03 mai 2020

Serena Williams : ce nouveau projet lancé en plein confinement qui lui tient à cœur

Pour certains, le confinement s'avère prolifique. C'est notamment le cas de Serena William. En collaboration avec son entraîneur Patrick Mouratoglou, qui est également son ancien compagnon, la sœur de Venus a lancé un nouveau projet ambitieux : son propre média, Tennis Majors. "Il est né d'une discussion avec Patrick il y a deux ans à l'US Open et voir un gros projet comme celui-là se concrétiser, c'est juste super excitant, a expliqué l'heureuse maman. Les fans de tennis sont passionnés et adorent en savoir plus sur les joueurs, voir ce qu'il se passe dans les coulisses. Je suis impatiente de démarrer l'aventure." Ce nouveau site 100 % dédié au tennis a été mis en ligne le 29 avril dernier. Les contenus proposés sont accessibles en français mais aussi en anglais, sous la direction du journaliste Cédric Rouquette. "Depuis plus de 15 ans, la manière de consommer le tennis a drastiquement évolué. Pourtant, l'offre proposée au fan de tennis se cantonne principalement autour de l'actualité très chaude et des résultats", a expliqué Pascal Chevalier, le président fondateur de Reworld Media.

Sur Tennis Majors, les internautes pourront retrouver plusieurs formats : notamment des mini-documentaires, des interviews exclusives, des débats avec des acteurs du tennis mais aussi des tests de matériel et des analyses sur l'avenir de la balle orange. Confinée avec son mari et leur fille, Serena Williams n'oublie pas de partager son quotidien avec ses fans. Sur TikTok puis Instagram, elle a d'ailleurs partagé une vidéo qui a beaucoup amusé les internautes. La star du tennis s'est mise en scène dans un match de tennis dans lequel elle jouait... contre elle-même, tout de rouge vêtue ou dans une tenue blanche. "Incroyable rallye et match d'entraînement", a-t-elle plaisanté en légende de cette vidéo. Dimanche 3 mai, Serena Williams, sa sœur Venus ainsi que Maria Sharapova et Naomi Osaka vont participer à un tournoi Mario Tennis Aces en direct pour divertir leurs fans.

Le groupe de tenniswomen se battra contre d'autres célébrités et athlètes, dont Gigi Hadid, Karlie Kloss, Steve Aoki et Hailey Bieber, pour un prix d'un million de dollars, qui sera reversé à une œuvre de bienfaisance du choix de l'équipe gagnante. Il y a quelques jours, Serena Williams s'est amusée de son amitié avec Meghan Markle. Interviewée par Naomi Campbell, la sportive a réagi au déménagement des Sussex à Los Angeles d'une étonnante manière. "Je ne sais pas de quoi tu parles, je ne sais rien de tout ça. Jamais vue, jamais entendu parler, je ne la connais pas...", a plaisanté la maman d'Olympia, qui devrait pourtant retrouver rapidement Meghan Markle, le prince Harry et baby Archie. Quelques mois auparavant déjà, Serena Williams n'avait rien voulu dire sur le couple Sussex : "Je n'ai absolument aucun commentaire à faire, mais bien essayé, vous avez essayé, vous avez bien fait".

RoboCop sur France 4 : pourquoi ce remake a été un enfer pour le réalisateur José Padilha

Sorti en février 2014, Robocop de José Padilha a été un véritable naufrage, autant artistique que commercial. La chose était prévisible tant le matériau d'origine était un pur produit de son époque, réalisé par un cinéaste visionnaire et subversif, Paul Verhoeven.

Fort d'un budget de 100 millions de dollars, le film n'en a rapporté que 242 à travers le monde. La production du film a une nouvelle fois été le centre d'une bataille entre un cinéaste qui tente d'imprimer sa patte et les désirs d'un studio soucieux d'édulcorer la violence inhérente à la franchise pour avoir un classement PG-13 (comme quasiment tous les blockbusters des grosses Majors).

Pour rappel, le Robocop original a été classé NC-17 dans un premier temps (strictement interdit au moins de 17 ans, même accompagné, ce qui signait l'arrêt de mort du film). Finalement, l'oeuvre a été ramenée à un classement R (les mineurs de 17 ans et moins doivent être accompagnés d'un adulte) après quelques coupes de Verhoeven.

