20 juillet 2026

Marvel's Wolverine : le super-héros énervé sort les griffes dans une nouvelle bande-annonce

En septembre 2025, dans le State of Play de Sony Playstation, le super-héros de l'écurie Marvel Wolverine refaisait surface. Il faut dire qu'on avait un peu perdu sa trace, depuis l'annonce du jeu qui remonte à 2021, par le très talentueux studio Insomniac Games.

C'est lui qui est derrière la formidable réussite de son Ratchet & Clank : Rift Apart sorti sur PS5. c'est aussi à lui que l'on doit l'excellent jeu Spider-Man sorti en septembre 2018, exclusivité Sony; et l'excellent Spin-off Spider-Man : Miles Morales, centré sur le personnage découvert dans le long-métrage d'animation Spider-Man : New Generation.

Ce Stand Alone accompagnait d'ailleurs la nouvelle console de Sony à son lancement; nous vous disions ici tout le bien que nous en pensions. En 2023, Insomniac lâchait dans l'arène un formidable Spider-Man 2, qui, s'il ne réinventait par la roue, raffinait quand même sa recette déjà largement éprouvée.

Racheté en 2019 par Sony pour 200 millions de dollars, le studio Insomniac est devenu en quelques années une véritable martingale pour la firme, un pilier incontournable, ayant des franchises ultra puissantes dans sa besace. Le jeu Wolverine devrait logiquement conforter cet état de fait, le 15 septembre prochain.

Dans le jeu, les mutants vivent dans l'ombre, terrifiés par ceux qui les traquent, tandis que le reste de la société ignore tout de leur existence. Parmi ces chasseurs figurent les Reavers, une milice cybernétique de mercenaires chargée de capturer et de livrer les mutants à Bolivar Trask, un milliardaire partisan de la suprématie humaine.

Les seuls potentiellement capables de protéger les leurs sont les membres de la Team X, une unité d'intervention mutante en dernier recours qui traverse actuellement ses heures les plus sombres, et que Logan rejoint après l'avoir quittée trois ans auparavant.

C'est un acteur bien connu des fans de la série Spartacus qui prête non seulement sa voix mais aussi ses traits à Wolverine, grâce à la performance capture : Liam McIntyre. "Les fans savent qui est Wolverine et ce qu'il représente. Mon travail consiste à essayer de trouver l'essence même de Wolverine, en particulier dans le cadre de notre histoire" expliquait l'acteur. "Les gens lui font du mal, le dépouillent, le trahissent. Mais il continue de se battre pour ceux qui ne peuvent pas se défendre eux-mêmes".

Si côté cinéma le personnage de Wolverine est associé (pour l'éternité ?) à l'acteur Hugh Jackman, absolument parfait dans le rôle, le choix de McIntyre n'est pas inintéressant pour son pendant vidéoludique. A vérifier manette en main le 15 septembre prochain, donc.

19 juillet 2026

Vincent D'Onofrio regrette sa performance dans Ed Wood

Dans Ed Wood, réalisé par Tim Burton en 1994, Vincent D’Onofrio n’apparaît que le temps d’une scène, mais son interprétation d’Orson Welles reste l’un des passages les plus marquants du film. Face à Johnny Depp, qui incarne le réalisateur Ed Wood, il prête ses traits au célèbre cinéaste lors d’une rencontre dans un bar, au cours de laquelle ce dernier lui livre quelques précieux conseils.

Physiquement, la ressemblance est frappante. Pourtant, un élément peut surprendre les spectateurs habitués au jeu de D’Onofrio : la voix du personnage. Et pour cause, celle que l’on entend dans la version originale n’est pas la sienne. Estimant que son interprétation vocale ne correspondait pas à ses attentes, Tim Burton a choisi de remplacer sa voix en postproduction par celle de Maurice LaMarche.

Plusieurs années après la sortie du film, Vincent D’Onofrio est revenu sur cette expérience lors d’un entretien accordé à IGN en 2005 (relayé par WhatCulture). L’acteur y confiait son insatisfaction, expliquant que les circonstances du tournage ne lui avaient pas permis d’aborder ce personnage comme il l’aurait souhaité.

