26 mai 2026

Eric Kripke répond cash aux critiques sur la saison 5 de The Boys

Le rideau est tombé sur The Boys, mais les débats, eux, continuent. Depuis la diffusion du final de la cinquième et dernière saison sur Prime Video, les réactions des fans oscillent entre enthousiasme sincère et déception marquée – on vous en a même fait une revue de tweets – certains reprochant à la série un rythme trop lâche, d'autres l'absence de grandes scènes d'action à la hauteur des attentes accumulées en cinq saisons.

Face à cette vague de critiques, le créateur et showrunner Eric Kripke a décidé de prendre la parole. C'est dans les colonnes de Rolling Stone qu'il s'est exprimé, assumant ses choix sans détour.

Eric Kripke commence par concéder que la saison n'a pas fonctionné pour tout le monde. "Pour je ne sais quelle raison, il y a définitivement des gens pour qui la série ne fonctionne pas cette saison. Que ce soit le rythme, que ce soit l'absence de grandes scènes de combat... Je lis tous les commentaires de manière obsessionnelle, on pourrait même dire à un degré presque malsain", confie-t-il à Rolling Stone.

Mais la concession s'arrête là. Kripke revendique pleinement l'angle qu'il a choisi : celui d'un miroir déformant du monde actuel et de sa dérive vers le fascisme, plutôt qu'un récit post-apocalyptique et spectaculaire. "Je n'avais aucun intérêt pour un monde post-apocalyptique. Ça n'allait jamais arriver", tranche-t-il. "Je ne le regrette pas. Je suis satisfait de la façon dont ça s'est terminé."

Le moment le plus savoureux de ce final implique Elon Musk, à peine caricaturé via le personnage Günther Van Ellis (Ivan Sherry) qui rencontre Homelander en vue de faire affaire avec lui. Et Musk a résumé son avis sur le final en un seul mot sur son réseau social : "Pathétique."

Kripke a aussitôt retweeté la réaction du milliardaire en la qualifiant de "super critique". Une manière élégante de retourner l'attaque contre son auteur, dans une série qui n'a jamais caché sa volonté de croquer les puissants. Musk a redoublé de tweets, que Kripke a continué de partager avec le même enthousiasme affiché.

Eric Kripke a également levé le voile sur la genèse de l'une des scènes les plus commentées du final : celle où Homelander s'abaisse à supplier Butcher de lui laisser la vie sauve en faisant fi de toute forme de dignité.

La réplique la plus extrême de cette séquence – que la bienséance nous empêche de citer ici – aurait été proposée par Antony Starr lui-même. L'acteur, prévenu par Kripke que son personnage allait connaître la fin la plus pathétique possible, aurait répondu : "Bien sûr. Il le faut. C'est la fin. Il doit recevoir une punition à la hauteur de l'horreur qu'il a infligée pendant sept ans." Une conclusion que la majorité du public, selon Kripke, a finalement approuvée. Et c'est là, dit-il, ce qui compte le plus.

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