Le studio MGM, derrière ce remake de Robocop, a donc été sur le dos de José Padilha afin de vérifier que son film reste dans les clous. Pourtant, cette prise de position allait à l'encontre de l'essence même du long-métrage original, d'une redoutable efficacité dans son propos politique, le tout saupoudré d'un humour corrosif. Selon Paul Verhoven, pas tendre avec ce remake, c'est justement ce qui peut expliquer l'échec de Robocop (et celui d'un remake d'un autre de ses films, Total Recall) : Ces deux films [Robocop et Total Recall] avaient besoin de satire ou de comédie pour se faire une place auprès du public. Le fait de les raconter sans humour est un problème, et pas une amélioration", explique le cinéaste.

José Padilha, talentueux metteur en scène, auteur notamment de l'excellent Tropa de Elite ou de la série Narcos, s'est donc brûlé les ailes à Hollywood. Très lucide, ce dernier est revenu sur cette douloureuse expérience. "Je n'ai pas eu la liberté créatrice que je voulais. J'ai passé 90% de mon temps à me battre. Ca m'a fait réaliser à quel point travailler pour un studio n'est pas la même chose que de réaliser un film. Désormais, je réfléchirai un million de fois avant d'accepter une telle offre et de me lancer à nouveau dans une production d'une telle envergure. Je suis arrivé dans l'industrie hollywoodienne pensant que je pouvais faire le film que je voulais, avec mes normes cinématographiques. Quelle erreur ! Je préfère me confronter à la réalité plutôt que de faire un film de super-héros !"

Lolita Séchan : son tendre souvenir d'enfance avec son père Renaud

Pour occuper son temps en plein confinement, Lolita Séchan a fait du tri. Sur son compte Instagram, la fille de Renaud a partagé plusieurs trésors retrouvés dans des cartons : des photos de jeunesse. L'occasion de découvrir celle pour laquelle le chanteur avait composé Morgan de toi petite fille ou adolescente. Lolita Séchan a également partagé un adorable cliché en compagnie de son papa. On voit ainsi Renaud jeune, cheveux longs blonds comme il les portait, derrière sa petite fille maquillée en chat. "Les chats toujours les chats", a commencé l'autrice, nostalgique. Et ce n'est pas la première fois que Lolita Séchan partage des souvenirs de son enfance. L'année dernière, après un grand ménage, la fille de Renaud avait déjà exhumé des clichés familiaux. "C'est marrant, en faisant du tri je retombe sur des photos que je garde depuis des années au fil des changements de téléphone et de vie", avait écrit la fille du chanteur Renaud avant de publier plusieurs photos de son enfance.

Notamment un tendre Polaroid de l'interprète d'Hexagone aux côtés de sa première femme, Dominique Quilichini. Et après avoir partagé ce cliché de ses parents, "eux", Lolita Séchan avait publié une photo d'elle enfant avec Renaud, "nous". Enfin, l'écrivaine de livres pour enfants avait publié un tendre dessin sur lequel il la prend dans ses bras. Confinée, comme tous les Français, Lolita Séchan avait tenu à donner des nouvelles de son père à la fin du mois de mars dernier. "Pour les inquiets : mon père va très bien, no stress. Il est à l'abri dans ma maison d'enfance, dans la nature, et se fait juste 'chier comme un rat mort', avait-elle expliqué sur Instagram. Je lui ai dit qu'il avait qu'à bosser un peu, cette flemmasse adorée." Quelques jours plus tard, elle avait fait une mise au point cinglante.

Lolita Séchan avait alors partagé un long texte sur les réseaux sociaux. Elle expliquait d'abord que Renaud ne possédait aucun réseau social : "Il s'en branle totalement d'internet et de tout le tralala", ajoutant peu après que "ce n'est pas demain qu'il s'y mettra". Puis, elle confiait que les nouvelles qu'elle donnait de son père étaient des informations "qu'elle choisit de transmettre". Autrement dit, qu'il y a "un millier d'autres informations qu'[elle] ne partage pas". Agacée, Lolita Séchan expliquait qu'elle n'était ni "secrétaire ni psychologue". "Nous devons tous apprendre à nous protéger dans ce monde où la frontière entre l'intime et le public est plus que floue", avait-elle poursuivi, passablement énervée. En attendant de pouvoir, peut-être, reprendre une vie normale, la fille de Renaud profite du confinement pour mener à bien ses projets, et notamment un nouveau livre pour enfants qui "avance".

