01 juillet 2026

Fusion Paramount-Warner : le gouvernement britannique menace d'intervenir

Alors que l'opération semblait en bonne voie, elle pourrait désormais se heurter aux autorités britanniques...

La ministre anglaise  de la Culture, Lisa Nandy, a annoncé qu'elle envisageait officiellement d'intervenir dans la fusion Paramount / Warner Bros., estimant que le rapprochement soulève des questions de pluralisme des médias au Royaume-Uni.

En cas de fusion, de nombreuses chaînes et plateformes majeures passeraient sous le même propriétaire, notamment Channel 5, Cartoon Network, Nickelodeon, CNN International, Paramount+, TNT Sports et HBO Max. Le gouvernement craint qu'une telle concentration ne réduise la diversité des acteurs de l'information et de l'audiovisuel.

"Après avoir échangé avec les différentes parties et mené des recherches indépendantes, mon ministère a aujourd'hui écrit aux propriétaires actuels et futurs de Warner Bros. Discovery pour les informer que j'envisage d'intervenir. Nous voulons agir pour une pluralité suffisante des points de vue dans les médias d'information au Royaume-Uni, mais aussi une pluralité suffisante des personnes contrôlant les entreprises de médias et les services de programmes à la demande destinés au public britannique."

Pour Lisa Nandy, les règles d'intérêt public doivent désormais mieux prendre en compte l'essor du streaming et de la vidéo à la demande : "Je pense que cet aspect doit pouvoir être pris en considération pour cette opération, mais aussi pour toutes les futures fusions dans les médias, compte tenu de la place qu'occupe désormais le visionnage à la demande sur le marché." 

Les deux groupes ont jusqu'au 6 juillet pour transmettre leurs observations. Si Lisa Nandy décide d'aller plus loin, le dossier sera transmis au régulateur britannique Ofcom ainsi qu'à l'Autorité de la concurrence (CMA), qui mèneront une enquête approfondie avant une éventuelle décision finale.

Cette intervention serait l'un des derniers obstacles pour cette méga-fusion de 110 milliards de dollars, déjà approuvée par les autorités américaines ainsi que par les régulateurs de la Chine, de l'Australie, de l'Allemagne, de la France et de l'Arabie saoudite. L'Union européenne devrait également donner son feu vert, sous réserve de quelques concessions de la part des deux groupes.

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