26 avril 2020

Le Corniaud sur France 2 à 14h : pourquoi de Funès est-il entré dans une colère noire lors du tournage ?

Dans Le Corniaud, Louis de Funès incarne Leopold Saroyan, un trafiquant qui utilise Antoine Maréchal, un honnête commerçant joué par Bourvil, pour conduire de Naples à Bordeaux une Cadillac remplie d'héroïne. Bien évidemment, les choses ne vont pas se passer comme prévu... A l'occasion de la diffusion de cette comédie culte, cet après-midi sur France 2, petit focus sur la raison pour laquelle Louis de Funès est entré dans une colère noire, au début du tournage.

Bourvil et Louis De Funès n'ont que peu de scènes ensemble dans Le Corniaud. Gérard Oury leur promet toutefois un temps égal d'apparition à l'écran, chose à laquelle le second est particulièrement attaché, tandis que le premier l'est moins (sans pour autant n'y accorder aucune importance).

Après dix jours de tournage, le metteur en scène a l'idée d'organiser une projection, dans un cinéma, pour montrer les premières images du film à son équipe. Louis de Funès s'y rend avec sa femme Jeanne, qui lui sert accessoirement d'agent. A la fin, le couple considère avec indignation que l'acteur n'est pas assez présent à l'écran et que, d'une manière plus générale, le long métrage fait la part trop belle aux scènes jouées par Bourvil.

Louis de Funès entame alors une "grève de l'expression", pratique consistant à jouer de la façon la plus minimale et neutre possible... Pour "rattraper le coup", Gérard Oury doit consentir à la mise en boîte de quelques séquences supplémentaires avec le comédien, dont celle, devenue culte, de la douche avec le culturiste (une idée qui lui vient lors d'un voyage où il voit un couple d'hommes aux physiques bien différents : l'un est un frêle milliardaire, l'autre un bodybuilder).

Si dans les premiers rushs du film, Bourvil apparaît plus que de Funès, cela est dû à une raison purement pratique. Alors que l'interprète de Saroyan doit tourner ses premières scènes en Italie à bord d'une jaguar, le tournage est brusquement arrêté. La raison ? Un assistant a abîmé la voiture. Forcé d'attendre sa réparation, le réalisateur se concentre alors sur les séquences avec Bourvil. Pendant plusieurs jours, de Funès dois patienter jusqu'à l'arrivée du véhicule…

Après cet incident, les crispations sont vite oubliées, et les deux acteurs s'entendent bien. Lors de sa sortie, Le Corniaud connaît un succès public phénoménal, avec plus de 11,7 millions d'entrées sur le sol français. Oury, Bourvil et de Funès se retrouvent l'année suivante pour La Grande Vadrouille, qui fait encore mieux avec 17,2 millions d'entrées (soit le plus grand succès de tous les temps en France, qui sera dépassé par Titanic, Bienvenue chez les Ch'tis puis Intouchables).

25 avril 2020

Les films sur Netflix du 24 au 30 avril

Le vendredi 17 avril

Tyler Rake : Chris Hemsworth (Thor, MIB…) joue dans ce film d’action un mercenaire intrépide chargé par un caïd incarcéré de sauver son fils enlevé, une mission ultra-périlleuse qui frôle l'impossible.

François Truffaut : 12 films sur les 21 réalisés par le cinéaste de la Nouvelle Vague disparu en 1984 sont disponibles sur le catalogue, suite à un partenariat passé entre Netflix et le grouPe français MK2.

Le mercredi 29 avril

Coupable et victime - l’histoire de Cyntoia Brown : ce documentaire judiciaire nous raconte l’histoire de cette adolescente de 16 ans est condamnée à perpétuité. Mais un nouveau regard sur son passé et la loi elle-même remettent sa culpabilité en question.

A Secret Love : un documentaire produit par Ryan Murphy et Jason Blum qui risque de vous faire verser quelques larmes ! On y suit deux femmes, en couple de femmes obligé de cacher leur relation pendant 65 ans.

