03 juin 2026

27 ans après le film fantastique de Tim Burton, Sydney Sweeney sera la star d'un nouveau Sleepy Hollow

Vingt-sept se sont écoulés depuis l'adaptation de Sleepy Hollow par Tim Burton, avec Johnny Depp et Christina Ricci. Si la nouvelle de Washington Irving a inspiré de nombreuses œuvres, dont une série, Sydney Sweeney s'apprête à ressusciter la légende du cavalier sans tête.

La star d'Euphoria et de La Femme de ménage sera l'héroïne du film Hollow, scénarisé et réalisé par Lindsey Anderson Beer (Sierra Burgess Is a Loser). L'actrice sera également productrice du projet à travers sa nouvelle société de production Honey Trap.

Hollow est en réalité l'adaptation du premier roman de la scénariste et réalisatrice Lindsey Anderson Beer. Les droits de l'ouvrage ont été achetés avant même sa publication, prévue pour le moment pour l'automne 2027.

Selon le média Deadline, Hollow est une "réinterprétation audacieuse" de La Légende de Sleepy Hollow, racontée du point de vue de Katrina Van Tassel. "Revisitant l'une des héroïnes les plus emblématiques de la littérature, le roman présente Van Tassel non comme un trophée romantique, mais comme la figure centrale d'un mystère dangereux et d'un triangle amoureux surnaturel envoûtant. L'histoire mêle atmosphère gothique, intrigue psychologique et éléments de thriller érotique dans une réinvention contemporaine et conceptuelle du conte classique."

Le personnage de Katrina Van Tassel sera incarné par Sydney Sweeney. Elle succède notamment à Christina Ricci qui avait interprété l'héroïne dans le film de 1999.

Sydney Sweeney sera avant tout à l'affiche de la suite de La Femme de ménage, dont la sortie est d'ores et déjà datée pour le 15 décembre 2027. L'actrice donnera la réplique à Kirsten Dunst.

Mort à 44 ans de l'acteur Owain Rhys Davies

Le comédien Owain Rhys Davies, vu notamment dans la 3ème saison de Twin Peaks, est décédé brutalement le 27 mai dernier à l'âge de 44 ans. Son frère, Rhodri Davies, a annoncé la triste nouvelle sur Instagram, relayée par les médias américains. Il était également apparu dans la série culte The OA.

"C’est avec une profonde tristesse que mon père et moi vous annonçons le décès de mon frère, Owain. Cette nouvelle sera un choc pour beaucoup. Bien que des questions demeurent quant aux circonstances de son décès, nous comprenons à ce stade qu'Owain est décédé subitement, de causes naturelles et paisibles", a déclaré Rhodri Davies.

Né le 20 février 1982 à Cardiff, Owain Rhys Davies débute sa carrière à l’écran en 2001. Il est principalement connu pour son rôle de l’agent Wilson dans trois épisodes de la série Twin Peaks, lors de son retour à la télé en 2018. L’acteur a également joué dans la série Netflix The OA. Parmi ses autres apparitions notables figurent le film Alice de l'autre côté du miroir (2016) et A Serial Killer's Guide to Life (2019).

"L'amour, l'amitié et la générosité d'Owain touchaient un très large public. Le flot de messages que nous avons reçus ces derniers jours nous a profondément émus et témoigne de l’impact qu’il a eu sur tant de vies. Nous savons que cette perte sera ressentie par un très grand nombre de personnes, et nous trouvons du réconfort en sachant à quel point il était aimé", a indiqué la famille du comédien.

"Nous tenterons de vous communiquer davantage d’informations en temps voulu, à mesure que nous en saurons plus et que nous commencerons à organiser les funérailles. En attendant, nous vous demandons de bien vouloir respecter notre vie privée alors que nous essayons d’accepter cette perte dévastatrice et que nous nous soutenons mutuellement pour affronter les jours à venir", ont déclaré les proches du défunt.

L'actrice Joanne Froggatt, connue pour son rôle dans Downton Abbey, lui a rendu un vibrant hommage. "Les mots me manquent pour exprimer ce que je ressens. Je suis profondément désolée de votre perte et de la douleur que vous devez ressentir", a-t-elle écrit sur Instagram.

