07 juillet 2026

Une poétesse déboutée de son action en justice pour plagiat contre Taylor Swift

La justice a tranché : Taylor Swift n’est pas coupable de plagiat. Kimberly Marasco, une poétesse de Floride, a été déboutée alors qu’elle accusait la chanteuse d’avoir pillé ses ouvrages pour alimenter plus d’une douzaine de ses chansons.

La juge Aileen Cannon, qui avait été en charge de l’affaire des documents top secrets retrouvés chez Donald Trump à Mar-a-Lago, a anéanti la plainte déposée contre la pop star.

« Les poèmes de la plaignante ne contiennent aucun élément protégeable par le droit d’auteur et, quoi qu’il en soit, la plaignante n’a pas démontré de manière plausible qu’il y avait eu copie », a-t-elle statué, selon Variety.

Il faut dire que les vers que la chanteuse de Shake it Off auraient plagiés semblent pour le moins tirés par les cheveux. La poétesse accuse en effet Taylor Swift de s’être, en quelque sorte, réapproprié des thématiques qu’elle a abordées dans ses livres et poèmes, et non des vers qu’elle lui aurait subtilisés.

Comme l’a rappelé la juge, « des idées et des thèmes basiques (une femme travaillant dans une entreprise, qui se retrouve gaslightée, et doit se confronter à l’adversité), des métaphores évidentes (être "submergée" sous l’eau, "des larmes comme armes") », sont « autant d’idées, de métaphores, de contextes et de thèmes qui ne sont pas sujets à la protection du droit d’auteur ».

Taylor Swift peut donc poursuivre sa lune de miel avec Travis Kelce, qu’elle a épousé en grande pompe à New York le 3 juillet, en toute tranquillité.

Warner Bros. savait depuis des mois que Supergirl allait droit dans le mur

Seulement 58,5 millions de dollars en Amérique du Nord et 100,5 millions dans le monde après deux semaines d'exploitation, c'est peu. Beaucoup trop peu pour un blockbuster super-héroïque comme Supergirl.

Un score très insuffisant au regard de son budget estimé à 170 millions de dollars. Mais selon la presse américaine, le naufrage n'a finalement surpris personne en interne.

Si l'on en croit une récente enquête publiée par The Hollywood Reporter, DC Studios aurait commencé à s'inquiéter de la qualité du blockbuster dès la fin du tournage, en mai 2025.

Les premiers tests auprès du public se seraient révélés particulièrement décevants. Plusieurs sources évoquent des notes situées autour de 60 sur 100, même si un autre insider assure que le film aurait un temps atteint la barre des 70...

Face à ces résultats, le studio et le réalisateur Craig Gillespie auraient rapidement constaté, à l'automne 2025, que le film "ne fonctionnait pas".

Les témoignages divergent toutefois sur les relations entre le cinéaste et les dirigeants : certains parlent de désaccords créatifs, tandis que d'autres évoquent des discussions classiques lors de la post-production d'un blockbuster.

En tout cas, pour tenter de sauver le projet, DC Studios aurait alors développé sa propre version du film. Le scénariste Jeremy Slater, qui travaillait auparavant sur le film The Authority - depuis annulé - aurait été appelé en renfort, aux côtés de la scénariste Ana Nogueira, afin de retravailler plusieurs séquences. Neuf jours de reshoots supplémentaires auraient notamment permis de revoir le combat final, tandis que la musique aurait également fait l'objet de nombreuses discussions.

Le film disposait même de deux monteurs : Tatiana S. Riegel et Fred Raskin, collaborateur régulier de James Gunn. Selon The Hollywood Reporter, la version montée par le studio obtenait de meilleurs résultats lors des projections tests, avec des notes atteignant 70 sur 100. Mais l'écart de réception avec la version de Craig Gillespie, plus longue de 11 minutes, n'aurait finalement été que minime.

DC Studios aurait malgré tout choisi de sortir sa propre version au cinéma. Une décision qui n'aura pas empêché Supergirl de devenir l'un des plus gros échecs critiques et commerciaux de 2026.

Quentin Tarantino pourrait tourner son dernier film à l'été 2027

Voilà plusieurs années que Quentin Tarantino répète qu'il mettra un terme à sa carrière de réalisateur après son dixième film. Si le projet reste entouré de mystère, une nouvelle indiscrétion laisse penser que les choses commencent enfin à se préciser.

