15 septembre 2026

Maoussi : cette comédie douce-amère va vous surprendre

Quand, par hasard, Babette, une Danoise, est amenée à partager son appartement parisien avec Edo, un réfugié congolais, Maoussi, une souris en fuite, se pointe aussi et chamboule leur quotidien. Elle s’immisce entre les deux étrangers tel un enfant adopté et les contraint à faire face à leurs attentes divergentes de l’amour.

Premier long métrage - à la réalisation comme à la production - de Charlotte Schiøler, qui a grandi au Danemark avant de s’installer à Paris, Maoussi puise directement dans sa propre histoire : “J’ai vécu une histoire d'amour avec un musicien réfugié et celle-ci m’avait laissé un sentiment d’interrogation, un goût d’inachevé”. C’est donc tout naturellement qu’elle incarne dans ce premier film le personnage de Babette, qui vit de la danse.

Charlotte Schiøler donne la réplique à Moustapha Mbengue, qui joue Edo, un musicien venu du Congo et qu’elle doit héberger le temps d’une tournée à Paris. Révélé dans Amin de Philippe Faucon, où il partageait l’affiche avec Emmanuelle Devos, l’acteur italo-sénégalais s’est notamment illustré dans Les Cinq Diables de Léa Mysius et Les Gens d’à côté d’André Téchiné. Tous deux vont devoir s’apprivoiser pour ne pas subir leur cohabitation. Entre deux parcours, deux situations et deux conceptions de l’amour, leurs différences vont peu à peu se révéler…

De peur d’être renvoyé dans un pays en guerre, Edo souhaite précipiter leur mariage pour obtenir ses papiers français et ne voit aucun inconvénient à ce qu’il ait lieu le plus tôt possible, tant que les deux s’aiment. Babette, elle, a besoin de temps. C’est précisément cette tension entre amour romantique et vie de couple plus pragmatique, née de l’expérience personnelle de la réalisatrice, qui est au cœur du film. Elle dit de son histoire d'amour avec un musicien réfugié : "Je crois que je n’avais su appréhender alors sa peur de se faire renvoyer dans son pays d’origine. Je n’avais pas bien compris ses motivations ainsi que son besoin de se marier.”

Dans ce conte moderne, Maoussi, une souris qui a élu domicile dans l’appartement, devient un personnage à part entière. Chassée par Babette, apprivoisée par Edo, cette petite présence quasi féerique accompagne leur rapprochement et devient peu à peu le reflet de leur relation. Les deux personnages parviennent peu à peu à l’apprivoiser, comme ils apprennent eux-mêmes à se connaître, mais la perdent parfois dans l’appartement, comme ils peuvent eux aussi se perdre de vue car ils ne conçoivent pas l’amour de la même façon.

Une différence brillamment résumée dans un échange fort où Edo dit à Babette : “À quoi ça sert d’être ensemble si on n’a pas besoin l’un de l’autre ?”, et celle-ci de lui rétorquer que l’amour et le besoin sont deux choses différentes. Derrière cet échange se dessine une question presque philosophique : peut-on dissocier l’amour du besoin ? Pour la réalisatrice, cette différence de conception peut avoir de lourdes conséquences sur un couple : “Quand on dépend de quelqu'un d'autre, je pense qu'inconsciemment on s'adapte. Ce qui crée un déséquilibre.”

Mais Babette ne se rend pas immédiatement compte que la situation d’Edo – qui ne sait pas s’il va pouvoir rester en France, loin de la guerre qui déchire son pays – est particulièrement éprouvante. À travers elle, le film montre combien il est difficile de mesurer ce que vivent les personnes réfugiées sans les côtoyer directement : des femmes et des hommes qui ont une longue responsabilité vis-à-vis de leurs proches et pour qui, repartir chez soi constitue un véritable échec. Une réflexion sur l’altérité et l’accueil que la réalisatrice a souhaité placer au cœur de son récit et qui constitue pour elle l’un des enjeux majeurs de notre siècle.

