23 juin 2020

L'ombre de Staline : l'histoire de l'un des crimes de masse les plus terribles du XXe siècle

Pour un journaliste débutant, Gareth Jones ne manque pas de culot. Après avoir décroché une interview d’Hitler qui vient tout juste d’accéder au pouvoir, il débarque en 1933 à Moscou, afin d'interviewer Staline sur le fameux miracle soviétique, alors même que l'Europe et une partie du monde subissent encore les séquelles de la Grande Dépression. A son arrivée, il déchante : anesthésiés par la propagande, ses contacts occidentaux se dérobent, il se retrouve surveillé jour et nuit, et son principal intermédiaire disparaît. Une source le convainc alors de s'intéresser à l'Ukraine. Parvenant à fuir, il saute dans un train, en route vers une vérité inimaginable...

La grande réalisatrice polonaise Agnieszka Holland a fait plusieurs films sur les sombres chapitres de l'Histoire contemporaine en Europe; elle fut d'ailleurs révélée aux yeux des cinéphiles par un remarquable film sorti en 1990, le bouleversant Europa Europa, qui se déroulait durant la Seconde guerre mondiale. Dans L'ombre de Staline, elle relate une partie de la vie authentique du journaliste britannique Gareth Jones, qui raconta, au péril de sa vie, en 1933, ce que fut le terrible génocide par la faim organisé par Staline en Ukraine, connu sous le nom de Holodomor. Passé par les festivals de Berlin, Dinard (film britannique) et Pessac (film historique), le film est porté par un très solide casting, à commencer par James Norton dans le rôle-titre (qui est pour rappel toujours le favori des "bookies" anglais pour reprendre le rôle de James Bond !), épaulé par Vanessa Kirby (The Crown, Mission Impossible: Fallout) et le toujours impeccable Peter Sarsgaard.

"Avec la scénariste, Andrea Chalupa, nous souhaitions décrire de manière évocatrice, en toute simplicité et sans détours, la mécanique de Jones passant successivement par tous les cercles de l’enfer, heurtant son idéalisme, sa jeunesse et son courage à une réalité brutale. Pas d’évidence journalistique ou informative, pas de chantage sentimental ni dénouement heureux explicite. Personne ne voulait entendre la vérité sur les atrocités perpétrées par Staline que Jones dévoilait" explique la cinéaste. Les Britanniques, tout comme les autres chancelleries occidentales, n'y avaient aucun intérêt. "La vérité sur la réalité soviétique ainsi que la vérité sur l’Holocauste, ont été étouffées par un Occident politiquement et moralement corrompu" lâche-t-elle.

En fait, le souvenir de cette période est si douloureux pour l'Ukraine -une souffrance transgénérationnelle même- que l'on en retrouve le prolongement géopolitique dans les tensions actuelles entre le pays et la Russie, qui ont culminé ces dernières années avec la création de la République populaire de Donetsk et le conflit armé du Donbass, toujours en cours, et soutenu indirectement par Moscou. "L’indicible réalité de ces années-là demeure d’actualité dans une Ukraine en guerre contre les successeurs de Staline, et dans une Europe en proie à de multiples menaces internes et externes, incapable de faire face à la vérité et de s’unir afin de protéger ses valeurs" estime la réalisatrice. Au-delà de son terrible sujet, le film trouve aussi une résonnance actuelle singulière en ce qui concerne les « fake news », les lanceurs d’alerte -ce que fut Gareth Jones-, la désinformation, la corruption des médias, leur sens ou leur absence d'éthique, la lâcheté des gouvernements, l’indifférence des gens.

Si l'Holocauste est un fait connu du grand public, il n'en va pas de même concernant l'Holodomor. Ce terme désigne donc le génocide par la faim, organisé sciemment par Staline en Ukraine. En l’espace de deux ans, de l’été 1931 à l’été 1933, près de 7 millions de Soviétiques, dans leur immense majorité des paysans, moururent de faim au cours de la dernière grande famine européenne survenue en temps de paix : 4 millions en Ukraine, 1.5 millions au Kazakhstan et autant en Russie.