Interrogé par Deadline, Robert Richardson, directeur de la photographie de tous les films de Tarantino depuis Kill Bill: Volume 1, a révélé que le cinéaste pourrait lancer le tournage de son ultime long métrage à l'été 2027.

"Non, personne ne sait ce qu'il va faire", reconnaît-il d'emblée avant d'avancer :

"On sait qu'il va d'abord terminer sa pièce de théâtre, donc il ne tournera pas avant. Il est possible qu'il commence l'été prochain (2027). Je n'ai absolument aucune idée du sujet, mais il ne continuera pas sur la voie qu'il emprunte actuellement..."

Même l'un des plus proches collaborateurs du réalisateur ignore donc le contenu de ce mystérieux projet.

Cette déclaration intervient plus d'un an après l'abandon de The Movie Critic, longtemps présenté comme le dixième film de Quentin Tarantino.

Robert Richardson révèle d'ailleurs avoir été impliqué dans sa préparation avant que le réalisateur ne change brutalement de direction : "Il m'a appelé pour me dire : 'Je vais changer le scénario. Ce sera un autre film.' Puis il a commencé à préparer ce nouveau projet, avant que tout ne parte dans une autre direction et disparaisse..."

En attendant d'en savoir plus sur son ultime réalisation, Quentin Tarantino retrouvera prochainement le public comme scénariste de The Adventures of Cliff Booth, la suite indépendante de Once Upon a Time... in Hollywood. Réalisé par David Fincher, le film sortira en IMAX le 25 novembre 2026 avant d'être proposé sur Netflix. Puis Tarantino présentera au monde sa toute première pièce de théâtre.

Premières images The Greatest : cette série biopic Prime Video surMohamed Ali

C'est l'un des plus grands champions de tous les temps. Et la bonne nouvelle, c'est que Prime Video a décidé de lui consacrer une série : The Greatest. Du jamais vu pour cette icône de la boxe. Vous l'aurez sans doute deviné, il s'agit de Mohamed Ali. Deux ans après l'annonce de la série, la plateforme de streaming a dévoilé les toutes premières images, et ça s'annonce (très) prometteur.

On l'attendait avec impatience, voici la vidéo officielle de The Greatest. Ce dimanche 5 juillet, la plateforme de streaming d'Amazon a donc partagé un condensé des huit épisodes consacrés au célèbre Mohamed Ali. On découvre Jaalen Best (All American: Homecoming) dans la peau du champion de boxe, à l'aube de son ascension. Vie privée, entraînement, standing-ovation et combat sur le ring... Voici, entre autres, les images dévoilées dans cette bande-annonce d'une durée de 1 minute 11.

Mais l'une des scènes les plus marquantes du teaser est celle devant le miroir. On aperçoit celui qu'on appelle "The Greatest" en train de répéter cette phrase : "Je suis le plus rapide, je suis le plus fort, je suis imbattable, je vais devenir le plus jeune champion du monde des poids lourds de l'histoire". La preuve en images !

Réalisée par Ben Watkins (à qui on doit Cross), et produite par Michael B. Jordan et Lonnie Ali, la veuve de Mohamed Ali, cette série est donc basée sur la vie du champion : de ses victoires à ses défaites, aussi bien sur le ring que dans sa vie personnelle. L'occasion pour les fans de le découvrir en tant qu'homme, mari, père, frère et fils.

La première saison de The Greatest se déroulera en 1960, l'année où Mohamed Ali remporte la médaille d'or sous le nom de Cassius Clay, et se poursuivra jusqu'en 1964, lorsqu'il remporte le titre de champion du monde des poids lourds pour la première fois. Et si cette série fait autant parler d'elle, c'est que la famille Ali n'avait, jusqu'ici, jamais accepté d'étaler la vie privée de son champion sur le petit écran.

La série The Greatest sortira sur Prime Video le 4 novembre 2026 !

Si tu penses bien : premières images avec Niels Schneider et Mona Chokri

Après avoir réalisé les comédies Tout ce qui brille, Nous York et J'irai où tu iras, Géraldine Nakache revient à la mise en scène avec Si tu penses bien, un film dans lequel elle change totalement de registre et dont la bande-annonce vient d'être dévoilée.

