22 juillet 2026

Spider-Man : filmée il y a 16 ans, voici la réaction touchante et spontanée d'Andrew Garfield quand il apprend qu'il sera le super-héros

Nous sommes le 1er juillet 2010. Andrew Garfield se trouve à Cancún, au Mexique, pour promouvoir The Social Network. Les dirigeants de Sony ont choisi ce moment pour lui annoncer un choix décisif : c'est lui qui deviendra le nouveau Spider-Man au cinéma, prenant la succession de Tobey Maguire.

Le comédien, qui rêvait de se glisser dans le costume du super-héros Marvel, est abasourdi. Pour lui, la surprise est totale ! Il ne s'attendait pas à recevoir la réponse de Sony à ce moment-là. Comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessous, ressortie sur le compte Instagram Vibes Officiel, Andrew Garfield peine à contenir son émotion.

Très ému, il balbutie quelques mots : "Ca va être impossible pour moi d'assimiler cette information", réagit-il. "Je suis flatté et honoré. Et je travaillerai plus dur que n'importe qui", promet Andrew Garfield, très touché par cette marque de confiance de la part du studio.

Peu après, l'acteur a été présenté comme le nouveau Spider-Man devant des journalistes internationaux présents sur place. Le comédien était sincèrement bouleversé, passant rapidement de l’incrédulité ("Est-ce que c’est vraiment en train d’arriver ?") à une joie presque enfantine.

Andrew Garfield est parvenu à damer le pion à d'autres acteurs pressentis comme Jamie Bell, Alden Ehrenreich, Frank Dillane, Josh Hutcherson, Aaron Johnson, Logan Lerman ou Anton Yelchin. Il sera donc finalement choisi et incarnera le Tisseur dans trois films : The Amazing Spider-Man, The Amazing Spider-Man 2 : le Destin d'un héros et Spider-Man Now Way Home.

A noter que beaucoup de fans ont retenu cette réaction car elle contrastait avec les annonces très contrôlées d’Hollywood. En coulisses, on voyait un acteur qui venait d’apprendre qu’il allait incarner l’un des héros les plus célèbres au monde. C'est assez rare pour être souligné.

Première bande-annonce de Fantômas, avec Guillaume Canet

Le teaser était d'abord projeté en exclusivité dans certaines salles de cinéma françaises. Les premières images de Fantômas - Le Nouveau monde de Frédéric Tellier sont désormais disponibles en ligne.

Dans ce court aperçu, on découvre un Guillaume Canet masqué et suspendu à la Tour Eiffel tandis que la capitale s'embrase - le feu forme un "F", la signature du célèbre Fantômas.

Difficile de ne pas penser à l'univers de Batman devant ces images, même si l'anti-héros français n'a rien d'un justicier. Adaptée du personnage créé par Pierre Souvestre et Marcel Allain, cette relecture s'éloignera des précédentes adaptations avec Louis de Funès et Jean Marais. Les producteurs, SND et WY Productions, parlent déjà d'un "retour aux sources et [d'un] thriller d'action ambitieux".

Dans une déclaration partagée par Le Film Français, le réalisateur Frédéric Tellier explique : "Avec ce film, je souhaite offrir une nouvelle perspective tout en restant fidèle à l'essence intemporelle du personnage. C'est un honneur de m'inscrire dans la lignée des cinéastes qui ont porté cet anti-héros mythique à l'écran, et de le faire découvrir à une nouvelle génération de spectateurs."

Un premier synopsis a été dévoilé : "Paris, 1914. Une série de meurtres spectaculaires secoue la ville. Sur chaque scène de crime, une signature tracée à la craie comme une déclaration de guerre : la lettre « F ». La presse s'emballe, l'opinion publique vacille. L'Inspecteur Juve se lance à sa poursuite d'un ennemi sans visage, insaisissable, dont les méthodes défient toute logique, toute morale : Fantômas. Le combat s'engage entre les deux hommes avant que le monde ne bascule dans le chaos..."

