27 juillet 2026

Usher se prend un vent par la fan qu’il a fait monter sur scène

C’est un des moments forts de la nouvelle tournée de Usher. La star a invité le 25 juillet 2026 une fan à s’asseoir sur un lit au milieu de la scène, et lui a dérouté toute une parade sensuelle, sur le morceau Can U Handle It ?. Mais tout ne s’est pas passé comme prévu à Nashville sur cette tournée The R & B Tour : Raymond & Brown, avec Chris Brown.

Gabrielle Cheyenne, infirmière, est restée de marbre. La star a eu beau se déhancher contre elle torse nu et minauder à son oreille, rien. La jeune femme a affiché une moue plutôt gênée.

Après de vaines tentatives, agacée, la star, qui n’en est pas à son premier embarras sur scène, a fini par lâcher : « Je crois pas qu’elle ait envie d’être sur scène », avant de faire signe à la sécurité de raccompagner l’insubordonnée vers la sortie, sous les huées d’une partie du public, comme le rapporte Page Six.

L’histoire aurait pu s’arrêter là, mais de nombreux fans ont fustigé la jeune femme, qui avait été choisie avec sa mère pour aller en zone VIP avant même le concert, une pratique due à un persistant et affligeant « privilège de beauté ».

Certains se demandent pourquoi la spectatrice de 24 ans a accepté de monter sur scène. « Je ne suis jamais allée à l’un de ses concerts, mais même moi, je sais ce qui se passe pendant cette partie de son spectacle », commente notamment une internaute, tandis que d’autres notent que la spectatrice a peut-être juste voulu éviter de ruiner sa tenue en soie, Usher étant en sueur à ce stade du spectacle.

La jeune femme est sortie du silence sur les réseaux sociaux pour se défendre. « Vous ne me connaissez pas dans la vraie vie ! », a-t-elle écrit dans ses Stories Instagram. « Je suis discrète et réservée, mais ne croyez pas que vous allez pouvoir me harceler à propos d’une expérience que vous n’avez pas vécue vous-mêmes. » Selon Page Six, Gabrielle Cheyenne a assuré qu’on ne lui avait pas dit « pour qui » elle montait « là-haut ». « Vous vouliez tous que je monte pour le baiser, c’est ça ? », se serait-elle insurgée.

Des fans de Jennifer Lopez ont sorti le grand jeu pour lui souhaiter son anniversaire

Jennifer Lopez a été honorée par ses fans sur Times Square, à New York, pour son 57e anniversaire le 24 juillet dernier. Une vidéo projetée sur l’un des panneaux d’affichage du célèbre carrefour de la ville américaine a diffusé des messages et photos envoyés par des admirateurs de la star venus du monde entier.

Des vidéos partagées sur les réseaux sociaux montrent le moment où les messages ont été diffusés. « Joyeux anniversaire Jen. Je t’aime tellement, bisous d’Italie », peut-on lire sur l’un d’entre eux. « C’est un privilège d’être témoin de ta passion, ton engouement et ton grand cœur chaque jour », indique un autre, tandis qu’ils étaient plusieurs à remercier la chanteuse d’On the Floor de faire « partie de (leur) vie ».

Touchée, JLo leur a répondu dans un message publié dans ses Stories Instagram ce week-end. « À mes merveilleux JLovers », a-t-elle commencé. « Je tenais à prendre un moment pour vous remercier pour cet incroyable panneau publicitaire à Times Square et pour toutes ces vidéos magnifiquement attentionnées que vous avez postées et m’avez envoyées !!! J’essaie de les regarder et d’y répondre autant que possible, alors pardonnez-moi s’il me faut du temps ou si j’en ai manqué ».

« Submergée par tout cet amour », la star d’Office Romance leur a fait part de son immense gratitude. « Je veux que vous sachiez que chacune d’entre elles me touche et que j’apprécie tout ce que vous avez fait. Je ne prends jamais cela pour acquis. Jamais ! », a-t-elle assuré, se réjouissant d’avoir « vraiment les meilleurs fans au monde ».

Jennfier Lopez a déjà reçu par le passé des messages et vidéos de vœux de la part de ses fans pour son anniversaire. La star a aussi déjà reçu des hommages sur les écrans géants de Times Square, comme en 2024, où elle se disait déjà « incroyablement chanceuse » d’avoir les « meilleurs et plus incroyables fans au monde ».

