Condamnée en 2023 à deux ans de prison avec sursis et 250 000 euros d'amende pour fraude fiscale aggravée, Isabelle Adjani vient d'obtenir un spectaculaire allègement de peine, explique BFMTV. Ce mercredi 1er juillet, la cour d'appel de Paris a confirmé sa culpabilité mais l'a condamnée à 10 mois de prison avec sursis et 10 000 euros d'amende.
Cette décision relance un feuilleton judiciaire autour des finances de la comédienne, mises en lumière après les Panama Papers et une enquête du Parquet national financier. De la domiciliation contestée au Portugal à un prêt de 2 millions d'euros requalifié, le procès en appel a exposé un dossier où la star affirme avoir été dépassée.
En première instance, le tribunal correctionnel de Paris avait jugé Isabelle Adjani coupable de fraude fiscale aggravée et de blanchiment de fraude fiscale. Les juges estimaient alors qu'elle avait éludé une partie importante de l'impôt dû en France et l'avaient condamnée à deux ans de prison avec sursis ainsi qu'à 250 000 euros d'amende.
En appel, le parquet général avait requis jusqu'à 24 mois de prison avec sursis et le maintien de l'amende de 250 000 euros, assortie de l'exécution provisoire. L'arrêt rendu ce 1er juillet tranche nettement : la cour se limite à 10 mois de sursis et 10 000 euros d'amende, une peine qui évite toute incarcération pour Isabelle Adjani tout en confirmant la culpabilité pour fraude fiscale aggravée.
Absente à son premier procès, Isabelle Adjani s'est cette fois présentée devant la cour d'appel de Paris, en avril, pour défendre sa version. Elle a expliqué avoir délégué la gestion de ses revenus à des intermédiaires. "Mes affaires, je les ai confiées à des gens pour qu'elles soient gérées en bonne et due forme", s'est défendue l'actrice, citée par BFMTV.
Face aux magistrats, Isabelle Adjani a rejeté la responsabilité sur ses conseillers fiscaux, se décrivant comme une "proie idéale" pour des spécialistes de l'optimisation. Elle a assuré n'avoir jamais cherché à organiser un schéma complexe.
L'administration fiscale a répliqué. "Ce n'est pas une fraudeuse incroyable, elle n'a pas déclaré et elle a dissimulé une donation, c'est tout. Si vous étiez venue en première instance, on aurait gagné du temps", a lancé Me Ralph Boussier, avocat de la Direction générale des finances publiques (DGFIP), cité par BFMTV.

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