“Je n’ai jamais été satisfait du travail que j’ai fait dans Ed Wood… Ce n’est pas ce que je voulais. Tout d’abord, la compagnie a mis beaucoup de temps à m’embaucher et j’étais occupé sur un autre projet. Je n’ai finalement eu que trois semaines pour le préparer, et cela m’a dérangé. Mais vous savez, il a fallu que je sois courageux et que je fasse de mon mieux. C’était trop caricatural. Je n’ai pas aimé. C’était une performance trop superficielle.”

Pour le comédien, ces trois semaines de préparation n’ont pas suffi à construire une incarnation fidèle de Welles. Il estime aujourd’hui que son interprétation manquait de profondeur et ne reflétait pas ce qu’il souhaitait offrir à l’écran.

Loin de tourner définitivement la page, Vincent D’Onofrio a finalement transformé cette frustration en véritable projet artistique. Désireux de revenir sur la figure d’Orson Welles avec un regard plus personnel, il a écrit, réalisé et interprété le court-métrage Five Minutes, Mr. Welles.

Présenté pour la première fois à la Mostra de Venise en 2005, le film a reçu un accueil critique favorable. Cette œuvre lui a permis d’explorer à nouveau le personnage, cette fois selon sa propre vision, et de faire de cette expérience décevante un accomplissement créatif.

18 juillet 2026

La Plage : le film avec Leonardo DiCaprio reste un regret pour Danny Boyle

Le réalisateur britannique, habitué aux réussites critiques et publiques, garde toutefois un souvenir particulièrement amer de la production de La Plage. Ironie du sort, c’est l’un de ses films ayant rencontré le plus de succès qui lui a causé le plus de difficultés. Entre tensions en coulisses, dépassement de budget, critiques culturelles et surtout dégâts écologiques, le tournage du long-métrage s’est transformé en véritable cauchemar.

Avant même le début des premières prises de vues, le projet avait déjà provoqué quelques remous. Le rôle principal avait initialement été envisagé pour Ewan McGregor, à qui le réalisateur avait été associé après leur collaboration sur Trainspotting. Mais la production a finalement choisi Leonardo DiCaprio, alors au sommet de sa popularité après Titanic, provoquant une rupture temporaire entre Boyle et McGregor.

Adapté du roman éponyme d’Alex Garland, futur collaborateur du cinéaste sur plusieurs projets, La Plage raconte l’histoire de Richard, un jeune routard américain incarné par DiCaprio, qui découvre à Bangkok l’existence d’un lieu secret présenté comme un véritable paradis terrestre. Accompagné d’Étienne (Guillaume Canet) et de Françoise (Virginie Ledoyen), il rejoint une communauté installée sur une plage isolée en Thaïlande. Mais derrière cette vision idyllique se cache rapidement une réalité beaucoup plus sombre.

Si le film a reçu un accueil critique mitigé lors de sa sortie en 2000, il a néanmoins rencontré un véritable succès auprès du public. Il est même resté le plus gros succès commercial de Danny Boyle jusqu’à l’arrivée de Slumdog Millionaire, huit ans plus tard, qui lui a permis de décrocher les Oscars du meilleur film et du meilleur réalisateur.

Mais ce succès a eu un prix particulièrement élevé.

Le tournage de La Plage s’est déroulé sur l’île thaïlandaise de Ko Phi Phi Le, un site naturel devenu mondialement célèbre grâce au film. Pour correspondre à l’image décrite dans le roman d’Alex Garland, la production a cependant largement modifié les lieux.

À l’époque, il s’agissait du plus gros projet jamais réalisé par Danny Boyle. Le cinéaste lui-même a reconnu avoir été impressionné par l’ampleur du film, allant jusqu’à qualifier cette expérience de “terrifiant”. Afin de créer l’apparence souhaitée pour la plage fictive du film, l’équipe de production a déplacé du sable, agrandi certaines dunes et supprimé des éléments naturels, notamment des cocotiers. Ces transformations ont profondément perturbé l’équilibre écologique du site.

La 20th Century Fox avait pourtant mis en place un programme destiné à restaurer les lieux après la fin du tournage. Mais plusieurs associations environnementales ont estimé que les dégâts étaient trop importants pour être réparés. Une procédure judiciaire a même été engagée contre le studio à la suite de cette polémique.

Les tentatives de remise en état n’ont finalement pas permis de retrouver l’écosystème initial, et le tsunami de 2004 a encore aggravé les conséquences déjà visibles.