Les Enfants du marais sur France 2 à 14h15 : quand la critique s'acharne sur le film de Jean Becker

En 1999, Jean Becker, à qui l'on doit notamment L'Été meurtrier et Elisa, réalise Les Enfants du marais. Portée par Jacques Villeret, Jacques Gamblin, André Dussollier et Michel Serrault, cette comédie dramatique célèbre des valeurs humanistes et simples. On y suit le parcours de deux amis dans l'entre-deux-guerres : Garris, un homme généreux et quelque peu poête et Riton, qui noie son chagrin dans le vin rouge pour tenter d'oublier sa première femme et grand amour.

La critique n'est pas tendre avec le film à sa sortie. Si Le Figaro et Le Dauphiné libéré sont conquis, Le Monde, Télérama et Libération signent des textes assassins. « Après avoir étalé la touffe d'Adjani devant la France ébahie dans son triomphal Eté meurtrier, Jean Becker signe les Enfants du marais, pâté de campagne qu'il vend ces jours-ci (...) sur l'air du film érigé contre la violence et le sexe au cinéma. On croit rêver » peut-on lire dans Libération. Le Monde écrit : « Personnages, paysages et péripéties ont à peu près l'ambition et le tonus des images qui accompagnaient autrefois les tablettes de chocolat: aujourd'hui, sur grand écran, ils relèvent au mieux d'un doux gâtisme, au pire d'un pétainisme light pour feuilleton télé ». Quant à Télérama, le magazine n'apprécie pas les bons sentiments et le poujadisme d'une intrigue « sans relief ».

Si le cinéaste n'est désormais plus atteint par les critiques, il reconnaît qu'à l'époque, il y était sensible. L'accueil réservé aux Enfants du marais par les journalistes l'a particulièrement touché car il s'agit d'un projet qui lui tenait à cœur depuis longtemps. Le réalisateur avait 20 ans lorsqu'il a découvert le roman de Georges Montforez. Il a voulu dès lors le porter à l'écran « pour montrer comment c'était la ruralité, la vie simple ».

Au final, ces critiques n'ont pas eu d'impact sur la sortie du film qui a séduit 2,1 millions de spectateurs. Un succès populaire doublé d'une reconnaissance de la profession avec 5 nominations aux César, dont celles du meilleur film et du meilleur réalisateur.

Mort du chanteur Idir : les stars lui rendent hommage

Le chanteur Idir n'est plus mais les sonorités et les paroles de ses chansons kabyles résonneront toujours dans le cœur de ses millions de fans. L'artiste algérien est mort à l'âge de 70 ans comme l'a annoncé sa famille sur sa page officielle sur Facebook. "Nous avons le regret de vous annoncer le décès de notre père [à tous], Idir, le samedi 2 mai à 21 h 30. Repose en paix, papa", ont écrit ses enfants. L'interprète du tube Vava Inouva en langue berbère est décédé à l'hôpital Bichat à Paris d'une maladie pulmonaire comme l'a précisé son entourage. Idir, de son vrai nom Hamid Cheriet, luttait depuis plusieurs années contre la maladie.

Après l'annonce de sa mort, de nombreuses personnalités ont salué sa mémoire sur les réseaux sociaux. Les comédiens Jamel Debbouze, Gad Elmaleh et l'actrice Leïla Bekhti ont partagé une photo du chanteur pour partager leur tristesse. Patrick Bruel, qui avait partagé un duo avec Idir, a posté sur Instagram une photo de leur session d'enregistrement en studio : "La grande voix de la Kabylie s'en va... J'avais eu l'honneur de partager avec cet homme de paix "les larmes de leurs pères". Nous avions évoqué nos racines communes. Ce duo et cette rencontre resteront gravés."

