22 juin 2020

The King's Man : Première Mission : la bande-annonce finale

Les gentlemen fêtent la réouverture des cinémas avec une toute nouvelle bande-annonce ! The King's Man : Première Mission revient sur les origines de la célèbre agence de renseignement indépendante. Alors que Raspoutine (Rhys Ifans) et son groupe de riches vilains (dont Daniel Brühl) organisent la Première Guerre Mondiale, le Duke d'Oxford, incarné par Ralph Fiennes, regroupe ses agents (Djimon Hounsou et Gemma Arterton) et forme son fils (Harris Dickinson). L'agence Kingsman est née et s'apprête à combattre les pires tyrans de l'Histoire.

Mis en scène par Matthew Vaughn, à qui l'on doit les deux premiers films, le long-métrage est un prequel à la saga. Mais le metteur en scène ne semble pas pour autant en avoir terminé avec Eggsy (Taron Egerton) et Harry (Colin Firth) puisqu'une suite est également en préparation.

Préalablement annoncé au 12 février, The King's Man : Première Mission avait été décalé au 23 septembre, mais 20th Century Studios vient d'annoncer que le long-métrage sortira une semaine plus tôt, soit le 16 septembre.

ADN, Wakanim, Crunchyroll : quels animés voir du 22 au 29 juin ?

The 8th Son ? Are You Kidding Me ? (Crunchyroll)

The 8th Son suit Shingo Ichinomiya, un homme de 25 ans salarié dans une grande entreprise. Ce dernier s'endort en pensant à la grosse journée de travail qui l'attend le lendemain. Mais lorsqu'il se réveille, il se retrouve comme emprisonné dans le corps d'un enfant de cinq ans. Il comprend que ce petit garçon est le dernier né d'une famille issue de la noblesse, mais qui vit pauvrement, loin des instances du pouvoir du pays où il a atterri. Il se met alors au service de cette famille car il est doté d'un talent très rare, celui de la magie. Cet Isekai relaxant et sans prise de tête est plutôt captivant malgré quelques faiblesses dans l’animation. Il compense toutefois par son intrigue plus subtile que certaines productions du même genre et sa manière de développer son univers via les classes sociales (noblesse, etc…).

Sakamoto, Pour Vous Servir (ADN)

Classé parmi les meilleures ventes entre 2012 et 2013, le manga Sakamoto est vite devenu très populaire dans le genre comédie. Le héros éponyme est un lycéen parfait en tout point. Beau, gentil, intelligent et classe, il fait chavirer le coeur de toute les filles, et rend les garçons fous de jalousie. Ces derniers se mettent alors en tête de tout faire pour ridiculiser leur rival. Malgré leurs personnalités caricaturales, l’ambiance et le rythme de l’anime rendent les personnages profondément attachants et bien développés. L’humour, qui peut paraître grotesque aux premiers abords, fonctionne car bien amené, et donne toujours lieu à des leçons de vie saines et subtiles. Accessible pour tous les âges, cette adaptation du manga de Sano Nami peut être appréciée pour sa simplicité, ou, au contraire, pour tous ses sens cachés et complexes que les spectateurs plus âgés sauront déceler. Une oeuvre qui donne le sourire.

Ascendance Of a Bookworm (Crunchyroll)

Étudiante et passionnée par les livres, Motosu Urano venait d'apprendre qu'elle allait enfin travailler comme bibliothécaire, ce dont elle avait toujours rêvé. Mais la vie en a décidé autrement et un tragique accident l'a emportée. Lorsqu'elle se réincarne dans le corps de Main, 5 ans, avec tous ses souvenirs de sa vie antérieure, Urano espère que sa prière a été exaucée. Mais elle est rapidement déçue. En effet, dans ce nouveau monde, elle découvre que les livres sont rares et extrêmement chers. Seuls une poignée de privilégiés, fortunés, y ont accès et la famille de Main ne roule pas sur l'or. Afin d'étancher sa soif de lecture, la fillette prend finalement la décision de fabriquer elle-même ses livres. Mais la tâche est plus complexe qu'il n'y paraît, surtout pour une frêle petite fille de 5 ans, sujette à de fortes fièvres dès qu'elle fait le moindre effort. Ascendance of a Bookworm, Isekai dans la lignée de Dr Stone, est un animé mignon et sans prétention qui met les sciences en avant avec bienveillance. L’univers est d’une grande richesse et on se plaît à suivre ce personnage hyper attachant qu’est Urano.

