25 juin 2020

Yu Yu Hakusho : le shônen culte débarque sur ADN

Un nouvel anime rejoint dès aujourd’hui le catalogue de la plate-forme ADN et bien plus qu’une simple série culte, il s’agit tout simplement d’une œuvre fondatrice dans l’histoire du shônen ! C’est dire tout l’importance que revêt Yu Yu Hakusho, adaptation du manga éponyme de Yoshihiro Togashi (Hunter x Hunter), qui reste considérée encore à ce jour comme l’une des œuvres les plus populaires à travers le monde, mais également comme l’une des meilleures séries de baston de tous les temps !

S’il est courant que le protagoniste d’un shônen soit un héros vaillant au coeur pur, Yu Yu Hakusho joue dès le point de départ de l’histoire la carte de l’originalité en choisissant pour personnage principal un "furyô", nom donné au Japon aux adolescents marginaux très souvent représentés la cigarette à la bouche et coiffés d’une banane évoquant les gangs américains des années 50. Mais s’il a l’apparence d’un voyou irrécupérable, Yusuke – le protagoniste de la série – va très vite révéler sa nature en sacrifiant sa propre vie pour sauver celle d’un enfant. Un acte héroïque et surtout inattendu, qui va pousser Enma Jr. à qui revient de diriger les défunts vers le paradis ou l’enfer, à lui offrir une seconde chance et de le ressusciter, à la condition qu’il remplisse plusieurs missions en son nom.

De retour à la vie, Yusuke devient alors une sorte de détective du monde des esprits, et se voit confié par Enma une nouvelle mission consistant à mettre la main sur trois démons surpuissants ayant dérobé des objets appartenant au monde des ténèbres. Dans ses combats, il ne sera néanmoins pas seul puisqu’il sera épaulé par Botan, la passeuse d’âmes qui l’accompagne dans le royaume des morts, mais également d’alliés puissants comme Kuwabara, camarade de classe de Yusuke, Kurama, réincarnation d’un ancien démon renard, et enfin Hiei, redoutable combattant doté d’un sabre.

On l’aura compris, Yu Yu Hakusho est tout sauf un shônen comme les autres : outre son originalité, c’est très certainement sa capacité à se renouveler continuellement qui a permis à la série de connaître le succès, une caractéristique que l’on pourrait également attribuer à Hunter x Hunter, l’autre manga culte signé Yoshihiro Togashi. "Le titre est arrivé à une époque d'essor pour le shonen. Les codes modernes viennent d'être posés par Dragon Ball, Saint Seiya, Slam Dunk ou encore Jojo's Bizarre Adventure et Yu Yu Hakusho rebondit bien sur l'engouement pour le genre. S'il est sorti du lot, ce n'est pas tant pour son originalité que par sa qualité d'écriture. D'ailleurs les premiers tomes ne versent pas tout de suite dans les combats et on a des histoires assez mignonnes mêlant enquêtes, mélancolies et humour." développe pour nous le journaliste spécialisé Pa Ming Chiu (AnimeLand, Anime News Network, Animascope)

Produite par le studio Pierrot (également connu pour avoir donné vie ensuite aux aventures de Naruto), la série animée Yu Yu Hakusho reste aujourd’hui très appréciée, malgré des images certes datées, mais tojours aussi efficaces grâce notamment à des scènes de combats de qualité, mais également à une bande-originale particulièrement mémorable, en particulier le générique d’ouverture Smile Bomb qui reste une des références du genre. Seule ombre au tableau, Yu Yu Hakusho s’est essentiellement fait connaître en France pour son manga (édité chez Kana), puisque la série animée n’a jamais été diffusée par le Club Dorothée malgré l'obtention des droits de retransmission ; après quelques éditions VHS qui ne trouvent pas leur public, l’anime finit pourtant par trouver le succès dans l’hexagone au cours des années 2000 grâce à la parution d’intégrales en DVD mais aussi par sa diffusion sur les chaînes du câble.

Le célèbre magazine de pré-publication Weekly Shônen Jump connut son âge d’or au début des années 90, grâce notamment au succès de ses séries phares toutes déclinées en anime eux aussi plébiscités par le public. Trois mangas ont notamment tiré leur épingle du jeu et contribué à ce tirage record qui ne sera jamais plus égalé : Dragon Ball, Slam Dunk et Yu Yu Hakusho donc. Parmi ce trio magique, Yu Yu Hakusho demeure certes la moins connue à travers le monde, un constat qui n’entrave rien à son immense popularité. "Il fait en effet partie des titres de l'Âge d'or et a été un fier représentant de la ligne éditoriale qui mettait en avant les valeurs de l'amitié et de la victoire par l'effort" précise Pa Ming Chiu.