Le jeudi 30 avril

Mensonges et trahisons : Camila Mendes (Riverdale) joue ici une aide à la personne qui hérite d'un de ses patients. Mais de sombres secrets planent sur cette fortune tombée du ciel, faisant d'elle la cible de soupçons et de menaces.

Life Origine inconnue (catalogue) : Jake Gyllenhaal, Ryan Reynolds et Rebecca Ferguson sont à l’affiche de ce thriller SF sorti en 2017.

Vikings : l'histoire vraie de Floki, le guerrier qui a découvert l'Islande

Attention, spoilers ! Les paragraphes suivants révèlent des éléments d'intrigue de la série Vikings. Si vous ne voulez rien savoir, ne lisez pas ce qui suit.

Incarné par Gustaf Skarsgård dans la série Vikings, Floki est un personnage principal des cinq premières saisons de Vikings. Constructeur de bateaux et guerrier viking, Floki est très proche de Ragnar (Travis Fimmel) pour qui il a une haute estime et s’en remet toujours aux dieux nordiques pour avancer. Ce personnage est naturellement timide et un peu lunaire, ce qui fait qu’il est souvent incompris ou mis de côté par certains. Mais il peut compter sur Ragnar, Bjorn et les autres pour le soutenir. Très réfractaire aux chrétiens, Floki voit d’un très mauvais oeil l’amitié entre Athelstan (George Blagden) et Ragnar, ainsi que l’attrait de ce dernier pour le catholicisme. Toujours sous l’égide des dieux nordiques, Floki va peu à peu se détourner de son peuple viking pour trouver de nouvelles terres.

Le personnage de Floki de la série de Michael Hirst est librement inspiré de la légende de Flóki Vilgerðarson ou Floki aux corbeaux. Il serait le premier navigateur scandinave à avoir vogué spontanément vers l’Islande. Son histoire est recensée dans Le Livre de la colonisation, un manuscrit détaillé sur la découverte et la colonisation de l’Islande par les Scandinaves aux IXème et Xème siècle. Selon la légende, Floki serait un descendant des anciens rois de la province de Hedemark qui se serait donné pour mission de découvrir une île mystérieuse.

Accompagné de deux autres hommes, Herjólfur et Faxi, le navigateur Floki se munit alors de trois corbeaux pour le guider. En bonne route, il relâche les corbeaux et suit le seul qui va vers l’avant. Naviguant à l’ouest de la péninsule de Reykjanes, Floki et ses hommes découvrent une grande baie, baptisée depuis Faxafloi. Ils y établissent un camp pour l’hiver sur Barðaströnd, la plage de Barður jusqu’au printemps. Floki entreprend alors d’escalader une montagne et aperçoit un fjord couvert de banquise et nomme "ce pays de glace" l'Islande.

Il ne retourna avec ses hommes qu’un hiver après en Norvège en disant que l’Islande n’avait pas vraiment de valeur. Cette légende a inspiré la trame narrative du personnage de la série Vikings dans la saison 5 lorsque Floki part naviguer après la mort de sa femme et atterrit sur les terres islandaises. Dans la pénultième saison de Vikings, Floki se rapproche donc de sa légende et des portes du Valhalla en se laissant guider par les dieux nordiques pour naviguer vers des terres glaciales.

Marvel : nouvelles dates pour les suites de Spider-Man, Doctor Strange et Thor

En raison de l’épidémie de coronavirus et de la crise sanitaire sans précédent, le calendrier des films Marvel est totalement bouleversé. Après les reports de Black Widow, The Eternals et Shang-Chi and the Legend of the Ten Rings, de nouveaux changements ont été annoncés pour les prochains films Marvel comme le rapporte Deadline. Ainsi, Disney et Sony ont décidé de repousser la sortie du troisième volet des aventures de Spider-Man, incarné par Tom Holland. Le film, sans titre pour le moment, est désormais prévu aux Etats-Unis pour le 5 novembre 2021 à la place du 16 juillet 2021.