L'animateur Nikos Aliagas avait eu la chance de rencontrer le chanteur kabyle et l'avait immortalisé en noir et blanc avec son appareil photo. Il se souvient avec tendresse : "J'aimais Idir, sa voix, son humilité, son ataraxie. Un poète, un homme de paix 'je chante pour réparer les souffrances des gens' me disait-il. 'Les chansons laissent entrevoir un peu de lumière pour embrasser le coeur des gens'. Je ne comprends pas la langue berbère pourtant chacune de ses intonations me touchait dans l'âme. 'Les intentions du chanteur sont explicites parce que l'on sent qu'il y a de l'amour', me glissait-il. Il aimait de tout son être la culture kabyle dont il était un ambassadeur éclairé." L'acteur Mehdi Sadoun a dit au revoir à ce "grand monsieur" tandis que le journaliste Rachid Arhab lui a rendu un bel hommage : "Son nom d'artiste était le prénom donné en Kabylie à l'enfant qui survit. Hamid Cheriet est parti, Idir lui survivra. Écoutez-le encore et toujours"

Kate Middleton toujours stylée pendant ce confinement : ce pull au prix salé qu'elle a arboré

Pendant le confinement, Kate Middleton n'est pas du genre à s'afficher en jogging ou legging comme des millions de personnes à travers le monde. Lors de ses apparitions en public, la femme du prince William s'apprête et elle a fait sensation lors d'un appel vidéo surprise à une jeune maman, qui vient d'accoucher en pleine pandémie. Kate Middleton a choisi un pull bleu clair avec des rayures à chevron blanches. La maman de Charlotte a craqué sur un modèle de la marque de la styliste Tabitha Webb. Si vous voulez copier le style toujours enviable de la duchesse de Cambridge, il vous en coûtera 310 euros sur le site de la marque de mode britannique. Tabitha Webb s'est même félicitée sur son compte Twitter de voir Kate Middleton porter un de ses modèles.

Lors de cet appel vidéo passé depuis Anmer Hall dans le Norfolk, Kate Middleton n'était pas accompagnée du prince William. Elle a surpris un couple dans la chambre de la maternité de l'hôpital de Kingston dans le Sud de Londres pendant que le nouveau-né, prénommé Max, faisait une petite sieste. Sa maman a pu discuter de son accouchement un peu spécial en cette période de crise sanitaire, liée à l'épidémie de coronavirus. Très curieuse, la mère de famille a posé plusieurs questions à Rebecca et John et elle est apparue attendrie par la bouille du petit Max. "C'est surréaliste d'avoir Kate Middleton au téléphone après deux heures de sommeil", a commenté la jeune maman, qui n'est pas prête d'oublier ce moment unique.

Pendant son confinement, Kate Middleton profite de l'occasion pour dévoiler une partie encore inconnue de sa garde-robe. Lors d'une précédente vidéoconférence avec le prince William et les élèves d'une école, la duchesse avait opté pour une robe Zara jaune à manches bouffantes qui a fait son effet sur les fashionistas. Le pull s'est retrouvé rapidement en rupture de stock. Kate Middleton a choisi un look plus fleuri le 23 avril pour applaudir le personnel soignant sur le perron d'Anmer Halle en compagnie de William, Louis, Charlotte et George. Ses fans ont pu découvrir son look du jour lors de son passage à la télévision britannique sur la chaîne BBC One dans l'émission One Big Night In. Il s'agit d'un modèle de la marque londonienne Ghost au prix de 103 euros.

The Last Kingdom sur Netflix : y aura-t-il une saison 5 ?

Attention, les paragraphes qui suivent contiennent des spoilers sur le final de la saison 4 de The Last Kingdom ! Si vous ne l'avez pas encore vu et ne voulez rien savoir, ne lisez pas ce qui suit !

Que va-t-il arriver à Uhtred, Brida, Aelswith, ou encore Stiorra dans la suite de The Last Kingdom ? C'est la question que l'on se pose évidemment à la fin du dernier épisode de la saison 4 de la série historique portée par Alexander Dreymon, disponible depuis le dimanche 26 avril sur Netflix. Après une saison marquée par de nombreuses trahisons et la mort de plusieurs figures marquantes de la série, le final semble ouvrir la voie à un avenir en partie apaisé pour nos héros puisque le siège de Winchester, et l'affrontement entre les Danois et les armées saxonnes d'Edouard et d'Aethelflaed, se sont achevés par une trêve inattendue entre les peuples ennemis. Sigtryggr a donc hérité du royaume d'Eoferwic, et accessoirement de Storria, la fille d'Uhtred dont il semble être tombé amoureux, tandis qu'Edouard a confié à Uhtred la mission d'emmener Aethelstan, son fils aîné, loin de Winchester et des manigances Aethelhelm.

