02 avril 2026

Marine Lorphelin confirme que la « détox » ne sert à rien

Ne vous attendez pas à voir Marine Lorphelin faire la promotion de produits ou astuces « détox ». L’ancienne Miss France, diplômée l’an dernier en médecine, a récemment discuté santé et bien-être pour la chaîne YouTube de SALLY. Et s’il y a une « idée reçue » à ce sujet qu’elle a souhaité démonter, c’est la « détox », ou ces approches et aliments parfois recommandés pour « détoxifier » le corps et se sentir mieux.

« On n’a pas besoin de faire de détox », a lancé l’ex-reine de beauté. « On n’a pas besoin de faire des "cures détox" ou de manger des "aliments détox", en fait ça ne veut rien dire la détox ». Ainsi, à ceux qui croient que leur corps aura besoin d’un gros coup de pouce pour se remettre des périodes festives ou se libérer des toxines, Marine Lorphelin rappelle que notre organisme le fait déjà très bien « tout seul ».

« Tout ce qui est "déchets produits par le corps", liés à ton alimentation, à ton activité physique ou juste au fonctionnement de tes organes, ça va être éliminé naturellement par la respiration, les reins - donc par l’urine - et par le reste aux toilettes », a-t-elle expliqué. « Tu élimines ceux qui sont des déchets pour toi et ce qui est toxique pour toi ». Et s’il existe un ingrédient miracle pour une « détox » réussie, il s’agit tout simplement… « de l’eau » ! Sans oublier bien sûr les fruits et légumes régulièrement recommandés pour leurs bienfaits.

Tout autre aliment ou méthode recommandés ne sont pour Marine Lorphelin rien d’autre qu’un « argument marketing de malade ». « En fait, ça ne veut rien dire de détoxifier ton corps », a-t-elle encore insisté. « Le foie et les reins le font naturellement très bien ». Pire encore : lorsque des cures proposent des « jus », ces derniers sont dépourvus des « fibres » « ultra-importantes » que l’on trouve dans la matière des fruits et légumes. « Donc si t’as envie de faire une détox, mange juste plus de fruits et de légumes avec de l’eau et tu fais une bonne détox », a-t-elle conclu.

Vol de Nuit pour Los Angeles : John Travolta va faire son retour à Cannes avec son premier film de réalisateur

On le sait depuis un bail : John Travolta est un mordu d’aviation. Il était donc logique que son premier film en tant que réalisateur tourne autour d’un avion.

Ça s’appelle Vol de Nuit pour Los Angeles, et il s’agit d’un film Apple Original Films.

Le studio annonce aujourd’hui que ce long métrage fera sa première mondiale à la 79e édition du Festival de Cannes, dans la sélection officielle Cannes Première. L’occasion de revoir l’acteur sur la Croisette, 32 ans après la fameuse montée des marches de Pulp Fiction. La dernière fois qu’il était sur la Côte d’Azur, c’était pour présenter Gotti en 2018.

Ces dernières années, l’acteur de 72 ans s’était fait plus discret, enchaînant les produits Direct-to-video. Mais cette fois, il revient dans la lumière avec ce premier film. John Travolta y dirige d'ailleurs sa fille, Ella Bleu Travolta, et raconte une histoire qui sonne comme un récit presque autobiographique :

"En plein âge d’or de l’aviation, Jeff (interprété par Clark Shotwell), un jeune garçon passionné d’aéronautique, s’envole aux côtés de sa mère (Kelly Eviston-Quinnett) pour un aller sans retour vers Hollywood, en traversant les États-Unis. Ce qui n’aurait pu être qu’un simple vol devient le voyage d’une vie. Entre les plats servis à bord, l’attention des hôtesses (incarnées par Ella Bleu Travolta et Olga Hoffmann), des escales inattendues, des voyageurs hauts en couleur et un passage marquant par la première classe, l’aventure réserve des moments aussi magiques que surprenants, marquant le destin du jeune garçon à tout jamais."

Vol de Nuit pour Los Angeles est une production JTP Films Inc et Kids At Play. Le film est produit par John Travolta via JTP Productions.

Vol de Nuit pour Los Angeles sera disponible le 29 mai 2026 sur Apple TV.