"Je suis anéantie par la perte de notre cher ami. Il était plus qu'un ami, il était la joie, la vie, le talent, la gentillesse, le plaisir et l'intelligence. Il était tout pour moi, et je n'arrive pas à croire que nous ne pourrons plus jamais le serrer dans nos bras."

Owain Rhys Davies venait de fêter ses 44 ans le 20 mai dernier.

Découvrez Saccharine, dès maintenant au cinéma

Révélée par Relic, premier long-métrage qui transformait la peur de la perte et du vieillissement en une expérience profondément troublante, la cinéaste Natalie Erika James continue d’explorer les zones les plus intimes de l’angoisse. Après un passage par l’univers surnaturel avec Apartment 7A, préquel du classique Rosemary’s Baby, la réalisatrice australienne revient avec Saccharine, un nouveau cauchemar où l’obsession du corps devient source de terreur.

Hana, une étudiante en médecine mal dans sa peau, se met à consommer une étrange gélule pour perdre du poids, libérant une force surnaturelle qui envahit progressivement son quotidien…

La force de Saccharine réside avant tout dans la crédibilité de son récit, mais aussi dans celle de son héroïne. Hana s’éloigne en effet des figures habituelles du cinéma d’épouvante : elle n’est ni une simple victime, ni un personnage guidé uniquement par ses émotions. Brillante dans ses études, intelligente et profondément humaine dans ses fragilités, elle se révèle complexe, tiraillée entre lucidité et vulnérabilité.

Une nuance que Midori Francis porte avec justesse, livrant une interprétation habitée qui rend chacun de ses choix, même les plus extrêmes, étonnamment crédibles.

Mal dans sa peau et persuadée que quelques kilos en trop l’empêchent de s’épanouir, elle s’enfonce peu à peu dans une obsession destructrice : régimes miracles, défis minceur qui envahissent Instagram et promesses de transformations spectaculaires… Autant de solutions qui semblent fonctionner pour les autres, mais jamais pour elle.

Sa vie prend un tournant inattendu lorsqu’elle recroise une ancienne amie. Autrefois obèse, celle-ci affiche désormais une silhouette métamorphosée et révèle à Hana le secret de sa perte de poids fulgurante : une mystérieuse gélule introuvable sur le marché et dont le prix exorbitant de 5 000 dollars laisse déjà planer quelques soupçons… Elle lui propose de constater ses effets par elle-même en lui offrant deux capsules.

Mais Hana n’est pas dupe et décide, avant de les avaler, d’analyser leur composition. Elle fait alors une découverte glaçante : ces gélules sont fabriquées à partir de cendres humaines. Une révélation qui aurait dû tout arrêter, mais qui ne fait au contraire qu’ouvrir la porte à quelque chose de bien plus inquiétant… Prête à tout pour poursuivre sa transformation, Hana commence alors à prélever secrètement des fragments d’os sur un cadavre lors de ses cours d’anatomie. Les kilos s’envolent et les résultats dépassent rapidement ses espérances. D’abord fascinée, puis euphorique face à sa métamorphose, Hana se laisse progressivement hanter par une présence inquiétante, portée par une faim insatiable qui menace peu à peu de dévorer sa propre existence…

Là où Saccharine se démarque, c’est dans sa capacité à mêler les codes du body horror à des préoccupations profondément contemporaines. Natalie Erika James ne fait pas de la transformation physique un simple élément de scénario, mais bien une source permanente d’inconfort. Le corps d’Hana devient progressivement le reflet de ses obsessions, de ses frustrations et de sa quête maladive de perfection.

Le film s’approprie ainsi plusieurs codes emblématiques du genre : certaines séquences plongent dans une horreur physique viscérale, notamment lorsque Hana manipule et mutile le corps d’un défunt avec une froide détermination, à la fois au scalpel et à mains nues. D’autres jouent davantage sur le malaise psychologique, comme ces scènes où elle se gave de nourriture, filmées au ralenti : un choix de mise en scène qui transforme un geste quotidien en moment profondément dérangeant.

