L'onde de choc avait franchi les frontières du PAF : alors qu'elle avait disparu des écrans mi-juin, des explications avaient fuité peu à peu. En fait, selon de récentes informations concordantes, Emilie Tran Nguyen aurait été placée en garde à vue mi-juin. Une garde à vue intervenue après une transaction de produits stupéfiants en pleine capitale. Interpellée en flagrant délit par un policier en civil, la journaliste aurait vu sa situation basculer instantanément.
En effet, alors qu'un départ lié à des restrictions budgétaires et à une refonte des grilles avait d'abord été évoqué en coulisses, la réalité serait bien différente. Si la direction avait dès lors adopté un double discours, invoquant d'abord de simples raisons de santé puis des coupes budgétaires pour masquer le véritable séisme en coulisses, en fait, comme Le Parisien l'avait déjà révélé début juillet, Émilie Tran Nguyen, qui travaillait sous contrat avec les sociétés produisant C à vous et En société sans être salariée de France Télévisions, ne fera pas partie de l'équipe de la prochaine saison.
En parallèle, un autre élément de la procédure est désormais connu. Le parquet de Paris a confirmé qu'Émilie Tran Nguyen était visée par une procédure pour "usage de produits stupéfiants". À l'issue de sa garde à vue, la journaliste a reçu une convocation afin de se voir notifier une ordonnance pénale par un délégué du procureur. Cette procédure simplifiée permet à un juge de prononcer une sanction sans audience correctionnelle classique, dans des dossiers considérés comme simples et de faible gravité.
Selon les précisions apportées ces derniers jours, cette orientation judiciaire signifie que le parquet a déjà pris sa décision sur le traitement du dossier. Interrogé par Jean-Marc Morandini, un avocat rappelle qu'une garde à vue est nécessairement placée sous le contrôle du procureur, lequel est informé dès le début de la mesure. Il explique également que si le dossier administratif n'avait pas encore été enregistré au tribunal lors des premières sollicitations de la presse, la convocation pour une ordonnance pénale démontrait bien qu'une décision judiciaire avait déjà été arrêtée.
Cette procédure pourrait déboucher sur une condamnation pour usage de stupéfiants, sans passage devant un tribunal correctionnel lors d'une audience publique, sauf si la décision était contestée. Si le contenu précis de la sanction n'est pas encore connu, l'ordonnance pénale constitue le détail judiciaire qui éclaire désormais la suite de cette affaire, au moment où l'avenir professionnel de la journaliste semble déjà scellé à France Télévisions.

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