Autour de Guillaume Canet dans le rôle-titre, on retrouvera également Romain Duris, Ana Girardot et Louis Peres - prochainement à l'affiche du film Les Misérables de Fred Cavayé.

La production de cette version de Fantômas s'inscrit dans une volonté française actuelle de proposer des projets ambitieux et susceptible de rivaliser avec les mastodontes américains. Reste à savoir si Fantômas - Le Nouveau monde rencontrera un succès semblable au Comte de Monte-Cristo.

Mort à 86 ans d'Olivera Katarina, star yougoslave des années 1960 et 1970

Elle était une figure majeure de la culture serbe et du cinéma yougoslave. Ce 21 juillet 2026, la star Olivera Katarina est décédée à 86 ans. Bien qu'elle s'était éloignée des caméras depuis les années 80, elle est restée une actrice importante, notamment grâce à l'un de ses rôles qui a contribué à sa renommée internationale.

En 1967, un film faisait sensation au Festival de Cannes. Son titre ? J’ai même rencontré des tziganes heureux du réalisateur yougoslave Aleksandar Petrovic. Cette comédie dramatique avait reçu le Grand prix spécial du jury et le Prix de la critique internationale, et avait été nommée aux Oscars. En 2017, elle avait été remise à l'honneur sur la Croisette dans la catégorie "Cannes Classics - Copies restaurées".

Dans ce film, on suit Bora (Bekim Fehmiu), un homme marié à une femme plus âgée, Lence, incarnée par Olivera Katarina. Mais un jour, il la délaisse pour une sauvageonne nommée Tissa (Gordana Jovanovic). Mais Mirta (Bata Živojinović), le beau-père de Tissa, devient son pire ennemi. La performance d'Olivera Katarina a longtemps marqué les esprits, et notamment son interprétation de la chanson Djelem, Djelem, considérée comme l'une des plus belles versions. À l'époque du film J’ai même rencontré des tziganes heureux, l'actrice n'avait que vingt-sept ans.

Après ce rôle devenu culte, Olivera Katarina a joué dans plusieurs films, comme La Marque du diable de Michael Armstrong (1970) ou encore Goya - oder Der arge Weg der Erkenntnis de Konrad Wolf (1971). Mais c'est surtout dans sa carrière musicale que l'artiste yougoslave s'est distinguée. Il faut dire qu'Olivera Katarina — également connue sous le nom d'Olivera Vuco — savait aussi bien interpréter des chansons en grec qu'en japonais.

C'est donc une immense figure de la culture serbe qui s'éteint aujourd'hui, comme l'a rappelé le Président de la République de Serbie : "Elle était une diva authentique et charismatique dont le style d'interprétation et la voix unique ont dépassé les frontières de cette région et porté la gloire de notre culture à travers le monde".

5 mois avant sa sortie, Avengers Doomsday bat déjà un record !

Attendu comme le messie par une partie des fans de super-héros qui voient en lui le potentiel sauveur d’un MCU en berne depuis quelques années, Avengers : Doomsday a tout pour devenir le plus gros succès de l’année au box-office, et ça commence déjà.

Lundi, Disney a ainsi dévoilé la bande-annonce du film réalisé par les frères Russo et, d’après Variety, cette dernière a été vue pas moins de 503 millions de fois en 24 heures. Ce qui en fait le trailer le plus regardé de l’histoire du studio aux grandes oreilles, devant un autre film Marvel, Deadpool & Wolverine, et ses 365 millions de vues au moment du Super Bowl 2024.

En revanche, ce n’est pas la bande-annonce la plus visionnée de tous les temps : ce record reste détenu par un autre long-métrage super-héroïque très attendu, Spider-Man : Brand New Day (719 millions de vues en 24 heures, et premier trailer de l’histoire à atteindre le cap du milliard de visionnages). Distribuée par Sony, la nouvelle aventure de Tom Holland en Peter Parker sortira sur nos écrans le 29 juillet prochain.