Mais Saccharine ne se limite pas à l’horreur corporelle. Le film emprunte également plusieurs codes propres aux récits de fantômes : apparitions troublantes, présences qui semblent hanter le personnage et sentiment grandissant qu’elle n’est plus totalement seule. À mesure que son obsession grandit, la frontière entre réalité, culpabilité et surnaturel devient de plus en plus floue. L’horreur surgit alors autant des images les plus viscérales que de cette impression persistante que quelque chose d’invisible rôde dans l’ombre. En convoquant le motif du fantôme, Saccharine le modernise et en fait le symbole d’une faim dévorante qui ne lâche jamais sa proie.

« Saccharine est l'aboutissement de mes propres réflexions personnelles, explorées à travers le prisme de l'horreur. C'est un regard intime sur le combat d'une femme avec son image corporelle, son estime de soi et ses pulsions dictées par la honte », confie la réalisatrice sur son projet.

Cette approche fonctionne d’autant mieux que Saccharine ancre son horreur dans des peurs bien réelles et partagées par un grand nombre de personnes. Les réseaux sociaux, les injonctions à l’apparence et les promesses de transformations miraculeuses existent déjà autour de nous. Le film pousse simplement cette logique à son point de rupture, jusqu’à transformer une aspiration familière en véritable cauchemar. L’horreur ne surgit pas uniquement des images les plus brutales, mais aussi de cette sensation progressive qu’une obsession apparemment banale est en train de prendre une ampleur incontrôlable. Saccharine prolonge alors le courant ultra dynamique du cinéma de body horror féminin après des œuvres extrêmement remarquées comme Grave, Titane, The Substance ou encore The Ugly Stepsister.

Après avoir examiné les ravages de la démence sénile en s’inspirant de la maladie de sa grand-mère dans Relic, la cinéaste australienne explore une nouvelle fois ses propres traumas en s’attaquant à la représentation du corps féminin dans l’espace public, à la poursuite d’une perfection illusoire dictée par des normes discriminantes et une pression héritée des réseaux sociaux, mais aussi des biais imposés par l’héritage familial.

Une expérience qu’elle a directement projetée sur son héroïne : « J’ai grandi avec des parents qui se situaient aux deux opposés du spectre dans leur rapport au corps et leur relation à la nourriture. D’un côté, mon père luttait contre une véritable addiction alimentaire. Ma mère, presque en réaction à cela, était extrêmement stricte sur son régime et très soucieuse de sa santé (...). J’ai grandi avec beaucoup d’idées fausses sur l’image corporelle, comme c’est le cas pour beaucoup d’entre nous. Il m’a fallu beaucoup de temps pour déconstruire tout cela, et l’idée du film est née de ce cheminement vers la guérison. »

Le genre horrifique permet ici une liberté immense pour dénoncer, extérioriser ses tourments grâce à des images chocs et sans équivoque. « C’est extrêmement libérateur de pouvoir utiliser une imagerie surréaliste pour extérioriser, par l'horreur, ce qui relève de l'intime, » conclut la cinéaste.

Avec Saccharine, Natalie Erika James confirme sa capacité à transformer des peurs profondément intimes en expériences horrifiques troublantes. Entre body horror, surnaturel et critique des injonctions contemporaines, le film pourrait bien vous faire regarder les solutions miracles d’un tout autre œil…

Bouchra : une autofiction animée et bouleversante… portée par une galerie d’animaux

Bouchra, 35 ans, cinéaste marocaine installée à New York, est paralysée par la peur de la page blanche. Un appel de sa mère depuis Casablanca ravive souvenirs et émotions enfouis. Au fil de leur échange, doux et fragile, une brèche s’ouvre, les images reviennent, les désirs aussi.