A3 ! (Wakanim)

Dans la veine des animes d’idols très populaires auprès des spectateurs, le scénario de A3 ! nous entraîne dans le quotidien d’Izumi Tachibana, une ancienne actrice devenue responsable malgré elle d’une compagnie de théâtre endettée. Avec l’aide de comédiens aussi différents que talentueux, la jeune femme va tout faire pour remettre la troupe sur pieds. Comment ? En montant une pièce en un mois et en sauvant l’honneur du théâtre Mankai. Produit par les studios P.A. Works, notamment responsables des célèbres Angel Beats ! et Another, cette adaptation du jeu vidéo mobile éponyme peut se vanter de son animation, à la fois légère et colorée. Cette tranche de vie à l’humour bien dosé et fort en émotions vaut le coup d’oeil que l’on soit amateur de théâtre ou non. L’histoire des personnages et leurs enjeux respectifs sauront vous accrocher et vous donnez envie de connaître l’issu du pari fou qu’ils se sont lancés.

Keep Tour Hands Off Eizouken (ADN, Crunchyroll)

Le processus de création d’un anime vous intrigue ? Keep Your Hands Off Eizouken est fait pour vous ! Adapté de l’oeuvre unique d’Owara Sumito, il retrace l'histoire de Midori, une lycéenne qui rêve de créer sa propre série d’animation. Convaincue de ne pas pouvoir y arriver seule, elle s’associe à deux autres filles de son école : Sayaka, qui cherche juste un moyen de gagner de l’argent, et Tsubame, qui souhaite devenir animatrice. Des objectifs bien différents mais qui les entraînent toutes les trois dans la même folle aventure. Keep Your Hands Off Eizouken et son animation atypique nous expliquent les ficelles cachées derrière chaque étape nécessaire à la création d’un anime. Et ici aussi, enrichissement rime avec divertissement. Si la série captive par sa pédagogie, elle nous réjouit par ses personnages hauts en couleurs et l’émotion qu’ils dégagent. Au-delà de vouloir adapter une oeuvre, la passion de l’équipe responsable de cet anime se ressent dans chaque épisode et nous touche en plein coeur.

Alice Guy, Jacqueline Audry, Hedy Lamarr... Ces femmes de cinéma que l’Histoire a tenté de faire oublier

Méconnues, oubliées, invisibilisées... Beaucoup de femmes de cinéma auraient pu disparaître de nos mémoires, régulièrement gommées des livres d'Histoire et autres encyclopédies, ignorées des rétrospectives et des hommages. Nous avons choisi de parler de trois d'entre elles, trois femmes qui ont laissé leur empreinte de manière incontestable dans l'histoire du cinéma et dont le destin et l'oeuvre méritent d'être connus du grand public. Ces héroïnes du grand écran, Alice Guy, Jacqueline Audry et Hedy Lamarr, ont récemment fait l'objet de documentaires et d'ouvrages qui tentent de raviver leur souvenir. Comment, malgré ce qu'elles ont accompli, l'Histoire a-t-elle tenté de les faire oublier ?

Alice Guy-Blaché (1873 - 1968)

Pionnière parmi les pionniers, Alice Guy (Alice Guy-Blaché à partir de son mariage en 1907) est la première réalisatrice de fiction de l'histoire du cinéma. Son premier film, La Fée aux choux, réalisé en 1896, ne dure qu'une poignée de secondes. D'abord secrétaire de Léon Gaumont, elle se voit rapidement confier la direction d'un service spécialisé dans la réalisation de vues animées de fiction, puis dirige au début des années 1900 plus d'une centaine de phonoscènes, premiers films de cinéma synchronisés à des enregistrements phonographiques. 

