L'épisode 21 de la saison 16 de Grey's Anatomy, qui sera aussi le dernier malgré les 25 prévus à cause de l'épidémie de Coronavirus qui a dû interrompre le tournage, s'intitule ironiquement "Put on a happy face". Link essaie de convaincre Amelia de se détendre tandis qu'elle vit le dernier stade de sa grossesse. Hayes pose une question surprenante à Meredith et Owen fait une découverte choquante. On peut également constater dans les premières images ci-dessous que De Luca va à nouveau péter un plomb !
04 avril 2020
03 avril 2020
Le Sauvage sur France 2 à 14h : pourquoi Yves Montand a-t-il été blessé dans son orgueil ?
Sorti en 1975, Le Sauvage voit Martin (Yves Montand), un créateur de parfums qui s'est exilé sur une île d'Amérique latine, rencontrer Nelly (Catherine Deneuve), une jeune femme volcanique fuyant son fiancé. Elle lui propose de lui vendre un Toulouse-Lautrec, emprunté à son patron, en guise de salaire s'il l'aide à rentrer en France. Celui-ci accepte. Soulagé, il regagne son île où il a la surprise... De retrouver Nelly !
A l'occasion de la diffusion du film, cet après-midi sur France 2, focus sur le fait qu'Yves Montand n'était pas le premier choix de Jean-Paul Rappeneau pour jouer Martin... Ce qui a créé une source de frustration chez le comédien.
Jean-Paul Rappeneau ambitionnant de faire une comédie d'aventure à l'américaine, il a d'abord voulu engager Elliott Gould (Le Privé) pour se glisser dans la peau de Martin. Mais le producteur Raymond Danon voulait absolument un Français pour ce personnage. Ainsi, Paul Newman, Marlon Brando et Jack Nicholson, qui avaient également été plus ou moins envisagés, ont eux aussi été écartés.
Le metteur en scène pensa ensuite à Yves Montand : "J'ai d'abord pensé à Montand. Mais quand j'en ai parlé à Jean-Loup Dabadie (le scénariste), il a rechigné. Il venait de faire César et Rosalie et Vincent, François, Paul et les autres avec lui, il voulait sûrement changer un peu. On s'est donc mis à chercher dans la short-list des stars françaises de l'époque."*
Rappeneau proposa alors le rôle à Alain Delon et Lino Ventura, qui n'aimaient pas l'histoire. Il alla solliciter Jean-Paul Belmondo, qui ne voulait pas jouer dans un film sans sa compagne du moment, Laura Antonelli, qu'il avait rencontrée sur le tournage des Mariés de l'an deux (Rappeneau, 1971). Or, il était hors de question, pour le cinéaste et les producteurs, de se séparer de Catherine Deneuve (choisie dès l'écriture).
Finalement, Jean-Paul Rappeneau se tourna à nouveau vers Yves Montand. Ce dernier accepta, mais avec un peu d'amertume compte tenu du fait qu'il était conscient de ne pas être le premier choix. Une décision qui a finalement porté ses fruits, le film ayant été plutôt bien reçu par la critique et le public. L'acteur refera même équipe avec le réalisateur en 1982, pour Tout feu tout flamme.
*"Ça tourne mal ! L'histoire tumultueuse et méconnue du cinéma français" de Philippe Lombard, Editions La Tengo, 168 pages, 22€ / Nicolas Schaller, "Peau neuve", Télé Obs, n°2448, 6 octobre 2011.
Stargirl : Green Lantern et un autre Flash au programme de la prochaine série DC Comics
L'épilogue du dernier cross-over en date, "Crisis on Infinite Earths", l'a révélé : toutes les séries live DC Comics se déroulent dans le même univers, appelé l'Arrowverse, qu'il s'agisse d'Arrow, Flash, Supergirl, Titans, Doom Patrol ou encore Stargirl. Attendue sur la plateforme DC Universe à partir du 18 mai, celle-ci débarquera également sur la CW dès le lendemain, et la chaîne paraît totalement en phase avec le positionnement ado de ce show dans lequel une lycéenne qui cherche à s'adapter à sa nouvelle école devient une super-héroïne en empruntant les objets cosmiques appartenant à son beau-père.
