15 juin 2026

Mad Max 6 : une bonne nouvelle et un gros changement pour la saga de science-fiction de George Miller ?

Le retour de l'Interceptor au garage n'est pas prévu pour tout de suite ! Il y avait de quoi craindre que le box-office de Furiosa (174,3 millions de dollars de recettes dans le monde pour un budget de production de 168), deux fois moins important que celui de Fury Road qui n'avait pourtant pas été considéré comme un gros succès en 2015, ne sonne le glas de la saga Mad Max crée en 1979 par George Miller. Mais le réalisateur australien et son héros n'ont visiblement pas dit leur dernier mot.

Puck News rapporte en effet que le cinéaste planche aussi bien sur un sixième et dernier film ainsi que sur une série télévisée, sur lesquels nous ne savons actuellement pas grand-chose. À un détail près : les projets se feraient sans la Warner, distributrice des quatre derniers opus de la saga (seul le premier lui a échappé), qui a décidé de passer la main alors que George Miller s'était naturellement tourné vers le

Si l'on peut imaginer qu'elles sont d'ordre financier, les raisons de ce refus n'ont pas été révélées, et George Miller s'est mis en quête d'un partenaire, qui pourrait être Universal, Sony ou Amazon MGM, les trois studios dont l'intérêt pour le projet et la marque Mad Max seraient élevé. Mais cela reste encore à prendre avec des pincettes, Puck News précisant qu'il ne s'agit que de bruits de couloir pour le moment, aucune annonce officielle n'ayant été fait à ce jour.

Dès la sortie de Furiosa, George Miller laissait cependant entendre qu'il n'en avait pas encore terminé avec son bébé, donc son envie de reprendre la route, avec ou sans Max Rockatansky, n'est pas surprenante, alors que l'hypothèse d'une série flottait déjà dans l'air en septembre dernier. Il va maintenant falloir espérer, si les informations révélées sont vraies, que cela se concrétise rapidement, neuf années séparant les sorties des deux derniers opus en date.

Festival de Télévision de Monte-Carlo 2026 : découvrez les temps forts de la 65ème édition

C’est sans aucun doute l’un des événements les plus attendus de l’année !

Vendredi 12 juin, de nombreuses stars venues des quatre coins du monde se sont réunies pour inaugurer la 65ème édition du Festival de Télévision de Monte-Carlo. Un rendez-vous incontournable pour les sériephiles, qui sont encore une fois venus nombreux pour rencontrer leurs comédiens préférés.

Pour lancer les festivités, le célèbre tapis bleu du Festival de la Télévision de Monte-Carlo a accueilli de nombreux talents prestigieux. Parmi eux, les fans de The Walking Dead ont pu retrouver Jeffrey Dean Morgan et Lauren Cohan, alias Negan et Maggie, venus présenter en avant-première les deux premiers épisodes de la saison 3 de The Walking Dead : Dead City, nouvelle série de la célèbre franchise.

Michel Drucker était également présent afin de recevoir la Nymphe d'Honneur saluant sa carrière exceptionnelle. Dame Kristin Scott Thomas a également été mise à l'honneur avec la remise de la Nymphe de Cristal, une distinction prestigieuse qui récompense une personnalité pour l'ensemble de sa carrière dans l'univers télévisuel.

Enfin, l'actrice espagnole Ester Expósito, vue notamment dans Elite, était également présente afin de se voir attribuer la Nymphe d'Or du Meilleur Espoir International.

Comme chaque année, le Festival de la Télévision de Monte-Carlo est l’occasion rêvée pour les fans de rencontrer leurs comédiens préférés. La samedi 13 juin, les stars de Un Si Grand Soleil Aurore Delplace (Johanna), Frédéric van den Driessche (Alain), Fabrice Deville (Florent) et Smadi Wolfman (Catherine) étaient ainsi réunis pour une séance de dédicaces inoubliable.

Ce lundi 15 juin, les fans d’Amour, Gloire et Beauté pourront rencontrer Kimberlin Brown (Sheila), Tanner Novlan (Dr. John), Thorsten Kaye (Ridge), Jacqueline Macinnes Wood (Steffy) et Katherine Kelly Lang (Brooke) pour un moment unique. Ce même jour, ils pourront également retrouver Michael Graziadei (Daniel) et Michelle Stafford (Phyllis) des Feux de l’amour pour une séance de dédicace exclusive.