Après son mariage, elle est envoyée par Gaumont aux Etats-Unis pour promouvoir le chronophone et en 1910, pendant sa période américaine, elle devient la première femme à créer une société de production, la Solax Film Co. En 1912, elle et son mari font construire des studios à Fort Lee, dans le New Jersey et, alors qu'Hollywood n'existe pas encore, Solax devient l’une des plus grandes maisons de production américaine. Après son divorce, elle doit vendre le studio et décide de rentrer en Europe. Ni Léon Gaumont ni personne dans le monde du cinéma ne lui réserve l'accueil qu'elle mérite et personne ne veut lui donner de travail : elle ne tournera plus jamais. 

Les films d'Alice Guy se comptent par centaines et ceux qui ont été retrouvés sont tous d'une richesse phénoménale : elle y aborde des thèmes de société qui lui sont chers, démontant par exemple les clichés sur le désir féminin. Tous témoignent d'une inventivité folle et de qualités exceptionnelles dans la direction d'acteurs. Pourtant, des décennies plus tard, certains livres d'Histoire résument sa carrière en une ligne ou, parfois, évitent carrément de mentionner son existence. 

"Le fait qu'on l'ait effacée des livres d'Histoire, c'est plus ou moins vrai et cela s'est fait à plusieurs niveaux et différemment selon les époques, précise Véronique Le Bris, journaliste, autrice du livre 50 femmes de cinéma et créatrice du Prix Alice Guy, qui récompense chaque année le meilleur film francophone réalisé ou coréalisé par une femme. Alice Guy avait tout contre elle, pas uniquement le fait d'être une femme. Léon Gaumont, quand elle est revenue des Etats-Unis, n'a pas été très élégant. Puis, Henri Langlois, qui aurait pu changer la donne, n'a pas été séduit par ses films, peut-être parce qu'ils étaient, comme Les Résultats du féminisme, trop critiques pour pouvoir plaire aux commentateurs masculins. L'historien Georges Sadoul, qui ne la portait pas dans son cœur, a beaucoup contribué à effacer son nom et ensuite, tous les historiens se sont référés à lui. Enfin, la mémoire des frères Lumière est très forte en France et trop parler d'Alice Guy aurait certainement diminué la puissance de leur légende."

En vieillissant, Alice Guy est devenue très attachée à l'idée d'écrire ses mémoires. Comme si, de son vivant, elle savait déjà qu'on essayait de minimiser son importance dans l'histoire du cinéma. "Elle a eu conscience de ça toute sa vie. Elle a commencé à écrire ses mémoires au moment de la Seconde guerre mondiale", indique Véronique Le Bris. "A cette époque, elle a déjà 70 ans. C'est aussi à ce moment que naît son désir de retrouver ses films. Quand elle finit d'écrire son autobiographie, elle sait qu'elle ne trouvera pas d'éditeur avant sa mort et elle ne parviendra finalement à retrouver que trois de ses films."

Aujourd'hui encore, la description qui est faite de La Fée aux choux dans Le Dictionnaire mondial des films de chez Larousse, dirigé par Bernard Rapp et Jean-Claude Lamy, est assez criante de mépris : "Un des titres les plus connus d'une des nombreuses courtes bandes réalisées entre 1899 et 1905 par la secrétaire de Léon Gaumont", peut-on y lire. Un dédain particulièrement constant dans le courant français. "L'historien Charles Ford, qui lui consacre pourtant tout un chapitre dans son ouvrage Femmes cinéastes ou Le triomphe de la volonté, lui reproche ne pas avoir pensé le fait d'être cinéaste, d'avoir participé au développement du cinéma un peu par hasard, explique Véronique Le Bris. A l'inverse, il fait une apologie totale de Germaine Dulac, qui avait une réflexion très poussée sur la théorie du cinéma."