De l’autre côté, Babette semble bénéficier d’une situation confortable. Pourtant, son célibat contraint l’attriste autant qu’Edo, qui subit quant à lui l’absence de sa famille. Pour la cinéaste, les personnages “représentent à leur échelle le fossé qui se creuse actuellement en Europe entre les réfugiés, dans des situations précaires, et les non-réfugiés. Chacun étant pourtant piégé dans la même « solitude moderne »”.

Mais Maoussi aborde ce sujet grave avec une étonnante légèreté et beaucoup d’humour, notamment grâce à la souris. Tantôt considérée comme un parasite, tantôt comme un animal domestique aimé, elle est “un pari, un peut-être qui n’exclut ni le plaisir ni le danger pour l’un et pour l’autre. C’est toujours un peu cela vivre ensemble”, résume Charlotte Schiøler. Entre burlesque, quiproquos et comique de situation, le film s’amuse, sans jugement, de leurs différences culturelles, comme lorsque Edo lâche frontalement à Babette qu’elle est vieille, une remarque qui, pour lui, n’a rien de péjoratif : Edo se considère d’ailleurs lui-même comme vieux puisqu’il a déjà dépassé la trentaine.

Les deux amants partagent pourtant une même passion : celle du spectacle vivant. Babette est danseuse et Edo percussionniste. Tous deux cherchent à travers la danse et la musique une forme de liberté, quelque chose qui les transcende. Cette recherche imprègne le film, notamment à travers le personnage de la chorégraphe avec laquelle travaille Babette, interprétée par Elsa Wolliaston (Magdala ; Sur un fil), immense figure de la danse contemporaine, disparue en mars dernier.

Une influence qui occupe une place importante dans le parcours de la réalisatrice : “La danse africaine, et surtout celle qu’enseigne Elsa, signifie pour moi la liberté fondamentale.” (...) Elle est devenue pour moi une façon de rentrer dans mon corps car je pense qu’auparavant, j'étais un peu à côté de celui-ci. Suite à notre rencontre, je suis allée plusieurs fois en Afrique pour apprendre et très vite j'ai été orientée vers les danses qui accompagnent les rituels qui ont cette particularité de vous faire entrer dans une sorte de transe, avec un espace différent, à cause de ses rythmes particuliers.”

Cette place accordée à la danse permet ainsi à la réalisatrice de prolonger sa réflexion sur l’altérité. Car pour aller vers l’autre, il faut parfois accepter de quitter ses propres repères. Dans Maoussi, l’art devient alors un espace où les différences ne disparaissent pas, mais peuvent se rencontrer. Car si leurs conceptions de l’amour les opposent, la création leur offre au contraire un terrain commun. Sur scène, Babette et Edo n’ont plus besoin de négocier leurs différences : ils partagent un même langage, celui du rythme, du corps et du mouvement.

Loin des histoires d’amour formatées, Maoussi nous invite à repenser ce qui nous pousse à choisir une personne plutôt qu’une autre, entre besoin, désir et liberté. Une réflexion originale sur l’amour et l’altérité, à découvrir dès demain au cinéma.

Netflix prépare une série adaptée du jeu vidéo Diablo

Créée en 1997 par les studios Blizzard après le succès de leur jeu Warcraft, la saga Diablo est une licence incontournable de l’histoire moderne du jeu vidéo. Sombre et démoniaque, cet univers médiéval-fantastique au potentiel d'un Game of Thrones avait tout ce qu’il fallait pour séduire les producteurs de Netflix. Et la bonne nouvelle, c’est qu’il a été annoncé qu’une série Diablo était en cours de production !

L’annonce a été faite lors de la BlizzCon 2026, l’événement annuel du studio, par nul autre que sa présidente, Johanna Faries : "Nous sommes ravis de vous annoncer que nous développons actuellement une nouvelle série animée consacrée à Diablo en collaboration avec Netflix. [...] En tant que grande fan de Diablo et amoureuse de l’atmosphère sombre et envoûtante de Sanctuaire, je suis très impatiente de voir ce projet prendre vie."