Mais ce n’est pas tout. La publication de la bande-annonce d’Avengers : Doomsday coïncidait avec l’ouverture des préventes de tickets outre-Atlantique, et le film a fait carton plein, comme nous l’apprend Variety. En une journée, le blockbuster qui arrivera sur les écrans de cinéma français le 16 décembre prochain a ainsi généré 16,5 millions de dollars.

Un chiffre impressionnant surtout quand on sait qu’il ne concerne que des formats premium dans 1000 salles américaines et n’inclut pas les séances Imax. En effet, les salles de l’entreprise qui fait beaucoup parler d’elle en ce moment grâce à L’Odyssée de Christopher Nolan seront réservées exclusivement à l'exploitation de Dune 3 (qui sort le même jour que Doomdsay) pendant 3 semaines.

L’affrontement entre les deux blockbusters, déjà surnommé "Dunesday", devrait néanmoins tourner en faveur du film Marvel, qui pourrait bien faire le plus gros démarrage de l’année. Les préventes de Doomsday sont déjà deux fois plus élevées que celles du premier jour de Deadpool & Wolverine, qui incluaient pourtant tous les formats et toutes les salles disponibles.

Le long-métrage de Shawn Levy avait ensuite récolté 211 millions de dollars lors de son démarrage et terminé sa course avec 1,3 milliard de dollars au box-office mondial, devenant ainsi le film classé R le plus rentable de tous les temps.

Quant au dernier film Avengers, Endgame, sorti en 2019, il avait fait le plus gros démarrage de l’histoire (357 millions de dollars) avant de devenir le deuxième film ayant eu le plus de succès de tous les temps derrière Avatar, grâce à ses 2,7 milliards de billets verts amassés. Avengers : Doomsday tutoiera-t-il ces sommets ? Réponse à la fin de l’année.

Premières images de Malfaisante, avec Jessica Chastain

Retour à l'épouvante pour Jessica Chastain ! Après Mama et Ça : Chapitre 2 d'Andy Muschietti, la comédienne sera à l'affiche, dès le 14 octobre prochain, du nouveau long métrage de Rob Savage, Malfaisante, dont la bande-annonce vient d'être dévoilée. Et quelle bande-annonce ! On vous met au défi de ne pas sursauter…

Écrit par Nathan Elston (lauréat d'un WGA Award pour la série Succession), d'après le roman "Incidents Around the House" de Josh Malerman (à qui l'on doit également le best-seller "Bird Box"), le long métrage, produit par James Wan, nous entraîne dans l'univers de la jeune Bela, dont le quotidien se détériore de jour en jour en raison de la relation qu'elle entretient, au cœur de sa propre maison, avec une entité malveillante qui ressemble étrangement à sa propre mère…

Jessica Chastain y tient un double rôle, celui de la mère et de "l'autre maman" (le titre original du film étant Other Mommy). Elle partage l'affiche avec la jeune Arabella Olivia Clark et Jay Duplass. Dichen Lachman (Severance), Arian Moayed (Succession) et Karen Allen, inoubliable Marion Ravenwood de la saga Indiana Jones, complètent également la distribution.

Né en 1992, Rob Savage s'est imposé comme l'un des nouveaux talents du cinéma d'horreur grâce à Host (2020). Tourné pendant le confinement et entièrement filmé via Zoom, le long métrage a été salué par la critique et présenté dans plusieurs festivals de cinéma fantastique, notamment à Sitges et Gérardmer.

Il enchaîne ensuite avec Dashcam (2021), avant de réaliser Le Croque-mitaine, adaptation d'une nouvelle de Stephen King. Trois ans plus tard, il met en scène Jessica Chastain dans Malfaisante, attendu dans les salles françaises le 14 octobre prochain.

Mort de Kaylee Hottle à 18 ans

La jeune actrice sourde Kaylee Hottle, qui s'était fait connaître grâce aux films Godzilla vs. Kong en 2021 et sa suite, Godzilla x Kong: le nouvel empire, est tragiquement décédée ce 21 juillet dans un accident de voiture survenu dans l’État du Maryland, aux Etats-Unis. L'information a été annoncée par son père, Joshua Hottle, dans un livestream sur Facebook, en langage des signes. Elle avait 18 ans.