Le sabre laser de Luke Skywalker vendu pour une somme folle

Un nouvel objet mythique de Star Wars vient d'entrer dans l'histoire des ventes aux enchères.

Le vrai sabre laser de Luke Skywalker, accompagné de la main sectionnée du héros, a été adjugé 3,75 millions de dollars (environ 3,2 millions d'euros) lors d'une vente organisée par Heritage Auctions.

Bien entendu, il s'agit d'un simple accessoire, mais il s'agit désormais de l'accessoire Star Wars le plus cher jamais vendu. Il détrône le précédent record, détenu par le sabre laser de Dark Vador, utilisé dans L'Empire contre-attaque et Le Retour du Jedi, qui avait trouvé preneur pour 3,654 millions de dollars.

Plus qu'un objet, c'est un morceau du 7e art : l'accessoire provient de l'une des scènes les plus célèbres de l'histoire du cinéma. Dans L'Empire contre-attaque (1980), Dark Vador affronte Luke dans la Cité des Nuages, lui tranche la main avant de lui révéler l'incroyable vérité : "Je suis ton père." Une séquence devenue l'un des plus grands retournements de situation de tous les temps.

Pour Joe Maddalena, vice-président exécutif de Heritage Auctions, cette provenance explique l'engouement exceptionnel des collectionneurs :

"C'est l'un des plus importants artefacts de Star Wars encore existants. Il provient du point culminant émotionnel de L'Empire contre-attaque, une scène qui a changé la saga à jamais. Les enchérisseurs ne se battaient pas seulement pour un accessoire, mais pour un véritable morceau de mythologie moderne."

Cette scène culte a d'ailleurs bien failli conserver son secret encore plus longtemps. Il y a quelques années, Mark Hamill révélait que l'immense majorité de l'équipe ignorait le véritable dialogue de Dark Vador pendant le tournage. La réplique prononcée sur le plateau était en réalité : "Tu ne connais pas la vérité. Obi-Wan a tué ton père." Seuls George Lucas, le réalisateur Irvin Kershner et Hamill connaissaient la véritable phrase, qui ne fut ajoutée qu'en postproduction. L'acteur avait confié avoir dû garder ce secret pendant plus d'un an, jusqu'à la sortie du film.

La Nuit ravagée : Jacques Audiard va réaliser un film d'horreur

Deux ans après l'énorme succès d'Emilia Pérez, nommé à l'Oscar du meilleur film et couronné aux César, Jacques Audiard a déjà trouvé son prochain projet.

Selon Variety, le réalisateur français va mettre en scène La Nuit ravagée, une adaptation du roman de Jean-Baptiste Del Amo publié l'an dernier chez Gallimard.

Ce sera une grande première pour Audiard, qui n'avait encore jamais exploré le cinéma d'horreur.

L'histoire se déroule au début des années 1990 à Saint-Auch, une banlieue fictive de Toulouse. Après la mort mystérieuse de l'un de leurs amis, une bande d'adolescents décide d'explorer une maison abandonnée qui exerce sur eux une étrange fascination. Mais la bâtisse abrite une présence surnaturelle capable de se nourrir de leurs peurs, de leurs traumatismes et de leurs désirs les plus enfouis, transformant leurs failles psychologiques en véritables cauchemars.

À sa sortie, le roman a été largement salué par la critique pour son mélange d'horreur fantastique et de réalisme social. Souvent comparé aux œuvres de Stephen King, La Nuit ravagée aborde également des thèmes comme le racisme, l'homophobie, les violences intrafamiliales ou encore les angoisses de l'adolescence.

L'auteur, Jean-Baptiste Del Amo, est déjà bien connu du cinéma : son roman Le Règne animal avait été adapté par Thomas Cailley en 2023. Présenté au Festival de Cannes, le film avait ensuite remporté cinq César.

Un virage vers le fantastique donc, pour Jacques Audiard, mais qui reste cohérent avec son parcours. De Un prophète à De rouille et d'os, en passant par Dheepan ou Emilia Pérez, le cinéaste s'est toujours intéressé à des personnages marginaux confrontés à des univers d'une grande brutalité. Variety estime d'ailleurs qu'il ne s'agira pas d'un simple film de genre, mais d'une œuvre où l'horreur servira, comme dans le roman, à explorer des questions sociales et psychologiques.