Comme chaque année, le Festival nous fait remonter dans le temps. Et pour cette nouvelle édition, ce sont les séries françaises qui sont encore une fois mises à l’honneur, puisque les festivaliers ont pu rencontrer ce dimanche 14 juin les stars de Cassandre, Sous le Soleil et Une Famille Formidable.

Ils ont ainsi retrouvé Gwendoline Hamon et Alexandre Varga (Cassandre), Marie-Christine Adam et Avy Marciano (Sous le Soleil), et Jennifer Lauret et Kamel Belghazi (Une Famille Formidable) sur la Fan Zone du Festival.

Alors que le Festival s’achèvera ce mardi 17 juin avec la prestigieuse Cérémonie des Nymphes d’Or, les festivités sont loin d’être terminées !

Les fans de CIA et FBI ont pu rencontrer Nick Gehlfuss et Zeeko Zaki ce dimanche 14 juin. Le chanteur Amir était également présent pour rencontrer le public du La Belle et le Boulanger, sa série diffusée il y a quelques mois sur TF1.

Ce lundi 15 juin, Kevin McKidd, alias Owen Hunt dans Grey’s Anatomy, et Danielle Savre, alias Maya Bishop dans Station 19, seront réunis pour discuter avec les festivaliers. Matthew Broome (A contre sens Londres) et Kurt Russell seront eux aussi présents ce mardi 16 juin pour clôturer les festivités.

Toutes les informations sur cette 65ème édition sont à retrouver sur le site officiel du Festival de Télévision de Monte-Carlo.

Mort à 77 ans d'Anne Schedeen

Triste nouvelle pour les fans de la série culte ALF. La comédienne Anne Schedeen, qui incarnait Kate Tanner, la mère de famille, est décédée à l'âge de 77 ans. Selon Deadline, la famille de l'actrice a annoncé son décès dimanche 14 juin. Les causes de la mort n'ont pas été immédiatement communiquées.

"C’est avec une immense tristesse que nous vous annonçons le décès d’Annie, survenu paisiblement. Elle laisse derrière elle un héritage extraordinaire : une énergie créative débordante, un humour mordant, un amour profond pour sa famille, une adoration pour les petits chiens, une haine farouche pour Trump, une passion pour les vêtements d’occasion et un goût prononcé pour les belles histoires. Son absence nous laisse un vide immense. Nous l’aimions tellement, comme tous ceux qui l’ont connue", a déclaré sa famille.

"Elle était une force de la nature. Il est inconcevable d’imaginer la vie sans elle. Mais comme elle le disait : Je suis toujours avec vous. Et elle a raison. Les souvenirs, les oeuvres d’art, les éclats de rire, les bijoux faits main, les peintures à l’huile, les sculptures, les costumes et sa joie de vivre rayonnante perdurent. Levons nos verres à sa mémoire !", ont ajouté les membres de la famille d'Anne Schedeen.

Née le 8 janvier 1949 à Portland, dans l’État de l’Oregon, Luanne Ruth Schedeen se passionne très tôt pour le théâtre. Dès son enfance, elle étudie l’art dramatique et monte sur les planches du Portland Civic Theatre.

Après plusieurs expériences dans des dîners-spectacles à Hawaï, elle s’installe à New York afin de poursuivre sa carrière de comédienne, faisant ses premiers pas professionnels au sein de troupes de théâtre d’été. Elle rejoint ensuite Los Angeles, où elle décroche un contrat avec Universal Pictures, marquant le véritable lancement de sa carrière à l’écran.

Anne Schedeen a fait ses débuts à l'écran en 1974, dans un épisode de 1974 de L'Homme qui valait trois milliards, puis est apparue dans les séries Super Jaimie, L'Incroyable Hulk ou encore Magnum.

En 1986, sa carrière prend un tournant décisif quand elle décroche le rôle de Kate Tanner dans la série ALF. C'est la mère de famille et l'épouse de Willie Tanner. Lorsque l'extraterrestre ALF s'écrase dans leur garage, Kate est généralement la plus méfiante et la plus stricte avec lui. Elle passe souvent son temps à gérer les problèmes causés par ses bêtises, même si elle finit par s'attacher à lui.

Après avoir tenu ce rôle pendant 101 épisodes et 4 saisons, sa carrière décline et elle n'apparaît plus que brièvement dans Arabesque, Perry Mason ou encore la série Amy en 2001, avant de s'éloigner des plateaux de télévision.