Premier long-métrage de Meriem Bennani et Orian Barki, Bouchra apparaît comme une œuvre profondément personnelle, puisant directement dans l’histoire d’une des co-scénaristes. Au travers d’un récit délicat et singulier, Bouchra suit le parcours d’une coyote vivant à New-York, réalisatrice et lesbienne qui tente, avec son prochain projet cinématographique, de se raconter à ses proches. Les deux cinéastes expliquent avoir principalement travaillé sur des documentaires ou avec des non-acteurs jouant leur propre rôle, “donc intégrer [leurs] vies dans un film [leur] a semblé un élan naturel”, raconte Meriem Bennani. 

Cette volonté d’ancrer l'œuvre dans le réel se ressent d’autant plus dans les échanges téléphoniques entre Bouchra et sa mère. “Ce n’est qu’un an après le début de la production que nous avons intégré les appels téléphoniques avec ma mère. Rien de ce que nous avions écrit ne semblait aussi nuancé et fort que ces conversations”, explique Meriem Bennani. Cette approche confère au long-métrage une authenticité bouleversante, comme si la frontière entre fiction et documentaire s’effaçait peu à peu. 

Cette dimension intime irrigue alors l’ensemble du long-métrage. En effet, les deux cinéastes se sont investis dans chaque étape de la création, du scénario au montage, allant même jusqu’à prêter leur voix au personnage de Bouchra et de Yani, sa meilleure amie. Cette collaboration artistique semble ainsi nourrie par une proximité personnelle profonde. “Depuis que je connais Meriem, elle réalise des œuvres inspirées par sa famille et son foyer, confie Orian Barki. Sa mère joue dans beaucoup de ses films, mais jamais en tant qu’elle-même. J’avais le sentiment qu’un jour, elle voudrait faire un film sur leur relation. Je suis honorée qu’elle m’ait confié cette histoire”. À travers cette création à quatre mains, Bouchra apparaît alors comme une œuvre profondément intime, mais aussi résolument ouverte aux autres et au partage des émotions. 

Au-delà du récit du coming-out, l'œuvre cherche surtout à capter la complexité des liens affectifs. Plutôt que de reposer sur un affrontement frontal, Bouchra construit une tension plus diffuse, presque silencieuse. L'œuvre privilégie alors la délicatesse, explorant autant l’amour, la tendresse et l’attention qui circule dans les relations que les distances, les non-dits et les silences qui les traversent.

Dans la continuité de leur web-série 2 Lizards, qui retraçait avec justesse et ironie des anecdotes de confinement lié au Covid-19 contées par des animaux anthropomorphes, les réalisatrices ont de nouveau choisi de donner vie à une faune hybride et expressive. Ce choix esthétique ne relève pas seulement du jeu visuel, mais permet aussi de traduire les contradictions intérieures des personnages. “Bouchra est quelqu’un qui cherche à plaire à tout le monde, toujours maîtresse d’elle-même, mais elle porte en elle des émotions intenses et de la rage. Nous avons donc pensé qu’un coyote rendrait bien cette tension. C’est un animal sauvage qui a l’air domestiqué”, explique Orian Barki. D’une certaine manière, l’univers graphique de Bouchra semblait déjà en germe dans leurs précédentes créations. 

L’animation devient ainsi bien plus qu’un simple dispositif formel : elle accompagne les émotions du personnage et enrichit son rapport au monde. “L’animation est aussi un excellent moyen de créer à la fois une proximité et une distance avec Bouchra, alors qu’elle évolue dans des mondes, des langues et des situations multiples”, précise Meriem Bennani. Entre douceur et mélancolie, humour et vulnérabilité, Bouchra semble alors dessiner le portrait d’une héroïne en quête de sa propre place, tout en invitant le spectateur à pénétrer dans une intimité profondément universelle. 

Cette approche donne naissance à une œuvre visuellement saisissante. Les personnages sont conçus pour paraître réels, comme s’il suffisait de tendre la main pour effleurer leur peau et leur fourrure. Grâce à des expressions faciales subtiles, ils expriment des émotions complexes et nuancées. Dès lors, l’animation devient un véritable langage émotionnel, un moyen de raconter des histoires pleines de finesses.

Drôle, délicat et profondément touchant, Bouchra s’impose comme une œuvre d’animation singulière, à découvrir dès maintenant au cinéma.