Le film sera produit en langue française. Aucune date de tournage ou de diffusion n'a encore été annoncée.

La Nuit ravagée sera un film Netflix, produit par la plateforme et a diffusée en ligne partout dans le monde. Reste une inconnue : sa sortie en France. Variety avance que, puisqu'il s'agit d'une production originale Netflix, le film pourrait ne pas passer par les salles chez nous et arriver directement en streaming, ce qui serait une première pour Audiard.

La fusion Warner Bros-Paramount suspendue après un revers judiciaire

Le méga-rachat de Warner Bros. Discovery par Paramount Skydance va-t-il vraiment pouvoir se conclure ?

Les deux groupes ont accepté de repousser la finalisation de leur fusion à la suite d'un accord conclu avec une coalition de douze procureurs généraux américains, qui contestent l'opération devant les tribunaux.

Déposé vendredi devant un tribunal fédéral, cet accord prévoit que la fusion ne pourra pas être finalisée avant cinq jours après la fin du procès antitrust, ou le 1er juin 2027 au plus tard si aucun jugement n'est intervenu d'ici là. Aucune date d'audience n'a encore été fixée, mais ce calendrier repousse de fait l'opération de plusieurs mois.

Menée par la Californie, la coalition de douze États avait obtenu en début de semaine une ordonnance bloquant temporairement la fusion pendant 28 jours. Selon les autorités, ce rapprochement, estimé à 111 milliards de dollars, risque de réduire la concurrence dans les secteurs du cinéma et de la télévision câblée.

La procureure générale de l'État de New York, Letitia James, s'est félicitée de cette première victoire : "Suspendre cette fusion pendant que notre procédure suit son cours constitue une victoire essentielle dans nos efforts pour faire respecter la loi et protéger les industries du cinéma et de la télévision. Je me réjouis de poursuivre notre action afin d'empêcher cette fusion illégale."

Même satisfaction du côté du procureur général de Californie, Rob Bonta, qui parle d'une "immense victoire", avant d'expliquer : "Notre argument est simple : lorsque trop peu d'entreprises concentrent trop de pouvoir sur des marchés essentiels à la vie des Américains, cela rend les choses plus chères et dégrade la qualité. Cet accord est une excellente nouvelle pour le public, les salles de cinéma et tous ceux qui créent les films, les séries et les informations que nous consommons."

Ce report constitue aussi un problème financier pour Paramount Skydance. Le groupe espérait conclure la fusion avant le 30 septembre, date à partir de laquelle il devra verser aux actionnaires de Warner Bros. Discovery une indemnité de 7 millions de dollars par jour tant que l'opération n'est pas finalisée. À moins d'un accord avec les États plaignants, cet objectif semble désormais hors d'atteinte.

Ghost Rider rejoint le Marvel Universe et ce sera Ryan Gosling !

Le secret était de moins en moins bien gardé. Après avoir laissé entendre qu'il était en discussions avec Marvel ces derniers mois, Ryan Gosling a été officiellement présenté comme le nouveau Ghost Rider lors du panel Marvel Studios au Comic-Con de San Diego.

C'est Kevin Feige lui-même qui a annoncé la nouvelle sur la scène du Hall H. L'acteur de Projet Dernière Chance sera la tête d'affiche d'un film consacré au célèbre motard démoniaque, dont la sortie est d'ores et déjà prévue en 2028.

À la réalisation, Marvel a choisi une valeur sûre : Shawn Levy. Le cinéaste retrouve ainsi Ryan Gosling après leur collaboration sur Star Wars : Starfighter, attendu en 2027. Il connaît déjà parfaitement le MCU, puisqu'il a signé l'immense succès de Deadpool & Wolverine.

Ryan Gosling devient ainsi le troisième acteur à incarner Ghost Rider en prises de vues réelles. Avant lui, Nicolas Cage avait prêté ses traits à Johnny Blaze dans les deux films produits par Sony en 2007 et 2011. Plus récemment, Gabriel Luna avait interprété une autre incarnation du personnage, Robbie Reyes, dans la série Agents of S.H.I.E.L.D.. Un spin-off consacré à ce dernier avait même été développé pour Hulu avant d'être annulé en 2019.