Déjà très enthousiastes, les fans des licences développées par Blizzard l’ont été encore plus lorsque Johanna Faries a annoncé qu’en plus de l’univers de Diablo, d’autres sagas majeures de l’histoire du studio allaient également être adaptées par Netflix :

"Ce n’est qu’un début ; à notre communauté Overwatch, à notre communauté Warcraft, et qui sait — peut-être même à certains de nos autres univers, sachez simplement que des discussions passionnantes sont en cours. [...] Et bien que j’aie supplié et imploré de pouvoir vous en dire davantage, je ne peux pas encore lever le voile. Je vous promets que, dès que possible, nous vous communiquerons plus de détails."

Difficile de ne pas noter les similitudes entre ces projets d'adaptation et le succès de la série animée Arcane sortie en 2021, adaptée de l’univers du jeu de stratégie League of Legends (LoL), qui avait connu un immense succès tant public que critique.

Cependant, contrairement à LoL, les jeux Diablo racontent aux joueurs une histoire très riche, et son adaptation ne bénéficiera sans doute pas de la même liberté que celle accordée aux équipes d’Arcane. Il faudra attendre le résultat pour nous faire une idée mais une chose est certaine, c’est que Netflix entend bien tout faire pour renouveler l’exploit.

Un nouveau méchant débarque dans la saison 4 de Lupin

Après trois saisons accueillies dans le plus grand succès, dans l’Hexagone comme à l’international, la plus célèbre des séries françaises s’apprête à faire un nouveau casse. Attendu sur Netflix le 23 octobre prochain, le retour du grand Lupin pour une quatrième saison s'annonce comme un événement incontournable pour ses nombreux inconditionnels, plus de trois ans après la diffusion de sa saison 3.

Une nouvelle bande-annonce, dévoilée ce lundi 14 septembre par Netflix, donne le ton d’une saison chargée en action – comme toujours – mais aussi en tension : pour la première fois, Lupin serait opposé à un adversaire plus fort que lui, qui semble le connaître…

Dévoilée par Netflix ce lundi 14 septembre, l’ultime bande-annonce de la saison 4 de Lupin débute In Medias Res, là où les spectateurs s’étaient arrêtés : incarcéré et isolé, Assane – Lupin – Diop est placé en détention dans une gigantesque cage de verre où les surveillants ne peuvent pas le perdre de vue. Mais, à la surprise de tous, Assane disparaît… avant de réapparaître, clamant son innocence. Quelqu’un joue donc non seulement avec le personnel de la prison… mais aussi avec Assane, qui ne semble pas au courant de ce stratagème parfaitement maîtrisé. Le ton est donné : un autre génie de la prestidigitation semble avoir Assane dans le viseur – un autre Lupin.

Lupin contre Lupin, l'affiche de ce match a de quoi faire rêver. Car depuis la diffusion de sa première saison en 2021, le gentleman cambrioleur toujours incarné par l’immense Omar Sy n’a pas manqué de surprendre les spectateurs par l’ingéniosité de ses nombreux stratagèmes, du déguisement élémentaire à la stratégie quasi-militaire. L’arrivée d’un adversaire à sa mesure, un second Lupin lui aussi spécialisé dans les tours, serait donc l’occasion pour le plus célèbre cambrioleur de repousser les limites de son art. D’autant que ce “nouveau Lupin” semble lié à l’histoire personnelle d’Assane et n’hésite pas à le provoquer…

Qu’à cela ne tienne, Lupin entre dans son jeu et décide de sortir la carte du panache : déguisé en officier napoléonien, chevauchant un pur sang dos à l’Arc de Triomphe, descendant en rappel la Tour Eiffel tel un Spider-Man parisien… Cette nouvelle saison semble celle de tous les dangers pour Assane et il faudra encore patienter jusqu’au 23 octobre pour découvrir l’issue de son affrontement avec son imitateur.

Courteney Cox aimerait réaliser Scream 8

Voilà 30 ans que Courteney Cox incarne la journaliste intrépide Gale Weathers dans la saga Scream. L'actrice est apparue dans tous les films de la saga - sept au total - et a même coproduit le sixième volet sorti en 2023. Alors qu'un huitième opus est actuellement en développement chez le studio Paramount, la star américaine n'est pas contre l'idée de passer derrière la caméra.

