrand Tavernier, qui raconte la vie d’une brigade des stups sans artifices et quasiment sans histoire. Ainsi, tout ce que l'on voit dans Les Hommes du feu lui a été raconté par de vrais pompiers. Le capitaine de la caserne où le film a été tourné, Stéphane Guyot, a même relu et validé chaque scène écrite par le réalisateur, lequel précise : "Il n'était pas question de faire un film de super-héros, pas question d'enjoliver la réalité – leur quotidien parle de lui-même. A l'inverse, un documentaire ne m'aurait pas permis d'aller aussi près des flammes, pour des raisons évidentes de sécurité, ou à l'intérieur d'une voiture accidentée, au plus près des blessés."

Avant les prises, Pierre Jolivet et son équipe ont effectué une immersion totale dans une caserne pendant sept semaines, précisément celle de Bram (un petit village de l'Aude). "Nous avons été dans cette caserne tous les jours. Moi, pendant trois mois et Roschdy, pendant deux mois. L'idée, c'était vraiment d'avoir une petite caserne du Sud de la France parce que j'ai passé beaucoup de temps en Provence dans la famille et qu'il y avait deux oncles qui étaient pompiers volontaires. Alors, je connaissais très bien cette ambiance de petits villages du Sud qui vivent quand même avec la peur du feu pendant les trois mois d’été. Je voulais attraper cette ambiance très particulière. Je suis allé traverser tout le département de l'Aude jusqu'à trouver celle qui me correspondait", se rappelle le réalisateur.

Les sapeurs-pompiers de la caserne avaient même amené Roschdy Zem sur un champ de blé en feu où plusieurs hectares de terre étaient en train de brûler. "C'est assez flippant parce que vous pouvez avoir l'impression que les flammes vous disent : "viens, je vais te parler". Attiré, fasciné, on y va, on approche - on peut aller tout près sans être vraiment en danger. Mais, peu à peu, ce danger, vous le sentez venir. Et tout à coup, cette chaleur qui vous saute au visage ! Comme si les flammes vous rentraient dans le crâne… Alors, d’instinct, vous faites un pas en arrière. En fait, c'est une image de l'enfer, un incendie", se souvient le comédien, qui pour l'occasion retrouve Pierre Jolivet pour la sixième fois après Fred, Ma petite entreprise, Filles uniques, La Très très grande entreprise et Mains armées.

Une des choses ayant intéressé Roschdy Zem dans cette immersion au sein de la caserne est d'avoir côtoyé des pompiers volontaires, et non un corps d'élite. Le comédien se rappelle : "De voir ces gens qui ont une vie assez ordinaire se consacrer de façon addictive au métier de pompier avec cette implication qu'est la leur et ce qui en découle. Forcément, il y a des opérations qui ne les laissent pas indemnes. On est forcément en empathie avec ces gens-là. Et il y a un véritable échange qui s'opère et un respect mutuel. Ça, c'était intéressant à découvrir et c'est ce que nous offre aussi ce métier : ce mélange des deux mondes que j'ai pu retrouver dans d'autres films, mais, là, encore plus, parce qu'il y a vraiment ce sentiment de vie de famille."

Cette volonté de réalisme, dans Les Hommes du feu, se retrouve aussi dans son casting : ainsi, en dehors des six rôles principaux (Roschdy Zem, Emilie Dequenne, Michaël Abiteboul, Guillaume Labbé, Grégoire Isvarine et Guillaume Douat), tous les autres personnages de la caserne sont joués par de véritables sapeurs-pompiers de Bram. Pierre Jolivet raconte à ce sujet : "Ils sont dans leur propre rôle et pourtant, il a fallu, comme c'est toujours le cas avec les acteurs non-professionnels, travailler pour retrouver leur naturel. Les mêmes mots, les mêmes gestes, qu'ils répètent dix fois, vingt fois par jour dans la réalité de leur métier, devenaient extrêmement difficiles à prononcer ou à effectuer sur un plateau de tournage avec la pression de la caméra."