Dans les comics, Johnny Blaze est un cascadeur moto qui vend son âme au démon Méphisto (joué par Sasha Baron Cohen dans le MCU depuis Ironheart) pour sauver son père, atteint d'un cancer. Le pacte tourne évidemment au drame : son père meurt malgré tout et Blaze devient l'hôte du Spirit of Vengeance, un démon qui le transforme en motard squelettique à la tête enflammée. Doté d'une force surhumaine, il manie une chaîne de feu et possède surtout le redoutable Penance Stare, un pouvoir qui oblige ses victimes à revivre toute la souffrance qu'elles ont infligée aux autres.

Les deux films portés par Nicolas Cage n'avaient pas convaincu la critique, mais Ghost Rider est resté l'un des personnages les plus populaires de l'univers Marvel. Depuis que les droits sont revenus chez Marvel Studios, les fans attendaient son arrivée dans le MCU.

Avec Ryan Gosling à l'affiche et Shawn Levy derrière la caméra, Marvel semble déterminé à offrir une nouvelle vie au Spirit of Vengeance, qui devrait devenir l'un des nouveaux visages majeurs de la saga après Avengers : Secret Wars.

Kate et Rooney Mara jouent des jumelles tordues : premier extrait de Bucking Fastard

L’absence de Bucking Fastard au dernier Festival de Cannes avait fait du bruit. Alors qu’on lui avait proposé de présenter le film dans le cadre de Cannes Première, Werner Herzog avait tout simplement refusé, ce qu'il fait savoir publiquement. Le cinéaste allemand voulait la compétition ou rien, notamment pour que Rooney et Kate Mara puissent concourir au prix d’interprétation féminine. 

Réunies pour la première fois à l’écran, les soeurs Mara jouent des jumelles dans ce drame au synopsis intrigant : 

"Jean et Joan Holbrooke, qui sont si proches qu’elles parlent à l’unisson, aiment le même homme, et ont les mêmes rêves. Elles font même le même lapsus à l’unisson. On ne peut pas voir le monde tel qu’elles le voient, mais on voit comment le monde réagit à elles - à travers les tribunaux et la presse, à travers ceux qui veulent les aider et ceux qui veulent se servir d’elles, à travers les regards de bêtes apprivoisées ou sauvages, et même à travers leurs propres échos venant du centre de la Terre."

Cette histoire est inspirée d’un véritable fait-divers, celui de Greta et Freda Chaplin, qui a marqué l’Angleterre des années 1980. Dans ses mémoires, publiées en 2022, Herzog raconte sa rencontre troublante avec les jumelles Chaplin, décédées en 2007 et 2020 : 

"On sait que les jumeaux peuvent développer leur propre langage pour exclure le reste du monde, mais Freda et Greta prononçaient les mêmes mots au même moment. Elles portaient exactement les mêmes vêtements, coiffures, chaussures. Leurs sacs et leurs parapluies étaient identiques (…) Vous auriez pu plier une photo d’elles, et les deux moitiés auraient collé."

Après l’annonce de la sélection de Bucking Fastard à la Mostra de Venise, où il sera bien en compétition, un premier extrait montrant Kate et Rooney répondant à des questions au tribunal a été dévoilé. 

Orlando Bloom et Domhnall Gleeson sont également au casting de Bucking Fastard, qui n’a pas encore de date de sortie. Le titre du film reprend un lapsus qui aurait été prononcé par les vraies soeurs Chaplin au tribunal. 

L'Enfer du dimanche, avec Al Pacino, a été "épuisant" pour Oliver Stone

Tout au long de sa carrière, Oliver Stone s’est imposé comme l’un des réalisateurs les plus prolifiques et ambitieux d’Hollywood. Avant même de passer derrière la caméra, il avait déjà signé les scénarios de classiques comme Midnight Express et Scarface. Une fois lancé dans la réalisation, son rythme de travail est devenu impressionnant.

À la fin des années 1980, il enchaîne ainsi Salvador, Platoon, Wall Street, Conversations nocturnes et Né un 4 juillet en seulement trois ans, avant de sortir la même année The Doors et JFK. Pourtant, malgré cette cadence infernale, un film l’a plus éprouvé que tous les autres.