"Nos pensées vont à la famille, aux amis et aux camarades de classe de Kaylee, ainsi qu’à toutes les personnes qui l’ont connue et aimée, en cette période extrêmement difficile", a écrit dans un communiqué l'école pour les sourds du Texas, où Kaylee était scolarisée. "Pour l’instant, nous ne disposons que de très peu d’informations et nous demandons à chacun de respecter la vie privée de la famille de Kaylee et de s’abstenir de diffuser des informations ou d’émettre des hypothèses sur les circonstances de l’accident".

Selon le bureau du shérif du comté de Frederick, cité par une station de radio locale située à Baltimore (via Deadline Hollywood), l'accident s'est produit ce matin peu avant 3 heures à Ijamsville, dans le Maryland. L'enquête préliminaire indique que Kaylee Hottle était passagère d'une voiture conduite à une vitesse probablement excessive par un jeune homme de 19 ans originaire du Maryland. Le véhicule aurait quitté la route et heurté un obstacle. Le conducteur a subi des blessures sans gravité et un autre passager est sorti indemne de l'accident. Kaylee Hottle a été déclaré décédée après avoir été transportée à l'hôpital.

Née le 1er mai 2007 à Atlanta, Kaylee Hottle était issue d"une famille sourde depuis quatre générations. La jeune actrice avait marqué les esprits en incarnant Jia, une enfant sourde communiquant avec Kong par signes; un rôle salué pour sa représentation authentique et sincère de la communauté sourde à Hollywood.

Elle avait été découverte par des agents de casting du film Kong après avoir participé à une publicité pour un service de relais vidéo destiné aux personnes sourdes, malentendantes ou ayant des troubles de la parole; Hottle maîtrisant parfaitement la langue des signes américaine.

Outre une apparition dans un épisode de la série reboot Magnum, elle a repris son rôle de Jia dans Godzilla x Kong : Le Nouvel Empire, sorti en avril 2004, pour lequel elle avait été nommée aux Saturn Awards dans la catégorie de la meilleure performance d’un jeune acteur / jeune actrice.

Charlie et les kangourous : un film inspiré d'une incroyable histoire vraie qui a déjà été adapté en série diffusée dans 90 pays !

Direction l'outback australien avec Charlie et les kangourous ! Le film de Kate Woods suit Chris (Ryan Corr), un ancien présentateur météo vedette, qui se retrouve bloqué dans une petite ville reculée d’Australie où il fait la connaissance de Charlie (Lily Whiteley), une fillette de 12 ans passionnée par les kangourous. Une amitié improbable va alors se nouer entre eux. Ensemble, ils vont recueillir et soigner des bébés kangourous orphelins et leur offrir une seconde chance. Une aventure qui transformera leur vie…

Si cette histoire semble tout droit sortie de l'imagination de ses scénaristes, elle est pourtant inspirée d'un véritable héros australien : Chris "Brolga" Barns, fondateur du célèbre Kangaroo Sanctuary d'Alice Springs. Le film s'inspire en effet de la série documentaire Kangaroo Dundee, diffusée dans plus de 90 pays.

Le long-métrage est né de la volonté de StudioCanal de transposer cette histoire vraie en une grande comédie familiale. Le film marque une étape historique majeure pour l'entreprise puisqu'il s'agit de la toute première production officielle tournée sur le sol australien par sa nouvelle filiale locale, Cultivator Films Australia.

L'histoire remonte à 2005. À l'époque, Chris Barns est guide touristique lorsqu'il s'installe à Alice Springs, en plein cœur de l'Australie. Très vite, il constate un problème majeur : dans cette région immense, le premier centre de soins pour animaux sauvages se trouve à plus de 1 500 kilomètres.

Chaque semaine, il découvre des bébés kangourous devenus orphelins après que leur mère a été percutée par une voiture, un accident fréquent dans l'outback australien. Refusant de les laisser mourir, il commence à les recueillir chez lui avant de créer progressivement un véritable refuge.