Emmenée par Brec Bassinger et Luke Wilson, Stargirl fera notamment intervenir la Société de Justice d'Amérique, ancêtre de la Justice League aperçue au début de la saison 2 de Legends of Tomorrow, et deux de ses fondateurs sont attendus au programme des réjouissances : Flash et Green Lantern. Mais pas ceux que nous connaissons et suivons déjà, à savoir Barry Allen et John Diggle, ex-acolyte de Green Arrow qui semble hériter des pouvoirs spatiaux des Green Lantern à la fin de "Crisis on Infinite Earths". Selon le créateur et scénariste Geoff Johns, nous aurons affaire à leurs premiers alter egos, à savoir Jay Garrick et Alan Scott : "On parle d'eux et ils existent dans la Société de Justice d'Amérique", explique-t-il à IGN.
"Il y a une photo d'eux dans le premier épisode, et il y a des plans pour quelque chose à l'avenir, mais Jay Garrick et Alan Scott sont toujours, pour moi, de vieux hommes d'État. Ce sont des grands héros de la Société de Justice d'Amérique avec une ombre très imposante, ce sont de super personnages. Une partie de la Société originale et de son héritage se fera ressentir dans la série. Je ne veux pas trop spoiler, mais je peux vous dire cela." Des propos qui laissent entendre que les personnages apparaîtront peut-être en chair et en os à un moment, ce qui serait une grande première pour Alan Scott. Né en 1940 (contre 1959 pour Hal Jordan, version la plus connue du héros), ce dernier n'a jamais connu les honneurs du petit et grand écran.
Ce qui n'est pas le cas de Jay Garrick, vu sous les traits de John Wesley Shipp dans Flash. Mais cela ne veut pas dire que l'acteur reprendra le rôle dans Stargirl. L'Arrowverse étant un multivers, avec des mondes parallèles et réalités alternatives à foison, les scénaristes peuvent confier un même personnage à plusieurs interprètes différents, et c'est aussi ce qui explique que Stargirl puisse aujourd'hui être jouée par Brec Bassinger après l'avoir été par Sarah Grey dans Legends of Tomorrow. Car la fin du cross-over a bien montré que les héros étaient répartis sur plusieurs versions de la planète (Terre-Prime pour Barry Allen, Kara 'Supergirl' Danvers ou Kate 'Batwoman' Kane, Terre-2 pour Courtney 'Stargirl' Whitmore…), ce qui étend le champ des possibilités et permet à chaque show de prendre des libertés par rapport aux autres.
Pas trop non plus car les super-héros peuvent être amenés à se croiser à un moment ou à un autre, et c'est ainsi que Stargirl aurait pu prêter main-forte à Flash : "Il a été question que Stargirl apparaisse dans un épisode de Flash, qu'elle ait une plus grosse intrigue, mais cela n'a pas pu se faire cette saison", raconte Brec Bassinger. "Mais je pense que ce serait la chose la plus cool. Il y a tellement de personnes de ma famille qui regardent Flash depuis des années." Ça n'est peut-être que partie remise, car la super-héroïne est désormais en bonne place pour participer au prochain cross-over.
Les séries sur Netflix du 3 au 9 avril
Le vendredi 3 avril
La Casa de Papel saison 4 : la série phénomène de Netflix est enfin de retour. Dans cette partie 4, plus rien ne va pour nos personnages préférés. Nairobi est blessée (peut-être morte ?), le plan du Professeur est dévoilé et à l’intérieur de la Banque d’Espagne, l’heure est à la trahison...
Starbeam saison 1 : un dessin animé pour enfants sur une jeune fille dotée de super-pouvoirs et son meilleur ami, un génie des technologies, qui protègent leur ville côtière avec leur copain goéland.