Sorti en 1999, L’Enfer du dimanche (Any Given Sunday) marque un véritable tournant dans sa carrière. Ce drame sportif porté par Al Pacino, dans le rôle de l’entraîneur des Miami Sharks, une équipe fictive de football américain, réunit également Cameron Diaz, Dennis Quaid et James Woods.

Malgré son succès, le tournage s’est révélé particulièrement éprouvant. Entre un budget considérable et une distribution composée de nombreuses fortes personnalités, Oliver Stone finit par ressentir le besoin de prendre du recul.

Comme il l’a confié à la BBC en 2003 : “En 1999, j’ai réalisé L’Enfer du dimanche, un film extrêmement éprouvant, et il était temps de faire une pause. Comme vous le savez, dans les années 90, les budgets des films hollywoodiens ont explosé : ce qui coûtait 19 millions de dollars au début des années 90 atteignait désormais les 50 millions.”

Selon plusieurs sources, L’Enfer du dimanche a bénéficié d’un budget d’environ 55 millions de dollars. À titre de comparaison, Platoon avait été tourné avec seulement 6 millions de dollars, tandis que JFK, pourtant bien plus ambitieux sur le papier, avait coûté environ 40 millions.

Pour Oliver Stone, cette inflation des budgets allait de pair avec l’évolution d’Hollywood et du sport professionnel, dont il s’inspire dans le film. Il expliquait d’ailleurs à Entertainment Weekly (via FarOut Magazine) que le football américain était devenu une “industrie démesurée”.

Le réalisateur se retrouvait ainsi confronté à des attentes toujours plus élevées de la part des studios. Comme il le résumait lui-même : “Il s’agissait donc de plus en plus de marketing, de budgets plus importants, d’egos plus démesurés. C’est tout simplement très difficile de travailler dans ce système – non pas que j’y ai renoncé, mais j’avais juste besoin d’une pause.”

Cette parenthèse l’éloigne d’Hollywood pendant quelques années. En 2002, il se rend à Cuba pour réaliser un documentaire consacré à Fidel Castro. Ce film, premier volet d’une trilogie d’entretiens avec des dirigeants controversés, n’a jamais été distribué aux États-Unis. Oliver Stone poursuivra ensuite cette série avec South of the Border, centré sur Hugo Chávez, puis Conversations avec Poutine en 2017.

Ironiquement, après avoir quitté Hollywood pour souffler, le cinéaste reviendra rapidement aux superproductions. Dès 2004, il réalise Alexandre, une fresque historique consacrée à Alexandre le Grand, dont le budget dépasse de près de 100 millions de dollars celui de L’Enfer du dimanche. Malgré l’épuisement provoqué par ce dernier, Oliver Stone n’avait donc pas renoncé aux projets hors normes.

La Balade de Gregorio Cortez : sorti il y a 44 ans, ce rarissime et grand western mérite une sérieuse découverte

Âgé de 79 ans, Edward James Olmos a su se bâtir, en plus de cinquante ans d'activité, une carrière respectée et très respectable, en plus d'avoir largement su gagner la reconnaissance de ses pairs. Débutant sur les planches dans les années 60, il apparaît dans les années 70 dans les séries TV à succès de l'époque : Kojak, Starsky et Hutch, Hawaï Police d'état ou encore CHiPs !

En 1978, il se distingue à Broadway avec le spectacle musical Zoot Suit, qui lui vaut une nomination aux Tony Awards. Celui qui incarnera un inoubliable commandant Adama dans la série Battlestar Galactica trouva sa première consécration auprès du grand public en incarnant en 1982 l'inspecteur Gaff, adepte d'origamis, dans le chef-d'oeuvre Blade Runner.

Alors qu'il est en pleine ascension en tant qu'acteur, il décide de se lancer dans l'un des projets les plus ambitieux de sa carrière : en rassemblant un groupe restreint de cinéastes – dont Robert M. Young, le réalisateur d’Alambrista!, qui obtiendra la caméra d'or au festival de Cannes en 1978 et la productrice Moctesuma Esparza, Olmos et son équipe porte à l’écran en 1982 un extraordinaire western, La Balade de Gregorio Cortez, adapté d'un livre écrit par Américo Paredes, With His Pistol in His Hand: A Border Ballad and Its Hero, publié en 1958.