À l'heure actuelle, Netflix n'a pas encore renouvelé The Last Kingdom pour une saison 5, mais étant donné le succès que semble rencontrer la série sur la plateforme et le fait que la saga littéraire dont elle est adaptée, Les Chroniques saxonnes, comporte encore quatre tomes qui n'ont pas été portés à l'écran, tout porte à croire que de nouveaux épisodes verront le jour. Cependant, quand on sait qu'il a fallu attendre un an et demi entre la saison 3 et la saison 4, une éventuelle saison 5 ne devrait donc pas voir le jour avant fin 2021, voire 2022, en cas de renouvellement par Netflix. Et tout ce qu'on sait au sujet de cette possible suite c'est qu'elle devrait nous rapprocher du rêve d'Angleterre unifiée d'Alfred, si l'on en croit les propos du producteur Nigel Marchant à Radio Times : "Nous avons envie de raconter l'histoire de ces royaumes séparés qui se rassemblent, et la manière dont cette union devient réalité... Et le rôle qu'Uhtred va jouer là-dedans".

On peut donc imaginer que la saison 5 de The Last Kingdom nous montrera l'impact de l'éducation d'Uhtred sur Aethelstan, le fils d'Edouard, qui est amené à devenir le premier roi de l'Angleterre unifiée. Et si l'on se réfère aux tomes 9 et 10 de la série de romans de Bernard Cornwell (la saison 4 adapte de manière très libre les tomes 7 et 8), cette éventuelle cinquième saison pourrait également voir Brida (Emily Cox) mettre à exécution sa vengeance envers Uhtred en s'en prenant aux enfants de ce dernier, et notamment à Stiorra, désormais mariée à Sigtryggr. Un développement peu étonnant puisque Brida a juré d'élever son propre enfant, né de son histoire avec Cnut, dans la haine d'Uhtred. Alors la voir devenir la nouvelle grande méchante de la série ne serait que la suite logique de son évolution.

Journée de la liberté de la presse : 5 films qui rappellent l'importance du métier de journaliste

À l'occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée chaque année le 3 mai, AlloCiné décide de se replonger dans ces films qui mettent en scène le journalisme et ceux qui se battent pour faire circuler l'information. Qu'elles s'intéressent à de simples reporters ou à des correspondants de guerre, à travers le prisme du thriller ou du biopic, nombreuses ont été les œuvres à avoir marqué l'histoire du cinéma. Parmi les plus emblématiques, on pense bien sûr au film d'Alan J. Pakula, Les Hommes du Président, qui revient sur l'affaire du Watergate, mais aussi à Good Night, and Good Luck de George Clooney, ou encore Le Syndrome chinois de James Bridges, dans lequel Jane Fonda incarne une journaliste enquêtant sur une centrale nucléaire.

Sorti récemment, en 2019, Camille de Boris Lojkine avait également séduit les spectateurs grâce à son portrait de la photojournaliste Camille Lepage. Cette dernière, incarnée à l'écran par Nina Meurisse, avait été tuée en Centrafrique par les ex-Seleka, en 2014. Elle avait 26 ans. La sélection qui suit reflète les choix personnels d'une partie de la rédaction sur les meilleurs films consacrés à ce sujet :

Le gouffre aux chimères (1951)

Près de soixante-dix ans après sa sortie, Le Gouffre aux chimères, réalisé par Billy Wilder (Certains l'aiment chaud, Sabrina...), trouve toujours un écho très actuel. Le film porté par le regretté Kirk Douglas, décédé en février dernier à l'âge de 103 ans, suit Charles Tatum, un journaliste sans scrupule, prêt à tout pour exploiter le filon d'une affaire qu'il suit pour son journal. Le reporter va en effet découvrir un homme, coincé au fond d'une galerie effondrée du Nouveau-Mexique. Tatum va faire en sorte de gagner sa confiance pour mieux tirer profit de la situation... Un film captivant, qui a très peu vieilli et qui ne redore pas le blason de la profession de journaliste, bien au contraire. Il permet néanmoins de s'interroger sur le rôle que les reporters peuvent jouer en tant que témoin de certaines situations, ou en tant que lanceur d'alerte.