"A la différence des autres famines, celles de 1931-1933 ne furent précédées d’aucun cataclysme météorologique. Elles furent la conséquence directe d’une politique d’extrême violence : la collectivisation forcée des campagnes par le régime stalinien dans le double but d’extraire de la paysannerie un lourd tribu indispensable à l’industrialisation accélérée du pays, et d’imposer un contrôle politique sur les campagnes, restées jusqu’alors en dehors du « système de valeurs » du régime" explique Nicolas Werth, historien français spécialiste de l’histoire de l’Union soviétique, et directeur de recherche à l’Institut d’Histoire du temps présent; auteur notamment de l'ouvrage "Les Grandes Famines Soviétiques", publié aux PUF cette année. Pire : cette famine fut intentionnellement aggravée par Staline à partir de l'automne 1932; le "petit père des peuples" cherchant à briser la résistance des paysans ukrainiens à la collectivisation, et dans le même temps erradiquer le nationalisme ukrainien, qui faisait selon les autorités de Moscou peser une grave menace sur l'unité et l'intégrité de l'immense territoire de l'URSS.

Le 31 mars 1933, à son retour en Europe de l'Ouest, Gareth Jones donna à Berlin une conférence de Presse restée célèbre, devant un parterre de journalistes venus du monde entier. Ses confessions médusèrent l'assistance. "J’ai traversé des villages et une douzaine de fermes collectives. Je n’y ai vu que de la souffrance et des larmes. [...] Cette souffrance s’étend partout en Russie, de la Volga à la Sibérie, du nord du Caucase à l’Asie centrale. Je me suis rendu au Centre-Tchernozem parce que c’était l’une des régions les plus fertiles de Russie, et aussi parce que la plupart des correspondants étrangers à Moscou ont oublié de s’y rendre pour voir de leurs propres yeux ce qui s’y passait. Dans le train, un communiste à qui je posais la question de la famine, en a nié l’existence. J’ai jeté un croûton de pain dans un crachoir. Un paysan qui partageait notre compartiment s’en est emparé comme s’il n’avait pas mangé depuis des jours. Puis j’y ai jeté l’écorce d’une orange, et ce paysan l’a dévorée. J'ai passé la nuit dans un village qui élevait jadis 200 boeufs. Il n'en restait que plus que 6. Les paysans mangeaient ce qu'il restait du fourrage du bétail. Ils me confièrent que beaucoup d'entre eux étaient déjà morts de faim. Deux soldats vinrent arrêter un voleur. Ils me recommandèrent d'éviter de voyager de nuit à cause des nombreux hommes "affamés" qui rôdaient. "Nous attendons la mort. Mais au moins, il nous reste encore du foin. Allez plus au sud. Là-bas, ils n'ont plus rien. Beaucoup de maisons sont vides. Leurs habitants sont morts", me dirent-ils en pleurant".

Jones enfonce le clou dans un article publié dans le London Evening Standard le 31 mars 1933, sous le titre "La Russie sous le joug de la famine". Un article qu'il concluait d'une formule lapidaire : "Le plan quinquennal a bâti beaucoup de belles usines. Mais c’est le pain qui fait que les usines tournent ; or le plan quinquennal a détruit le grenier de la Russie". Loin de partager ses vues, certains confrères attaqueront même ses conclusions avec une grande violence, comme Walter Duranty (incarné par Peter Sarsgaard dans le film), correspondant à Moscou du prestigieux New York Times, de 1922 à 1936.