"C'est l'un des films les plus passionnants du cinéma indépendant américain des années 80, signé par Robert M. Young" commente Jean-Baptiste Thoret, historien du cinéma, critique et réalisateur. "Il fait partie des cinéastes relativement méconnus, comme John Sayles par exemple. Il a réalisé une quinzaine de films, mais La Balade de Gregorio Cortez est son film le plus important. Alambrista !, pour lequel il remporta la caméra d'or au festival de Cannes en 1978, racontait l'histoire d'un péon mexicain qui décidait de franchir la frontière des Etats-Unis pour subvenir aux besoins de sa famille".

Une toile de fond que cette oeuvre partage en partie avec La Balade de Gregorio Cortez. A une nuance près : le récit de ce film est tout à fait authentique. Des deux côtés de la frontière, Gregorio Cortez est une légende, un héros d'une folk song, comme le rappelle d'ailleurs cette page dédiée à cette figure sur le site de la Texas State Historical Association. Ce paysan mexicain fut victime d'une terrible injustice se déroulant dans le climat de tension et de haine raciale qui régnait au Texas. En 1901, il fut accusé du meurtre d'un shérif. Prenant rapidement la fuite, il fut alors pris en chasse par des hordes de Texas Rangers, bien décidés à le capturer mort ou vif.

Jim Carrey rend hommage au réalisateur Chuck Russell, mort à 74 ans

Charles ‘Chuck' Russell, réalisateur du film culte The Mask, est mort mercredi 22 juillet à l'âge de 74 ans, selon les informations du Hollywood Reporter. Sa femme l'a retrouvé inanimé à son domicile dans la banlieue de San Diego.

Réalisateur peu prolifique, il laisse dans sillage quelques oeuvres notoires, dont Les Griffes du cauchemar en 1987, l'excellent troisième opus de la franchise Freddy, Le Blob, L'Effaceur avec Arnold Schwarzenegger. Et bien entendu The Mask, son film le plus célèbre, qui a contribué à mettre sur orbite la carrière de Jim Carrey et celle de Cameron Diaz.

Né le 9 mai 1952 dans l'Etat de L'illinois, Chuck Russell sort diplômé en arts et sciences de l'université de l'Etat. Il débute sa carrière à Hollywood en tant qu'assistant de production et assistant réalisateur de Roger Corman. Fort de son expérience de scénariste (Dreamscape, 1984), il produit également des films comme Girls just want to have fun, avec Helen Hunt, avant de passer à la réalisation.

En 1986, il réalise et scénarise Freddy 3, les griffes du cauchemar, l'un des plus gros succès de la série, précurseur des films à effets spéciaux auxquels son nom est souvent associé. En 1988, Le Blob, une série B fantastique, est un remake du classique du film d'épouvante de 1958.

Il faut attendre cinq ans pour le revoir derrière la caméra. En 1993 sort en effet The Mask, film aux effets spéciaux révolutionnaires qui propulse Jim Carrey au rang de star internationale et lance la carrière de Cameron Diaz. Il fait un petit détour par l'action pure en tournant L'Effaceur avec Arnold Schwarzenegger (1996), avant de revenir à ses premières amours grâce aux films fantastiques L'Elue (2000), avec Kim Basinger, et Le Roi Scorpion (2002), le préquel de La Momie. A partir de ce film et jusqu'à son décès, il sera beaucoup plus discret, ne livrant que quatre films et signant la réalisation d'un épisode de la série Fringe, en 2010.

Parmi les hommages rendus au réalisateur, celui de Jim Carrey était évidemment particulièrement attendu. "Je considère comme un privilège d’avoir travaillé avec Chuck Russell, qui, pendant le tournage de The Mask, a su créer sur son plateau une atmosphère exubérante, enfantine, empreinte d’émerveillement et de camaraderie" a commenté l'acteur, dans un communiqué transmis à Variety. "L’ensemble de la distribution et de l’équipe a été touché et inspiré par son esprit enjoué. Chacun d’entre nous a pu profiter pendant de nombreuses années de ce moment plein d’entrain et intemporel. Je considère The Mask comme l’un des joyaux de ma vie créative. Merci, Chuck".