Zodiac (2007)

Adapté du livre de Robert Graysmith, dessinateur de presse au San Francisco Chronicle, Zodiac est un thriller sombre et glaçant sur le serial killer qui a terrorisé l'Amérique dans les années 1970 en s'en prenant à de jeunes couples. Il a la particularité de suivre le point du vue de Graysmith (Jake Gyllenhaal), devenu obsédé par l'enquête pour retrouver l'assassin qui envoyait des messages codés aux journaux pour surfer sur sa notoriété, plutôt que celui des forces de police (dont l'inspecteur est incarné par Mark Ruffalo). En observant en marge de l'enquête les conséquences sur la vie personnelle de Graysmith, entâchée par ses recherches compulsives, David Fincher questionne la notion de fascination que l'on éprouve vis-à-vis des tueurs en série; une réflexion qu'il continuera à développer dix ans plus tard dans la série Mindhunter.

Spotlight (2015)

Oscar du Meilleur film en 2016, Spotlight est adapté de faits réels et retrace la fascinante enquête des journalistes du Boston Globe qui a mis au jour un scandale impliquant des prêtres pédophiles couverts par l’Eglise Catholique. Le titre du film fait référence au nom donné à l'équipe d’investigation du journal qui a travaillé pendant un an sur cette affaire, interrogeant les victimes d'abus sexuels et révélant que l'institution catholique avait protégé leurs bourreaux pendant des décennies. Leur article, publié en janvier 2002 et couronné par le prix Pulitzer en 2003, a permis de libérer la parole et déclenché une vague de révélations dans le monde entier.

 Le film de Tom McCarthy, dont le script figurait sur la black list des meilleurs scénarios cherchant un producteur, est porté par un casting cinq étoiles (Michael Keaton, Mark Ruffalo, Rachel McAdams, Liev Schreiber... tous sont parfaits) et sa narration est extrêmement bien ficelée. Le réalisateur ne cherche jamais le sensationnalisme et choisit de reprendre les codes du polar et du thriller, pour faire ressentir au spectateur l'intensité du travail de ces reporters prêts à investir toute leur énergie dans la mission qu'ils se sont fixés : informer leurs lecteurs coûte que coûte et faire éclater la vérité. 

Pentagon Papers (2017)

Film contemporain le plus récent de Steven Spielberg, après sa relecture de l'abolition de l'esclavage par Lincoln (2012) et d'un incident historique au cours de la Guerre froide avec Le Pont des Espions (2015), Pentagon Papers se focalise sur une affaire d'État mise en lumière par le Washington Post  au début des années 1970. Le journal enquête sur la dissimulation d'informations de la part du gouvernement américain au sujet de l'enlisement de la guerre du Vietnam. Cette révélation, deviendra l'un des premiers scoops de l'histoire du journalisme aux Etats-Unis. Servi par un duo d'acteurs au sommet (Meryl Streep et Tom Hanks) et une mécanique narrative implacable, le film de Spielberg est d'une douloureuse actualité, et montre avec beaucoup de pédagogie la nécessité absolue de la survie du journalisme en pleine ère trumpiste.

Sympathie pour le diable (2019)

Pour son premier film, le réalisateur Guillaume de Fontenay s'intéresse au reporter de guerre Paul Marchand, en adaptant son livre, Sympathie pour le diable, publié en 1997. Le film, qui a mis plus de deux décennies à se faire, retrace le parcours du journaliste français durant le siège de Sarajevo en 1992. D'une grande maîtrise, le biopic trouve sa force dans ses images froides, sa violence brute, mais aussi dans la performance bluffante de Niels Schneider, qui prête ses traits au correspondant. L'acteur québécois sera auréolé du Prix de la Meilleure interprétation masculine au Festival international du film de Saint-Jean-de-Luz, en 2019.

Tourné à Sarajevo, Sympathie pour le diable parvient à récréer avec beaucoup de réalisme le cauchemar et les conditions de travail des reporters, qui vivent au rythme des bombardements. Le film réussit également à éveiller les consciences et à créer un dialogue chez les spectateurs en abordant les conséquences traumatiques de ces hommes et femmes qui risquent leur vie pour rendre l'information accessible. Paul Marchand, lui-même, a participé à la conception du scénario, avant de mettre fin à ses jours en 2009.