En accord avec la propagande de Moscou, celui-ci nia l'existence d'une famine généralisée dans la région. "Les Russes ont faim mais ne sont pas affamés" titra-t-il dans une réplique, le 31 mars 1933; expliquant que le taux élevé de mortalité était dû à des maladies liées à la malnutrition, et que seule l'Ukraine était concernée par ce problème d'approvisionnement. "Les observateurs russes et étrangers n'ont aucune raison de croire à une catastrophe humanitaire" osa écrire celui qui fut pourtant lauréat du prestigieux Prix Pulitzer en 1932. En 1990, un éditorial du journaliste Karl E. Meyer (en), spécialiste des Affaires Etrangères dans le New York Times, reconnaissait que Duranty était l'auteur de "quelques-uns des pires reportages jamais parus dans ce journal", dont les contre-feux allumés sur la famine en Ukraine constituaient un triste symbole.

22 juin 2020

Donald Trump et ses frère et sœur accusés d'avoir coupé les vivres à leur neveu handicapé

Un livre qui va faire trembler les murs de la Maison Blanche... Mary Trump, la nièce de Donald Trump, s'apprête à publier un livre intitulé Too Much and Never Enough : How My Family Created the World's Most Dangerous Man (en français : "Bien trop mais jamais assez : comment ma famille a créé l'homme le plus dangereux du monde"). Le livre sortira le 28 juillet prochain, en pleine campagne électorale donc, et révèle de lourds secrets de famille.

Pour mieux comprendre les faits, il faut savoir que Mary Trump est la fille de Fred Trump Jr., le frère aîné de Donald Trump. Fred Trump Jr. est décédé en 1981, à l'âge de 42 ans, des suites d'un infarctus provoqué par un alcoolisme chronique. En 2000, les enfants de ce dernier, Mary Trump donc et son frère Fred III, avaient intenté une action en justice contre les frères et la sœur de leur père, afin de contester la répartition de l'héritage de leur grand-père, comme laissé dans son testament.

Dans son ouvrage de 240 pages, Mary Trump revient longuement sur cette histoire d'héritage, comme le rapporte le Daily Mail. Mary Trump, spécialiste en psychologie clinique et coach de vie âgée de 55 ans, accuse également Donald Trump, sa sœur Maryanne et son frère Robert d'avoir coupé les vivres à leur neveu William, le fils de Fred III, alors que ce dernier, handicapé, souffre d'infirmité motrice cérébrale. "Ma tante et mes oncles devraient avoir honte d'eux-mêmes", avait déclaré Mary Trump au New York Daily News, avant d'ajouter : "mais je suis sûre que ce n'est pas le cas".

Selon le Daily Beast, qui avait annoncé la sortie du livre choc, Mary Trump devrait aussi révéler qu'elle est la source principale d'une grande enquête concernant les finances de Donald Trump, publiée par le New York Times. Cette enquête, qui a valu un prix Pulitzer au journal américain, affirme que le chef d'État a reçu l'équivalent de 400 millions de dollars actuels, hérités de l'empire immobilier de son père, principalement grâce à des montages financiers frauduleux.

Justin Bieber accusé d'agression sexuelle : pourquoi Selena Gomez semble être son meilleur alibi

Justin Bieber est dans la tourmente. Sur Twitter samedi 20 juin, une femme a accusé le chanteur canadien d'agression sexuelle avant que ses messages ne soient supprimés. Elle racontait l'avoir rencontré en mars 2014 à l'hôtel Four Seasons à Austin, au Texas. "Il m'a emmené dans une autre chambre, écrivait-elle. Justin m'a fait promettre de ne rien dire, auquel cas je pourrais être dans un véritable pétrin. (...) J'ai été agressée sexuellement, je n'étais pas consentante." Dans la foulée, une deuxième femme a porté des accusations similaires contre le mari d'Hailey Baldwin. Rapidement, Justin Bieber est sorti de son silence et a démenti les accusations de ces deux internautes, selon lui, "factuellement impossibles". Et pour confirmer ses propos, le chanteur pourrait être aidé par Selena Gomez, sa petite amie de l'époque. D'après lui, la chanteuse était présente à ses côtés au même moment. Il a également nié avoir séjourné à l'hôtel Four Seasons mais avoir préféré un Airbnb le 9 mars et un hôtel Westin le 10.