L’ironie du destin a voulu que le film censé montrer un paradis caché contribue à transformer cet endroit en destination touristique mondiale. En effet, après la sortie de La Plage, des milliers de visiteurs ont afflué chaque année à Ko Phi Phi Le pour découvrir le décor du film. Cette fréquentation massive a entraîné une pollution importante des récifs coralliens et une nouvelle dégradation de la biodiversité locale.

Face à cette situation, les autorités thaïlandaises ont pris une décision radicale en 2018 en fermant temporairement l’accès à la plage afin de permettre à la nature de se régénérer. Cette période de protection a ensuite été prolongée en raison de la pandémie de COVID-19.

Lorsque le site a été de nouveau ouvert aux touristes en 2022, de nombreuses restrictions avaient été instaurées : limitation du nombre de visiteurs présents simultanément, réglementation stricte concernant les bateaux, interdiction de certaines pratiques comme la baignade ou l’accès de grands groupes.

Malgré ces mesures, certaines espèces ont fortement diminué dans la région, notamment les requins à pointes noires, autrefois présents dans les eaux environnantes.

Les problèmes de La Plage ne se sont toutefois pas limités à son impact environnemental. Le tournage a également été marqué par de nombreuses difficultés internes. Le film a dépassé son budget initial et sa production s’est étendue sur une longue période. Plusieurs membres du casting ont également été victimes de blessures, notamment Leonardo DiCaprio.

À cela se sont ajoutées de fortes critiques venues de certains habitants et militants thaïlandais, qui ont dénoncé la manière dont leur culture était représentée dans le film. Certains éléments du long-métrage, comme la présence d’une statue de Bouddha, ont notamment été jugés offensants et qualifiés de “blasphématoires”, poussant certains groupes à réclamer l’interdiction du film.

L’expérience de La Plage a profondément influencé la carrière de Danny Boyle. Après ce projet d’envergure, le réalisateur a choisi de revenir vers des productions plus modestes, lui offrant davantage de liberté artistique et un contrôle plus important sur ses œuvres.

Ce changement s’est rapidement illustré avec 28 jours plus tard, un film d’horreur réalisé avec des moyens plus limités mais devenu une référence du genre. Boyle y a notamment expérimenté de nouvelles méthodes de tournage et une esthétique numérique innovante.

Son approche a également évolué dans sa manière de représenter les cultures étrangères. Avec Slumdog Millionaire, tourné en Inde, il a travaillé avec davantage de collaborateurs locaux et a intégré de nombreux acteurs indiens au processus de création. Le film a certes suscité quelques critiques concernant sa représentation de la pauvreté, mais il n’a pas provoqué une controverse comparable à celle entourant La Plage.

Avec le recul, La Plage occupe une place particulière dans la filmographie de Danny Boyle. Si son héritage reste associé à ses erreurs de production et aux conséquences écologiques du tournage, le film conserve aussi une véritable aura auprès du public.

Son ambition, ses réflexions sur la recherche d’un paradis inaccessible et son regard sur les illusions humaines expliquent pourquoi il continue d’être redécouvert aujourd’hui.

Cette expérience difficile aura finalement servi de leçon au réalisateur, qui a ensuite adopté une approche différente pour ses projets suivants. La Plage reste donc un film controversé, mais aussi une étape déterminante dans l’évolution artistique de Danny Boyle.

Le film est disponible en streaming sur Disney+.

B.J. Hunnicutt a dû participer à une véritable opération en plein milieu d'une guerre civile au Salvador en 1985

Féroce satire antimilitariste, témoin de la contre-culture qui s'opposait alors à la Guerre du Viêtnam, le film M.A.S.H. (acronyme de Mobile Army Surgical Hospital, nom de l'hôpital chirurgical de l'armée américaine en campagne) sorti en 1970 et réalisé par Robert Altman fut un énorme succès au Box Office mondial.

Palme d'or au Festival de Cannes, le film avait séduit en France plus de 3,6 millions de spectateurs, se gondolant devant les tribulations de cette unité de chirurgiens antimilitaristes plongés en pleine guerre de Corée.

Le succès du film fut tel qu'il a été adapté en série à peine deux ans plus tard, et qui durera 11 saisons, jusqu'en 1985. Un champion de longévité de la télévision US, dont l'épisode final a été regardé par 105 millions de personnes. Un record absolu, qui n'a toujours pas été battu depuis.