Le Dernier Jaguar, retrouvez un nouveau conte familial signé Gilles de Maistre

Sun, âgée de 14 ans, a publié un livre inspiré d'une histoire que son grand-père lui racontait : l'incroyable histoire d'Hadara, un enfant nomade perdu par sa famille à l’âge de 2 ans dans une tempête de sable dans le désert, qui a ensuite été recueilli et élevé par un couple d’autruches. Mais lorsque Sun est invitée à visiter le Sahara, elle se rend compte qu'Hadara est peut-être plus qu'une simple histoire pour s'endormir.

Réalisé et écrit par Gilles de Maistre – dont le documentaire Le Premier cri a été nommé aux César en 2008 – L’Enfant du Désert est inspiré du roman écrit par la journaliste suédoise Monica Zak, Hadara, l’enfant autruche, retraçant l’histoire vraie d’un enfant perdu dans le désert, au début du XXe siècle.

Connu pour ses histoires liant la nature au regard de l’enfance, comme dans Moon le Panda ou encore Le Loup et le Lion, le réalisateur revient sur grand écran pour offrir au spectateur une mise en scène immersive dans le désert. Les premières images témoignent ainsi d’un paysage grandiose, au cœur d’un Sahara aussi menaçant que fascinant, qui semble incarner un personnage à part entière. Dans ce décor somptueux, le projet semble alterner entre une quête contemporaine et un récit du passé, entre transmission et mémoire familiale, prônant avant tout l’idée de liberté.

Cette nouvelle œuvre est le sixième long-métrage de Gilles de Maistre, sur lequel travaille également son épouse. Le projet s’étend donc ici à toute la famille, puisque le rôle de Sun est confié à sa fille, déjà apparue dans Big Five et Le Loup et le Lion. Quant à Hadara, le jeune héros, il est interprété par trois comédiens à tour de rôle (Nahel Tran, Zayn Sekkat et Nahïl Bouazzaoui), tandis que Kev Adams prête ses traits à Christian, un explorateur intrépide. Avec un ancrage dans une histoire inspirée de faits réels, L’Enfant du Désert offre un récit d’apprentissage puissant et passionnant, qui séduira les cinéphiles en herbe… comme leurs parents !

Partez à l’aventure avec L’Enfant du Désert, le 8 avril au cinéma.

01 avril 2026

Jean-Marie Bigard hospitalisé en urgence après avoir perdu connaissance

Grosse frayeur pour Jean-Marie Bigard : dans la matinée du mardi 31 mars 2026, l’humoriste de 71 ans a été victime d’un malaise à son domicile parisien, rapporte RTL.be. D’après les informations révélées dans l’émission de Cyril Hanouna Tout beau, tout n9uf, il aurait perdu connaissance après avoir éprouvé des difficultés soudaines à parler.

Rapidement pris en charge et transporté à l’hôpital, le comédien pourrait avoir été victime d’un accident vasculaire cérébral. « On m’a parlé d’un petit AVC au départ », a précisé le chroniqueur Gilles Verdez sur le plateau de TBT9, avant de nuancer : « je mets, si vous le permettez, de gros guillemets et tout au conditionnel ».

Plus tard dans la journée, l’épouse de Bigard, l’actrice Lola Marois, a donné des nouvelles rassurantes : « Je sors de l’hôpital, il va bien. Il est entouré », a-t-elle affirmé dans un message adressé à l’équipe de l’émission, concluant d’un simple « tout va bien » destiné à apaiser les proches et les fans de son mari.

RTL.be rappelle que ce malaise s’ajoute à un historique de santé déjà chargé pour Jean-Marie Bigard, souvent transparent sur ses fragilités : l’humoriste dit souffrir de diabète, de polyarthrite et de troubles cardiaques mais « ne plus avoir mal » quand il est sur scène car « l’adrénaline fait tout oublier ».

Maïtena Biraben a été diagnostiquée sur le spectre de l’autisme

Pendant « 28 ans », Maïtena Biraben a eu « la sensation d’être différente, d’être à part », et dans l’incapacité de « rejoindre les autres, rentrer en contact ». Un paradoxe, pour une personnalité de la télévision qui a construit sa carrière en interviewant les autres, et qui a trouvé une explication l’année dernière, dans le cabinet d’une psychologue clinicienne et d’un psychiatre.

Après avoir interagi avec une internaute lors d’un live Instagram pour sa plateforme Mesdames, Maïtena Biraben a pu remonter le fil et comprendre pourquoi elle passait, aux yeux de beaucoup, comme « hyper cassante » alors qu’elle se sentait « Boucle d’or » au fond d’elle-même.