Le lundi 6 avril
The Big Show Show saison 1 : dans cette série comique à l’américaine, l’ancien catcheur professionnel “Big Show" quitte le ring et se prépare pour un challenge encore plus difficile : élever ses trois filles avec son épouse, en Floride.
Le jeudi 9 avril
High Score Girl saison 2 : une série japonaise adaptée d’un manga qui plaira aux amateurs du genre. Dans ces nouveaux épisodes, Haruo, Akira et leurs amis affrontent leur dernier niveau aux jeux de tir d’arcade.
Confinement : Top Gun 2 ne sortira pas pour l'été 2020
Le retour de Pete Maverick aurait dû avoir lieu le 15 juillet dans les salles françaises mais Paramount a décidé de décaler la date de sortie de Top Gun 2. En ces temps incertains le studio a en effet préféré, à l'instar de Sony, être prudent et laisser le temps aux spectateurs d'avoir envie de revenir dans les salles.
Le film porté par Tom Cruise et Miles Teller sortira donc dans les salles le 23 décembre, pour les vacances d'hiver. Par conséquent le film d'action Tomorrow War avec Chris Pratt - censé sortir en décembre - est déplacé à une date encore inconnue.
Tom Cruise a posté un message sur son compte Twitter "Je sais que beaucoup d'entre vous ont attendu 34 ans. Malheureusement ça prendra un peu plus de temps. Top Gun: Maverick volera de nouveau au mois de décembre. Prenez soin de vous".
Paramount a par ailleurs annoncé la date de Sans un bruit 2. Le film de John Krasinski devrait donc sortir le 4 septembre 2020 (pas encore de date précise pour la France).
La Casa de Papel sur Netflix : ce qui vous attend dans la partie 4
Attention, spoilers. Les paragraphes suivants révèlent des éléments d’intrigue des parties 3 et 4 de La Casa de Papel. Si vous ne voulez rien savoir, ne lisez pas ce qui suit.
"Emotion, Chaos, Explosion", trois mots pour décrire la partie 4 de La Casa de Papel selon Álvaro Morte, l’interprète du célèbre Professeur. Dans ces nouveaux épisodes disponibles sur Netflix ce 3 avril, la tension est à son comble alors que l’on avait quitté Nairobi (Alba Flores), l’une des braqueuses en mauvaise posture après voir été touchée par balle par la police. Le braquage de la Banque d’Espagne a très mal tourné et la bande se retrouve désarmée face aux forces de l’ordre, menée par une Alicia Sierra (Najwa Nimri) plus déterminée que jamais, et des otages rebelles. De son côté, Le Professeur pense que Lisbonne (Itziar Ituño) a été exécutée et pourrait commettre un faux pas dans son plan pourtant bien établi.
La quatrième partie de La Casa de Papel reprend directement là où nous avait laissé la partie 3 dans un rythme effréné entre les coups bas, les tirs et les remises en question des braqueurs. Tout le monde est très perturbé par ce qui est arrivé à Nairobi, entre la vie et la mort, et la bande va tout mettre en oeuvre pour la sauver. Pourtant, des divergences d’opinion vont survenir entre les membres. Ces disputes pourraient mener à leur perte alors qu’un otage profite de leur inattention pour devenir un agent du chaos. Ce dernier, qui se nomme Gandia, est présenté dans la bande-annonce comme un antagoniste de taille et un véritable problème pour les braqueurs déjà bien occupés avec Nairobi et la suite du braquage.
Comme nous l’a évoqué Álvaro Morte, de nouveaux flashbacks viendront aussi agrémenter les épisodes et nous permettent d’en apprendre encore plus sur lui et les autres membres de la bande. C’est aussi l’occasion de revoir un personnage très apprécié des fans : Berlin (Pedro Alonso), très présent dans la vie passée du Professeur. Poussés dans leurs retranchements, les personnages de La Casa de Papel vont devoir faire face à des choix cornéliens et tenter de maintenir leurs relations intactes. En effet, les couples seront mis à rudes épreuves dans cette quatrième partie de la série espagnole tout en étant obligés de gérer des rebondissements explosifs !