Totalisant 50 millions d'exemplaires vendus à travers le monde, pour à peine 19 tomes parus (à titre comparatif, Dragon Ball en totalise 42 et Slam Dunk 31), Yu Yu Hakusho est également la première série de ce trio magique à avoir été arrêtée, le 25 juillet 1994. Et bien que Yoshihiro Togashi ait par la suite connu d'autres succès avec ses mangas Level E (3 tomes) et Hunter x Hunter (36 tomes, toujours en parution), on constate que la popularité de Yu Yu Hakusho ne s'est jamais démentie, bien au contraire, qu'il s'agisse par le biais de ventes de produits d'objets dérivés, par la production de jeux vidéo dérivés de la franchise ou encore par la diffusion de longs métrages et OAV.

L’arrivée de Yu Yu Hakusho sur la plate-forme ADN est donc un événement tant pour les spectateurs nostalgiques qui auront à coeur de renouer avec ce monument du shônen, que pour les générations plus récentes qui auront pour la première l’occasion de découvrir cette œuvre fondatrice. Sa disponibilité sur la plate-forme constitue d'ailleurs selon Pa Ming Chiu la "bonne porte d'entrée pour découvrir la créativité de Togashi et sa façon de transcender des codes. (...) Beaucoup de titres similaires plus originaux sont sortis depuis, mais le charme de Yu Yu Hakusho reste intact à mes yeux."

La première partie de la série animée Yu Yu Hakusho est à retrouver dès à présent sur ADN; l'intégrale du manga (19 tomes) est à retrouver aux éditions Kana !

24 juin 2020

Nabilla : pourquoi elle est régulièrement sous perfusion

Paraît-il qu'il faut souffrir pour être belle, comme le dit l'adage. C'est bien connu, les célébrités ont régulièrement recours à des techniques étonnantes pour être belles, pour être minces ou encore pour ne pas vieillir. On se souvient notamment du vampire lift, cette technique de lifting rendue célèbre par Kim Kardashian qui consiste à se faire injecter son propre sang dans le visage. Après l'avoir elle-même testé, Nabilla Benattia a révélé à sa communauté virtuelle, mardi 23 juin, un autre de ses secrets de beauté.

L'ancienne candidate de télé-réalité a révélé qu'elle adepte des perfusions. Encore assez méconnue du grand public, cette pratique beauté Nabilla elle y a pourtant recours depuis quelques années, notamment quand elle vivait avec à Londres, et à Los Angeles. Comme le rapportent nos confrères de Purepeople, Nabilla a reçu chez elle la visite d'un médecin qui lui a injecté une perfusion de vitamines. Une procédure pour le moins étonnante que la maman de Milann a expliqué à ses abonnés sur Snapchat.

La jeune femme âgée de 28 ans a subi la perfusion, tout comme son époux Thomas Vergara. Sur le compte Snapchat de ce dernier, Nabilla a expliqué que les perfusions peuvent avoir plusieurs buts : faire pousser les cheveux, faire de l'anti-âge ou encore booster la libido. Comme elle l'a fait savoir, il suffit de faire des analyses et des prises de sang, puis une "perfusion sur mesure" sera créée en fonction des "déficiences", envies et besoins de chacun. À son tour, Thomas a pris la parole, et révélé que son épouse est "une spécialiste" car elle a recours à cette technique qui dure une heure et demie, "une à deux fois par mois".

Toujours selon les informations de Purepeople, les deux parents auraient fait la promotion d'une marque en particulier : The Elixir Clinic. Sur le site du magasin de luxe britannique Harrods, la perfusion anti-âge coûte 350 livres, soit un peu plus de 380 euros, et l'antioxydant lui coûte 280 livres, soit un peu plus de 300 euros.