« Je la voyais bouger, rien n’allait et tout était familier. Avant même qu’elle ouvre la bouche, […] je me suis sentie très proche d’elle. Florence a pris la parole et a dit "Bonjour, je suis HPI et je suis autiste". Et là, ça s’est brisé en moi. Je me suis dit Mais c’est ça », explique Ma

L’ancienne présentatrice du Grand Journal a alors entamé des recherches l’ont menée jusqu’au cabinet d’un médecin.

« Ce n’est pas moi, je me lève un matin en me disant "Tiens, je suis autiste, je vais le dire à tout le monde". Non. J’ai passé des tests avec une psychologue clinicienne qui ont été validés par un psychiatre. Donc c’est un diagnostic que j’ai obtenu », précise-t-elle.

Ce diagnostic a agi comme une libération : « Il me fait du bien. Il m’aide à me comprendre, il m’aide à expliquer aux autres quelles sont mes limites ». Et il explique ce que certains pourraient trouver paradoxal, faire un métier de communication depuis plus de trente ans en étant sur le spectre de l’autisme.

« Sur un plateau de télé, il y a un conducteur avec : on commence par ça, ensuite on fait ça, ensuite on va là, ensuite on dit ça. C’est le paradis pour une autiste », précise Maïtena Biraben, qui pense avoir, du fait de sa condition, « posé les questions que les autres ne se posaient pas » aux invités qu’elle a reçus dans les différentes émissions qu’elle a animées.

Si elle a décidé de rendre son diagnostic de l’autisme public, c’est pour montrer « qu’on peut y arriver » et « sortir de cet immense chagrin qui consiste à ne jamais pouvoir rejoindre les autres ». La Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme a lieu chaque année le 2 avril.

Kris Jenner : Comment est-elle devenue un porte-bonheur en Chine ?

C’est un phénomène aussi soudain qu’inattendu… À 70 ans, Kris Jenner vient d’être sacrée « totem de prospérité » sur les réseaux sociaux chinois : des milliers d’utilisateurs de Weibo, RedNote et Douyin partagent en effet des portraits de la femme d’affaires, persuadés qu’ils attirent chance et fortune, rapporte la version belge de Paris Match.

Si certains tournent cette superstition 2.0 en dérision, cette surprenante tendance a quand même généré plus de 100.000 publications et plus de 50 millions de vues ! Pour le créateur de contenus TikTok Marcelo Wang, elle s’est développée parce que Kris Jenner est très travailleuse « et que les Chinois respectent le travail acharné ».

En Chine, la matriarche du clan Kardashian-Jenner est donc vue comme un porte-bonheur par la génération Z. Pour ce public hyperconnecté, s’afficher désormais en Kris Jenner, tailleur strict et brushing impeccable de mise, serait une manière de « manifester le succès » ou d’appeler le destin à la rescousse.

Sur RedNote, certains la transforment en « Kris l’avocate » ou « Kris l’enseignante ». Un utilisateur assure même avoir gagné un concours grâce à sa photo de profil. Toujours à l’affût, la principale intéressée a validé le mouvement, félicitant, en commentaire d’une vidéo virale, ses fans chinois d’un enthousiaste : « Vous faites un travail incroyable ! ».

Nouveau trailer de Supergirl

Un seul chien vous manque, et tout est dépeuplé. La nouvelle bande-annonce de Supergirl révèle pourquoi l’héroïne jouée par Milly Alcock (House of the Dragon) va traverser la galaxie à la recherche du terrible Krem (Matthias Schoenaerts) : ce dernier a empoisonné son toutou Krypto, et elle n’a que trois jours pour trouver l’antidote. Son voyage va la mener à Ruthye Marye Knoll (Eve Ridley), dont les parents ont été assassinés par Krem. 

Le trailer, au ton un peu plus dramatique que le précédent, montre un Superman (David Corenswet, de retour dans le rôle de l’Homme d’acier) inquiet pour sa cousine Kara, visiblement à la dérive car en deuil de tous les siens, décédés sur Krypton. James Gunn avait d’ailleurs précisé qu’elle « est le genre de personnage à aller et venir entre les planètes avec des soleils rouges et jaunes : comme ses pouvoirs ne fonctionnent pas avec un soleil rouge et qu’elle redevient une humaine ordinaire, elle en profite pour se saouler (Rires.) »

On aperçoit Kara/Supergirl faire usage de ses pouvoirs surhumains, alors qu’elle semble forcée de faire équipe avec le déjanté chasseur de primes Lobo (Jason Momoa). Supergirl rappelle par moments l’esprit mi-sérieux, mi-déconne des Gardiens de la galaxie, et a bon espoir que ce space opera superhéroïque signé Craig Gillespie soit à la hauteur du comic-book dont il s’inspire, Woman of Tomorrow.