Netflix a dévoilé les titres des huit épisodes de la partie 4 :
Ep 1 : Game Over
Ep 2 : Le mariage de Berlin
Ep 3 : La leçon d’anatomie
Ep 4 : Paso-doble
Ep 5 : Cinq minutes plus tôt
Ep 6 : KO technique
Ep 7 : Frapper le QG
Ep 8 : Le plan Paris
02 avril 2020
Ce que veulent les femmes : savez-vous qu'il existe des remakes de cette comédie avec Mel Gibson ?
Dans la comédie Ce que veulent les femmes, sortie en salles en 2001, Mel Gibson joue Nick Marshall, cadre dans une agence publicitaire aspirant au poste de directeur de la création. Mais ses supérieurs hiérarchiques engagent à sa place Darcy McGuire, sa grande rivale, parce que les campagnes publicitaires de Nick ne correspondent plus à ce que les femmes recherchent. Un soir, il s'électrocute accidentellement chez lui et, le lendemain, se voit subitement capable de lire dans les pensées des femmes... A l'occasion de la diffusion du film, ce soir sur C8, petit focus sur ses trois remakes !
Deux remakes de Ce que veulent les femmes ont d'abord vu le jour : un film indien de 2004, "Aga Bai Arecha", et un film chinois de 2011, I know a Woman's Heart. Ce dernier est porté par deux comédiens très populaires en Chine, Andy Lau et Gong Li, lesquels ont repris les rôles de Mel Gibson et Helen Hunt. Un troisième remake est ensuite apparu en 2019. Ou plutôt un remake... Inversé !
Ainsi, dans Ce que veulent les hommes, Taraji P. Henson (Empire) incarne une femme agent sportif rejetée par ses collègues masculins et qui décide de tout faire, maintenant qu'elle peut lire dans l'esprit des hommes, pour embaucher la prochaine superstar du basket. La comédie, sortie directement en VOD en France, a très bien marché : 70 millions de dollars de recettes mondiales pour un budget de 20 millions.
C'est toutefois moins que Ce que veulent les femmes, qui a été conçu pour un budget de 70 millions de dollars et en a rapporté pas loin de 374. Il s'agit d'ailleurs du plus gros succès de sa réalisatrice Nancy Meyers, devant Tout peut arriver (2004) qui avait totalisé 267 millions de dollars, et du troisième de Mel Gibson, derrière Signes (2002) et sa réalisation La Passion du Christ (2004).
L'Arme fatale 4 : comment Jet Li a-t-il décroché le rôle du méchant ?
En 1998, L'Arme Fatale 4 sort au cinéma, 6 ans après le 3ème opus. Alors qu'on pensait Danny Glover, alias Murtaugh, et Mel Gibson, alias Riggs, vraiment trop vieux pour ces conneries, voilà que débarque une nouvelle aventure de notre duo favori. Toujours en forme, les deux flics rempilent pour une nouvelle enquête périlleuse impliquant des faux-monnayeurs. Leurs investigations les conduisent à Wah Sing Ku, un membre des Triades chinoises. Ce redoutable criminel est campé par Jet Li.
À l'époque, le comédien est au sommet de sa gloire. Il a triomphé avec la saga Il était une fois en Chine et impressionné le public dans Fist Of Legend, remake de La Fureur de vaincre avec Bruce Lee. Toutefois, sa notoriété n'a pas encore atteint les USA, pays qui commence à lui faire les yeux doux. Le cinéma hong-kongais entame sa révolution, quelques temps après la rétrocession à la Chine. Des metteurs en scène comme Tsui Hark, Ringo Lam ou John Woo se font de plus en plus remarquer à l'international.