Le nouveau défi de Juliette Binoche ! Un documentaire sur la danse, parrainé par Robert Redford

En 2007, l’actrice française Juliette Binoche et le danseur et chorégraphe britannique Akram Khan décident de se lancer dans une aventure artistique inédite : Akram veut jouer, Juliette souhaite danser. Ensemble, ils vont écrire et créer IN-I, un spectacle qui les poussera à se dépasser. Avec ce premier film en tant que réalisatrice, Juliette Binoche propose au spectateur d'entrer dans l’intimité de la création, révélant les épreuves, les joies, les doutes qui mènent des répétitions au spectacle final. 120 représentations seront données à travers le monde

Un an après avoir été la Présidente du jury du Festival de Cannes, Juliette Binoche se dévoile dans un projet singulier. En nous est un documentaire sur les coulisses d'une création qu'elle a elle-même réalisé. C'est la première fois qu'elle passe à la mise en scène d'un projet.

Lors d'une avant-première parisienne, Juliette Binoche a raconté la genèse du projet. "Toute cette aventure, elle vient de trois lettres qui sont : O-U-I, « oui ».

L'actrice raconte qu'un jour, lors d'une séance de massage, sa masseuse lui demande : "« Est-ce que tu veux danser ? » Et moi, j'ai dit comme ça : « Oui. »"

Juliette Binoche poursuit : "À la fin du massage, elle me dit : « Voilà, j'aimerais t'inviter à un spectacle d'Akram Khan, parce que mon mari est producteur d'Akram, et juste voir si tu aimes ce spectacle. » Donc, j'ai été voir le spectacle et, à la fin, j'ai rencontré Akram qui m'a dit : « Est-ce que ça te dirait de passer deux jours dans un studio et voir si éventuellement on pourrait faire quelque chose ensemble, si ça t'intéresserait qu'on fasse une co-création, quelque chose ? ». A la fin de mon tournage, on a passé deux jours dans un studio."

Juliette Binoche raconte comment Akram Khan l'a ensuite entrainé dans son univers, face à un miroir. "Il me dit : « suis-moi et imite-moi. » Donc, je l'ai imité pendant cette espèce d'exercice. À la fin, j'ai dit à Akram : « En fait, c'est super, mais ce n'est pas tout à fait ça que j'ai envie de faire. Moi, j'ai envie d'être dans un mouvement, de créer sans être danseuse. Comment on invente un mouvement qui n'est pas celui de la danseuse, mais de l'actrice ? »

Et donc, ça, ça l'a intéressé. On s'est dit à la fin de ces deux jours : « OK, on se voit dans deux ans. » Et le début du film se passe deux ans après ce premier rendez-vous."

Elle poursuit : "Nous n'avions pas de sujet prémédité pour le spectacle, et on était chacun tout à coup débutants. Parce que lui avait envie de jouer, et moi, j'avais envie, pas de danser parce que je n'étais pas danseuse, mais de créer un mouvement à partir de l'actrice que je suis.

Et de conclure : "L'idée de ce film, c'est que vous soyez, à la fin de tout ça, créateur d'un truc que vous avez toujours rêvé de faire mais que vous n'avez jamais pu faire... C'est l'idée d'éclairer des possibilités, parce qu'on en a tous, et que la vie vaut d'être vécue quand on va dans des zones nouvelles, un peu risquées, mais qui font qu'on exprime une partie de soi-même qu'on ne connaissait pas. C'est la découverte de soi à travers une forme artistique."

Précisons qu'En nous a pu compter sur le parrainage d'un très grand acteur quelques années avant sa disparition, Robert Redford ! En 2009, la star américaine est venue assister à une représentation du spectacle que l'on voit dans En nous, "In-I", à New York et a suggéré à Juliette Binoche de faire un film de ce spectacle. Cette dernière a alors demandé à sa sœur, Marion Stalens, de filmer les sept dernières dates de la tournée d’In-I, à Paris. L’actrice française avait la conviction que ces images allaient, un jour, donner un film mais sans savoir ni quand, ni comment.

