01 avril 2026

Maïtena Biraben a été diagnostiquée sur le spectre de l’autisme

Pendant « 28 ans », Maïtena Biraben a eu « la sensation d’être différente, d’être à part », et dans l’incapacité de « rejoindre les autres, rentrer en contact ». Un paradoxe, pour une personnalité de la télévision qui a construit sa carrière en interviewant les autres, et qui a trouvé une explication l’année dernière, dans le cabinet d’une psychologue clinicienne et d’un psychiatre.

Après avoir interagi avec une internaute lors d’un live Instagram pour sa plateforme Mesdames, Maïtena Biraben a pu remonter le fil et comprendre pourquoi elle passait, aux yeux de beaucoup, comme « hyper cassante » alors qu’elle se sentait « Boucle d’or » au fond d’elle-même.

« Je la voyais bouger, rien n’allait et tout était familier. Avant même qu’elle ouvre la bouche, […] je me suis sentie très proche d’elle. Florence a pris la parole et a dit "Bonjour, je suis HPI et je suis autiste". Et là, ça s’est brisé en moi. Je me suis dit Mais c’est ça », explique Ma

L’ancienne présentatrice du Grand Journal a alors entamé des recherches l’ont menée jusqu’au cabinet d’un médecin.

« Ce n’est pas moi, je me lève un matin en me disant "Tiens, je suis autiste, je vais le dire à tout le monde". Non. J’ai passé des tests avec une psychologue clinicienne qui ont été validés par un psychiatre. Donc c’est un diagnostic que j’ai obtenu », précise-t-elle.

Ce diagnostic a agi comme une libération : « Il me fait du bien. Il m’aide à me comprendre, il m’aide à expliquer aux autres quelles sont mes limites ». Et il explique ce que certains pourraient trouver paradoxal, faire un métier de communication depuis plus de trente ans en étant sur le spectre de l’autisme.

« Sur un plateau de télé, il y a un conducteur avec : on commence par ça, ensuite on fait ça, ensuite on va là, ensuite on dit ça. C’est le paradis pour une autiste », précise Maïtena Biraben, qui pense avoir, du fait de sa condition, « posé les questions que les autres ne se posaient pas » aux invités qu’elle a reçus dans les différentes émissions qu’elle a animées.

Si elle a décidé de rendre son diagnostic de l’autisme public, c’est pour montrer « qu’on peut y arriver » et « sortir de cet immense chagrin qui consiste à ne jamais pouvoir rejoindre les autres ». La Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme a lieu chaque année le 2 avril.

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