Présenté en avant-première lors du dernier Festival de Cannes, où il a été ovationné par le public, ce drame raconte la rencontre entre Gil et Jacques. Mais l'intensité des débuts laisse peu à peu place à une relation dans laquelle Gil se sent de plus en plus enfermée, jusqu'à en perdre ses repères. Jacques la rassure : si elle pense bien, il ne lui arrivera que du bien. Peu à peu, Gil prend conscience du contrôle qu'il exerce sur sa vie…

Porté par Mona Chokri, Niels Schneider, Clémentine Célarié et Daniel Cohen (qui incarnait le père du personnage de Géraldine Nakache dans Tout ce qui brille), le long métrage aborde les thèmes de l'emprise psychologique et des violences conjugales. Tout au long du film, Jacques manipule Gil de manière insidieuse. C'est cette violence invisible que la réalisatrice a souhaité mettre en lumière dans ce film, qu'elle a coécrit avec David Lambert.

Si tu penses bien est attendu dans les salles françaises le 16 septembre prochain.

Taylor Sheridan prépare une nouvelle série

Oubliez le Montana et le Texas, terres d’accueil de la plupart de ses séries, la nouvelle création de Taylor Sheridan se déroulera… en Écosse ! Un nouveau projet surprise conçu par le scénariste de Yellowstone et Landman va prochainement entrer en tournage, selon des informations de nos confrères du Sun. Cette nouvelle série aura pour titre The Laird, qui désigne les propriétaires de domaines en Écosse (dérivé du mot anglais lord).

Nous savons peu de choses au sujet du programme, à commencer par son casting, qui devrait mettre en scène des célébrités locales. Taylor Sheridan est en effet connu pour son habitude à attirer des stars de premier plan dans ses séries, et nul doute que The Laird ne fera pas exception. Une annonce devrait intervenir peu avant le lancement officiel du tournage.

À l’heure actuelle, il semblerait que cette série ne soit pas liée à l’univers Yellowstone. Mais son synopsis, révélé par une source proche de la production, sème le doute : "Ce drame va probablement explorer les liens entre l'Écosse et l'Amérique, un thème qui a déjà été abordé dans des séries précédentes comme Yellowstone. Ce western met en scène la famille Dutton, qui se révèle être originaire des Highlands écossais."

La série aura également comme thématique principale le sujet de l’esclavage. Le rôle méconnu des Écossais dans la vente d’esclaves vers le continent américain seront ainsi traités, une façon pour Taylor Sheridan de raconter l’histoire des États-Unis, sans faire l’impasse sur ses épisodes les plus sombres.

Outre les cinq saisons de la série originale, deux préquels ont vu le jour pour explorer le passé des Dutton : 1883, qui suit le voyage entrepris par James Dutton et sa famille à travers les dangers de l’Ouest américain, et 1923, qui raconte l’histoire de Spencer Dutton, le grand-père de John Dutton (joué par Kevin Costner dans Yellowstone).

Il est donc possible que The Laird suive l’histoire des Dutton avant leur départ pour le Nouveau Monde. Ce qui est surprenant, c’est qu’un préquel était déjà en préparation, mais qu'il était censé se dérouler en 1944. De récentes sources ont révélé que ce programme est toujours en développement actif ; la série écossaise ne remplacera donc pas ce projet de préquel très attendu des fans.

En tournage cet été, The Laird sera diffusée en exclusivité sur Paramount+ courant 2027.

Pio Marmaï va tourner pour la première fois pour François Ozon !

Riche année pour Pio Marmaï ! Après les César, où il était à nouveau nommé en tant que meilleur acteur pour L'Attachement, et après l'ouverture du Festival de Cannes avec La Vénus électrique de Pierre Salvadori, entouré d'Anaïs Demoustier, Gilles Lellouche et Vimala Pons, voici qu'il tourne pour la première fois pour François Ozon !

Comme le rapporte Cineuropa, le cinéaste a commencé le tournage de son 25e long métrage début juin. La distribution réunit donc Pio Marmaï et Sandor Funtek (nommé au César du meilleur espoir pour Suprêmes).

Intitulé Le Mal est fait, l'histoire s'intéresse à un homme confronté aux fantômes de son passé et à un engrenage de secrets de famille qui menace de tout détruire. Le film est écrit et produit par François Ozon lui-même, et coproduit par France 2 Cinéma et par Gaumont.

25 jours de tournage sont prévus Normandie jusqu’au 15 juillet prochain. La date de sortie n'est pas encore connue.

A l'automne dernier, François Ozon dévoilait L’Étranger, adaptation du célèbre roman d"Albert Camus. Le film a attiré près de 800 000 spectateurs dans les salles.