"Le 10 mars, Selena est partie pour le travail et je suis restée au Westin avec mes amis Nick et John avant de quitter la ville. Encore une fois pas au Four Seasons. Nous l'avons réservé pour quelques jours pour rester mais j'ai renoncé le 11 pour rentrer chez moi", a-t-il écrit. Après avoir été accusé d'agressions sexuelles, Justin Bieber compte entamer une procédure judiciaire contre les deux internautes. Et ses dires pourraient être infirmés ou corroborés par la version de Selena Gomez. "Toutes les accusations d'agressions sexuelles doivent être prises très au sérieux et c'est pour cela que ma réponse est primordiale. Toutefois, cette histoire est factuellement impossible et c'est pour cela que je vais travailler avec les autorités pour entamer des actions en justice", a écrit le jeune homme, toujours sur son compte Twitter. Sur le réseau social, sa première accusatrice expliquait qu'un ami de Justin Bieber lui avait proposé de le rencontrer au Four Seasons.

Après avoir été emmenée dans une chambre d'hôtel, "Danielle" expliquait s'être dit que "tout ceci était suspect" : "Je lui ai demandé où était Selena, pour faire la conversation. Il m'a dit de ne pas m'en inquiéter, qu'elle nous rejoindrait plus tard. Je continuais à poser des questions pour faire la conversation, mais il s'est penché sur moi pour m'embrasser. J'étais sous le choc". Elle racontait ensuite les détails de l'agression sexuelle que Justin Bieber aurait commise. "Il m'avait poussée contre le lit au bout de dix minutes, s'est mis au-dessus de moi, a déboutonné mon jean, l'a enlevé et a commencé à chercher mes sous-vêtements avec ses doigts, affirmait la jeune femme. Je lui ai dit que ça allait trop loin et que nous devrions arrêter parce que j'avais besoin de retrouver mes amies, parce que je me sentais coupable envers Selena." Une deuxième femme a ensuite assuré avoir été violée par Justin Bieber en 2015, lors d'une soirée à New York.

Mort de Joel Schumacher à l'âge de 80 ans

Le réalisateur Joel Schumacher, connu pour avoir signé deux Batman de triste mémoire mais aussi des polars électriques (Chute libre, Phone Game), est décédé ce lundi 22 juin 2020, des conséquences d'un cancer. Il avait 80 ans.

Joel Schumacher suit des études artistiques à New York. Un diplôme de styliste en poche, il fait son entrée dans le monde de la télévision et du cinéma de manière flatteuse puisqu'il réalise des design de costumes pour des films d'Herbert Ross et de Woody Allen notamment.

En 1981, Joel Schumacher réalise son premier long métrage, La Femme qui rétrécit, un hommage à Jack Arnold. Son premier succès public date quant à lui de 1985 avec la comédie St. Elmor's Fire, dans laquelle évolue Demi Moore et Rob Lowe. En 1987, il signe le film fantastique Génération perdue, libre adaptation des thèmes vampiriques, qui marque sa première collaboration avec Kiefer Sutherland qu'il retrouvera à quatre reprises dans la suite de sa carrière et notamment en 1991, avec L'Expérience interdite, film avec lequel le cinéaste fait son entrée dans la cour des grands en dirigeant Julia Roberts.

A la demande personnelle de Michael Douglas, il réalise Chute libre deux ans plus tard. En 1995, Joel Schumacher succède à Tim Burton pour mettre en scène Batman Forever. Succès oblige, il renouvelle l'expérience avec Batman & Robin, épisode le plus décrié par les fans, en 1997. Parallèlement à ces grosses productions, il réalise deux thrillers adaptés de romans de John Grisham : Le Client (1994) et Le Droit de tuer ? (1996), film qui starifie Matthew McConaughey. A la même époque, il réalise des clips musicaux, notamment pour les groupes INXS et The Samshing Pumpkins.