Supergirl sortira au cinéma le 1er juillet 2026 en France.

Les Maîtres de l’univers : nouvelle bande-annonce

Nombre d'enfants se sont amusés à les faire combattre, figurines en mains. Cette fois, la bataille prendra vie sur grand écran.

Amazon MGM Studios et Mattel Studios viennent de mettre en ligne la nouvelle bande-annonce du film live-action Masters of the Universe. Adapté de la célèbre franchise du même nom, le long-métrage met en scène Nicholas Galitzine dans le rôle d’Adam alias Musclor (He-Man en VO). Face à lui, c'est Jared Leto qui fera l'incomparable Skeletor, qui prend déjà toute la place dans cette nouvelle vidéo.

Le film est actuellement prévu pour une sortie en salles le 5 juin 2026 aux Etats-Unis. Mais pour l'heure, toujours pas de date française annoncée...

"Après avoir été séparé pendant quinze ans, l’Épée de Pouvoir ramène le prince Adam sur Eternia, où il découvre son monde ravagé par le règne maléfique de Skeletor. Pour sauver sa famille et son univers, Adam doit s’allier à ses plus proches alliés, Teela et Duncan / Man-At-Arms, et embrasser sa véritable destinée en devenant He-Man, l’homme le plus puissant de l’univers", indique le synopsis officiel de cette adaptation des Maîtres de l'Univers.

Idris Elba et Camila Mendes ainsi qu'Alison Brie, James Purefoy, Morena Baccarin, Jóhannes Haukur Jóhannesson, Charlotte Riley et Jared Leto, complètent le casting. Kristen Wiig prêtant sa voix au personnage de Roboto.

La réalisation a été confiée à Travis Knight.

La Vénus électrique, avec Pio Marmaï, ouvrira le Festival de Cannes 2026

A une semaine de l’annonce de la sélection officielle, le Festival de Cannes a dévoilé quel film ouvrira sa 79e édition. Il s’agit de La Vénus d’argent, le nouveau film de Pierre Salvadori (En liberté !, La petite bande). Une comédie dramatique qui réunit une belle brochette d’acteurs habitués de la Croisette : Pio Marmaï, Anaïs Demoustier, Gilles Lellouche et Vimala Pons. 

Pour la sixième fois consécutive, c’est donc un film français qui donnera le coup d’envoi du plus grand festival de cinéma du monde, après Annette, Coupez !, Jeanne du Barry, Le Deuxième acte et Partir un jour. Comme le veut la règle, La Venus électrique sortira simultanément au cinéma partout en France le soir de la cérémonie d’ouverture, qui a lieu le mardi 12 mai, distribué par Diaphana. 

"Cannes célèbre tout ce que j’aime au cinéma", déclare Pierre Salvadori dans le communiqué de presse du Festival, "la mise en scène, l’audace, la liberté et les auteurs. Il les découvre, les accompagne, les célèbre. À sa façon, mon film porte toute la croyance et tout l’amour que j’ai pour mon métier. Je suis tellement fier et heureux qu’il ouvre le bal !"

Le synopsis de La Venus électrique : 

Paris, 1928.

Antoine Balestro, jeune peintre en vogue, n’arrive plus à travailler depuis la mort de son épouse et désespère Armand, son galeriste.

Un soir d'ivresse, Antoine tente d’entrer en contact avec sa femme par l’intermédiaire d’une voyante. Sans le savoir, il parle en réalité avec Suzanne, une modeste foraine qui s’est glissée dans la roulotte pour y voler de la nourriture. Suzanne se révèle douée pour l’imposture et, rapidement secondée par Armand, elle enchaîne les fausses séances.

Peu à peu, Antoine retrouve l'inspiration mais, pour Suzanne, les choses se compliquent alors qu’elle tombe doucement amoureuse de l’homme qu’elle manipule...

Dolly : cette poupée est votre nouveau cauchemar !