Jennifer Aniston : ce moment de sa carrière qui a été une étape très difficile à passer

Pour de nombreux fans de la série Friends, elle restera à jamais Rachel Green ! Révélée dans la sitcom qui cartonne toujours aujourd'hui, Jennifer Aniston a longtemps eu des difficultés à vivre dans l'ombre de son personnage. Dans un entretien accordé au site américain The Hollywood Reporter, la comédienne de 51 ans a en effet révélé qu'elle avait longtemps essayé de s'éloigner du rôle qui a fait d'elle une star : "Rachel Green était greffée à moi et je ne pouvais pas m'en séparer. Je ne pouvais pas échapper à Rachel de Friends, tout le temps Rachel de Friends... Je me disais alors : 'Arrêtez de diffuser cette série !'" Jennifer Aniston a continué : "Je me suis complètement battue avec moi-même et avec qui j'étais dans cette industrie pendant ce qui a semblé une éternité parce que je devais constamment prouver que j'étais plus que cela."

Dans cet entretien, Jennifer Aniston a rappelé comment son rôle dans le film The Good Girl, sorti en 2002, l'avait aidé à sortir de son image de Rachel : "The Good Girl a été la première fois où je me suis vraiment débarrassée du personnage de Rachel (...) C'était un tel soulagement pour moi. Mais je me rappelle de la panique qui s'est également emparée de moi : 'Oh mon Dieu, je ne sais pas si je peux faire ça. Peut-être qu'ils ont raison. Peut-être que tout le monde voit quelque chose que je ne vois pas, c'est-à-dire, que je suis seulement cette fille dans l'appartement new-yorkais avec des murs violets.' Donc, je l'ai surtout fait pour moi et pour voir si je pouvais faire autre chose que ça. Et c'était terrifiant, parce que c'était face au monde entier."

Lundi 22 juin 2020, le magazine américain Variety a réuni Jennifer Aniston et Lisa Kudrow lors d'une visioconférence afin de partager des souvenirs de leurs années sur le tournage de Friends. Alors que l'interprète de Phoebe Buffay avait révélé n'avoir jamais regardé entièrement la série, l'ex-femme de Brad Pitt avait de son côté confié : "J'adore tomber sur des épisodes de Friends. Il y a une fois où j'étais avec Courteney et on essayait de trouver un moment important de la série. On s'est assises devant l'ordinateur et on avait l'air de deux intellos qui regardaient leur série favorite, en se moquant de nous-mêmes. Ce que j'adore quand je regarde un épisode, c'est que généralement, je me souviens de quand on a explosé de rire en jouant la scène." Aucun doute, Jennifer Aniston semble s'être réconciliée avec le personnage de Rachel Green !

Le prince Harry et Meghan Markle : ce contrat en or qu'ils viennent de signer à Los Angeles

Depuis le début du mois de janvier, Meghan Markle et le prince Harry sont partis vivre en Amérique du Nord, notamment afin de protéger leur jeune fils Archie, né en mai 2019. Le couple royal a fait le choix de se mettre en retrait de la famille royale britannique, et de s'émanciper financièrement. Conscient de leur notoriété et du poids de leur couple, l'ancienne actrice américaine et le fils de la princesse Diana ont décidé de maximiser leur protection.

Selon les informations de Hello Magazine, Meghan Markle et le prince Harry auraient signé un contrat avec l'agence de communication Harry Walker. Basé à New York, ce cabinet spécialisé en communication politique est très prisé par les célébrités. Et pour cause, Harry Walker s'occupe notamment de l'image et de la communication des deux anciens couples présidentiels Hillary et Bill Clinton ainsi que Michelle et Barack Obama, d'Oprah Winfrey qui est une amie proche du couple royal, ou encore de la spécialiste de l'environnement et ethnologue Jane Goodall, qui a déjà rencontré le couple aussi.

Indéniablement, la duc et la duchesse de Sussex cherchent à se protéger de la meilleure façon qu'ils le peuvent. Il faut dire que ces derniers temps Meghan Markle a fait savoir qu'elle pourrait éventuellement être intéressée par une entrée en politique. Le 19 juin dernier, une source proche de la mère de famille de 38 ans avait révélé que Meghan Markle est de plus en plus engagée dans les questions sociales, notamment avec le mouvement #BlackLivesMatter. "Meghan a dit que son travail en tant que leader est plus important que jamais maintenant", avait expliqué la source proche auprès du Daily Mail. "Meghan ressent que sa mission n'est pas seulement d'être simple actrice. Elle a dit qu'elle veut utiliser sa voix pour le changement, et n'a pas exclu une carrière dans la politique", avait ajouté la source proche de la duchesse.