En 1999, Joel Schumacher réalise un film sur les snuff movies, 8 millimètres, puis change radicalement de registre avec la comédie loufoque Personne n'est parfait(e) (2000), qui met en scène Robert De Niro et Philip Seymour Hoffman. Il reste dans le registre de la comédie, mais d'action cette fois, pour Bad company (2002), film porté par Chris Rock et Anthony Hopkins. Avec Tigerland, en 2001, il change à nouveau de genre en signant un film de guerre âpre et réaliste qui révèle le jeune Colin Farrell qu'il retrouve dans le thriller urbain Phone game (2003), puis dans Veronica Guerin (id.), film qui s'attache au destin tragique de la journaliste irlandaise du même nom.

Deux ans plus tard, Joel Schumacher s'attaque au mythe du Fantôme de l'Opéra, cinquième adaptation du roman de Gaston Leroux au cinéma, avant de retrouver Jim Carrey, douze ans après Batman Forever, pour les besoins du thriller Nombre 23 (2007). En 2010, le metteur en scène retourne à un genre cinématographique qui lui est familier, le drame urbain, avec Twelve, racontant l'histoire d'un jeune dealer des classes aisées de New York. Malheureusement, tous ces films sont des échecs tant commerciaux que critiques, témoignant d'une constante profondément ancrée dans la filmographie du metteur en scène, confirmée en 2012 par le flop d'Effraction, retiré des salles obscures en quelques jours seulement.

Kendall et Kylie Jenner ultra-sexy : les deux sœurs jouent la provocation pour leur dernier projet

Kendall et Kylie Jenner plus sensuelles que jamais. Les deux sœurs ont collaboré ensemble pour le tournage d'une publicité pour la marque Kylie Cosmetics. Le tandem a dévoilé la vidéo diffusée dimanche 21 juin (voir ci-dessous) pour promouvoir leur nouvelle gamme de produits cosmétiques intitulée KENDALL X KYLIE. On aperçoit Kendall et Kylie se mouvoir avec sensualité face à l'objectif, jouant avec les caméras avec des jeux de regards, se déhanchant, balançant leurs longs cheveux bruns ou avançant à quatre pattes. Kendall Jenner porte un body à bustier noir et beige, avec une paire de collants noirs et de longs gants beiges.

Dans une autre scène, les deux sœurs essaient d'échapper aux photographes, intrusifs à leur arrivée à une soirée mondaine, vêtues de tenues de soirée. Quand est-ce que le grand public pourra se procurer les fameux produits, sur lesquels sont imprimés leurs deux visages ? Il leur faudra attendre le 26 juin prochain.

Une ambassadrice de luxe pour la marque Kylie Cosmétics. Qui de mieux que Kendall Jenner, top model prisé, pour faire la promotion de leur ligne de produits cosmétiques ?

De quoi redorer son image après l'annonce sur sa véritable fortune. En mars 2019, Kylie Jenner entrait dans l'histoire à l'âge de 21 ans lorsque le magazine Forbes faisait d'elle la plus jeune milliardaire au monde. Le média américain s'était basé sur l'empire que la sœur cadette de Kim Kardashian avait construit, sur les réseaux sociaux mais aussi grâce à sa marque de cosmétiques, Kylie Cosmetics.

Selon le média Forbes, la valeur nette de l'ex-compagne de Travis Scott est estimée (avec qui elle se serait, selon les rumeurs, rabibochée) à près de 900 millions de dollars (soit plus de 811 millions d'euros).

Pretty Woman sur M6 : ce n’est pas le corps de Julia Roberts que l’on voit dans le film et sur l’affiche !