Au cours des années qui ont suivi, la comédienne a beaucoup tourné et n’a pas forcément trouver le temps pour s’atteler à la réalisation de ce projet qui lui tenait tant à cœur. Mais en mai 2023, sa rencontre avec des producteurs et des financiers a permis d'accélérer les choses. C'est ainsi qu'En nous a commencé à voir le jour...

Propos recueillis à Paris, le mercredi 20 mai 2026, lors d'une avant-première Pathé Fondation BNP Paribas

02 juin 2026

Disparition de Lyhanna dans le Gers : M6 bouleverse l’émission de Julien Courbet, Appel à témoins

C'est un programme présenté par Julien Courbet qui a vu le jour en juin 2021 sur M6. Il s'agit d'"Appel à témoins", diffusé en partenariat avec les ministères de l'Intérieur et de la Justice. À chaque numéro, plusieurs affaires sont évoquées. Cela peut être une disparition, un meurtre ou encore un suicide. Objectif pour le présentateur de 61 ans : tenter de rassembler le maximum de témoignages afin de faire évoluer l'enquête. Un ultime espoir pour les familles et les proches des victimes qui, depuis des mois voire des années, vivent dans la douleur, la colère et l'incompréhension.

Ce mardi 2 juin, l'émission est particulièrement attendue. Et pour cause… À partir de 21h10, Julien Courbet évoquera une affaire qui trouble les Français depuis 2011 : l'affaire Xavier Dupont de Ligonnès. Cela fait quinze ans maintenant que sa femme Agnès et leurs quatre enfants ont été retrouvés morts sous la terrasse de leur maison à Nantes. Cela fait quinze ans aussi que le père de famille demeure introuvable. Ce nouveau numéro d'"Appel à témoins" dévoilera alors "de nouveaux éléments qui pourraient totalement rebattre les cartes".

Par ailleurs, deux autres affaires doivent être évoquées lors de cette soirée : la mort mystérieuse de Christiane Commeau près de Lyon en 2004 et la mort suspecte de Christian Abraham disparue en février 2024 avant que son corps ne soit retrouvé caché sous un amas de feuilles près de Toulouse. Mais, ça, c'était le programme avant qu'une tragique affaire ne vienne secouer les habitants du Gers. Voilà quatre jours désormais que la jeune Lyhanna n'a pas donné de nouvelles.

Vendredi dernier, aux alentours de 15 heures, la collégienne de 11 ans a quitté son établissement alors qu'elle était censée terminer les cours deux heures plus tard. Ne la voyant pas revenir à la maison, ses parents ont alors donné l'alerte. Depuis, aucune trace de l'adolescente alors qu'un suspect a été mis en examen et placé en détention provisoire. Il s'agit d'un homme de 41 ans qui n'est autre que le père de la meilleure amie de Lyhanna.

À Fleurance dans le Gers et aux alentours, les recherches se poursuivent ce 2 juin et l’inquiétude grandit évidemment. Dans ce contexte, Julien Courbet a annoncé à la mi-journée qu'il consacrerait une partie de son "Appel à témoins" à la disparition de Lyhanna. "Ce soir, actualité oblige, nous lancerons en direct un appel à témoins pour la petite Lyhanna. Ça ne donnera peut-être rien mais ça vaut le coup d’essayer", a-t-il écrit sur X (anciennement Twitter).

Pierre-Jean Chalençon scandalise avec ses propos sur Carla Bruni

Une nouvelle polémique secoue Pierre-Jean Chalençon. L’ancien visage d’Affaires conclues, déjà au cœur de nombreuses controverses ces derniers mois, fait une fois encore parler de lui après des déclarations très virulentes visant Carla Bruni-Sarkozy. Des propos tenus dans une interview accordée au média indépendant The News et qui, depuis leur diffusion, provoquent de vives réactions sur les réseaux sociaux comme dans les sphères médiatiques.