Anne Schedeen laisse dans le deuil son époux depuis 55 ans, Christopher Barrett, sa fille Taylor Barrett, sa belle-fille Hilary Flynn, sa sœur Sarabeth Schedeen, sa nièce Minnie Schedeen, son frère Roland Schedeen, sa belle-soeur Julieanne Schedeen et ses chiens adoptés Roo et Red.

Jim Queen bouscule l’animation pour adultes dans une comédie déjantée et satirique

Jim, icône sexy de la scène gay parisienne, voit sa vie basculer lorsqu’il contracte l’Hétérose, un étrange virus qui transforme les hommes gays… en hétérosexuels ! Il voit alors tout le monde lui tourner le dos à l’exception de son dernier follower (et premier admirateur), Lucien, un jeune homme qui peine à s’assumer. Ensemble, ils partiront en quête d’un mystérieux remède capable de guérir Jim et d’empêcher l’extinction de l’homosexualité…

Projeté en Séance de Minuit au Festival de Cannes 2026, une section souvent réservée aux propositions les plus atypiques, Jim Queen a été accueilli avec enthousiasme lors de sa première projection en mai dernier.

L’une des grandes forces du film réside dans son concept. En imaginant un virus fictif, l’Hétérose, qui transforme les hommes gays en hétérosexuels, les réalisateurs construisent une aventure absurde et jubilatoire qui repose sur une inversion particulièrement astucieuse. Longtemps considérée comme une maladie mentale dans de nombreuses sociétés, l’homosexualité devient ici la majorité menacée. Une manière efficace d’aborder les questions d’identité, de normes sociales et d’appartenance à une communauté tout en privilégiant l’humour comme source de discours militant.

Si Jim Queen puise largement dans l’expérience de ses créateurs, le film dépasse rapidement le cadre du récit autobiographique. Les réalisateurs y injectent des souvenirs et des réalités qu’ont connus de nombreux homosexuels de leur génération : le regard des autres, la discrétion parfois imposée dans certains environnements, puis la découverte progressive d’espaces où l’on peut enfin vivre librement son identité.

Aujourd’hui installés à Paris, Marco Nguyen et Nicolas Athané se sont inspirés de cette expérience pour construire un univers à la fois intime et universel. Marco Nguyen raconte : “La base du projet, c’est l’autodérision, le regard qu’on porte sur nos propres vies gays (...) Il ne fallait pas qu’on tombe dans un ton moralisateur, c’est ça qui a été le plus dur. Le sujet est tellement sur la corde raide qu’il suffit de se tromper une fois dans la manière dont on formule une blague, pour avoir l’air d’être accusateur. Jim Queen est avant tout une satire.”

Le format animé leur offre pour cela une liberté totale. Le réalisateur poursuit : “C’est un média où tout est possible. Jim Queen a ce rôle de faire connaître aux gens la vie qu’on mène. De donner envie de tolérance, de vivre-ensemble, d’acceptation et de courage d’être soi-même. De dire aussi aux plus jeunes qu’aujourd’hui, on peut être homo et heureux, même s’il faut encore se battre avec un monde très viriliste et patriarcal.” Et Simon Balteaux de compléter : “L’animation permet aussi de la poésie, du rire, une manière peut-être plus douce d’aborder des sujets liés aux genres et aux sexualités”.

L’autre grande réussite du film est de rendre cet univers immédiatement accessible à tous les spectateurs. Si le récit se déroule au sein de la communauté gay, le public découvre ses codes, ses lieux et ses sous-genres à travers le regard de Lucien, personnage novice qui sert de guide tout au long de l’aventure. Le scénario transforme alors cette découverte en véritable quête initiatique, quasi fantastique. “Les bears, les kiffeurs, les drag queens incarnent alors différents mondes, comme ceux des elfes, des fées, des orcs… », s’amuse Simon Balteaux. « Il y avait peu de choses à ajouter pour que ça fasse Game of Thrones. Surtout que chaque communauté a son lieu, son bar... ».

Cette approche “grand public” permet au film de multiplier les clins d’œil et les références. Utilisation d’une force divine à la Dragon Ball, mélodies rappelant Aladdin ou La Petite Sirène, lieux emblématiques de Paris : Jim Queen est un terrain de jeu culturel et foisonnant dans lequel chacun trouvera des références familières à apprécier.

Sous ses airs de comédie déjantée, Jim Queen n’oublie jamais d’aborder des sujets bien réels. Si de nombreux pays ont progressé en matière d’égalité des droits, l’acceptation pleine et entière de l’homosexualité demeure encore loin d’être acquise à l’échelle mondiale. Dans plus d’une soixantaine d’États, les relations consenties entre personnes du même sexe restent criminalisées. Ailleurs, des lois limitent fortement la visibilité des personnes LGBT ou entretiennent un climat où discriminations et violences demeurent largement impunies.