La patronne de Netflix France contre-attaque au Conseil d'État

C'est une offensive coordonnée et inédite. Netflix, Prime Video et Disney+ ont déposé lundi 6 juillet chacun un "recours en excès de pouvoir" devant le Conseil d'État, selon une information du média spécialisé Satellifacts que Le Monde confirme. La cible : une modification du décret SMAD (Services de médias audiovisuels à la demande), entrée en vigueur en janvier 2025 à l'initiative de l'ancienne ministre de la Culture Rachida Dati.

Ce texte impose désormais aux plateformes de streaming de consacrer 20 % de leurs obligations d'investissement dans l'audiovisuel français à trois genres spécifiques : l'animation, le documentaire et le spectacle vivant.

C'est Pauline Dauvin, vice-présidente de Netflix France chargée de la création, qui monte en première ligne dans une tribune publiée dans Le Monde le 6 juillet. Elle y souligne que la plateforme injecte chaque année plus de 250 millions d'euros dans la création française, et rappelle un bilan qu'elle juge solide : plus de 160 films et séries produits localement depuis 2014, de Lupin à Sous la Seine, et plus de 2 milliards d'euros versés à l'économie hexagonale, selon des données internes.

Le problème, selon Netflix, n'est pas le principe du soutien à ces genres puisque la plateforme y investit déjà. (Et avec succès, on pense notamment à Arcane ou Grégory.) C'est la brutalité de l'exigence : la règle doublerait d'un coup ses obligations dans ces trois catégories. Dans sa tribune, Pauline Dauvin formule le grief central avec clarté : "quand la réglementation prend le pas sur la liberté éditoriale, la diversité devient un exercice de conformité, au détriment des attentes du public."

Autre grief soulevé : l'asymétrie. La contrainte ne pèse que sur les plateformes, tandis que les diffuseurs historiques continuent de négocier leurs engagements au cas par cas. Une situation que Netflix juge à la fois "disproportionnée" et "discriminatoire", selon Le Monde. En février, la plateforme avait déjà tenté un recours gracieux auprès du Premier ministre, resté sans suite.

Derrière l'argument éditorial se profile aussi une réalité économique que le secteur ne saurait ignorer. L'Union syndicale de la production audiovisuelle, citée par Le Monde, rappelle que les plateformes produisent structurellement moins d'œuvres que les chaînes historiques à investissement comparable.

En 2024, leurs 262 millions d'euros d'investissements en production inédite ont permis de financer 43 œuvres seulement, contre près de 750 pour France Télévisions avec 376 millions d'euros. Les streamers misent donc sur des budgets plus élevés et sur une "surenchère au niveau de la rémunération des talents", selon le syndicat.

Ce recours ne sort pas de nulle part. Netflix et Prime Video avaient déjà engagé des démarches juridiques en avril 2025 contre la chronologie des médias, ce dispositif qui régit l'ordre de diffusion des films sortis en salles. Le front s'élargit donc, et le calendrier n'est pas anodin puisque la Commission européenne doit procéder à l'automne à une révision de la directive SMA, qui pourrait rebattre les cartes des obligations de financement à l'échelle continentale.

Pour Pauline Dauvin, l'enjeu dépasse la défense des intérêts de Netflix : "La diversité ne peut pas se réduire à des obligations : elle se mesure à la richesse d'un catalogue façonné par les créateurs, non par des sous-quotas prescriptifs", écrit-elle dans Le Monde. Le Conseil d'État aura le dernier mot.

06 juillet 2026

Jeff Panacloc papa : il révèle la naissance secrète de son fils Raphaël

L'humoriste et ventriloque français Jeff Panacloc vient de lever le voile sur un secret qu'il gardait précieusement depuis plusieurs semaines. Sur son compte Instagram, l'artiste a annoncé la naissance de son troisième enfant, un petit garçon prénommé Raphaël, né le 15 juin dernier à 21h31.

Fidèle à sa volonté de préserver son cocon familial, celui qui partage sa vie avec Charlotte Bizjak a expliqué avoir délibérément choisi le silence pour savourer ces premiers instants loin de l'agitation médiatique.

Le couple, déjà parent de deux filles, Rose et Alice, forme désormais une famille de cinq personnes, unie autour de ce nouveau bonheur qui s'est concrétisé dans l'intimité de leur foyer.

Pour l'arrivée de ce petit garçon, Jeff Panacloc et sa compagne ont opté pour une organisation singulière : un accouchement à domicile. L'artiste confie avoir vécu une expérience "hors du temps", soulignant que le nouveau-né a attendu que son père termine ses engagements professionnels pour pointer le bout de son nez.