Le chanteur Idir est mort à 70 ans : la cause du décès de la star de la chanson kabyle dévoilée

La Kabylie pleure l'une de ses stars... Le chanteur Idir, connu pour sa chanson en langue berbère, Vava Inouva, est mort à l'âge de 70 ans le samedi 2 mai. Sa famille a annoncé cette triste nouvelle sur le compta Facebook de l'artiste, laissant orphelins ses millions de fans à travers le monde. "Nous avons le regret de vous annoncer le décès de notre père [à tous], Idir, le samedi 2 mai à 21 h 30. Repose en paix, papa", ont écrit avec émotion ses enfants. Idir, de son vrai nom Hamid Cheriet, avait été hospitalisé la veille à l'hôpital Bichat à à Paris. Il a succombé à une maladie pulmonaire selon son entourage. Une maladie contre laquelle il luttait depuis de nombreuses années. Le chanteur kabyle sera enterré dans la région parisienne.

Après l'annonce de la mort d'Idir, le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a salué sa mémoire : "Avec sa disparition, l'Algérie perd un de ses monuments." En 1976, Idir avait fait connaître la musique kabyle aux quatre coins de la planète grâce à son album A Vava Inouva et son tube éponyme. Le chanteur algérien, qui se destinait à être géologue, restera l'un des plus célèbres ambassadeurs de la communauté kabyle à l'instar du footballeur Zinedine Zidane. Le sociologue Pierre Bourdieu lui avait rendu un fabuleux hommage de son vivant : "Ce n'est pas un chanteur comme les autres. C'est un membre de chaque famille."

Son destin a changé quand il a remplacé au pied levé la chanteuse Nouara en 1973 sur Radio Alger. Sa chanson en langue berbère Vava Inouva a séduit les auditeurs et le monde entier. Au cours de sa carrière, Idir a enregistré sept albums studio et a mis sa guitare et son micro de côté pendant dix ans (1981-1991). En 2007, le chanteur kabyle a publié l'album La France des couleurs, en pleine campagne pour l'élection présidentielle française marquée par des débats sur l'immigration et l'identité. Idir avait partagé la scène avec les stars de la chanson française comme Maxime Le Forestier, Charles Aznavour, Francis Cabrel ou encore Patrick Bruel, avec qui il avait partagé un duo sur scène en 2017 après la sortie de son dernier album, Ici et Ailleurs, dans lequel il chante en français et en kabyle.

02 mai 2020

Le prince Harry fils de l'amant de Diana : pourquoi cette rumeur sur l'identité de son père est fausse

La rumeur refait surface. Alors que le prince Charles a été testé positif au coronavirus, de nombreuses personnes ont de nouveau parlé du fait qu'il n'était potentiellement pas le père du prince Harry. Comme le rapporte le média Star Daily des mèmes sont apparus sur le net disant que c'était en réalité James Hewitt, l'amant de Lady Diana, qui était le père. En effet, l'offi­cier de l'ar­mée britan­nique a été l'amant de la princesse pendant plusieurs années. Mais voilà : cela est impossible. Et pour cause, comme le précise Star Daily, Diana n'a rencontré James Hewitt que deux ans après la naissance du prince Harry. Les mauvaises langues se délient donc à partir de faits non concordants et le prince Harry en souffrirait encore. "Harry est encore taquiné à propos de cette théorie" écrit le média.

A noter que de son côté, James Hewitt a toujours déclaré qu'il n'était pas le père du prince Harry. En 2017, il avait mis les points sur les "i" lors de son passage dans l'émission australienne Sunday Night show. Questionné par la journaliste Melissa Doyle, l'amant de Lady Diana, 58 ans, avait répondu qu'il n'était pas le père biologique du compagnon de Meghan Markle. "Ça fait vendre, c'est certainement encore pire pour lui, le pauvre garçon" avait-il conclu. De son côté, l'agent de sécurité de l'ex-princesse Diana s'était également exprimé en déclarant que tout cela n'était que des rumeurs. "Diana était en larmes à cause de ça. Habi­tuel­le­ment, elle ne prêtait pas atten­tion aux mensonges que les amis de Charles racon­taient sur elle, mais si quiconque s'en prenait à ses enfants ça la bles­sait profon­dé­ment" avait-t-il raconté.

Alors qu'ils vivaient une idylle en secret, tout à éclaté au grand jour pour Diana et James Hewitt. C'est la princesse elle-même qui a confirmé sa liaison avec le militaire en 1990, juste avant de divorcer. "Oui, je l'adorais, oui, j'étais amoureuse de lui" avait-elle balancé à la BBC. Tout avait commencé en 1986 avant de doucement s'éteindre.