De passage au Festival du film international de Toronto (TIFF) pour présenter son nouveau long-métrage en tant que cinéaste, Courteney Cox semble totalement partante comme elle l'explique au micro de Deadline :

"Je pense que je devrais ! Honnêtement. Personne ne connaît ce film mieux que moi, enfin à l'exception du créateur, Wes Craven et des scénaristes. Mais ça serait génial et amusant, sans parler d'un bon coup marketing."

Tout est encore possible. Si les scénaristes de Scream 8 ont été révélés - les sœurs Lilla Zuckerman et Nora Zuckerman signeront le script du film -, Paramount ne s'est pas encore arrêté sur le nom d'un réalisateur. Pour rappel, le scénariste et cinéaste Kevin Williamson - qui avait signé Scream 7 - a fait savoir qu'il ne reviendrait pas pour ce huitième film.

Le choix de Courteney Cox serait cohérent et ajout majeur pour les fans de la saga - à condition qu'elle préserve son rôle de Gale Weathers devant la caméra.

Dans son nouveau film Evil Genius - dont la date de sortie en France n'a pas encore été officiellement annoncée -, elle dirige Patricia Arquette et David Harbour (Stranger Things) dans l'adaptation d'une histoire vraie, celle du "pizza bomber", un livreur américain tué par l'explosion d'une bombe accrochée à son cou en 2003.

Salma Hayek va réaliser son premier film et Angelina Jolie en est la productrice !

Actrice mondialement connue, nommée aux Oscars en 2003 pour son rôle dans Frida, Salma Hayek Pinault passe pour la première fois derrière la caméra. La réalisatrice tourne actuellement Arena, décrit comme une aventure romantique épique qu’elle a également scénarisé.

Au casting, on retrouvera Yura Borisov, nommée aux Oscars pour Anora, et l'actrice-mannequin Cara Delevingne. Le film, actuellement tourné au Mexique - pays natal de Salma Hayek -, est produit par Angelina Jolie. Les deux stars ont tissé une amitié particulièrement forte depuis leur rencontre sur le film Les Eternels.

"Arena est une histoire d’amour interdit et un voyage intime à la découverte de l’autre, tout en apprenant à ressentir un plaisir intense dans les choses simples que nous tenons pour acquises", explique la réalisatrice dans Variety.

Les lieux spectaculaires de Quintana Roo et de Veracruz serviront de décors au film. "Ces régions sont déjà incroyablement cinégéniques, mais découvrir des beautés encore inexplorées dans ces terres a été un véritable moment de fierté et de triomphe. Je suis tellement enthousiaste à l’idée de montrer au monde ces joyaux cachés, qui n’ont encore jamais été vus", poursuit-elle.

Le long-métrage sera filmé par Philippe Le Sourd, directeur de la photographie très célèbre pour son travail avec Sofia Coppola et Wong Kar-wai.

House of the Dragon : c’est officiel, la saison finale ne sera pas diffusée en 2027 !

Personne ne s’y attendait, mais c’est désormais officiel : non, l’ultime saison de House of the Dragon ne sera pas diffusée dès l’an prochain. La diffusion de la saison 3 vient à peine de s’achever, et il est de tradition d’attendre plusieurs années avant de découvrir les nouveaux épisodes du préquel de Game of Thrones.

Cette quatrième et dernière saison ne fera donc pas exception. En pleine promotion de la série Slow Horses, Olivia Cooke vient de révéler que les prises de vues des ultimes épisodes ne débuteront pas avant le printemps prochain, excluant donc une diffusion dès 2027. Il faudra donc se résoudre à attendre une année supplémentaire pour découvrir le grand final de la série !

L’interprète d’Alicent Hightower ne semble pas avoir encore eu l’occasion de lire les scénarios de la saison 4. Dans l’entretien accordé à ScreenRant, l’actrice anglaise révèle qu’elle n’a pas encore fait son deuil de la série :

"Pas encore. Nous commençons le tournage au printemps, donc je ne sais pas encore. Je pense que cela va me prendre du temps. Je suis anglaise, vous savez. Je suis très pudique avec mes émotions. Je vais ressentir le deuil environ un an après la fin de la série."