Habitué aux prises de position fracassantes, le collectionneur passionné d’objets napoléoniens semble multiplier les sorties polémiques. Pierre-Jean Chalençon s’est retrouvé une nouvelle fois au centre des critiques. Cette fois, c’est l’ancienne Première dame qui se retrouve indirectement prise pour cible dans une interview. Interrogé sur Nicolas Sarkozy et son entourage, Pierre-Jean Chalençon a d’abord multiplié les insinuations sur Carla Bruni-Sarkozy, qu’il décrit à travers des propos particulièrement crus et dévalorisants.

Il évoque notamment, sans apporter d’élément concret, une réputation supposée qu’elle aurait selon lui dans certains cercles parisiens. “Quant à M. Nicolas Sarkozy, je pense qu'il a une femme qui est très connue dans Paris pour aimer les choses comme ça. C'est quand même une libertine”.

Dans la foulée, le collectionneur poursuit avec une série de formules insultantes, assumant publiquement son langage provocateur et sa volonté de “dire les choses” à sa manière. “Moi j'en ai marre, je dis les choses parce que ça va. Un chat, un chat. Une pute, c'est une pute. Un con, c'est un con. Un escroc, c'est un escroc.” Des déclarations qui ont immédiatement choqué de nombreux internautes et observateurs.

Maëva Coucke opérée en urgence

Avant même de savourer pleinement la victoire du PSG en Ligue des champions, le week-end de Maëva Coucke a brusquement pris une tournure bien moins festive. L’ancienne Miss France, célibataire, grande supportrice du club parisien, a vécu un ascenseur émotionnel inattendu entre euphorie sportive et passage par l’hôpital. Une situation qu’elle a elle-même documentée auprès de ses abonnés, laissant apparaître une certaine lassitude face à un problème de santé qui la poursuit depuis de longs mois.

Samedi 30 mai 2026, Maëva Coucke avait pourtant tout pour passer une soirée mémorable. Présente au Parc des Princes pour suivre la retransmission de la finale de Ligue des champions opposant le Paris Saint-Germain à Arsenal, Miss France 2018 n’a pas caché son enthousiasme face au sacre du club parisien. Installée dans les tribunes, elle a célébré la victoire avec les supporters.

Mais quelques heures après, l’ambiance était tout autre. Sur Instagram, la jeune femme a révélé avoir dû retourner à l’hôpital en raison d’une complication liée à son doigt. Quelques heures avant le coup d’envoi du match, elle avait déjà expliqué en story être passée par les urgences à cause de points de suture infectés. Un problème médical qui semblait suffisamment préoccupant pour nécessiter une intervention rapide. Le lendemain, dimanche 31 mai, elle partageait une image prise depuis sa chambre d’hôpital, accompagnée d’un message sans détour : “Après la fête, la défaite… Je suis de retour à l’hôpital à cause de mon doigt”.

Très vite, Maëva Coucke a donné davantage de détails sur la suite des événements. En tenue médicale bleue, avec un imposant bandage sur l’index droit, elle s’est photographiée juste avant son intervention chirurgicale. “Direction le bloc. Je suis soûlée”, a-t-elle écrit, visiblement fatiguée par cette situation qui semble durer bien plus longtemps qu’elle ne l’aurait imaginé.

Patrick Poivre d'Arvor : deux nouvelles plaintes pour agressions sexuelles relancent l'enquête

Ancien visage emblématique du 20 Heures de TF1, aujourd’hui âgé de 77 ans, Patrick Poivre d'Arvor est de nouveau rattrapé par la justice. Deux femmes ont récemment déposé plainte pour agressions sexuelles contre le journaliste, des démarches confirmées par le parquet de Nanterre.

Ces nouvelles plaintes, avec constitution de partie civile, s’ajoutent à un dossier déjà lourd et portent à treize accusations de viols et d’agressions sexuelles examinées par un juge d’instruction. Mis en examen pour un viol présumé de 2009 dénoncé par Florence Porcel, Patrick Poivre d'Arvor conteste l’intégralité des faits qui lui sont reprochés et demeure présumé innocent.