À Hollywood, le film d'action est en déclin. Mel Gibson est revenu faire L'Arme Fatale 4 moyennant un cachet de 40 millions de dollars, mais on sent que le comédien est passé à autre chose. 3 ans auparavant, il a triomphé aux Oscars avec Braveheart, rendant ses lettres de noblesse à la fresque historique. Quelques temps plus tard, Peter Jackson enterrera définitivement nos héros d'action d'antan (Schwarzy, Stallone, Bruce Willis...) avec sa trilogie du Seigneur des anneaux, dépoussiérant l'héroic-fantasy pour établir une nouvelle norme dans le blockbuster.
Mais avant cela, en 1998, Richard Donner tente de redonner un second souffle au film d'action en ressuscitant L'Arme Fatale. En le mélangeant aux arts martiaux hong-kongais, le metteur en scène espère séduire un plus large public et lancer une nouvelle mode. Pour l'aider dans cette démarche, il lui faut un méchant charismatique. C'est là que le producteur Joel Silver entre en scène. En difficulté depuis quelques années après avoir enchaîné des bides, il lorgne du côté de la Chine pour relancer la machine. Il y repère un certain Jet Li dans Fist Of Legend et propose à Richard Donner de l'engager pour camper l'ultra-violent Wah Sing Ku.
Bien sûr, Richard Donner et Joel Silver avaient déjà pensé à Jackie Chan, également superstar des arts martiaux, plus connu à l'époque que Jet Li. Toutefois, le comédien chinois n'a jamais souhaité incarner des méchants et ne déroge pas à sa règle de conduite. C'est pourquoi la production s'est plutôt tournée vers Jet Li. Bien qu'étant quasiment mutique pendant tout le film et ne déclamant qu'une seule phrase en anglais, l'acteur impressionne par la virtuosité de ses combats et sa terrifiante incarnation du personnage de Wah Sing Ku. Le scénario, qui aborde maladroitement le thème des immigrés clandestins, ne brille pas par sa grande qualité d'écriture ; il a cependant le mérite de proposer des scènes d'action époustouflantes, sublimées par la performance martiale de Jet Li.
L'artiste est venu avec sa propre équipe pour superviser les chorégraphies des combats, dont son complice Corey Yuen, réalisateur et chorégraphe. Ce dernier se fera d'ailleurs repérer par Luc Besson qui lui offrira la mise en scène du Transporteur. Mais la question inévitable que l'on se pose après avoir vu L'Arme Fatale 4 est la suivante ? Pourquoi Jet Li a accepté un rôle dans lequel il se fait battre par Mel Gibson et Danny Glover ? Même en s'y mettant à deux (pas très loyal), Riggs et Murtaugh n'auraient jamais fait le poids face à un combattant aussi aguerri que Wah Sing Ku. Mais il s'agit Hollywood et le bad guy doit forcément mourir à la fin... les deux hommes finissent donc par le tuer.
Si Jet Li a donc signé malgré ce destin funeste, c'est grâce à un argument de poids du producteur Joel Silver. Si l'acteur accepte de faire le film, il lui promet un rôle de héros dans un prochain long-métrage aux USA. Li est convaincu et l'affaire est conclue. Cela donnera Roméo doit mourir deux ans plus tard, en 2000. Le comédien enchaînera ensuite quelques films d'action en dehors de Hong-Kong, du français Le Baiser mortel du dragon, produit par Luc Besson, en passant par The One, En sursis ou le très bon Danny The Dog. Il retournera ensuite en Chine continuer sa carrière, ne revenant au pays de l'Oncle Sam que quelques années plus tard dans la franchise Expendables, sous l'impulsion de Sylvester Stallone.
Se faisant de plus en plus rare sur grand écran en raisons d'ennuis de santé, Jet Li, 56 ans, fera son grand retour en 2020 dans Mulan dans le rôle de l'Empereur. En attendant, L'Arme Fatale est revenu sur nos écrans via la TV et il se murmure qu'un 5ème volet au cinéma serait en préparation. Mel Gibson et Danny Glover, respectivement 64 et 73 ans, seront-ils cette fois vraiment trop vieux pour ces conneries ?