Kate et William : leur bouleversant hommage à un enfant handicapé

Les prouesses de Tony Hudgell ont ému Kate et William. Kensington Palace a publié mercredi 24 juin un message afin de féliciter les prouesses du petit Tony Hudgell, un garçon handicapé qui a pris part à une course de 10 kilomètres avec ses béquilles, un grand sourire aux lèvres. Une participation dans le cadre d'une opération de charité organisée pour l'hôpital pour enfants d'Evelina à Londres, pour lequel Kate Middleton est la marraine. Sur la photo prise par le photographe David Tett, Tony Hudgell sourit face à l'objectif, son T-shirt imprimé à l'effigie de l'hôpital.

"Tony souffre de blessures depuis qu'il est bébé, ce qu'il signifie qu'il a dû se faire amputer des deux jambes en 2017. Il a reçu sa paire de prothèses pour les jambes plus tôt cette année, et a promis de marcher 10 kilomètres dans le courant du mois de juin", peut-on lire.

Après avoir mené à bien les 10 kilomètres de marche, le petit garçon a été récompensé par un grand gâteau avec sa photo en glaçage sur le dessus, et une carte sur laquelle est inscrite "Merci".

Sa mère a confié à BBC sa gratitude à l'égard de l'hôpital pour enfants londonien. "Nous sommes si heureux d'avoir pu rendre ce que l'on nous a donné", a-t-elle déclaré. "Cet hôpital s'occupera de lui jusqu'à ses 18 ans."

La mère de famille a remercié la famille royale et toutes les personnes qui ont apporté son soutien à Tony Hudgell. "Tant de personnes sont sorties le soutenir et l'encourager. Nous ne pourrons jamais assez les remercier."

Une belle histoire, qui a ému Kate et William.

Ashley Graham au top décroche sa première Une du magazine Bazaar depuis qu'elle est devenue maman

Cet été, la version britannique du magazine Harper's Bazaar a choisi de mettre en avant les femmes qui se battent pour le changement. Si Ashley Graham a été choisie pour faire la couverture de ce numéro spécial, il s'agit également d'une séance photo importante pour le mannequin puisqu'il s'agit de sa première Une de magazine depuis qu'elle est devenue maman ! Sur le cliché, la jeune femme apparaît au naturel dans une robe signée Proenza Schouler. Fait amusant : la photo qui a fait office de Une de magazine a en réalité été prise par son mari, Justin Ervin, dans une cage d'escalier ! Leur fils dans le porte-bébé, c'est à l'aide d'un simple iPhone que le jeune homme a immortalisé son épouse !

Sur Instagram, c'est visiblement fière que le mannequin grande taille a partagé la couverture du magazine, accompagnée des mots suivants : "Merci à Christy Turlington de m'avoir incluse aux côtés de ce groupe de femmes incroyables. Il y a tellement de raisons pour lesquelles je t'admire. Ton combat pour la santé et le bien-être des mères et des enfants partout dans le monde ne cesse de m'inspirer, et ce fut un honneur d'apprendre à tes côtés, mais aussi de Lauren Underwood, Leana Wen et Melissa Derosa. Cela a été une période éprouvante pour tout le monde, mais ma foi en ces femmes et en tout ceux qui se battent pour le changement est ce qui me donne de l'espoir pour l'avenir."

Pour Harper's Bazaar, la star de 32 ans a accepté de dévoiler les dessous de ses derniers mois confinés : "Nous sommes actuellement en quarantaine dans le Nebraska avec ma mère, dans la maison où j'ai grandi..." Interrogée sur ses priorités depuis qu'elle est devenue maman, Ashley Graham a ensuite confié au magazine : "Avoir un bébé les a changés d'une manière que je n'aurais jamais cru possible. Je veux dire, avoir un bébé, tout d'abord, et être placé en quarantaine avec lui a tout changé. Le simple fait de voir mon fils grandir littéralement sous mes yeux est quelque chose que je n'aurais jamais imaginé possible."

Les Roseaux sauvages sur Arte : l'adolescence vue par André Téchiné à (re)découvrir

Le soleil ardent, les champs à perte de vue, les baignades dans la rivière... Jamais une œuvre n'aura mieux capturé l'essence même de l'été. Ce n'est donc pas un hasard si Les Roseaux sauvages, douzième film d'André Téchiné, est diffusé ce 24 juin, à 20h55, sur Arte. D'abord pensé comme un téléfilm de moins d'une heure, commandé par la chaîne franco-allemande dans le cadre de la collection Tous les garçons et les filles de leur âge, le projet mute dans la tête du réalisateur et des scénaristes durant sa conception pour devenir un long métrage.