Avec sa femme Tahnee, il fonde ensuite le Kangaroo Sanctuary, une réserve naturelle de 76 hectares dédiée au sauvetage, aux soins et à la réhabilitation des kangourous blessés ou orphelins. En vingt ans, plus de 1 000 bébés kangourous y ont été recueillis avant d'être relâchés dans la nature lorsque cela était possible.

Le sanctuaire devient mondialement célèbre en 2013 grâce au documentaire Kangaroo Dundee, diffusé par la BBC et National Geographic dans plus de 90 pays. Les visiteurs affluent désormais du monde entier pour découvrir le travail de Brolga et de son équipe.

Parmi les pensionnaires du sanctuaire, un kangourou est devenu une véritable célébrité sur Internet : Roger. Il était donc évident pour la réalisatrice de l'inclure à son long métarge.

Recueilli alors qu'il n'était encore qu'un bébé, Roger est devenu un impressionnant kangourou roux de plus de deux mètres de haut. Sa musculature hors norme et les vidéos où il "boxe" avec Chris Barns ont fait le tour des réseaux sociaux.

Dans le film, Roger apparaît également, mais comme il aurait été dangereux de tourner avec un véritable kangourou adulte, ce dernier a été entièrement recréé grâce aux effets spéciaux numériques. En revanche, tous les bébés kangourous visibles à l'écran sont de véritables pensionnaires orphelins du Kangaroo Sanctuary.

Si Charlie et les kangourous s'inspire directement de la vie de Chris Barns, il ne s'agit pour autant pas d'un biopic.

Le personnage principal, incarné par Ryan Corr, conserve le prénom de Chris mais devient un ancien présentateur météo en disgrâce, un élément totalement fictif imaginé pour construire une comédie familiale.

Autre invention majeure : Charlie, la jeune héroïne aborigène de 12 ans. Ce personnage n'a jamais existé. Les scénaristes l'ont créé afin d'offrir un regard d'enfant sur la protection des animaux tout en mettant en avant les communautés aborigènes d'Australie centrale et leur lien profond avec la nature.

Le village de Silver Gum, où se déroule l'intrigue, est lui aussi fictif, même si le tournage a bien eu lieu dans la région d'Alice Springs.

Même Roger apparaît plus tôt dans le récit que dans la réalité. Les scénaristes ont volontairement condensé plusieurs années de la vie de Chris Barns afin de rendre l'histoire plus dynamique et adaptée à un jeune public.

Charlie et les kangourous a été développé avec le soutien direct de Chris Barns et de son épouse Tahnee. Tous deux étaient présents durant le tournage pour encadrer les animaux, former les acteurs à s'occuper des bébés kangourous et veiller à leur bien-être.

Ryan Corr et Lily Whiteley ont même suivi plusieurs jours de formation au Kangaroo Sanctuary afin d'apprendre à nourrir les petits au biberon, les transporter correctement et reproduire les gestes des soigneurs.

Le résultat est donc moins une reconstitution fidèle de la vie de Chris Barns qu'un hommage à son engagement. Le film reprenant son incroyable parcours, tout en imaginant une aventure familiale destinée à sensibiliser les plus jeunes à la protection de la faune australienne.

Charlie et les kangourous est à voir au cinéma dès 7 ans.

Sur la route d'Omaha : ce drame récompensé à Deauville s'inspire de faits réels qui font froid dans le dos !

Ella et son frère Charlie sont réveillés en pleine nuit par leur père. Sans explication, il les embarque pour un long voyage sur les routes du Midwest. Alors que les deux jeunes enfants découvrent un monde qu’ils n’ont jamais vu, leur père demeure mutique et soucieux. Ella commence alors à entrevoir la vérité derrière ce voyage improvisé…

Passé par le Festival de Sundance en janvier 2025 avant de faire un détour par celui de Deauville quelques mois plus tard, Sur la route d'Omaha paraît totalement à sa place dans des événements consacrés au cinéma indépendant américain, tant il porte en lui bon nombre d'éléments qui le caractérisent, de sa nature de road movie à la manière dont il filme l'Amérique profonde en crise, à la présence devant la caméra de John Magaro, vu chez Celine Song (Past Lives), Kelly Reichardt (First Cow, The Mastermind), Todd Haynes (Carol), Paul Greengrass (Captain Phillips) ou encore dans LaRoy, grand vainqueur de l'édition 2023 sur les planches.