Elle reste encore aujourd'hui une référence absolue, notamment pour les scénaristes, grâce à son écriture brillante et avant-gardiste. Il s'agissait d'ailleurs d'une des toutes premières dramédies, genre bien plus populaire de nos jours.

Dans la série, l'acteur Mike Ferrell a incarné durant huit saisons le chirurgien B.J. Hunnicutt; autant dire un pilier de l'équipe. Durant un voyage personnel en 1985, son rôle est devenu plus vrai que nature...

Il s'est retrouvé dans une véritable salle d'opération, aidant un médecin de Los Angeles à opérer une femme commandante de la guérilla salvadorienne capturée par l'armée, alors que le pays était à feu et à sang, plongé dans une terrible guerre civile. L'histoire, absolument incroyable, fut rapportée par le Los Angeles Times, dans un article daté du 11 août 1985.

Engagé de très longue date dans l'Humanitaire, il fit peu après la fin du tournage de la série un voyage en Amérique Centrale, au Salvador donc, aux côtés de l'ONG Amnesty International. Observateur pour le compte de celle-ci, il accompagnait l'organisme dans une mission de surveillance à la fois politique et médicale auprès d'une femme dénommée Nidia Diaz.

Commandante de la guérilla armée baptisée Front Farabundo Martí de libération nationale (FMLN), elle avait été capturée par l'armée salvadorienne. Une prisonnière d'autant plus précieuse pour le gouvernement que Diaz s'était fait connaître auparavant en étant une importante interlocutrice dans les pourparlers menés avec José Napoleón Duarte, le président du pays.

Gravement blessée à la main depuis son arrestation quelques mois auparavant et mal soignée durant sa captivité, Nidia Diaz devait être opérée par un neuro chirurgien nommé Alejandro Sanchez, envoyé sur place par la Medical Aid for El Salvador, une organisation basée à Los Angeles qui fournissait aide médicale et humanitaire aux victimes de la guerre.

Sous très bonne garde militaire, Mike Ferrell s'est donc retrouvé dans la salle d'opération aux côtés d'Alejandro Sanchez. Mais lui qui s'imaginait "simple" observateur de la scène s'est retrouvé directement impliqué dans l'opération.

Bien que l'acteur n'ait aucune formation médicale réelle, Sanchez lui a demandé de l'aider car, aux dires de Farrell, Diaz était un cas trop épineux pour que ses soins soient confiés à des aides chirurgicales locales. On ne sait jamais. Des fois que quelqu'un ait plutôt l'idée de la faire passer de vie à trépas au lieu de la soigner...

L'opération a duré 2h30. "Quand je dis "couper", je veux que tu coupes. Quand je dis "rétractation", tu te rétractes. Tu sais comment faire ça ?' Il m'a donné un livre sur la chirurgie des tendons dans la voiture en chemin vers l'opération" raconta l'acteur, dont les propos sont rapportés dans le L.A. Times. Et qu'il racontera de nouveau dans ses mémoires, Just Call me Mike, publiées en 2007.

Farrell insista quand même auprès d'Alejandro Sanchez pour qu'il dise à la patiente qu'il n'avait aucune expérience en chirurgie, ce qui pouvait peut-être lui donner la possibilité de reporter l'opération. Ce ne fut évidemment pas le cas. Lorsque le Dr Sanchez expliqua alors la situation à Nidia Diaz, elle se mis à rire, et a répondu : "Dans les montagnes, ceux qui peuvent, le font".

Pas question de se débiner pour Mike Ferrell. "Je suis donc allé dans la salle pour faire ce que j'avais fait des centaines de fois auparavant [dans la série] pour ce qui me semblait être la première fois, tout en me disant de ne pas m'évanouir ou de ne pas vomir quand l'excision a commencé". Chapeau en tout cas.

La Fille dans les nuages : et si les enfants pouvaient réécrire le monde ? Une aventure animée pour tous ceux et celles qui ont un jour rêvé de vivre dans leurs livres !

Providence a 11 ans, une imagination débordante et une énergie à toute épreuve. Grande lectrice, elle vit à Paris avec son oncle Jason et son cochon d’Inde Airbag depuis la disparition de ses parents en Amazonie, célèbres défenseurs de l’environnement.