Autre film Spider-Man concerné : la suite de Spider-Man : New Generation. Le sequel du film d’animation oscarisé voit sa sortie américaine repoussée du 8 avril 2022 au 7 octobre 2022. Il en est de même pour la suite de Doctor Strange, campé par Benedict Cumberbatch. Ainsi, Doctor Strange in the Multiverse of Madness, réalisé par Sam Raimi, est reporté au 25 mars 2022 au lieu du 5 novembre 2021. Le film avait déjà été décalé et était prévu initialement pour le 5 mai 2021 en France.

Parmi toutes ces annonces de report, un film Marvel très attendu s’en sort miraculeusement et voit même sa sortie avancée d’une petite semaine. Il s’agit de Thor : Love and Thunder réalisé par Taika Waititi. Le film, qui devait sortir dans les salles américaines le 18 février 2022, sera finalement au cinéma quelques jours avant la Saint-Valentin. Une annonce qui a beaucoup amusé le réalisateur néo-zélandais qui s'est fendu d'un message ironique sur son compte Twitter. Pour rappel, le quatrième volet des aventures de Thor devait initialement sortir le 5 novembre 2021 en France.

Glory a 30 ans : retour sur une scène du film qui a réveillé de vieux démons...

Il y a tout juste 30 ans, le 25 avril 1990, sortait sur nos écrans le superbe film d'Edward Zwick, Glory. Se déroulant durant la Guerre de Sécession, en 1863, le film évoquait l'histoire de Robert Gould Shaw, promu colonel du premier régiment de soldats noirs, engagés volontaires dans une guerre qu'ils croyaient être la leur, en ces temps de lutte pour l'abolition de l'esclavage. Assignés à des tâches subalternes, méprisés par leurs officiers, ces soldats se révoltèrent, Shaw à leur tête, pour partir au feu.

Si l'oeuvre de Zwick n'a malheureusement pas tutoyé les sommets du Box Office en France, en n'attirant qu'un peu plus de 162.000 spectateurs, il ne fut pas non plus un triomphe au Box Office mondial, n'ayant rapporté qu'un peu plus de 26 millions $. Une cruelle injustice pour une oeuvre puissante. Somptueusement photographié par le vétéran et immense directeur de la photographie Freddie Francis, récompensé à juste titre par un Oscar pour son travail, le film est en outre porté par une magnifique brochette de comédiens : Matthew Broderick dans le rôle-titre, Cary Elwes, Morgan Freeman, et Denzel Washington. Sous les traits du soldat rebel Trip, ce dernier livre d'ailleurs ici une composition mémorable, saluée par l'Oscar du Meilleur second rôle.

Dans un mélange de honte et de culpabilité, à l’ombre des Pères Fondateurs de l’Indépendance et de la Constitution Américaine dont douze d’entre eux faisaient travailler des esclaves dans leurs plantations, les Etats-Unis ont encore bien du mal à évoquer le sujet de l’esclavage. Même s’il ne faut pas occulter le fait que de nombreux artistes ont préféré privilégier l'histoire de la Ségrégation et des Droits Civiques, traitée à de nombreuses reprises au cinéma comme Mississippi Burning ou Malcolm X. Pourquoi ? Parce que la fin de l’esclavage n'a pas pour autant abouti à une égalité réelle, et qu'il a fallu attendre le début des années soixante (du XXe siècle) pour que cette égalité émerge, avec en point d’orgue la grande Marche vers Washington pour le travail et la liberté emmenée par Martin Luther King en 1963, et la signature du Civil Rights Act en 1964.

Machine à fabriquer des mythes et souvent prompt à bâtir de toute pièce un passé idéalisé, Hollywood est (était ?) capable de produire des œuvres suffisamment fortes autour du sujet, même si elles restent le plus souvent prudentes et académiques. Dans Glory, qui relate l’histoire du 54e régiment noir d’infanterie durant la Guerre de Sécession, ce passé est ainsi brutalement revenu à la gorge de l’équipe du film lors du tournage, dans l'Etat de Géorgie.