Si plusieurs de ses films sont passés par Deauville, c'est la première fois que l'acteur s'y rend lui-même en septembre 2025, pour y présenter The Mastermind et surtout Sur la route d'Omaha, dans lequel il tient le premier rôle. "J'ai entendu dire que j'étais l'un des visages du cinéma indépendant américain actuel oui", reconnaît-il en riant lorsque nous évoquons le statut qui est le sien en France. "Mais c'est étrange car je ne saurais pas dire ce que désigne aujourd'hui le cinéma indépendant américain, car c'est quelque chose de très vaste."

"Et j'ai le sentiment que les studios jouent à un jeu : ils te disent qu'ils sont indépendants alors qu'ils ne le sont pas. On le sent aussi avec les récompenses : il y avait par exemple les Gotham Awards, qui avaient l'habitude de célébrer les films indépendants américains à petit budget, mais ils ont tiré un trait sur cette distinction, et aujourd'hui Barbie peut remporter un prix. Mais j'aime le cinéma indépendant américain, tout comme j'aime en faire partie. Je me sens chanceux de travailler dans ce secteur, car me rappelle encore au moment de mes débuts, à 20 ans et quelques, de cette envie d'en faire partie."

"Mais ça me rend triste de constater qu'il est de moins en moins reconnu aujourd'hui. Et à cause du capitalisme, sans doute, les projecteurs sont de moins en moins souvent braqués sur lui. Ce qui peut se comprendre, car il y a moins d'argent et que les gens vont moins au cinéma. Cela reste une industrie malgré tout, mais c'est triste." Comme peut l'être, pour des raisons différentes, Sur la route d'Omaha que d'aucuns pourraient, au premier abord, accuser de cumuler les clichés du cinéma indépendant américain.

Un piège dont Cole Webley parvient très vite à s'écarter, grâce à la justesse de sa mise en scène et de sa direction d'acteurs (dont les deux enfants et le chien qui entourent John Magaro), le mystère qui entoure le but du voyage entrepris par ce père de famille et la conclusion glaçante que représente ce carton nous révélant que ce que nous venons de voir s'appuie sur des faits survenus aux États-Unis à la fin des années 2000.

ATTENTION - La suite de cet article contient des spoilers dans la mesure où elle révèle le secret du film et sa manière de s'inscrire dans la réalité, avec des propos de son acteur sur le sujet. Veuillez donc passer votre chemin si vous ne voulez rien savoir, pour mieux revenir ensuite.

Si le terme de loi "Safe Heaven" ou "Refuge" vous parle, c'est que vous avez vu le film, ou que vous savez de quoi il en retourne. Car Sur la route d'Omaha a pour toile de fond ce texte autorisant des parents à abandonner leurs enfants dans les hôpitaux locaux sans être poursuivis par la justice, adopté par une grande majorité d'états américains, mais qui a eu des conséquences désastreuses au Nebraska.

Alors que la loi devait s'appliquer aux nourrissons et aux jeunes enfants, les parents de l'état en question ont pensé qu'elle concernait tous les mineurs, et c'est ainsi que trente-cinq abandons ont eu lieu en 2008, en l'espace de quatre mois. Parmi eux, aucun enfant en bas-âge, alors que plusieurs d'entre eux venaient d'autres états que le Nebraska, contraint de revoir sa copie pour s'aligner avec le reste du pays.

