Ce devait être un joli projet à deux, c’est devenu « un cauchemar ». Mardi 10 mars, Kad Merad et Julia Vignali se sont présentés au tribunal correctionnel de Marseille après avoir déposé plainte pour escroquerie contre leur ancienne architecte et un artisan.
L’animatrice et l’acteur sont tombés amoureux, en 2021, d’une fermette en Bourgogne, à Mary. Ils décident alors d’en faire leur résidence secondaire, et de s’y marier à l’hiver 2022. Pour les rénovations, ils font appel à une architecte, qui leur aurait conseillé de détruire la maison principale, insalubre, et de réhabiliter la grange. Seulement, le budget « estimatif » de 770.000 euros explose littéralement.
Face au surcoût, les époux auraient été contraints de vendre leur résidence principale, comme l’a laissé entendre leur avocat maître Silvio Rossi-Arnaud, ainsi que le relaye La Provence. La potentielle vente de leur résidence secondaire, dont ils peineraient à tirer 1 million d’euros, ne couvrira pas non plus les frais.
« Ce projet sympathique s’est transformé en cauchemar pour les époux Merad », a déclaré maître Silvio Rossi-Arnaud aux journalistes. « Ils ont accepté un budget de 770.000 euros incluant l’acquisition foncière et les travaux, contracté un prêt pour le financer. Il va coûter au final 1,9 million d’euros, soit une hausse de 200 % ! »
« On a été complètement trompés », a indiqué Julia Vignali aux magistrats. « Déjà pour le toit et les murs, il y en avait pour plus d’un million », dénonce-t-elle. « Nous n’avons pas choisi des tuiles en or ! »
L’architecte conteste quant à elle ces accusations et estime n’avoir « rien dissimulé ». « Les devis présentés lors de la première visite étaient pour la maison principale, pas la grange », et l’estimatif, qu’elle précise être « non contractuel », « concernait la grange seulement, pas les autres travaux : pool house, piscine, etc ».
Selon elle quand, quand l’artisan, qui ne s’est pas présenté au tribunal, a avoué rencontrer des problèmes de trésorerie et que le maître d’œuvre a annoncé des retards, elle se serait fait « pourrir par Monsieur Merad » pendant une heure et demie et elle aurait sorti « 40.000 euros » de sa poche. « Donc quand j’entends “manœuvres frauduleuses pour nuire et dissimuler”, je ne vois pas très bien ce que je fais là », oppose-t-elle.
Le couple réclame 1,7 million d’euros en dédommagement des préjudices financier et moral. Le tribunal rendra son verdict le 28 avril.

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