Steven Spielberg n'a jamais caché son attachement au grand écran. Mais le réalisateur de Disclosure Day est allé encore plus loin lors d'un entretien accordé à ITV News en expliquant dans quelles conditions il accepterait un jour de tourner un film pour Netflix.
Sa réponse a de quoi surprendre : il ne travaillerait avec la plateforme que si celle-ci revenait... à son ancien modèle de location de DVD par courrier !
"Si on faisait comme ça, je serais heureux de travailler pour Netflix et de faire un film pour Netflix, en sachant qu'il ne serait vu que par des millions de personnes sur leurs écrans à la maison", explique-t-il. Avant de rappeler ce qui compte le plus à ses yeux : "Je suis un réalisateur de cinéma et je crois aux grandes expériences en salle, en 70 mm."
Pour Steven Spielberg, le cinéma ne se résume pas à un écran géant ou à une qualité d'image supérieure. Ce qui fait sa force, c'est avant tout l'expérience collective. Le cinéaste rappelle que depuis les origines du septième art, les spectateurs se réunissent dans un même lieu pour partager ensemble les mêmes émotions.
"Des inconnus se rassemblent et, qu'ils soient d'accord ou non sur tout le reste, ils partagent une même réaction face aux images qui défilent à l'écran..."
Le réalisateur cite d'ailleurs Les Dents de la mer comme l'exemple parfait de cette magie collective. Il se souvient des projections tests durant lesquelles les spectateurs hurlaient au même instant lors des scènes les plus marquantes :
"On ne retrouve pas ça lorsqu'on regarde un film seul chez soi. Vous pouvez toujours crier, mais ce n'est pas aussi amusant quand vous êtes seul ou avec seulement quelques personnes."
Cette philosophie s'étend jusque dans sa manière de montrer ses films à la presse. Interrogé sur les projections organisées en salle plutôt que via des liens numériques sécurisés, aujourd'hui monnaie courante dans l'industrie, Spielberg a été catégorique : "Non, non, non. Je ne laisserais jamais faire ça."
Disclosure Day est à voir en ce moment au cinéma.

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