On aurait donc voulu, pour lui accorder de l'importance, qu'Alice Guy fût une intellectuelle du cinéma. Soit. Pour autant, et c'est indiscutable, elle a tenu un rôle majeur et décisif dans le développement de l'industrie du cinéma et ce que l'on regrette, avec Véronique Le Bris, "c'est que la Cinémathèque française, dont c'est la mission, ou que Gaumont, qui a tous les films, ne manifestent pas de volonté de remettre son oeuvre en avant. Elle était une pionnière, elle était extrêmement puissante à l'époque, il paraît donc indispensable qu'elle reste dans les mémoires, et la qualité de ses films, qui abordent des sujets de société très forts, des choses qu'on a peu vues au cinéma, est indiscutable. Tout cela fait que c'est très injuste."

Jacqueline Audry (1908 - 1977)

Jacqueline Audry a beaucoup tourné entre 1945 et 1969, précisément 16 longs métrages en 24 ans, souvent adaptés de livres (Colette et Sartre notamment). Elle a également été la première réalisatrice à faire partie du jury du Festival de Cannes, en 1963.

Prolifique donc, mais son travail reste méconnu, encore aujourd'hui. "Jacqueline Audry n'a pas eu de chance non plus car elle a fait des films contre lesquels s'est érigée la Nouvelle Vague et c'est quelque chose qu'elle a beaucoup payé, nous explique Véronique Le Bris. On s'aperçoit que tant que les femmes ont une place marginale dans le cinéma, et tant qu'elles restent modestes, on les laisse faire, mais dès lors qu'elles sont plusieurs ou qu'elles ont de l'ambition, les problèmes commencent. Pendant longtemps, les seules femmes adoubées dans la critique étaient celles qui avaient complètement intégré et accepté les codes masculins. Par ailleurs, Jacqueline Audry n'a jamais eu sa maison de production, ce qui fait qu'elle a dû beaucoup lutter pour obtenir des financements."

Brigitte Rollet, autrice, chercheuse en cinéma et médias au Centre d'histoire culturelle des sociétés contemporaines (UVSQ), spécialiste des questions de genre et de sexualité sur petit et grand écrans, lui a consacré une biographie : Jacqueline Audry, la femme à la caméra, sortie il y a 5 ans aux éditions PU Rennes. "C'est sans doute la première cinéaste qui s'est à ce point adressée aux femmes du public dans ses films en permettant une identification très positive. Elle-même est construite et présentée dans la presse de cinéma populaire de l'époque comme une sorte de modèle implicite de « femme qui réussit dans un métier d'hommes », malgré les obstacles qu'elle rencontre", résumait Brigitte Rollet dans les colonnes de Télérama à l'occasion d'un hommage du Festival de films de femmes de Créteil en 2015. 

Arte.tv a eu la bonne idée de rendre disponible en temps de confinement l'un de ses films les moins méconnus, Olivia, qui appartient au "sous-genre sulfureux du film de pensionnat" comme le formule malicieusement Libération. Le film est disponible gratuitement sur le site de la chaine franco-allemande jusqu'au mois de juillet. L'histoire d'Olivia se passe à la fin du XIXe siècle, dans une pension de jeunes filles près de Fontainebleau. Olivia, une nouvelle venue, se rallie à Mademoiselle Julie, la directrice, et lui voue amour et admiration. De son côté, Mademoiselle Cara, la seconde directrice, est rendue malade par la jalousie... Un film qu'on vous invite à redécouvrir aujourd'hui.