C'est lors du tournage de la fameuse séquence où Denzel Washington subit la terrible humiliation d'être fouetté devant tout le régiment que le passé a refait surface. Une scène très tendue à tourner. "Les experts nous ont dit qu'en entrant dans ces camps, on voyait parfois des gars attachés à des roues. C'était leur punition. On vous attachait, on vous fouettait, et on vous laissait là. Rien à voir avec la couleur, c'était une punition militaire" expliquait Morgan Freeman.

"Le fait de fouetter un homme en Géorgie, où tant d'autres avaient été fouettés auparavant, ça réveillait des démons" expliquait quant à lui Edward Zwick; "je ne savais pas vraiment ce que ça allait donner. J'ai cherché avec l'accessoiriste un moyen de faire la scène. Il avait une lanière de cuir sur laquelle il a mis de la couleur pour que ça ressemble à du sang. Il a dit : "ça piquera un peu, mais ça ne fera pas mal". Et Denzel, qui un jour pareil est prêt à tout et rentre à fond dans la peau du personnage, ne voulait pas en parler. Je sentais un truc que Denzel n'avait pas envie d'explorer, et c'était l'humiliation la plus profonde, le vol de sa dignité. J'ai dit à l'opérateur de mettre une bobine de 300 m sur la caméra, et j'ai dit au chef opérateur de ne pas s'arrêter, j'ai laissé tourner, jusqu'à ce que Denzel y arrive. Ce qu'il a découvert, c'est la perte de contrôle. Et ce qui s'ensuit est l'un des moments les plus forts que j'ai vu au cinéma".

24 avril 2020

Le Silence du marais sur Netflix : c'est quoi ce film avecPedro Alonso ?

Alors que vient d'être mise en ligne la saison 4 de La Casa de Papel, l'interprète de Berlin, Pedro Alonso, est déjà de retour sur Netflix dans un long-métrage. Le Silence du marais raconte l'histoire d'un auteur de polars à succès impliqué dans une affaire d'enlèvement alors qu'il fait des recherches sur la corruption pour son prochain roman.

Le film est l'adaptation d'un polar de l'auteur et journaliste espagnol Juanjo Braulio. Ce natif de Valence a décidé de placer son intrigue dans sa ville, battie justement sur un ancien marécage. Mais bien plus que des marais, il est avant tout question, dans le livre comme dans le film, de silence. Un silence politique. Dans une interview accordée à todoliteratura.es, il confie : "Dans mon roman, j'ai voulu plonger dans les coins les plus profonds de l'âme humaine et j'ai aussi voulu réfléchir sur le pouvoir. [...] Je me suis concentré sur sa structure, qui est restée la même depuis longtemps."

C'est justement cette thématique qui a intéressé le metteur en scène du film, Marc Vigil. "Nous sommes très indignés lorsqu'on entend parler de corruption et de mensonges, mais au fond, nous nous regardons rarement dans le miroir et je pense que le mal est dans tous les domaines" a-t-il déclaré à l'agence de presse espagnole Efe. Le réalisateur a par ailleurs partagé sa vision de l'oeuvre avec nos collègues de Sensacine : "Dans ce film, le marais est une métaphore de la corruption du système."

Porté par Pedro Alonso donc, qui trouve ici un rôle bien plus mystérieux que celui qui l'a rendu célèbre mondialement, le thriller est également emmené par Nacho Fresneda, vu en 2019 dans El Reino, et Carmina Barrios (Carmina !). Sorti début janvier en Espagne, le film est disponible dès maintenant sur Netflix.

Zombillénium disponible gratuitement sur Okoo, la plateforme jeunesse de France Télévisions

Jusqu'au vendredi 15 mai, la plateforme jeunesse gratuite de France Télévisions, Okoo, met à disposition le film d'animation Zombillénium. Adapté de la bande dessinée du même nom, le long-métrage nous embarque dans un parc d'attraction d'épouvante où les monstres ont le blues. Jusqu'au jour où débarque un humain contrôleur de normes de sécurité bien décidé à fermer le site... Pour fêter l'arrivée du film sur la plateforme, petit tour dans les coulisses de sa conception en compagnie des réalisateurs Arthur de Pins et Alexis Ducord.