Grâce à Sur le route d'Omaha, beaucoup de Français risquent de découvrir cette réalité glaçante, que bon nombre d'Américains ignorent aujourd'hui encore : "Je n'en avais pas connaissance avant de faire ce film, et je pense que peu de gens en étaient conscients à l'époque aux États-Unis", nous dit John Magaro. "Mais il se passait beaucoup de choses aussi : il y avait l'effondrement financier et la crise qui a suivi, les saisies immobilières... Soient autant d'éléments qui ont contribué à la situation. Je pense que c'est pour cette raisons que beaucoup de personnes ne sont retrouvées face à cette extrémité, prêts à abandonner leurs enfants qui n'étaient plus des nourrissons."

"Du jour au lendemain, ou même d'un mois à l'autre et alors que l'on percevait un revenu de classe moyenne, on se retrouve incapable de payer son crédit immobilier, et notre maison est saisie. Les gens se sont donc retrouvés dans l'obligation de prendre des décisions qu'ils auraient peut-être préféré éviter. De plus, les guerres faisaient rage en Afghanistan et en Irak, et George W. Bush quittait ses fonctions, donc il y avait beaucoup d'autres actualités importantes et davantage médiatisées qui captaient l'attention du public, si bien que ces faits sont tout simplement tombés dans l'oubli."

"C'est donc formidable de pouvoir en reparler. C'est même, souvent, ce qui est merveilleux avec les histoires que l'on raconte, et le cinéma en particulier : la possibilité de mettre en lumière des histoires oubliées ou qui n'ont peut-être jamais reçu l'attention qu'elles méritaient." Au-delà des qualités qui lui sont propres, et qui sont nombreuses, Sur la route d'Omaha risque de vous faire découvrir des faits que vous ignoreriez totalement, et qui ne font que renforcer sa puissance.

Propos recueillis par Maximilien Pierrette à Deauville le 7 septembre 2025.

Pourquoi Paul Verhoeven ne supporte pas le genre qui a marqué sa carrière

"Je pense que les trois éléments les plus importants sur Terre, ce sont le sexe, la violence et la religion. On peut, peut-être se demander pourquoi on ne s'en inspire pas davantage" a un jour déclaré Paul Verhoeven. Des considérations que le cinéaste a largement mis en pratique dans ses sulfureuses premières oeuvres de sa carrière hollandaise, alors qu'il était encore bien loin de céder aux chants des sirènes hollywoodiennes.

Verhoeven était alors dans une situation aussi étrange qu'inconfortable : ses films avaient de plus en plus de succès, mais il avait de plus en plus de mal à trouver les financements, notamment auprès des commissions d'aides gouvernementales à la création artistique.

Parti aux Etats-Unis, son premier film tourné en langue anglaise est une coproduction américano-néerlando-hispanique, La Chair et le sang. Une expérience de tournage des plus douloureuses pour Verhoeven, qui trouva là son Apocalypse Now personnel, avant d'être propulsé deux ans plus tard au sommet du box office américain avec Robocop.

Le succès remporté par ce film culte et ses 53,4 millions de dollars de recettes dans le monde catapulte la carrière américaine de Paul Verhoeven. Avec une enveloppe de départ de 55 millions $, son film suivant, Total Recall, sera le film le plus cher que Verhoeven ait mis en scène jusque-là.

Enorme succès là aussi, avec cette fois-ci plus de 261 millions de dollars de recettes : la science-fiction est un genre qui semble lui porter chance, propulsant le cinéaste sur orbite. Du moins, jusqu'à ce que son brûlot incompris Starship Troopers ne se fracasse au Box Office, de même que les résultats décevants de son remake de L'homme invisible…

En avril 2002, le cinéaste avait accordé au site Ain’t It Cool News un entretien, dans lequel il révélait que sa femme avait dû le convaincre de jeter un nouveau coup d'œil au scénario d'Edward Neumeier et de Michael Miner pour RoboCop, car cela ne l'intéressait pas : "Franchement, je ne suis pas du tout un fan de science-fiction. Pour vous dire la vérité, je déteste la science-fiction" lâche-t-il.