Fascinée par leur combat, Providence nourrit sa passion à travers Les Sentinelles de la Terre, une série de romans racontant les exploits d’enfants engagés en faveur de la nature. Son oncle Jason, inventeur passionné vivant dans un fauteuil roulant qu’il a lui-même conçu, veille sur elle avec une attention constante. Toujours inquiet pour sa nièce, il imagine sans cesse de nouveaux gadgets destinés à rendre son quotidien plus sûr.

Mais Providence rêve d’ailleurs. Intrépide, curieuse et avide d’aventures, sa vie bascule lorsqu’elle découvre que son voisin n’est autre qu’Octavius, l’auteur des romans qu’elle adore. Plus étonnant encore : il écrit grâce à une plume magique capable de donner vie à ce qu’elle trace sur le papier.

Propulsée au cœur de son prochain roman, Providence devient alors l’héroïne de sa propre aventure. Un voyage extraordinaire commence — une expérience qui pourrait bien transformer sa vision du monde… et d’elle-même.

Ce qu'ils vont adorer : La grande originalité de La Fille dans les nuages tient à son narrateur : Airbag, le cochon d’Inde de Providence. Grâce au pouvoir du crayon magique, il prend la parole et devient un personnage à part entière. Son regard lucide, parfois pessimiste, contraste avec l’enthousiasme débordant de sa jeune maîtresse et donne naissance à des situations aussi drôles que touchantes.

Le film adopte par moments un registre d’animation inspiré du cartoon, jouant sur le gag, l’absurde et le décalage. Au fil de son aventure, Providence croise également une galerie de personnages hauts en couleur qui enrichissent cet univers foisonnant.

Mais les personnages ne sont pas les seuls à raconter l’histoire : les décors participent eux aussi pleinement au récit. En jouant avec les images que l’on se fait de Paris, de l’Italie ou encore d’un lac africain, le film réinvente les lieux comme il dessinerait un personnage. Chaque décor devient ainsi un espace de projection et d’aventure.

L’univers du film s’autorise également de subtils clins d’œil aux grandes œuvres qui nourrissent son imaginaire : Providence rétrécit comme Alice dans le roman de Lewis Carroll, tandis que la sorcière Befana évoque la mystérieuse Saraghina du Huit et demi de Fellini. Cette liberté de ton, ce goût de l’inattendu et du merveilleux insufflent au récit une énergie singulière qui invite petits et grands à se laisser transporter.

Côté voix, petits et grands retrouveront avec plaisir la douceur et la spontanéité de la chanteuse Louane, mais aussi la voix immédiatement reconnaissable de Jamel Debbouze, dont l’énergie se prête particulièrement bien au cinéma d’animation. À leurs côtés, Grégoire Ludig apporte toute sa singularité et son sens du rythme à cette aventure pleine d’humour.

Ce qui peut les inquiéter : Derrière l’émerveillement, le film aborde aussi des thèmes plus sensibles. Providence grandit sans ses parents et cherche, au fil de son aventure, à s’émanciper du poids de leur héritage comme de la protection de son oncle. Cette quête d’indépendance suscite parfois de la tristesse, mais devient une étape essentielle dans la construction de son identité.

Sur sa route, elle rencontre également des figures à l’allure inquiétante, comme Necato ou la sorcière Befana. Pourtant, le film prend soin de dépasser les apparences : derrière les silhouettes déstabilisantes se cachent souvent des personnages bienveillants et protecteurs.

Ce qu'ils vont garder au fond d’eux : Grâce au crayon magique, Providence détient un pouvoir qu’on rarement les enfants : celui de changer les choses. D’abord guidée par le fantasme de devenir une héroïne de roman, elle découvre progressivement que chaque acte entraîne des conséquences. Son aventure devient alors un véritable parcours initiatique : apprendre à agir, à mesurer ses décisions et à trouver sa place.

Entre imaginaire et réalité, La Fille dans les Nuages raconte ce moment universel où l’on quitte peu à peu l’enfance sans vouloir renoncer à ses rêves. Comme beaucoup d’enfants, Providence utilise la fiction pour réinventer le monde qui l’entoure. Mais cette fois, son imaginaire devient concret et l’oblige à grandir.

Le film porte également un message écologique fort. À travers le personnage de Necato et ses cendres noires se dessinent les conséquences de l’action humaine sur l’environnement. La protection de la biodiversité irrigue tout le récit : les inventions de Jason fonctionnent grâce aux énergies renouvelables, Airbag veille scrupuleusement à son alimentation bio, et de nombreux détails viennent rappeler avec humour l’importance de préserver notre écosystème.