Après sa grande première au Festival de Cannes en 1994, le film révèle au grand jour trois comédiens - Gaël Morel, Stéphane Rideau, Frédéric Gorny -, et confirme le talent de la jeune Élodie Bouchez. Cette dernière reçoit même le César du meilleur espoir féminin l'année suivante. Ce prix est accompagné de trois autres récompenses prestigieuses, dont celle du meilleur film. La version téléfilm, intitulée Le Chêne et le roseau sera, quant à elle, diffusée en octobre 1994 sur Arte. Malgré un succès timide dans les salles, Les Roseaux sauvages gagne, au fil des années, un statut d'œuvre culte et intemporelle qu'il doit, en partie, à sa sensibilité et son authenticité.

1962, dans le sud-ouest de la France. François est un garçon brillant, promis à un bel avenir. Il se découvre de jour en jour et commence à questionner sa sexualité. Il peut néanmoins compter sur le soutien et l'oreille attentive de sa meilleure amie, Maïté, fille d'une professeur communiste. Pour le duo inséparable, c'est une année importante, celle du baccalauréat, mais leur vie va être bouleversée lorsque leur chemin croisera celui de deux jeunes hommes : Serge, frère d'un militaire reparti en Algérie, et Henri, un pied-noir hanté par la mort de son père.

Avec talent, André Téchiné renferme les spectateurs dans une bulle, à l'image de ce village qui semble coupé du reste du monde, et s'immisce, le temps d'un été seulement, dans le quotidien de quatre adolescents qui s'apprêtent à vivre le moment pivot de leurs jeunes années. Le film trouve sa singularité dans sa finesse et son atmosphère estivale, semblable à celle que l'on retrouvera, des années plus tard, dans un film comme Call Me by Your Name de Luca Guadagnino.

La puissance des Roseaux sauvages réside principalement dans le traitement de ses héros, tous admirablement construits, à l'instar de François, joué par Gaël Morel. Jeune homosexuel de province, il peine à trouver ses repères pour s'affirmer, avant de faire la rencontre d'un vieux marchand de chaussures dans une scène très émouvante. Déterminé à accepter sa propre identité, il n'hésite pas à faire face à son reflet dans le miroir en prononçant ces mots en boucle : "Je suis un pédé." Cette sincérité et cette force d'écriture, le cinéaste les insuffle dans son récit en puisant dans sa propre adolescence, passée dans un établissement religieux, comme son protagoniste principal.

Si le film dégage une véritable douceur, il n'en demeure pas moins sombre lorsqu'il aborde les conséquences de la guerre d'Algérie sur le destin de ces adolescents, questionnant leur rapport à la mort, au deuil et au désir de vengeance, comme Henri, interprété par Frédéric Gorny. L'acteur et ses partenaires de jeu brillent dans chacune de leur scène grâce des performances et des dialogues réalistes, qui tendent à nous faire oublier que les héros qu'ils incarnent sont seulement fictifs.

Plus de vingt-cinq ans après sa sortie, Les Roseaux sauvages demeure l'une des œuvres majeures dans la carrière d'André Téchiné. Le film n'a rien perdu de son charme, ni de sa pertinence dans sa manière de dépeindre la complexité de l'adolescence. Nul doute qu'il saura trouver un écho particulier dans le cœur d'une nouvelle génération, comme d'une plus ancienne. C'est peut-être à cela que l'on reconnaît les grands films.

Hamilton (Disney+) : comment la comédie musicale inspire les manifestants du mouvement Black Lives Matter

Acclamée par les amateurs du genre, la critique, ainsi que le président Obama, la comédie musicale Hamilton bat des records depuis ses débuts en août 2015. Devenue un réel phénomène culturel aux États-Unis, la comédie musicale se félicite sur son site officiel d’avoir eu “un profond impact dans les domaines de la culture, de la politique et de l’éducation”. Une affirmation qui semble aujourd’hui se confirmer à l’approche de la sortie de la captation en vidéo d’Hamilton sur la plateforme Disney+ le 3 juillet prochain.