Selon RTL, les deux nouvelles plaignantes disent avoir été victimes en 2001 pour l’une, et en 2011 pour l’autre. En 2001, Patrick Poivre d'Arvor présentait encore le 20 Heures de TF1, en 2011 il animait toujours plusieurs émissions de télévision. Les deux femmes avaient une vingtaine d’années et l’auraient rencontré dans un cadre professionnel, sans que les circonstances précises ne soient détaillées à ce stade.

À l’époque, la prescription des agressions sexuelles était de trois ans après les faits, elle est aujourd’hui de six ans. Malgré ce délai écoulé, les avocates des plaignantes estiment que le principe de sérialité doit s’appliquer dans le dossier Patrick Poivre d'Arvor, chaque nouvelle plainte étant susceptible d’interrompre la prescription de la précédente.

Corinne Herrmann et Sonia Kanoun, avocates de plusieurs femmes impliquées dans ce dossier, rappellent que ce mécanisme a déjà été retenu dans des affaires de criminels en série comme Michel Fourniret et Émile Louis. Elles n’ont cependant pas souhaité s’exprimer publiquement sur ces deux nouvelles plaintes.

L’information judiciaire, ouverte à Nanterre après la plainte de Florence Porcel, a déjà donné lieu à de nombreuses auditions. Lors de l’enquête initiale en 2021, environ 23 femmes avaient été entendues et entre 9 et 12 plaintes déposées, en grande partie classées pour prescription avant qu’une décision de la cour d’appel de Versailles n’autorise l’examen de certains faits plus anciens.

D’après RTL, toutes les plaignantes déjà identifiées, à l’exception des deux dernières, ont été entendues ces derniers mois par le juge d’instruction. Prochain jalon attendu : l’audition, jugée très probable, de Patrick Poivre d'Arvor lui-même à Nanterre, avec à la clé une éventuelle nouvelle mise en examen si plusieurs faits sont jugés suffisamment caractérisés.

Sollicitée par RTL, l’avocate de Patrick Poivre d'Arvor, Jacqueline Laffont, n’a pas souhaité répondre. Le journaliste, qui a quitté le JT depuis plus d’une décennie, maintient sa contestation des accusations et bénéficie pleinement de la présomption d’innocence.

Michel Drucker met en garde contre une usurpation d’identité produite avec l’IA

Michel Drucker a rejoint la liste des célébrités dont l’image a été usurpée par des escrocs qui ont eu recours à l’intelligence artificielle (IA). L’animateur de Vivement dimanche a adressé un message à ses abonnés sur Instagram en début de semaine, les prévenant dans ses Stories d’un « compte fake » utilisant son image et sa voix pour vendre de prétendus médicaments.

« Attention compte fake : on utilise mon image et ma voix pour la vente d’un médicament antidouleurs articulaires », a-t-il écrit sur le réseau social, comme l’a repéré le journaliste de l’AFP Jean-François Guyot, qui a partagé une capture d’écran du message sur X. Michel Drucker, qui oscille « entre sourire et tristesse » devant « cette arnaque », ne souhaite pas que ses fans se fassent « avoir ». Pour couper court à l’arnaque, l’animateur de 83 ans n’a pas hésité à dévoiler le nom de la société qui vantait ces produits, Health Bridge. Une véritable « poudre de perlimpinpin » selon lui !

Près d’un an plus tôt, l’ancienne Miss France Marine Lorphelin, devenue médecin, a fait circuler le même message sur Instagram, demandant l’aide du public pour contre des « fake » lui portant « préjudice » tout autant que le public. Il faut dire que la cybercriminalité fait de plus en plus de victimes avec l’essor de l’IA, qui entraîne notamment des vols effectués par des brouteurs se faisant passer pour des célébrités afin de dérober de l’argent aux fans.

L’an dernier, le cas d’Anne, une quinquagénaire qui a révélé à l’émission Sept à Huit qu’elle s’était fait arnaquer plus de 800.000 euros par des brouteurs se faisant passer pour Brad Pitt sur les réseaux sociaux, a secoué la Toile. Depuis, d’autres cas similaires ont été signalés, et une entreprise américaine a estimé à 4,5 milliards d’euros le coût total des pertes provoquées par ce type de piratages en 2025.