Plus qu’un récit d’aventure, La Fille dans les Nuages porte un message fort : les enfants ne sont pas seulement les héros des histoires qu’ils lisent, mais aussi les acteurs du monde de demain. Une célébration lumineuse de l’imagination, du courage et du vivant, à découvrir au cinéma dès le 22 juillet.

Matt Damon raconte le rapport névrotique de Christopher Nolan à la confidentialité

Christopher Nolan a durablement et profondément imprimé sa marque dans le genre de la science-fiction avec un film comme Interstellar. Une oeuvre louée d'ailleurs par la communauté scientifique, dont l'astrophysicien américain Kip Thorne, qui a officié en tant que consultant sur ce film qui a même fait progressé la science. Si si.

Pour autant, Nolan limite fortement, dans son quotidien, sa dépendance à la technologie. A un point que peu de personnes soupçonnent, dans une société et un monde désormais ultra connecté, partout, tout le temps.

Il n'utilise pas de smartphone. Et n'a même pas d'adresse mail. Vous avez bien lu. "Je suis facilement distrait, donc je n'ai pas vraiment envie d'avoir accès à Internet à chaque fois que je m'ennuie" déclarait-il au micro du magazine People, en 2020. "Mon choix personnel dépend de mon implication. Il s’agit du niveau de distraction. Si j'écris mes propres scripts, rester sur un smartphone toute la journée ne me serait pas très utile".

En fait, il se définit même comme un luddite. Késako ? Les luddites étaient des ouvriers britanniques qui protestaient contre la mécanisation de l'industrie textile pendant la révolution industrielle, au XIXe siècle. Par extension aujourd'hui, le terme "luddisme" est parfois utilisé pour désigner ceux qui s'opposent aux nouvelles technologies ou critiquent celles-ci.

Dans cette logique, plutôt que de transmettre numériquement les scripts à ses acteurs par mail, Nolan les rencontre en personne. Il s'est d'ailleurs rendu en Irlande pour remettre en main propre à Cillian Murphy le scénario d'Oppenheimer, et a attendu qu'il ait fini de le lire.

De même, Christopher Nolan utilise deux ordinateurs lorsqu'il écrit. Le premier, qu'il utilise pour écrire ses scripts, est totalement déconnecté d'internet. Utile aussi pour éviter un risque de piratage... Tandis qu'il n'utilise le second que pour faire des recherches. "Il n’utilise pas Internet sur l’ordinateur sur lequel il écrit des scripts, il n’y a donc aucun risque qu’il se laisse distraire [...]. Pour moi, c'est juste l'état d'esprit d'une éthique de travail extrêmement rigoureuse" a d'ailleurs commenté sa femme, Emma Thomas.

"Il est très secret en ce qui concerne les scénarios. Quand ils m’ont contacté, je tournais un film en Allemagne avec George Clooney, intitulé The Monuments Men. Nous étions dans la campagne allemande. Ils m’ont dit : “Chris Nolan a un rôle pour toi dans un film qu’il réalise”. Et j’ai répondu : “Je peux lire le scénario ?” Et ils m’ont répondu : “Bien sûr".

Ils ont envoyé un assistant de production en Allemagne avec le scénario en main, car ils ne voulaient pas l’envoyer par la poste. Ce jeune homme est donc arrivé à 21 heures et m’a dit : “Voici le scénario".

"J’ai dit : “Bon, j’ai un tournage à 5 heures du matin. Je vais me coucher tout de suite". Il m’a répondu : “Oh”, comme si ça ne lui était pas venu à l’esprit. Et je lui ai demandé : “Tu dois rester ici ?” Et il m’a répondu : “Oui. Je ne peux pas laisser le scénario".

Je lui ai dit : “Ah, d’accord. Bon, je serai rentré demain soir à 18 heures. Je m’assiérai tout de suite pour lire le scénario à ce moment-là, mais je ne peux pas le lire avant, parce que je dois vraiment aller travailler demain matin". Il s’est avéré que ce gamin n’était jamais sorti du pays. Il a passé une journée formidable. Il a sillonné la campagne allemande".