À travers la vie mouvementée d’Alexander Hamilton, l’un des Pères fondateurs des États-Unis, Hamilton se présente comme “l’histoire de l’Amérique de l’époque, racontée par l’Amérique d’aujourd’hui”. Si la révolution est un thème majeur de l’oeuvre de Lin-Manuel Miranda, qui suit un fervent défenseur de l’indépendance américaine au XVIIIe siècle, elle a également lieu sur scène avec des choix audacieux et modernes. Pour donner vie aux figures historiques du spectacle, l’acteur, compositeur et parolier s’entoure d’une distribution multiculturelle réunissant des acteurs noirs, latinos et asiatiques. La comédie musicale joue également avec les codes du genre en associant des morceaux de rap, hip-hop, jazz et R&B. C’est dans les paroles de ces dernières que de nombreux citoyens américains semblent aujourd’hui trouver l’inspiration.

À l’heure où les manifestations du mouvement Black Lives Matter continuent de rassembler les foules aux États-Unis et dans le reste du monde, pour dénoncer le racisme systémique et les violences policières, certains participants ont défilé avec des pancartes reprenant des passages de la comédie musicale. “History has its eyes on you” (“L’Histoire a les yeux rivés sur vous”) d’un côté, “tomorrow there’ll be more of us” (“demain, nous serons plus nombreux”) de l’autre. Associées dans le spectacle à l’histoire d‘un homme qui se bat pour ses convictions, ces paroles font écho avec justesse aux protestations qui prennent aujourd’hui place dans nos rues.

Sur les réseaux sociaux, l’écrivaine et conférencière américaine Rachel Cargle a publié un thread reprenant les paroles les plus pertinentes du show en résonance avec le mouvement Black Lives Matter. Le créateur de Hamilton, touché par cette démarche, a lui aussi participé en partageant un extrait du morceau Farmer Refuted :

“Si touché par ce thread ce weekend. Les paroles qui me frappent sont légèrement enfouies dans un contrepoint. Seabury : ‘Le chaos et les carnages ne sont pas une solution--’ // Hamilton : ‘Le chaos et les carnages NOUS HANTENT DÉJÀ.’ Merci @RachelCargle”

À l’occasion de la sortie de la comédie musicale sur Disney+, Lin-Manuel Miranda a déclaré en conférence de presse être “extrêmement fier” de l’inspiration que les manifestants puisent dans les paroles de ses chansons. Plusieurs de ses partenaires se sont également exprimés sur le sujet. Renée Elise Goldsberry (Altered Carbon) insiste sur l’importance de partager ce spectacle avec le plus grand nombre en cette période : “La diversité de ce pays peut être revendiquée par toutes les personnes qui l’ont créé. C’est l’une des nombreuses choses que le spectacle célèbre et je pense que c’est nécessaire en ce moment.”

De son côté, Okieriete Onaodowan (Station 19) est impatient de voir comment Hamilton peut influencer les plus jeunes. “J’aime le fait que dans le spectacle, la manière dont [Alexandre Hamilton] riposte est par la législation, le changement et l’écriture. Donc j’ai hâte de voir comment cela peut inspirer le mouvement. [...] J’ai hâte que les jeunes qui sont dehors, bouleversés et en colère, puissent regarder [le spectacle] et réaliser qu’ils peuvent utiliser leur énergie à travers l’écriture et en contestant les personnes qui vous disent des choses que vous n’aimez pas entendre, comme Hamilton l’a fait.” 

La comédie musicale semble avoir éveillé l'intérêt de certains étudiants pour des sujets comme l’histoire et l’éducation civique, d’après le site Education World. “Je suis impatiente de voir combien de jeunes vont voir [Hamilton] et être inspirés à être non seulement, peut-être des artistes, des chanteurs ou des acteurs, mais des artistes en tant que citoyens et vont participer aux élections et être intéressés par ce que ça signifie de s’impliquer pour son pays,” souligne Phillipa Soo, prochainement à l’affiche de The Broken Hearts Gallery.

Dès le 3 juillet prochain, les abonnés Disney+ du monde entier pourront découvrir la comédie musicale à succès. Une date symbolique, la veille du 4 juillet, qui n’est autre que la fête nationale américaine commémorant la Déclaration d'indépendance, événement fondateur du pays au coeur de l’histoire d’Hamilton. Le spectacle deviendra ainsi peut-être une source d’inspiration pour de nombreux autres spectateurs.