Un combat toujours d’actualité auquel les réalisateurs ont souhaité contribuer à leur manière, en utilisant les armes de la satire, de l’absurde et du rire. “On voulait retourner le monde, en mettant en scène certains gays reproduire ce que font leurs bourreaux” explique Nicolas Athané. Cette idée se matérialise notamment à travers le personnage de Mister Leather, qui dirige la “Gaystapo” et tente de reconvertir les victimes de l’Hétérose dans d’immenses sarcophages arc-en-ciel... “Ça fait d’autant plus comprendre que les thérapies de conversion sont quelque chose de violent et d’horrible”, complète-t-il.

Pour autant, les réalisateurs ne cherchent jamais à présenter leur communauté comme irréprochable. Culte du corps, exclusions, rivalités ou jugements : l'humour du film s'exerce dans toutes les directions. Sur la communauté gay, le scénariste raconte : “Je suis allé dans un bar de cruising aux Canaries il y a quelques semaines, et je suis tombé sur une affiche qui m’a choquée : « Interdit aux femmes, interdit aux drag queens ». Là, il y a un problème. Ça montre bien que la communauté gay est loin d’être parfaite et qu’elle a aussi besoin de se remettre en question. Si on peut faire passer un message, ce serait de se mélanger davantage”.

Au-delà de la satire, Jim Queen défend finalement une idée simple : celle de la solidarité. Malgré les différences, les rivalités et les étiquettes que chacun s’impose, le collectif reste la meilleure réponse face aux difficultés. “Tout le monde se met des étiquettes, tout le monde se tire dans les pattes. Mais finalement, quand il faut aller se battre et se rassembler, c’est là que l’idée de communauté est importante. La solidarité, c’est ce qu’on veut défendre dans un monde comme le nôtre, affirme Marco Nguyen, avant de conclure : Je pense que l’humour est la meilleure arme pour faire face à l’état du monde aujourd’hui.”

Avec son univers visuel foisonnant et son regard à la fois tendre et critique sur notre société, Jim Queen réussit le pari de divertir autant qu’il fait réfléchir. Un film qui prouve que l’animation pour adultes peut encore surprendre, à découvrir cette semaine en salle.

Anatole Latuile : cette BD débarque au cinéma en 2027

Après avoir enchanté des générations de jeunes lecteurs dans les pages de J’aime Lire puis en librairie, où ses aventures se sont vendues à plus de 3,6 millions d’exemplaires, Anatole Latuile s’apprête à franchir une nouvelle étape en débarquant au cinéma !

Créé en 2005 dans les pages du magazine de Bayard Jeunesse par Anne Didier et Olivier Muller, et illustrée par Clément Devaux, ce jeune écolier de 9 ans, spécialiste des bêtises et des situations improbables, a rapidement conquis le cœur des lecteurs. Face à son immense succès, il a même eu droit à sa propre série animée en 2018.

Vingt-et-un ans après sa création, Anatole Latuile s’apprête désormais à envahir les salles obscures. Son adaptation en prises de vues réelles est confiée à François Descraques, créateur et réalisateur du Visiteur du Futur, d'après un scénario de Jean-André Yerlès, Jonathan Barré, Anne Didier et Olivier Muller.

Le film suit ​Anatole, un jeune garçon débordant d’imagination qui enchaine les bêtises, pour le plus grand bonheur de ses copains. Son quotidien se retrouve chamboulé par l’arrivée dans son école des jumeaux Mafiolo, les rois de l’embrouille, unis pour le meilleur, mais surtout pour le pire.

​Accompagné de ses fidèles amis, Jason, Naomie, Henriette, Olympe et Achille, Anatole va devoir passer à l’action. Entre plans farfelus, courses-poursuites délirantes et catastrophes en chaîne, c’est le début d’une grande aventure !

Côté casting, le long métrage est porté par Fred Testot, Diane Segard, David Marsais, Bérangère McNeese, Virginie Hocq, et Mister V. Arthur Ferrard interprète le jeune héros.

Co-produit par UGC, France 2 Cinéma, Bayard Jeunesse Production, Beside Productions, le film est actuellement en tournage en Île-de-France jusqu’à la fin du mois de juillet pour une sortie prévue le 4 août 2027.