Comédie culte des années 90, Pretty Woman de Garry Marshall a rendu célèbre Julia Roberts dans le monde entier. Ce conte de fée moderne dans lequel une prostituée et son fortuné client (Richard Gere) tombent amoureux, a d'ailleurs valu à la comédienne deux Golden Globes et deux nominations aux Oscars. Son regard perçant, son sourire envoûtant et ses 1m10 de jambes ont alors contribué à faire de Julia Roberts la nouvelle star des comédies romantiques. Mais saviez-vous que ce ne sont pas les jambes de l'actrice que vous voyez sur l'affiche et au début du film ?

En effet, le bas du corps que vous découvrez lors de la scène d'ouverture du long-métrage et sur plusieurs gros plans appartient en réalité à la mannequin Shelley Michelle. Il est assez habituel d'utiliser des doublures corps pour les scènes de nudité que les acteurs ne souhaitent pas tourner eux-mêmes. Et malgré sa plastique parfaite, Julia Roberts ne souhaitait pas se dénuder. Gary Marshall a donc fait appel à Shelley Michelle. La mannequin et actrice qui se qualifie elle-même de "Reine des doublures corps", a également doublé Kim Basinger dans Sang chaud pour meurtre de sang-froid (ou elle retrouve Richard Gere), Barbra Streisand dans Le prince des marées, Madonna ou encore Sandra Bullock.

Mais ce n'est pas non plus le corps de Julia Roberts qui apparait sur la célèbre affiche de Pretty Woman. Si les jambes du poster sont très souvent attribuées à Shelley Michelle, il s'agit en réalité de celles de la mannequin Donna Scoggins. C'est Michelle elle-même qui l'a avoué lors du Geraldo Show, une émission quotidienne américaine présentée par Geraldo Rivera. Le visage et le buste de Julia Roberts ont ainsi été collés sur les jambes de Donna Scoggins.

Mais Julia Roberts n'est pas la seule a avoir été "modifiée" puisque ce n'est pas non plus Richard Gere qui a pris la pose sur l'affiche. Cette pratique est assez courante car il est souvent difficile de réunir les stars d'un film une fois le tournage terminé. Des séances photos ont donc lieu avec des doublures et le visage des acteurs est ajouté  par la suite. D'ailleurs si vous observez bien, Richard Gere a les cheveux bruns sur le poster du film alors que dans la réalité et dans Pretty Woman, ses cheveux sont gris.

Mais ces subterfuges n'ont pas empêché le film de totaliser 463 millions de dollars au box-office international et de marquer à jamais nos séances de shopping...

Une Sirène à Paris : c'est quoi cette histoire d'amour poético-fantastique ?

A l'occasion de la réouverture des cinémas, gros plan sur le conte moderne Une Sirène à Paris, initialement sorti en salles quelques jours avant le confinement et que vous pouvez donc retrouver à l'affiche dès aujourd'hui. Seconde réalisation du chanteur et écrivain Mathias Malzieu six ans après Jack et la mécanique du coeur, cette "histoire d'amour impossible entre une sirène au chant mortel et un chanteur rock'n'roll", selon les mots de son auteur, est une oeuvre poético-fantastique qui fait du bien en cette période troublée.

Adaptation sur grand écran du livre de Mathias Malzieu publié en début d'année aux Editions Albin Michel, le long métrage raconte l'histoire d'un crooner au coeur brisé, incarné par Nicolas Duvauchelle, qui s'était juré de ne plus retomber amoureux. Un jour, il fait la rencontre d'une jolie sirène, jouée par Marilyn Lima, une créature qui n’a que le chant pour se défendre des hommes en faisant s’emballer leur cœur jusqu’à l’explosion. Entre eux a lieu un mini-tsunami, qui va bouleverser leur existence...