Mais bon, ce qu’il faut retenir de cette histoire, c’est que lorsque j’ai enfin lu le scénario le lendemain, j’ai eu cette réaction parce que mes enfants étaient petits. J’étais loin d’eux cette semaine-là, puisque j’étais en Allemagne, et j’étais en larmes en lisant ce scénario. Je n’avais jamais réagi ainsi face à un scénario".

17 juillet 2026

Richard Gere revient dans une comédie romantique qui fait déjà polémique

Il était une fois Il n'est pas sorti et même pas fini de tourné que le nouveau film de Richard Gere fait déjà parler. L'acteur américain, icône des années 80 et 90 grâce à des classiques comme American Gigolo et Pretty Woman, tourne actuellement Asymmetry. Cette adaptation du livre éponyme de Lisa Halliday et publié en 2018 repose sur un sujet tabou : la différence d'âge dans les relations amoureuses.

Le synopsis du roman se présente ainsi : "Alors qu'elle lit dans la chaleur d'un parc new-yorkais, Alice est abordée par un homme qui pourrait être son grand-père. La jeune éditrice reconnaît aussitôt Ezra Blazer, un célèbre écrivain. C'est le début d'une relation charnelle et intellectuelle, vivifiante pour lui, déterminante pour elle."

Dans le rôle d'Ezra, vous l'aurez deviné, on retrouve Richard Gere, 76 ans. Face à lui, c'est l'actrice Diana Silvers (Booksmart), 28 ans, qui prête ses traits au personnage d'Alice. Réalisé par Edward Zwick (Blood Diamond, Le Dernier samouraï), le film n'a évidemment pas vocation à aborder cette relation comme une romance banale mais poursuit au contraire la réflexion engagée par le livre.

Pourtant, la publication des premières photos et vidéos de tournage sur les réseaux sociaux, notamment X, suscitent déjà de fortes réactions. "Film de vieux dégoûtant, encore un. C'était bien la dernière chose qui manquait" écrit un utilisateur; "Romantisation de la pédophilie" ajoute un autre; "Un vieil homme avec une jeune femme, que c'est révolutionnaire !" ironise un autre usager.

Au cinéma, la différence d'âge entre les hommes et les femmes a toujours été sujet aux débats, notamment lorsqu'il est question de former des couples à l'écran. Dans la majorité des cas, l'actrice est toujours bien plus jeune que l'acteur, même lorsque cette différence d'âge ne joue aucun rôle dans le récit.

L'un des derniers exemples marquants n'est autre que le film Eiffel de Martin Bourboulon dans lequel Romain Duris joue le célèbre ingénieur et Emma Mackey son grand amour, Adrienne Bourgès. Dans la vraie vie, les deux personnages avaient 12 ans d'écart. Entre les deux acteurs, cet écart se creuse davantage - 22 ans.

Avec Asymmetry, la différence d'âge est importante et nécessaire puisqu'elle est au service du sujet du film. Non pas pour être glamourisée mais pour être abordée en profondeur. Nul doute que sa sortie en salle, annoncée pour 2027, sera accompagnée de nombreux débats.

Premières images The Whisper Man, avec Robert De Niro

Robert De Niro poursuit sa collaboration avec Netflix ! Sept ans après The Irishman et un an après la série Zero Day, où il tient le premier rôle aux côtés de Jesse Plemons, l'acteur aux 61 années de carrière prépare son retour dans un thriller haletant. Son titre ? The Whisper Man de James Ashcroft (Coming Home in the Dark et The Rule of Jenny Pen).

Si jusqu'à maintenant, très peu d'informations avaient fuité, ce n'est désormais plus le cas... La raison ? La plateforme de streaming vient de partager la toute première bande-annonce de cette nouvelle production dont le rythme s'annonce bien tendu !

Adapté du best-seller d'Alex North, The Whisper Man se dévoile dans une bande-annonce sous haute tension. Pour rappel, voici le pitch du thriller : un romancier de polar, dont la femme est décédée et le fils de 8 est enlevé. Pour le retrouver, il n’a d’autre choix que de demander de l’aide à son père, un ex-détective avec qui les relations sont tendues. Les recherches vont mener le détective sur une affaire vieille de plusieurs décennies, et impliquant un serial killer tristement connu sous le nom de The Whisper Man. Le problème ? Il est en prison depuis des années…

Les premières secondes de la BA sont centrées sur la disparition du petit garçon, tandis que la deuxième partie met en scène la traque infernale de l'ancien détective de police et la descente aux enfers du père de famille impuissant face au nouveau drame de sa vie. Dans la peau de l'ex-policier qui traque un tueur en série, Robert de Niro en personne, tandis que le père de famille ravagé par la disparition de son enfant est joué par Adam Scott (Severance).