12 juin 2026

Lââm bientôt de retour à la RATP ? Son étonnant appel du pied pour chanter à nouveau dans le métro

À 54 ans, Lââm n'a rien oublié de ses premières scènes improvisées dans le métro parisien. Bien avant les plateaux télé et les salles combles, la chanteuse s'est fait remarquer en donnant de la voix devant les usagers pressés. Alors que la RATP a professionnalisé cette scène avec son label Musiciens du métro, une ancienne déclaration de l'artiste revient sur le devant de la scène selon NextPlz.

Née le 1er septembre 1971 à Paris, Lââm a grandi entre foyers et petits boulots avant que la musique ne lui ouvre une porte. Fidèle à son image de chanteuse proche du public, elle n'a jamais renié ses débuts dans les couloirs du réseau. "Je suis prête à me produire dans la rue ou dans le métro, comme je le faisais à mes débuts", a-t-elle confié dans un entretien accordé à Paris Match en 2008.

Après une enfance mouvementée, la jeune femme rejoint les Ateliers Chanson de Paris pour se former et décide, dès sa majorité, de chanter dans le métro et dans la rue. Aux côtés de son amie Sarah Sebai puis du musicien Robert Suber, elle enchaîne reprises et compositions dans les couloirs, tout en envoyant des maquettes et en assurant des chœurs en studio.

Ce marathon finit par payer en 1997, lorsqu'elle est repérée et signe avec le label Heben Music. Quelques mois plus tard, sa reprise de Chanter pour ceux qui sont loin de chez eux s'impose sur les ondes et fait basculer sa vie. Mais derrière le succès, la chanteuse rappelle régulièrement que sa véritable école a été le métro parisien.

Si l'un de ses albums connaît un échec commercial dans les années 2000, Lââm ne cache pas avoir envisagé de revenir à ces premières amours. En 2008, elle se disait donc prête à retrouver la rue ou le métro, là où tout avait commencé pour elle. Loin d'un aveu d'échec, cette phrase assume qu'une artiste peut garder sa fierté, quelle que soit la taille de la scène.

Seize ans plus tard, alors que la chanteuse affiche désormais 54 ans, cette sortie résonne encore auprès de son public. À l'heure où la RATP encadre officiellement les performances avec son programme Musiciens du métro, difficile de ne pas y entendre un discret appel du pied à l'entreprise qui gère le réseau. De quoi alimenter, chez certains, le fantasme de la voir décrocher un badge officiel pour pousser à nouveau la voix à quelques mètres des rames.

Depuis 1997, la RATP a structuré ces concerts improvisés en lançant le label Musiciens du métro. Deux fois par an, près de 1 000 candidats auditionnent pour décrocher l'une des quelque 300 accréditations valables six mois. Ben Harper, Zaz ou Michel Polnareff comptent parmi ceux qui, comme Lââm, ont transformé ces couloirs en tremplin.

Bande-annonce de Fjord, la Palme d'Or 2026

Double dose de Renate Reinsve cet été en France. Dans la foulée de Backrooms, qui sortira la semaine prochaine au cinéma en France, l'actrice norvégienne de Valeur Sentimentale sera la star de Fjord, le film de Cristian Mungiu, sacré à Cannes cette année.

La Palme d’Or 2026 dévoile sa bande-annonce (ci-dessous), qui promet déjà un drame familiale dérangeant et intrigant.

De quoi ça parle ?

"Les Gheorghiu, un couple roumano-norvégien très pieux, s’installent dans un village au bout d’un fjord où ils se lient rapidement d’amitié avec leurs voisins, les Halberg. Les enfants des deux familles deviennent très proches, malgré des éducations différentes. Lorsque le corps enseignant découvre des ecchymoses sur le corps d’Elia, l’aînée des enfants Gheorghiu, la communauté se demande si l’éducation traditionnelle que les enfants Gheorghiu reçoivent de leurs parents pourrait en être la cause", détaille le synopsis.

Sebastian Stan, héros du Marvel Universe, sera également au casting.

Fjord sortira le 19 août au cinéma en France.

Steven Spielberg pose une condition improbable pour travailler avec Netflix

Steven Spielberg n'a jamais caché son attachement au grand écran. Mais le réalisateur de Disclosure Day est allé encore plus loin lors d'un entretien accordé à ITV News en expliquant dans quelles conditions il accepterait un jour de tourner un film pour Netflix.

Sa réponse a de quoi surprendre : il ne travaillerait avec la plateforme que si celle-ci revenait... à son ancien modèle de location de DVD par courrier !