3h10 pour Yuma à 21h sur France 3 : pourquoi ce film avec Christian Bale est à voir
En passant après un film formidable de Delmer Daves de 1957, les attentes étaient hautes autour de ce remake réalisé par James Mangold. Le fil conducteur reste le même : le hors-la-loi Ben Wade (Russell Crowe) doit être escorté jusqu'au train de 3h10 pour être conduit à la prison de Yuma. Il est surveillé par Dan Evans (Christian Bale), fermier endetté qui a accepté cette mission pour l'argent. Là où le remake se démarque, c'est qu'il limite l'aspect huis clos de la seconde partie du premier film pour s'attarder sur l'escorte en rajoutant deux moments d'action (les indiens et la construction du chemin de fer) et rythmer l'ensemble. Enfin, il ajoute à l'histoire le fils de Dan (Logan Lerman, vu dans Percy Jackson et dans Hunters) qui apporte une nouvelle dynamique bienvenue.
Le film raconte la rencontre entre deux hommes. Le premier est un tueur capable de descendre ses propres hommes et le second un fermier blessé à la guerre et tout les oppose en apparence. Sauf que le hors-la-loi est finalement un méchant nuancé, qui va évoluer au cours du film et que le "gentil" est plus complexe qu'il n'y paraît. Ben Wade va passer le trajet à essayer de corrompre ou à faire renoncer Dan Evans. De son côté, Evans, comme dans le film original, va voir dans cette mission une façon de changer de vie. Christian Bale et Russell Crowe s'en donnent à coeur joie dans ce concours de répliques bien senties et leur complicité est évidente. Cela consolera les fans du casting initial, composé de Tom Cruise et d'Eric Bana, n'ait pas été retenu.
James Mangold adore le long métrage originel et cela se sent, car la trame est respectée, de même que l'itinéraire personnel suivi par les personnages. A l'époque, il trouvait que le western se faisait trop rare sur les écrans et prend du plaisir à jouer sur les cadrages. Loin de chercher à copier les célèbres cinéastes du genre, Mangold adopte une mise en scène redoutablement efficace dans sa représentation de l'action, et qui sait se faire plus douce lors de moments plus intimes entre personnages. Pour pinailler, on déplorera la multiplication des plans sur le visage ébahi de Logan Lerman mais on se satisfera du reste du film, qui ne pouvait trouver réalisateur plus dévoué.
Le Mans 66 : pourquoi ce film n'est pas réservé qu'aux fans de voitures
Que l'on prenne sa version originale (Ford v Ferrari) ou française, Le Mans 66 annonce la couleur dès son titre et peut rebuter le spectateur pour qui les voitures sont tout sauf une passion. Ce qui serait une erreur, car le long métrage de James Mangold va bien au-delà et s'adresse à un public plus large. Il est bien évidemment et grandement question d'automobile, puisque c'est dans ce milieu que se déroule cette histoire qui voit Henry Ford II faire appel à un groupe d'ingénieurs indépendants pour tenter de contrecarrer la suprématie de Ferrari dans la célèbre course qui se tient depuis 1923 dans la Sarthe.
A l'époque, le constructeur italien reste sur six victoires d'affilée. Son homologue américain compte bien mettre fin à cette série, et c'est là qu'entre en scène Carroll Shelby (Matt Damon), mandaté pour construire, à partir de rien, le bolide capable de remporter l'édition de 1966. Rien que ça. Une mission à priori impossible que l'ingénieur va tenter d'accomplir en imposant son pilote : le britannique Ken Miles (Christian Bale), véritable tête brûlée réputée ingérable qui sera source de diverses tensions au sein d'un récit qui n'en manque pas et fait régulièrement penser à Rush, dans sa manière de faire passer les hommes avant les machines et l'odeur de l'asphalte, même si nous avons droit à quelques notions de mécanique indispensables pour bien faire comprendre à quel point une victoire peut se jouer sur des détails techniques.