Zinédine Zidane : son petit pincement au coeur pour son anniversaire

Il semble ne pas prendre une seule ride, et pourtant... Mardi 23 juin 2020, Zinédine Zidane fêtait ses 48 ans. Installé à Madrid avec son épouse, Véronique, le footballeur international Français devenu entraîneur, a célébré l'événement en famille ! Sur un cliché posté sur son compte Instagram, le sportif a laissé entrevoir à ses fans un aperçu de son anniversaire. Souriant, c'est dans une tenue décontractée qu'il apparaît aux côtés de sa femme et de ses deux plus jeunes fils : Théo (18 ans) et Elyaz (14 ans). Si Zinédine Zidane a le sens de la famille, il a déploré en légende l'absence de ses deux aînés : "Vous nous manquez Enzo et Luca !"

Si Enzo (25 ans) a entamé une carrière de footballeur à Almeria, en Andalousie et que Luca (22 ans) est également un pro du ballon rond à Santander, sur la côte Nord de l'Espagne, et ne pouvaient par conséquent pas venir à Madrid, ils n'ont cependant pas oublié d'adresser un petit mot à leur papa. Sur Instagram, c'est un brin nostalgique qu'Enzo a partagé un cliché de vacances où il apparaît en maillot de bain auprès de son père : "Joyeux anniversaire mon papa, fier d'être ton fils, je t'aime fort !!!" De son côté, Luca a dévoilé un cliché où il est entouré de ses deux parents, accompagné des mots suivants : "Joyeux anniversaire mon papa, mon exemple, je t'aime fort !!!"

Plutôt discret quant à sa vie privée, Zinédine Zidane s'est confié en 2019 au journaliste Frédéric Hermel dans le cadre de l'écriture d'un livre consacré à sa vie. Dans cet entretien, le champion du monde s'était notamment confié sur l'éducation qu'il avait voulu donné à Enzo, Luca, Théo et Elyaz : "Mes fils n'ont pas une vie comme les autres. J'ai peur qu'ils deviennent des petits cons. Elle se trouve là ma plus grande crainte. Je ne veux pas que cette abondance de moyens, tout ce que je représente, que tout ce qui se passe autour de moi les conduisent sur un mauvais chemin. Je veux qu'ils deviennent des mecs bien." Zinédine Zidane avait ensuite expliqué : "J'évite d'en rajouter. Leurs conditions de vie, cette superbe maison avec piscine, c'est déjà vachement bien. Les beaux voyages... C'est déjà un magnifique cadeau ! Alors pour Noël, pour les anniversaires, avec Véronique, on fait le minimum. Pas question de les pourrir."

Mort de Steve Bing : pourquoi Liz Hurley avait refusé son exorbitante pension alimentaire

Leur histoire d'amour avait duré six ans. En 2001, Elizabeth Hurley s'éprend de Steve Bing, un milliardaire américain. Ensemble ils auront Damian, le fils unique de l'actrice qui vient de fêter ses 18 ans. Si les deux ex avaient gardé de bons rapports, ils s'étaient séparés en 2007 et la comédienne avait à l'époque refusé de percevoir la pension alimentaire prévue pour leur fils. Une pension alimentaire d'un montant de plus de 100.000 euros par an, "provisions financières" pour Damian Bing.

Steve Bing avait à l'époque déclaré qu'il serait heureux de verser une généreuse pension alimentaire pour son fils, après que les tests ADN ont prouvé qu'il était le père biologique. Selon un communiqué publié à l'époque, le tandem "n'était pas dans une relation exclusive au moment où elle est tombée enceinte". Un porte-parole explique que l'argent devait être transféré dans un trust, ce à quoi Elizabeth Hurley s'était opposée, assurant ne vouloir "aucune aide financière d'aucune sorte". Au total, la pension alimentaire se serait élevée à 1,8 million de dollars.

Lundi 22 juin, Steve Bing est décédé à l'âge de 55 ans. L'homme est mort en sautant du 27ème étage d'un immeuble à Los Angeles, en Californie - le suicide est la thèse privilégiée. Entre Steve Bing et son fiston, la relation n'avait pas toujours été simple. Au mois de juillet 2019, le fils d'Elizabeth Hurley remportait un procès symbolique contre son grand-père paternel, l'homme d'affaires millionnaire Peter Bing, ce dernier étant prêt à le déshériter puisqu'il estimait qu'il n'était pas le fils légitime de Steve Bing.

Elizabeth Hurley a réagi à sa mort en publiant le message suivant sur Instagram : "Durant cette dernière année, nous étions redevenus proches. La dernière fois que nous avons parlé, c'était pour le 18ème anniversaire de notre fils. C'est une nouvelle dévastatrice."