L'humoriste raconte en effet qu'une heure seulement après son retour de tournée à Rennes, les premières contractions ont débuté. Ce choix de la naissance à la maison était un secret bien gardé, le couple souhaitant éviter les avis extérieurs pour vivre ce moment de manière exclusive.

Très ému par la force de sa partenaire, Jeff Panacloc n'a pas tari d'éloges sur le courage de Charlotte Bizjak durant le travail. Il la décrit comme une "véritable guerrière" et se dit impressionné par la puissance dont elle a fait preuve pour mettre au monde leur fils dans leur propre salon.

Le ventriloque se remémore avec précision le moment où il a accueilli l'enfant : "Tu as poussé ton premier cri. Je t’ai pris dans mes mains… et presque aussitôt, tu t’es paisiblement endormi". Cette rencontre physique immédiate a marqué l'artiste, qui avoue avoir encore les larmes aux yeux en repensant à cette scène.

Camille Cerf : quelques semaines après avoir révélé le nom de sa maladie, l’ancienne Miss France "retire le paréo pour montrer la bête"

"On retire le paréo pour vous montrer la bête." Une phrase lâchée par Camille Cerf, dans une vidéo publiée ce dimanche 5 juillet 2026, qui résume à elle seule le cap qu'elle vient de franchir. Après avoir révélé en février dernier souffrir de lipœdème, puis être revenue sur ce diagnostic lors d'une interview accordée à Télé-Loisirs fin mai, l'ancienne Miss France 2015 a choisi cette fois de montrer concrètement à quoi ressemblent ses jambes. 

Un exercice qu'elle reconnaît elle-même avoir redouté, bien plus que la première annonce. Sur Instagram, elle explique avoir mis plusieurs semaines à trouver le courage de tourner cette deuxième séquence, tant le sujet reste, selon ses propres mots, un complexe profondément ancré.

"Je pensais que j'étais prête à en parler, mais finalement, c'est tellement un complexe, c'est tellement quelque chose que j'essaie de cacher depuis des années, que j'ai beaucoup de mal à faire cette deuxième vidéo", confie Camille Cerf en préambule. 

L’animatrice et ex-Miss France explique avoir bien perçu l'attente de sa communauté après sa première prise de parole en février, période durant laquelle elle avait évoqué la maladie sans toutefois dévoiler ses jambes. "Je comprends qu'après cette première vidéo, vous ayez eu envie de voir à quoi ressemblent mes jambes, puisque je ne vous les ai pas vraiment montrées", reconnaît-elle, ajoutant volontiers partager cette curiosité lorsqu'elle-même découvre le témoignage d'une autre personne concernée par le lipœdème.

Elle prend toutefois soin de préciser que l'aspect visible de ses jambes a déjà évolué grâce aux mesures qu'elle a mises en place depuis son diagnostic, qu'il s'agisse de suivi médical ou d'habitudes adaptées à la pathologie. Une manière de contextualiser les images qui suivent, sans laisser penser qu'elles reflètent un stade non traité de la maladie.

C'est dans la seconde partie de la vidéo que Camille Cerf entre dans le détail, en énumérant les signes qui caractérisent selon elle sa pathologie. Elle rappelle d'abord l'existence de multiples formes et stades de lipœdème, sans savoir précisément où elle se situe elle-même : "On me dit que j'ai les chevilles assez fines, mais quand on avait pris les mesures (...) il s'avère que j'avais quand même pas mal de graisse au niveau de la cheville." Elle insiste ensuite sur la nécessité d'un diagnostic posé par un angiologue, seul professionnel habilité selon elle à confirmer la maladie.

Par la suite, Camille Cerf détaille plusieurs marqueurs visibles sur son propre corps : une bosse qu'elle présente comme révélatrice, des ecchymoses apparaissant spontanément ou au moindre choc, et dont elle ne se souvient jamais de l'origine, ainsi que ce qu'elle appelle des "fat pads", des zones de graisse localisées et résistantes aux efforts physiques, notamment au niveau de la culotte de cheval et de l'intérieur des cuisses. 

La principale intéressée prend soin de rappeler qu'elle ne parle pas en tant que professionnelle de santé, mais partage son expérience personnelle, invitant même sa communauté à la corriger en commentaire si nécessaire. Une démarche pédagogique qui prolonge celle amorcée en février, lorsqu'elle avait choisi de sensibiliser au lipœdème, une maladie chronique touchant très majoritairement les femmes et encore largement méconnue du grand public.