Oeuvre pleine de fantaisie, à la fois drôle et émouvante, Une Sirène à Paris est aussi une vibrante déclaration d'amour à Paris. "La première influence fut ma désastreuse situation amoureuse. L’imagination et le rock'n'roll m’ont toujours beaucoup aidé à surmonter les périodes de deuil. C’est de là que l’histoire est née. Dans un désir de retour à la joie de combat, à l’enchantement et au panache", déclare le leader du groupe Dyonisos à propos de ce projet qui le hante depuis plus de quatre ans. "J’ai convoqué mes fantômes préférés : Johnny Cash, la musique Mariachi, les muses, les westerns, les contes de fée, le réalisme magique." Autres inspirations au rendez-vous : Charlie Chaplin, le Edward aux mains d'argent de Tim Burton ou encore le Only Lovers Left Alive de Jim Jarmusch...

Une Sirène à Paris creuse donc un peu plus le sillon onirico-musical de l'univers pas comme les autres créé par Mathias Malzieu. Le long métrage permet en outre au délicieux duo composé par Nicolas Duvauchelle et Marilyn Lima de pousser pour de vrai la chansonnette. Alors, envie de partager un moment en salles en leur compagnie ?

Black Eyed Peas : pourquoi Fergie est absente du come-back du groupe

"Tonight is gonna be a good night". Tous les fêtards connaissent ces célèbres paroles de la chanson I Gotta Feeling. Dans les années 2000, les Black Eyed Peas cartonnent dans les bacs. Aux côtés de Will.i.am, Fergie crève l'écran. Sa voix unique fait danser les gens à travers le monde entier. Si le succès planétaire leur a permis de se faire un nom, le groupe finira par mettre un terme à son aventure en 2017. Fergie décide de tracer sa propre route. Une séparation qui a fait le buzz à travers le monde entier.

En 2020, les Black Eyed Peas signent leur grand retour, avec RITMO, Mamacita ou encore Feel the beat, avec le Colombien Maluma. Pourtant, aucune trace de Fergie aux côtés de Will.i.am, apl.de.ap et Taboo. Pourquoi la chanteuse est-elle absente au tableau ? Fergie préfère tout simplement se concentrer pleinement sur la maternité, maman d'un petit Axl, âgé de 6 ans, fruit de son amour pour son ex Josh Duhamel, acteur américain qu'elle a rencontré lors du tournage d'un épisode de la série Las Vegas, dont il tient l'un des rôles principaux.

C'est ce qu'a expliqué Will.i.am : "Elle se concentre en ce moment sur son rôle de maman. C'est un boulot difficile, elle est vraiment à fond dedans et nous sommes toujours là pour elle. Elle sait qu'elle peut nous contacter si elle a besoin de venir, de s'accorder une pause. Nous adorons Fergie."

Et si Fergie ne fait plus partie de l'équipe, elle suit de près leurs vies et n'a jamais rompu le contact. "Elle n'a pas encore écouté Translation, expliquait Will.I.Am peu avant la sortie de ce nouvel opus à Billboard. Elle l'entendra en même temps que tout le monde. Et j'espère qu'elle aimera. On est toujours en contact. On s'appelle de temps en temps pour se passer le bonjour, pour les anniversaires, Noël, les fêtes de Pâques. Elle sait très bien où nous en sommes de notre côté. Nous sommes en studio." Le 20 juin, elle publiait un message pour féliciter le groupe pour la sortie de leur album Translation.

Les Autres : le film culte avec Nicole Kidman adapté en série

Cela fait désormais près de 20 ans qu'il est sorti, mais personne n'a pu oublier le film d'horreur réalisé par Alejandro Amenàbar en 2001 et sa conclusion à couper le souffle (qu'on évitera de vous spoiler si vous ne l'avez pas encore vu).

Alors qu'un remake sous forme de long métrage avait déjà été annoncé en avril dernier, Variety nous apprend aujourd'hui qu'une série dérivée du film est également en préparation du côté de BTF Media, et destinée à être tournée en espagnol. 