Dans cette série de vidéos making-of, les équipes nous montrent l'envers du décor et reviennent sur le processus de création du film, et plus généralement d'un film d'animation, du storyboard à la musique en passant par le bruitage et l'enregistrement des voix. On y voit notamment les animateurs travailler la 3D, préférée à la 2D pour sa fluidité : "La 3D s’est imposée en terme de fabrication, [...] je tenais beaucoup à certains détails comme les plis du costume de Francis qui doit se comporter de telle manière ou Gretchen et sa ceinture à clous, tous ces petits détails font vraiment partie des graphismes de la bande dessinée, je ne voulais pas simplifier les personnages" explique Arthur de Pins, auteur de la BD.

Le choix de l'emplacement du parc n'est pas anodin. Dans la BD, et par extension dans le film, celui-ci se situe sur une ancienne mine du nord de la France, à Valenciennes. Une région industrielle, un peu sinistrée qui colle parfaitement à l'intrigue. L'auteur précise : "Il y a aussi un côté western. Dans la bande dessinée, la première scène se passe sur la route, il y a un personnage qui se fait prendre en stop : on imagine facilement une espèce de musique à la Sergio Leone qui accompagnerait la scène ! Ça renforce le côté inquiétant, ce parc qu’on voit au loin dans la brume, on a presque l’impression que c’est un mirage. Ça marche mieux que si on était dans les Calanques de Cassis... Disons que ça aurait eu moins de pouvoir évocateur."

Afin de montrer l'esthétique du film et ainsi mieux le vendre, les réalisateurs ont préparé une version test. Ce projet donnera le clip de Nameless World, morceau signé du groupe français Skip the Use et sorti en décembre 2013. On y voit le leader Mat Bastard en version animée dans l'univers macabre et fantastique de Zombillénium. La vidéo raconte l'arrivée de son personnage, Sirius, au fameux parc d'attraction et sert de pilote/préquel au long-métrage. "Ils ont été emballés par l’idée de faire en même temps le pilote du film et leur clip" raconte Arthur de Pins. "On n’a pas eu un énorme budget et seulement 4 mois pour le faire donc la qualité n’est pas celle qu’on a actuellement sur le film mais ça nous a permis d’avoir une référence visuelle et de régler quelques problèmes techniques."

Pour découvrir le résultat de ce long et minutieux travail, rendez-vous dès maintenant sur Okoo où Zombillénium est disponible jusqu'au 15 mai.

La Cité de la Peur : et si le film des Nuls n'avait jamais existé ?

Et si, après un accident de vélo (avec des cons de mimes), la plus grande fan de La Cité de la Peur se réveillait dans un monde où la comédie familiale de Les Nuls n'avait jamais existé ? Elle va alors décider d'en écrire le scénario pour offrir aux spectateurs la comédie culte qu'il ne connaît pas encore. Avec La Cité de la quoi ?, l'humoriste Amaia croise l'univers du trio Chabat/Lauby/Farrugia avec le pitch du Yesterday de Danny Boyle, et livre une sympathique fausse bande-annonce qui devrait ravir les fans de Simon, Odile et Kara. Cette production des Films de la Sous-Préfète est attendue le 8 Janvril dans les salles. Ou pas.

Une époque formidable sur France 2 à 14h : retour sur la carrière du regretté Ticky Holgado, qui joue le SDF Crayon

Quatrième réalisation de Gérard Jugnot, Une époque formidable... suit Michel Berthier, un cadre moyen dans une société de matelas qui se fait licencier. Voulant à tout prix avoir un enfant avec sa femme Juliette, qui en a déjà deux d'un premier mariage, il ne dit rien, mais se retrouve très vite en situation de devoir quitter le foyer familial.

Après quelques mésaventures, il rencontre trois autres SDF qui deviennent ses compagnons d'infortune : Le Toubib, Mimosa et Crayon. Ce dernier est joué par Ticky Holgado, visage connu et atypique du cinéma français décédé en 2004. A l’occasion de la diffusion de cette comédie dramatique, cet après-midi sur France 2, retour sur sa carrière.