Que les fans de l’univers Game of Thrones se rassurent : la saison 2 du spin-off A Knight of the Seven Kingdoms est en revanche bien prévue pour 2027. Cette autre série est à la fois une suite indirecte de House of the Dragon (elle se déroule près d’un siècle après) et un préquel lointain de la série originale.

Toutes les séries Game of Thrones sont à retrouver dès à présent en exclusivité sur HBO Max.

Tom Hanks a imposé ses conditions pour jouer dans Il faut sauver le soldat Ryan

Dans le top 5 des meilleurs films de Tom Hanks : Philadelphia à la première marche, suivi de Forrest Gump, Frères d'armes, Il faut sauver le soldat Ryan et enfin Arrête-moi si tu peux. C'est de ce quatrième long métrage signé Steven Spielberg qu'il est ici question. La raison ? L'acteur oscarisé s'est montré ferme concernant un aspect du capitaine John H. Miller, et ça va peut-être vous surprendre.

Tom Hanks n'a donc pas hésité à intervenir sur l'écriture de son personnage dans Il faut sauver le soldat Ryan. L'acteur estimait en effet que certains éléments du scénario original rendaient le capitaine Miller faussement héroïque et manquaient de crédibilité, comme il l'a confié dans les colonnes de Far Out Magazine : "Le scénario original contenait beaucoup plus de dialogues, de remarques ironiques et de blagues. Nous avons probablement changé chaque mot."

Tom Hanks a notamment révélé ce qui l'avait particulièrement dérangé à la première lecture du scénario : "Le capitaine Miller avait déjà reçu la Médaille d'honneur du Congrès, ce qui était tout simplement ridicule." Alors, l'acteur en a fait savoir au scénariste Robert Rodat : "On ne peut pas distribuer cette distinction à la légère aux personnages pour les rendre plus intéressants ou plus héroïques."

Selon lui, un soldat ayant obtenu une décoration aussi prestigieuse aurait sans doute été retiré du front et mobilisé autrement. Il a donc défendu une approche plus réaliste. Au lieu de ça, les spectateurs ont découvert que le capitaine John H. Miller était instituteur avant de s'engager. Un changement qui apporte une dimension plus humaine et moins héroïque, donc.

Pour se glisser dans la peau du capitaine Miller, Tom Hanks ne s'est pas contenté d'apprendre son texte. Avec plusieurs de ses partenaires à l'écran, comme Matt Damon, il a donc suivi un entraînement militaire sous la direction du capitaine Dale Dye, un ancien Marine et conseiller sur plusieurs films de guerre, comme on peut le lire dans The Seattle Times.

Résultat, pendant plusieurs jours, les acteurs ont dû ramper dans la boue, dormir dehors et se familiariser avec les conditions de vie des soldats : "Ça a duré six jours. Mais c'était une semaine très intense, éprouvante physiquement." Une expérience difficile, notamment à cause du froid, mais qui a permis aux acteurs de mieux comprendre leurs personnages, et surtout ce qu'avaient vécu les soldats durant la Seconde Guerre mondiale.

Cette préparation était importante pour Tom Hanks, qui voulait éviter toute représentation trop héroïque ou faussée de la guerre. À ce sujet, l'acteur a expliqué : "Nous ne voulions pas simuler tout cela", notamment ce que les soldats avaient ressenti en débarquant sur la plage d'Omaha, le 6 juin 1944. La suite, on la connaît, Il faut sauver le soldat Ryan a été multi-oscarisé et est désormais considéré comme l'un des meilleurs films de guerre.

Batman & Robin : depuis 30 ans, Arnold Schwarzenegger garde un mauvais souvenir de cette contrainte de tournage

Pour incarner à l'écran Conan le Barbare, Predator ou encore Terminator, Schwarzy a dû suivre un entraînement intensif, aussi bien pour garder sa silhouette de culturiste, que pour manier les armes (épée, lance-roquettes, mitrailleuse, etc.). Pourtant, ce n'est pas la préparation pour ces rôles qui a le plus épuisé Arnold Schwarzenegger. Dans une récente interview, l'acteur américain a notamment confié qu'il gardait de bons souvenirs de son passage dans l’univers DC, mais beaucoup moins de son costume !

