Clémentine Célarié a choisi de ne pas laisser la maladie définir son histoire. En 2019, la comédienne apprend une nouvelle qui bouleverse son quotidien : elle est atteinte d’un cancer du côlon. Une épreuve qu’elle garde d’abord pour elle, avant de décider de briser le silence et d’en parler publiquement. Aujourd’hui en rémission, l’actrice refuse de faire de cette maladie un sujet tabou. Au contraire, elle a choisi d’en faire une source d’inspiration.
Du 4 au 25 juillet, Clémentine Célarié monte ainsi sur la scène du Théâtre du Chien qui Fume, dans le cadre du Festival d’Avignon, avec son spectacle Mon Cowboy. Un projet dans lequel elle livre une partie d’elle-même et qui témoigne de son envie de raconter la vie avec ses blessures, ses doutes, mais aussi ses éclats de rire.
Près de sept ans après l’annonce de son diagnostic, le cancer reste encore présent dans son parcours, mais d’une manière bien différente. Loin de l’avoir fragilisée, cette expérience a changé sa façon d’appréhender le quotidien. Désormais, Clémentine Célarié veut profiter davantage, prendre des risques et arrêter de remettre certaines choses à plus tard. Invitée au micro de RTL, la comédienne a expliqué comment cette épreuve l’avait poussée à dépasser ses propres blocages, aussi bien dans sa vie personnelle que professionnelle.
"Il y a des moments quand je n’ose pas, par exemple, dire à un homme qu'il me plaît, ou que je n’ose pas faire telle chose, que je suis, je n’ose pas appeler tel metteur en scène, tel metteur en scène, je me dis bouge-toi le cul", confie-t-elle. Une phrase qui résume le nouvel état d’esprit de l’actrice. Pour elle, cette petite voix intérieure est directement liée à son combat contre la maladie : "Et c'est mon cancer qui me dit, bouge-toi les fesses, fais-le, n'aie pas peur, t'as plus de temps à perdre."
Une prise de conscience qui a profondément changé ses priorités. Après avoir été confrontée à sa propre fragilité, Clémentine Célarié savoure aujourd’hui chaque moment, même les plus simples. "Le moteur de vie, c'est l'idée de se dépasser tout le temps, c'est de tout le temps profiter, de se réjouir des choses. Vous êtes beaucoup plus apte à vous réjouir de n'importe quoi qu'avant, parce que vous avez failli y passer, voilà, tout simplement", ajoute-t-elle.
Mais derrière cette philosophie positive se cache aussi une réalité plus douloureuse. Si la comédienne peut aujourd’hui témoigner de son parcours, elle pense également à toutes les personnes qui n’ont pas eu la chance de vaincre la maladie. Quelques jours avant son passage au Festival d’Avignon, elle a notamment évoqué la disparition d’un proche, le réalisateur Franck Legrand. "Ne serait-ce que par respect aussi pour ceux qui sont partis", a-t-elle glissé avant d’ajouter avec émotion : "Moi, j'ai encore un copain qui est parti samedi, Franck Legrand, pour ne pas le citer, qui était un réalisateur super."

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