"Si on faisait comme ça, je serais heureux de travailler pour Netflix et de faire un film pour Netflix, en sachant qu'il ne serait vu que par des millions de personnes sur leurs écrans à la maison", explique-t-il. Avant de rappeler ce qui compte le plus à ses yeux : "Je suis un réalisateur de cinéma et je crois aux grandes expériences en salle, en 70 mm."

Pour Steven Spielberg, le cinéma ne se résume pas à un écran géant ou à une qualité d'image supérieure. Ce qui fait sa force, c'est avant tout l'expérience collective. Le cinéaste rappelle que depuis les origines du septième art, les spectateurs se réunissent dans un même lieu pour partager ensemble les mêmes émotions.

"Des inconnus se rassemblent et, qu'ils soient d'accord ou non sur tout le reste, ils partagent une même réaction face aux images qui défilent à l'écran..."

Le réalisateur cite d'ailleurs Les Dents de la mer comme l'exemple parfait de cette magie collective. Il se souvient des projections tests durant lesquelles les spectateurs hurlaient au même instant lors des scènes les plus marquantes :

"On ne retrouve pas ça lorsqu'on regarde un film seul chez soi. Vous pouvez toujours crier, mais ce n'est pas aussi amusant quand vous êtes seul ou avec seulement quelques personnes."

Cette philosophie s'étend jusque dans sa manière de montrer ses films à la presse. Interrogé sur les projections organisées en salle plutôt que via des liens numériques sécurisés, aujourd'hui monnaie courante dans l'industrie, Spielberg a été catégorique : "Non, non, non. Je ne laisserais jamais faire ça."

Disclosure Day est à voir en ce moment au cinéma.

Les Enfants de la Résistance : la suite a un titre et une date de sortie

Après le succès du premier film, qui a attiré 1,327 million de spectateurs, Les Enfants de la Résistance 2 s’intitulera Les Enfants de la Résistance : L’Escalade.

Cette suite est réalisée par Christophe Barratier, qui adapte les tomes 3 et 4 de la bande dessinée de Vincent Dugomier et Benoît Ers, publiée chez Le Lombard. L’histoire se déroule en 1941, alors que l’étau se resserre sur la France occupée. Bouleversé par l’exécution de son père par les nazis, François multiplie les actes de résistance aux côtés de Lisa et Eusèbe. Lorsqu’un agent de la France libre, parachuté depuis Londres, entre en contact avec eux, les trois amis se retrouvent au cœur d’une mission aussi décisive que dangereuse.

Gérard Jugnot, Pierre Deladonchamps, Leslie Medina, Julien Pestel, Julien Arruti, Vanessa Guide, Lucas Hector, Nina Filbrandt-Spanoly et Octave Gerbi reprennent leurs rôles dans cette suite, et seront rejoints par François-Xavier Demaison et Axel Auriant.

Le tournage est actuellement en cours à Paris et en Bourgogne-Franche-Comté jusqu’au 31 juillet.

Produit par Axel Films et distribué par Studiocanal, Les Enfants de la Résistance : L’Escalade sortira en salles le 20 octobre 2027.

Julia Ducournau signe le nouveau clip étrange de Mylène Farmer

Elle est, depuis 2016, l'une des voix incontournables dans le cinéma de genre en France et à l'international. Avec seulement trois films (Grave, Titane, Alpha), Julia Ducournau s'est imposée grâce à son style reconnaissable : des personnages à fleur de peau, une empreinte visuelle sombre, viscérale et un goût prononcé pour le body horror.

La cinéaste, lauréate de la Palme d'or au Festival de Cannes en 2021 avec Titane, a tapé dans l’œil d'une des artistes les plus énigmatiques du monde de la musique, Mylène Farmer. Elle signe le clip vidéo de son nouveau titre C'est à qui le tour, issu de son nouvel album à paraître - dont la date de sortie n'a pas encore été révélée.

Cette rencontre artistique, très attendue par les fans de la chanteuse, relève de l'évidence. Tout d'abord parce que l'univers des deux femmes multiplie les points communs, à commencer par leur don pour la transgression - Mylène Farmer et Julia Ducournau n'ont jamais eu peur de bousculer la sensibilité du public.

Surtout, Mylène Farmer a été membre du jury au Festival de Cannes lors du sacre de la réalisatrice il y a cinq ans. En conférence de presse, la popstar n'avait pas caché son coup de cœur pour Titane, un thriller sulfureux qui avait, rappelons-le, nécessitait l'intervention des pompiers après plusieurs malaises lors de la projection officielle.