Souvenez-vous, en 1997, Schwarzy était à l'affiche de Batman & Robin, le long-métrage le plus mal noté de sa filmographie. Dans ce film signé Joel Shumacher, il prêtait ses traits à Mr. Freeze, l’un des ennemis les plus célèbres du Chevalier Noir, incarné ici par George Clooney. Un rôle intéressant à jouer, mais qui demandait chaque jour une impressionnante préparation.

Pour donner vie à ce personnage entièrement couvert de bleu, l’acteur devait subir chaque jour une longue transformation, entre maquillage et costume. Et l'envers du décor ne fait pas rêver : "Le seul hic, c'est qu'en jouant Mr. Freeze, je devais passer cinq heures par jour au maquillage, à enfiler tous ces costumes, etc."

Une contrainte particulièrement lourde pour Arnold Schwarzenegger, mais à laquelle s'ajoutait un autre élément contraignant : son costume. Il s'agissait d'une armure métallique bleu argenté, très volumineuse, qui recouvrait quasiment tout le corps, et à laquelle il fallait ajouter son fameux pistolet cryogénique qu’il utilisait pour congeler ses victimes.

D’après le producteur Peter MacGregor-Scott, interviewé il y a onze pas par The Hollywood Reporter, Schwarzenegger avait demandé à garder l’un des costumes phares de Mr. Freeze : "Les acteurs voulaient repartir avec des éléments de décor, et nous devons être très vigilants pour limiter cela à un strict minimum", avait-il confié. Finalement, l'acteur américain a eu le feu vert pour repartir avec son uniforme bleu, mais à une condition bien particulière…

En effet, il ne s'agit en rien d'un don ! Toujours selon le producteur, Schwarzy a signé un contrat pour pouvoir garder son costume de Mr. Freeze : "Cela est remonté jusqu’en haut du studio" et a ajouté : "Il a dû signer un contrat, et je crois qu’il paye 1 dollar par an pour emprunter le costume en question."

Petit calcul, le film fêtera l'année prochaine ses 30 ans, ce qui signifie qu'Arnold a déjà déboursé plus de 10 950 dollars ! À ce prix, Schwarzy n'est visiblement pas prêt d'oublier son expérience dans l'univers de DC.

Qu’est-ce qu’on a tous fait au Bon Dieu ? : pourquoi Julia Piaton a-t-elle été remplacée par Alice David ?

En 2022, Qu’est-ce qu’on a tous fait au Bon Dieu, troisième volet de la saga populaire signée Philippe de Chauveron, attirait plus de 2,4 millions de spectateurs en salle. Au total, cette franchise comique a rassemblé 21,4 millions de Français, et ce chiffre pourrait augmenter si une suite venait à se confirmer.

Au casting de ce troisième film, des acteurs bien connus du public et présents depuis le début, comme Christian Clavier, Chantal Lauby, Ary Abittan, Medi Sadoun, Frédérique Bel, Émilie Caen, Frédéric Chau, Élodie Fontan, Noom Diawara et une nouvelle tête qui reprend le rôle d'Odile, Alice David. Mais pourquoi Julia Piaton a-t-elle été remplacée ?

Si vous avez vu les deux premiers volets de Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu, vous avez sans doute remarqué que le personnage d'Odile Verneuil-Benichou n'est plus interprété à l'écran par Julia Piaton. La raison ? L'actrice notamment connue pour son personnage d'Aude dans la série Family Business sur Netflix n'était plus disponible pour le tournage.

Dans les colonnes de Télé-Loisirs, Frédérique Bel et Noum Diawara ont confié : "À cause du Covid, les plannings de tournage ont été chamboulés. Julia n'était pas disponible, du coup, on a gagné une soeur en plus." C'est donc Alice David, qui joue dans la saga à succès Babysitting de Philippe Lacheau, qui a donc hérité du rôle.