Porté par Nicole Kidman, le film original racontait le quotidien lugubre et mystérieux d'une mère et de ses deux enfants reclus dans un manoir au large de la Normandie. Obligés de rester enfermés sans pouvoir mettre le nez dehors à cause d'une étrange maladie qui leur interdit de s'exposer à la lumière du soleil, ils accueillent parmi eux trois nouveaux venus qu'ils acceptent de prendre à leur service.

Un pitch qui - à l'issue du confinement - semble teinté d'un écho particulier, ainsi que l'a justement rappelé Ivonne Vela pour BTF Media, au micro de Variety : "Nous sommes honorés d'offrir un remake inimaginable au public hispanique. Cela est incroyable de voir comment une histoire qui a été écrite il y a 20 ans résonne encore aujourd'hui. Des thèmes tels que l'isolement, la paranoïa la peur, le désir profond de protéger nos enfants du mal ainsi que nous-mêmes, sont plus que jamais d'actualité."

Le Dragon récalcitrant sur Disney+ : un making-of surprenant sur les coulisses du studio

Le Dragon récalcitrant est arrivé sur Disney+ ! Ce documentaire pas comme les autres plonge dans les coulisses de fabrication des dessins animés de la maison Disney en 1941. A l'époque, Walt Disney a sorti Blanche-Neige et les sept nains, Pinocchio et Fantasia. Le Dragon récalcitrant est donc son quatrième long métrage, lancé un peu rapidement pour faire rentrer de l'argent après les échecs en salles des deux derniers en date.

Ce film est une curiosité puisqu'il est à la fois un docufiction, un mélange d'animation et de performance réelle ainsi qu'un film publicitaire. Docufiction d'abord parce que les membres des différents départements que l'on croise sont parfois des acteurs et non les véritables employés du studio (et parmi eux, Alan Ladd). Mais docufiction aussi puisqu'il présente Robert Benchley (acteur comique et critique de théâtre dans la vraie vie) cherchant à rencontrer Walt Disney pour lui proposer un livre pour enfants à adapter. Sauf qu'en entrant dans le studio, Benchley va préférer visiter les coulisses de fabrication des dessins animés.

Au gré de ses errances, il va notamment croiser le département animation et le département dessins, qui vont être l'occasion de montrer les dernières nouveautés animées du studio et de faire interagir Benchley avec des personnages (notamment Donald).

Enfin, le film est publicitaire dans le sens où le spectateur découvre les vrais extérieurs du studio Disney (alors flambant neuf), deux nouveaux courts métrages (Dingo fait de l'équitation et le sensationnel Baby Weems) et un court métrage avec un train au trajet difficile dont on retrouvera un extrait dans Dumbo (film alors en cours de conception). Enfin, et c'est l'inédit principal de ce film, Le Dragon récalcitrant, un court métrage d'animation de 22 minutes.

Ce dernier met en scène un jeune garçon rêvant de chevaliers terrassant des dragons. Lorsqu'il apprend qu'une de ces créatures est arrivée dans sa région, il part à sa recherche et découvre que le dragon rugissant, dominateur et crachant du feu qu'il avait imaginé est adorable et passe son temps à créer des poèmes. Sachant qu'un chevalier a été mandé pour libérer le fief du joug d'un terrible dragon, le jeune garçon comprend qu'un quiproquo est en marche.

Au final, le film se divise en deux parties entremêlées : 40 minutes d'animation et 34 minutes de coulisses avec la visite de Benchley jusqu'à sa rencontre avec Walt Disney. Mais parce qu'il était invisible pendant des années dans de bonnes conditions, pour son format hybride, ses séquences impressionnantes (l'utilisation de la caméra Multiplane) et ses courts métrages bon enfant, Le Dragon récalcitrant mérite d'être rédécouvert et de trouver le public qui lui manqua à l'époque. Une pépite trop bien cachée dans le catalogue Disney+.