Pour leur regard vitreux, leur teint de cire ou leur innocence apparente, les poupées constituent, malgré leur visage angélique, une véritable source d’inquiétude. De cette dualité naît une fascination intemporelle, que le cinéma d’épouvante n’a eu de cesse d’exploiter depuis plusieurs décennies : Chucky, Annabelle ou plus récemment M3GAN… Rares sont les créatures horrifiques à avoir autant la cote que les terribles poupons maléfiques. Vous pensiez avoir fait le tour de ce bestiaire de porcelaine ? Que nenni ! Une nouvelle référence du genre vous attend dans les salles obscures et risque bien de rebattre les cartes : Dolly.

Alors qu’elle part randonner en forêt avec son petit ami Chase (Seann William Scott), la jeune Macy (Fabianne Therese) ne se doute pas qu’elle va faire la rencontre d’une créature monstrueuse, bien décidée à l’élever comme sa propre enfant. S’engage alors une bataille effrénée pour sa survie…

Présenté en compétition au prestigieux festival du film fantastique de Gérardmer, Dolly marche dans les pas de classiques de l’horreur tels que Ghostland ou In a Violent Nature en parvenant à bouleverser ses spectateurs par l’inconfort de son atmosphère. Dans un cadre sylvestre et isolé d’abord, puis dans une vieille bâtisse aux allures de maison de poupées rafistolée, Macy est prisonnière de l’emprise de sa tortionnaire. Chaque détail contribue alors à exclure les personnages du monde civilisé, à les enfermer dans un environnement anxiogène où le moindre détail est étudié pour contribuer à l’inévitable montée d’angoisse. Terreux, poisseux, le décor se meut progressivement en véritable maison de l’horreur où Macy fait figure de poupée à taille humaine, victime des moindres crises de sa ravisseuse.

Les aficionados de films d’épouvante le savent bien : une intrigue horrifique ne serait rien sans un bon antagoniste. Leatherface de Massacre à la tronçonneuse, Michael Myers de Halloween, Jason Voorhees de Vendredi 13 ou encore le Ghostface de la saga Scream, autant de figures masquées devenues icônes du genre, auxquelles s’ajoute désormais la très intimidante Dolly : un bon mètre 90 de stature, la carrure d’une armoire à glace, le tempérament colérique d’un enfant immature et, surtout, un terrifiant masque de porcelaine, évoquant les poupées les plus terrifiantes. Tortionnaire aussi imposante que dangereuse, dont le moindre coup de sang se transforme pour ses victimes en véritable boucherie, la mystérieuse Dolly n’en demeure pas moins une figure fascinante.

Bien plus qu’une simple référence aux poupées tueuses du 7e art, Dolly s’impose comme un personnage de chair et de sang, dont le cœur continue de battre derrière la porcelaine. Entre deux gazouillis quasiment enfantins, particulièrement perturbants, l’immense personnage surprend surtout par sa capacité, inattendue, à créer de l’empathie chez les témoins de son carnage. Pour les personnages comme les spectateurs, pris au dépourvu par son caractère enfantin, Dolly s’impose en effet comme une figure pathétique, voire tragique, qui interroge nécessairement sur les raisons de son déséquilibre.

Celui qui en parle le mieux, c’est encore son “père”, le cinéaste Rod Blackhurst, pour qui Dolly est loin d’être une créature monolithique : “C’est un monstre mélancolique, clairement habité par un profond traumatisme, explique-t-il.. [...] Un être brisé, devenu un monstre prisonnier de son manque d’amour, et cherchant un sens à sa vie.

Dolly est née de la crainte de ce qui survient lorsque le contrôle se substitue à l’amour, lorsque la protection maternelle bascule vers la possession. Le film puise ses racines dans des angoisses très concrètes liées aux traumatismes familiaux, et aux récits que nous imaginons pour parvenir à y survivre.”

Récompensé aux Emmy Awards pour le documentaire Netflix Amanda Knox, Rod Blackhurst est en effet parvenu à donner vie à un personnage particulièrement dérangeant et terrifiant, pourtant habité par l’essence même du drame : aussi fissurée que son masque de porcelaine, la psyché de Dolly est marquée par de profondes blessures personnelles, que cette dernière tente par tous les moyens de soigner en se substituant à la figure maternelle qu’elle semble rechercher depuis toujours. Mais préférant suivre la règle d’or du genre horrifique, “suggérer plutôt que montrer”, Rod Blackhurst fait le pari de ne pas trop en révéler pour conserver, autour de son personnage déjà culte, un délicat linceul de mystère.

Dolly est à découvrir actuellement au cinéma.