Si les deux acteurs n'ont pas dévoilé sur quel tournage était Julia Piaton, il y a fort à parier qu'il s'agisse du film dramatique Les Engagés d'Émilie Frèche avec Benjamin Lavernhe et Bruno Todeschini, sorti au cinéma le 16 novembre 2022. Qu'est-ce qu'on a tous fait au Bon Dieu est, quant à lui, sorti le 6 avril de la même année. Un timing donc compliqué.

C'est la question que les fans de la saga comique se posent. Lors de la promotion de Qu'est-ce qu'on a tous fait au bon Dieu, les actrices incarnant les filles Verneuil étaient optimistes à l'idée de tourner un 4ème épisode. "On adorerait faire un 4 !", avait déclaré l'actrice française Émilie Caen, au micro d'AlloCiné.

De son côté, Frédérique Bel avait confié : "Tout le monde réclame le 4 !", tout en ajoutant : "Les gens sont totalement addict ! Je crois que cette pandémie a rendu les gens totalement fous. Ils veulent rire, ils veulent partager au cinéma, rire ensemble. C'est ça qui est chouette." À ce jour, le projet d'un Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu 4 n'est pas d'actualité. Alors, Philippe de Chauveron va-t-il se laisser tenter par une suite ?

28 jours plus tard : la fin originale jugée si sinistre qu'elle a été bannie du montage final

dans le paysage hollywoodien. Dès la fin des années 1930, les studios ont pris l'habitude de solliciter un petit panel de spectateurs à qui l'on montre l'oeuvre, et chargés à l'issue de cette projection de donner leurs impressions, bonnes et mauvaises. Et, le cas échéant, procéder aux modifications nécessaires avant son exploitation commerciale.

Moment de stress légitime pour le studio et l'équipe du film, réalisateur en tête, la projection-test peut aussi virer au cauchemar et à la catastrophe; les exemples en ce sens abondent. De là ont découlé de fameux moments de tensions entre le réalisateur, parfois dépossédé de son oeuvre, des coupes imposées ou faites dans son dos, une vision artistique complètement bridée donnant une oeuvre totalement dénaturée, avec parfois, in fine, une lourde sanction économique à la clé sous forme d'un gros échec commercial en salle.

Toutefois, il serait caricatural et factuellement faux de dire que l'issue de toutes ces projections-tests se sont soldées par des bras de fer entre les studios et les réalisateurs / équipes du film, ou que les oeuvres furent toutes des échecs en salle.

La projections-test du formidable film 28 jours plus tard de Danny Boyle a révélé que l'assistance n'avait pas franchement apprécié la fin originale voulue par le cinéaste, jugée "trop sinistre". Drôle de constat au regard d'un film qui ne respire pas vraiment la joie de vivre tout au long de sa durée...

Pour rappel, dans cette fin que Danny Boyle appelle d'ailleurs "True Ending", Selena (Naomie Harris) tente de sauver à l'hôpital Jim (Cillian Murphy), blessé par balle, avec l'aide d'Hannah (Megan Burns). Mais sans y parvenir. Elles finissent par s'éloigner toutes les deux en sortant de la pièce et laissant sur place le corps sans vie de Jim, tandis que l'image s'éteint progressivement sur elle, sur fond du sublime morceau hypnotique de Brian Eno, An Ending (Ascent).

Ci-dessous, la fin en question...

Cette fin était celle retenue dans le premier montage du film, qui fut finalement écartée après de mauvais retours lors de la projection test du film. Dans le commentaire audio du DVD du film, Boyle et son scénariste Alex Garland expliquent que la sortie finale de l'hôpital était prévue à la base pour signifier la survie de Selena et Hannah.

Mais le public de la projection test a estimé a contrario que les femmes semblaient aller vers une mort certaine. Vraiment dommage, car elle bouclait très intelligemment l'histoire et le destin de Jim, qui ouvre le film alors qu'il sort de coma sur un lit d'hôpital abandonné.

A noter d'ailleurs que cette fin a été ajoutée lors de ses diffusions télévisées commençant en Grande-Bretagne le 25 juillet 2003 (le film est sorti là-bas en novembre 2002). Elle fut placée après les crédits de fin et préfacée avec les mots « ...What if» ("Et si...").