Le scénario de RoboCop se trouvait en fait dans ma poubelle quand ma femme m’a convaincu d’y jeter un nouveau coup d’œil. Ce n’est qu’après avoir reconnu certains éléments qui m’ont rappelé Tom Puss in the Land of the Tin Men [NDR : un personnage de BD très fameux en Hollande, qui a les traits d'un chat blanc parlant, né en 1941] l’une de mes bandes dessinées préférées, que j’ai commencé à trouver ce scénario et ce film amusants".

Dans un entretien accordé au Guardian des années plus tard, en mai 2022, Verhoeven ne dira pas vraiment autre chose : "A l'origine, j'avais refusé le script du film, parce que c'était tellement éloigné de ce que j'avais pu faire en Hollande ! Plus tard, sur le plateau, j'ai été énormément aidé par le fait d'avoir un des scénaristes, Ed Neumeier, avec moi en permanence, m'empêchant de faire des bêtises".

Dès lors, pourquoi avoir accepté de faire des films de science-fiction s'il n'a aucune espèce d'intérêt pour le genre ? "Parce que tous les autres projets qu’on m’avait envoyés étaient encore pires. Même si Total Recall était un film de science-fiction, il était quand même bien meilleur que les autres navets qu’on m’avait envoyés. Il y a trois films américains auxquels je reste vraiment attaché : RoboCop, Basic Instinct et Starship Troopers. Les autres étaient nettement pires" confiait le cinéaste à Ain’t It Cool News.

Toujours est-il que Hollow Man sera le dernier film de la période américaine de Paul Verhoeven, qui reviendra en Europe et dans son pays natal pour y signer un très grand film en 2006, Black Book.

21 juillet 2026

Le Prestige fera son grand retour en 2027 sous une nouvelle forme

Le 15 novembre prochain, l'une des plus grandes réussites de Christopher Nolan fêtera ses vingt ans. Il s'agit du Prestige. À l'occasion de cet anniversaire, ce thriller porté à l'écran par Hugh Jackman, Christian Bale, Michael Caine ou Scarlett Johansson ressortira au cinéma... mais sous une nouvelle forme !

Aujourd'hui considéré par Colin Farrell comme le meilleur film de Christopher Nolan, Le Prestige a réussi une mission difficile : dépoussiérer la magie au cinéma. Si vous ne l'avez pas encore vu ou que vous voulez redécouvrir la scène finale à couper le souffle, c'est bientôt possible. En effet, le film deux fois nommé aux Oscar va être reprogrammé dans plusieurs salles à l'occasion de son vingtième anniversaire. La date de ressortie est prévue le 21 janvier 2027.

Mais avant d'offrir ce beau cadeau aux spectateurs du monde entier, le film tourné au format 35 mm doit avant tout être retravaillé. En effet, il subit actuellement une conversion sur pellicule 70 mm. Dans une interview accordée à THR, Christopher Nolan a révélé : "Wally Pfister (qui est le directeur de la photographie, NDLR) l'a tourné en anamorphique sur 35 mm, et son travail est incroyable", avant de préciser que le film "sera absolument magnifique une fois agrandi à 70 millimètres". Le processus de conversion devra démarrer dans les prochains jours.

Souvenez-vous, dans ce thriller psychologique qui se déroule à la fin du XIXe siècle, à Londres, deux magiciens, Robert Angier (joué par Hugh Jackman) et Alfred Borden (incarné par Christian Bale), jadis complices s'efforcent à se détruire en utilisant les plus noirs secrets de leur art.

Dans quelques mois, vous pourrez donc (re)suivre la sombre rivalité de ces deux illusionnistes, mais sous un nouveau format. En effet, si le format "standard" du cinéma est le 35mm, le 70mm offre une résolution plus élevée : plus de largeur, plus de netteté, et surtout plus de précision sur l'image. Pour simplifier, plus le format est grand, meilleure est la qualité de l'image. Tout comme Quentin Tarantino, Christopher Nolan est un adepte du format 70 mm, la preuve avec le film L'Odyssée. Et on a déjà hâte de voir le résultat avec Le Prestige !

Le Prestige, au cinéma le 21 janvier 2027.