Issu d'une famille aisée, Ticky Holgado abandonne relativement tôt ses études, préférant se lancer dans une carrière de musicien et de chanteur. De galas en concerts, il sympathise avec quelques grandes vedettes de l'époque yé-yé, devenant même le secrétaire particulier de Claude François, puis de Johnny Hallyday à la fin des années soixante.

Un pied dans le show-business, il fait une première apparition au cinéma en 1980 dans la série Z Les Surdoués de la première compagnie, puis dans Putain d'histoire d'amour de Gilles Béhat l'année suivante. Après une multitude de petits rôles dans des films à l'humour plutôt potache, il interprète en 1987 un inspecteur dans Les Keufs de Josiane Balasko.

Acteur populaire et gouailleur, Ticky Holgado joue aux côtés de Gérard Jugnot dans la comédie moyenâgeuse Sans peur et sans reproche (1988), campe l'avocat Mégrin dans Uranus (1990) de Claude Berri, puis incarne un hôtelier déjanté offrant son gîte à Jacques Villeret dans Les Secrets professionnels du Dr Apfelglück en 1991.

Cette même année, sa notoriété s’accroît grâce à Une époque formidable. Dans cette comédie dramatique écrite, réalisée et interprétée par Jugnot, il joue "Crayon", un SDF bavard et maladroit. Cette prestation lui permet d’obtenir, en 1992, sa première nomination au César du Meilleur second rôle (c'est Jean Carmet qui est sacré, pour Merci la vie).

Toujours en 1991, Ticky Holgado est à l'affiche de l'étrange Delicatessen de Jean-Pierre Jeunet. Aimant souvent travailler avec des gens qu'il connaît bien, le comédien tournera dans trois autres longs métrages du cinéaste au style très visuel : La Cité des enfants perdus (1995), Le Fabuleux destin d'Amélie Poulain (2001) et Un long dimanche de fiançailles (2004).

Même s'il n'est jamais en tête d'affiche, Ticky Holgado est très présent dans le paysage du cinéma français, et ce surtout dans les années 1990. On le retrouve ainsi dans les comédies Gazon maudit (Josiane Balasko, 1995), Le Plus beau métier du monde (Gérard Lauzier, 1996) ou encore Le Schpountz (Gerard Oury, 1999).

En 1999, le comédien de 55 ans décroche enfin un premier rôle dans Le Sourire du clown, polar signé Eric Besnard. Dans ce film sombre, il incarne un vieux clown triste et fatigué de la vie qui, au moment où il tente de se suicider, est témoin d’un meurtre… A ses côtés, nous retrouvons Bruno Putzulu, Vincent Elbaz et François Berléand.

Deux jours avant sa disparition, des suites d'un cancer, Ticky Holgado tournait encore dans Les Parisiens de Claude Lelouch (un réalisateur auquel il est, là encore, habitué puisqu'il a joué dans Les Misérables et Hommes, femmes : mode d'emploi), sorti en septembre 2004.

Les nouveautés sur Disney+ du 24 au 30 avril

Nouveaux épisodes des séries originales :

High School Musical : La Comédie Musicale : La Série – épisode 6

Le Monde selon Jeff Goldblum – épisode 6 : Les jeux vidéo

Star Wars – The Clone Wars (saison 7) – épisode 10

The Mandalorian – Chapitre 7 : La confrontation

A vous chef ! – épisode 5

Journal d'une future présidente – épisode 6

Fourchette se pose des questions : C'est quoi un ordinateur ?

Les Imagineers – épisode 6 (final)

Sous les feux de la rampe – épisode 6

Chien guide d'aveugle en devenir – épisode 6 (final)

Mariages de rêve (saison 2) – épisode 6

Projet Héros Marvel – épisode 6

Dimanche en famille – épisode 25

Une Journée à Disney – épisode 20

Les Coulisses de Disney – épisode 6

Pixar SparkShorts : Wind

Ajout au catalogue :

Les Gardiens de la Galaxie Vol. 2 (dimanche)