En mars 2026, Augustin Trapenard reçoit Éric Cantona dans l’émission Variétés. Il s’y est exprimé sur l’actualité internationale particulièrement tendue. Celle-ci était marquée par l’escalade du conflit opposant les États-Unis et Israël à l’Iran, qui a embrasé le Moyen-Orient depuis deux semaines.
Fidèle à ses prises de position tranchées, l’ancien international français, aujourd’hui acteur et récemment chanteur avec la sortie de son album Perfect Imperfection le vendredi 13 mars, a livré un message très engagé contre la guerre : "Je suis contre la guerre : no war."
Dans cet entretien, il a également développé une idée radicale visant les dirigeants politiques. Il a estimé qu’ils devraient être directement confrontés aux conséquences de leurs décisions. "J'aurais presque envie d'initier une loi internationale qui fasse qu'un président qui dit qu'il va entrer en guerre soit le premier à aller au combat. Qu'il dise 'On va faire la guerre. Moi je suis devant'. Je n'aime pas la guerre", a-t-il affirmé.
Cette prise de position s’inscrit dans la continuité de ses précédentes sorties. En septembre dernier, il dénonçait la réticence du monde du football à exclure Israël des compétitions internationales. Et cela, malgré la situation à Gaza.
Éric Cantona est également revenu sur son rapport personnel à la colère et à l’engagement, expliquant vivre avec une forme d’indignation permanente face aux dérives du monde actuel. "Je suis en colère tous les jours", a-t-il confié sur RTL. Il réaffirme ne pas regretter son célèbre coup de pied donné à un supporter de Crystal Palace en 1996, lorsqu’il évoluait à Manchester United.
Cet épisode lui avait valu une lourde suspension à l’époque. Il rappelle qu’il faisait suite à des insultes à caractère xénophobe proférées par un spectateur néonazi.
Dans la continuité, le français installé au Portugal a refusé de donner une portée symbolique à ce geste tout en évoquant le climat social global : "S'il n'y avait pas cette montée des extrêmes, peut-être qu'on en aurait moins besoin de ce genre de geste". Pour lui, l’essentiel reste ailleurs, notamment dans le lien avec le public, qu’il considère central dans toutes ses activités artistiques. "Le plus important, c'est les gens", a-t-il insisté. Il a rappelé combien cette relation nourrit encore aujourd’hui son travail et ses choix de carrière.

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