Aux côtés de Robert De Niro, l'actrice Michelle Monaghan (Source Code) qui interprète la détective Amanda Beck, mais également d'autres visages bien connus du grand public, tels que Hamish Linklater (Les 4 Fantastiques), Michael Keaton (Le Fondateur), ou encore John Carroll Lynch (Gran Torino). Un casting cinq étoiles pour un thriller qui promet de tenir en haleine les abonnés de la célèbre plateforme.

The Whisper Man sera disponible sur Netflix à partir du 28 août.

God of War : une mauvaise nouvelle pour les fans de la saga fantastique culte et elle concerne un changement de casting !

Des nouvelles de la série God of War, et elles sont clairement mauvaises. La révélation d’un premier visuel lors du début du tournage avait déjà suscité des réactions hostiles des fans du célèbre jeu vidéo. Sur ce cliché, nous découvrions Kratos – le protagoniste de la saga joué par Ryan Hurst – et son fils Atreus, campé par Callum Vinson.

Plusieurs mois après le coup d’envoi des prises de vues, le tournage vient d’être interrompu suite à la blessure de son acteur principal. Ryan Hurst souffre d’une déchirure du biceps intervenue lors du tournage d’une cascade. L’acteur américain a subi une intervention chirurgicale, et sa période de convalescence est évaluée entre quatre et six mois, et à une année entière pour retrouver la pleine possession de ses moyens.

Devant cette situation qui risque de repousser le tournage jusqu’à 2027 et d’entraîner de gros dépassements de budget, Prime Video a pris la décision inattendue de remplacer Ryan Hurst. Un nouvel acteur sera donc choisi pour le rôle de Kratos, et ses scènes seront intégralement retournées. Selon nos confrères de Deadline, quatre épisodes ont déjà été intégralement mis en boîte, ce qui laisse entendre que les reshoots seront conséquents.

La production espère pouvoir entamer la préparation dès le mois d’août, pour une reprise du tournage en octobre. Ainsi, la diffusion de la série n’est plus prévue pour 2027, mais plutôt pour l’année suivante. Alors que le choix de Ryan Hurst avait été approuvé par bon nombre de fans, espérons que son remplaçant suscite les mêmes avis positifs.

La série God of War, tirée du célèbre jeu vidéo, est à retrouver prochainement en exclusivité sur Prime Video.

Behemoth : premières images avec Pedro Pascal

Quand il n’est pas l’un des personnages les plus aimés de l’univers Star Wars ou l’un des membres d'une des équipes les plus mythiques de Marvel (M. Fantastique, que l’on retrouvera au cinéma en décembre prochain dans Avengers : Doomsday), Pedro Pascal tourne dans des productions moins dantesques mais tout aussi alléchantes.

Parmi ses futurs films figurent ainsi De Noche de Todd Haynes pour lequel il a remplacé Joaquin Phoenix, et Behemoth! signé Tony Gilroy, dont une première bande-annonce vient d’être publiée. Dans ce drame qui n'a pas encore de date de sortie, l’acteur incarne Alex Serian, un violoncelliste de talent qui revient à Los Angeles, après vingt années passées sur les routes.

"La musique, qui a toujours été le fil conducteur de son existence, une force aussi omniprésente que dévorante, entraîne Alex dans une aventure qui le changera à jamais", précise ainsi le synopsis de ce long-métrage qui s’annonce émotionnellement fort et dans lequel Pedro Pascal donnera notamment la réplique à Olivia Wilde (Don’t Worry Darling), Eva Victor (Sorry, Baby) et Will Arnett (Is This Thing On ?).

Réalisateur et scénariste de Michael Clayton, pour lequel il avait été nommé à l'Oscar du Meilleur scénario original en 2008, Tony Gilroy n’avait plus mis en scène de long-métrage depuis Jason Bourne : l'héritage, sorti en 2012. Ces dernières années, il s’était concentré sur ses activités de scénariste et était notamment à la tête de Andor, considérée par beaucoup comme une des meilleures séries de l’univers Star Wars aux côtés notamment de… The Mandalorian.

Behemoth! prochainement au cinéma.