S'il est possible de se sentir perdu pendant ces scènes, celles-ci sont heureusement rares et limitées à un strict minimum dont ne peut questionner la nécessité. Dans l'histoire et pour les personnages. Contrairement au film de Ron Howard mentionné plus haut, la rivalité ne constitue pas le cœur du récit mais le contexte dans lequel l'amitié entre Carroll et Ken se renforce, ce qui rend le titre original quelque peu trompeur (mais plus vendeur, il est vrai, qu'un Shelby + Miles). Les vrais héros du film ne sont pas les hommes de chez Ford ou Ferrari, mais bien le petit groupe indépendant qui va se retrouver pris dans leur affrontement, sommé de réaliser un authentique exploit par un employeur qui ne lui fait pas totalement confiance et tente de lui imposer plusieurs contraintes à même d'enrayer la machine.
Cela vous rappellera peut-être quelque chose, et c'est bien normal. Car, au fond, Le Mans 66 raconte une histoire universelle de petits face aux gros, sorte de variation autour du mythe de David et Goliath qui peut s'appliquer à d'autres milieux et notamment celui du cinéma. Avec un effet pour le moins étrange car le long métrage, sorti le 13 novembre dernier dans nos salles, est l'un des derniers distribués par la Fox avant de devenir 20th Century Studios suite à son rachat par Disney, ce qui donne encore plus de poids à son propos et renforce l'amertume qui se dégage de certaines séquences, et l'aide à sortir des sentiers battus du classicisme dans lesquels on serait tentés de le garer au premier abord, biopic oblige.
Accusé d'être anti-américain à cause du portrait qu'il fait d'Henry Ford II (qui n'a rien du grand gentil opposé au méchant Ferrari) est bien moins classique qu'il ne paraît l'être, malgré une progression linéaire et une structure qui ne révolutionne rien. Mais James Mangold a plus d'une fois prouvé son amour du cinéma à l'ancienne et sa maîtrise de la mise en scène, et il nous le rappelle dans gestion du rythme : on peut certes trouver à redire sur la durée de l'ensemble, 2h33, mais très peu de choses y paraissent superflues, y compris lorsque le long métrage fait preuve de pédagogie en expliquant le fonctionnement des 24 heures du Mans. En lice pour 4 Oscars début février, dont celui du Meilleur Film, il n'en a au final remporté "que" deux, dont un qui ne souffre d'aucune contestation : celui du Meilleur Montage.
Car si le fond est intéressant, avec ses différents niveaux de lecture, la forme n'est pas en reste. Et la maîtrise se ressent aussi bien dans les scènes de dialogue que de course. Fortes d'un découpage qui relève du sans-faute et permet une lisibilité totale, celles-ci parviennent à nous mettre dans la peau des pilotes et nous faire ressentir l'adrénaline ainsi que la grande vitesse. Sans doute parce que James Mangold a privilégié les effets pratiques au détriment du numérique, en faisant bien en sorte que les acteurs pilotent eux-mêmes les voitures, quitte à tricher un peu en chorégraphiant le tout, pour que le rendu soit le plus réaliste possible, comme l'a montré le making-of.
Piloté de main de maître, Le Mans 66 doit aussi beaucoup à ses deux acteurs principaux : Matt Damon, dans la peau d'un personnage dont la grandeur d'âme se révèle au fil du récit ; et Christian Bale, qui retrouve le cinéaste une décennie après le western 3h10 pour Yuma et paraît d'abord en faire trop dans ce rôle de grande gueule dont les failles et nuances apparaissent petit-à-petit, pour venir atténuer cette première impression. Des comédiens solides et complémentaires qui forment le cœur battant de ce film que l'on croirait sorti d'une autre époque, tant les projets de cet acabit semblent être devenus rares à Hollywood aujourd'hui. Raison de plus pour se tourner vers celui-ci. Et qui sait si vous ne vous intéresserez pas plus aux courses automobiles par la suite.