Hedy Lamarr (1914 - 2000)

Ceux qui connaissent Hedy Lamarr, actrice autrichienne qui a fait carrière aux Etats-Unis dans les années 1940 et 1950, se souviennent de ses rôles marquants, comme sa prestation controversée et très remarquée dans Extase ou sa performance dans Samson et Dalila de Cecil B. DeMille. Ils se rappellent surtout sa grande beauté. Pourtant, Hedy Lamarr était bien plus qu'un beau visage : c'était une femme libre, à l'esprit brillant ; actrice, mais aussi productrice de cinéma et inventrice. En 1941, décidée à aider les États-Unis durant la Seconde Guerre mondiale, elle invente avec son ami le compositeur George Antheil un système de communication secrète pour empêcher que la trajectoire des torpilles sous-marines ne puisse être repérée par l'ennemi. Cette invention révolutionnaire, écartée à l'époque par l'armée américaine, est pourtant à l'origine de nombreuses technologies que l'on utilise tous au quotidien, comme le wifi ou le GPS. 

Alexandra Dean, réalisatrice du documentaire Hedy Lamarr: from extase to Wifi, confirme qu'elle n'a jamais reçu ni reconnaissance ni compensation financière pour son invention : "Elle a obtenu un prix de l'Electronic Frontier Foundation lorsqu'elle avait environ 80 ans, mais à ce moment-là, elle vivait recluse et ne s'est même pas rendue à la cérémonie de peur que les gens se moquent de son apparence. Hedy a été jugée sur son physique toute sa vie et uniquement pour ça. Elle est morte en 2000 sans que le monde ne sache qu'elle avait inventé les bases des outils de communication que nous utilisons tous les jours."

Tout au long de sa vie, Hedy Lamarr a beaucoup souffert de savoir que les gens ne s'intéresseraient jamais à qui elle était vraiment. L'idée même qu'elle ait pu être à l'origine de cette invention a été remise en question, notamment par l'historien spécialiste des communications secrètes Robert Price, qui l'a accusée d'être une espionne et de l'avoir plagiée, ainsi qu'on le découvre dans le documentaire. "Il ne fait aucun doute dans mon esprit qu'elle a été confrontée à une telle discrimination en raison de son sexe et de son apparence, commente Alexandra Dean. Robert Price avait pourtant rencontré Hedy de son vivant. Il lui avait demandé si c'était son invention ou celle de quelqu'un d'autre et elle avait répondu : 'Je l'ai fait.' Dix ans plus tard, au moment de transmettre des notes à des confrères, il a effacé cette réponse, simplement parce qu'il ne la croyait pas. Il était un historien respecté et lui, les gens l'ont cru. Voilà comment une femme comme Hedy a vu ses réalisations effacées de l'Histoire."

Devoir de mémoire

Outre Alice Guy, Jacqueline Audry et Hedy Lamarr, des dizaines de femmes de cinéma ont souffert du traitement souvent sommaire et parfois lacunaire que l'historiographie et la critique ont réservé à leur oeuvre. Quelles initiatives, aujourd'hui, peut-on alors envisager pour sauvegarder la mémoire de ces productrices, de ces cinéastes, de ces comédiennes et de leurs accomplissements ?

"On a l'impression qu'une histoire a été racontée avec des pages arrachées et qu'il faut les remettre, constate Véronique Le Bris. Je travaille spécifiquement sur les femmes, parce que dans le cinéma, le traitement qui leur est réservé est particulièrement défavorable. Idéalement, il faudrait que les hommes autant que les femmes s'y intéressent, mais ils ne le font pas, ou très peu. Je crois qu'il y a une manière différente de faire du cinéma quand on est une femme et un homme et que malgré tout, les critiques, certainement parce que c'est plus facile pour eux de se reconnaître dans un univers qui parle directement à leurs fantasmes et à leur esprit, ne font pas l'effort de se pencher sur une approche différente de la leur et qu'ils méprisent un peu, mais c'est un problème de système. Finalement, c'est passionnant, car tout est à écrire, tout est à créer et on a des possibilités infinies."

 Pour Véronique Le Bris, cela passe d'abord par la répétition : "Assez vite, quand j'ai pris conscience de cela et que j'ai commencé à me renseigner pour la création du Prix Alice Guy, j'ai pensé au Prix Goncourt, et je me suis rendue compte que sans ce prix, sans sa récurrence chaque année, Edmond de Goncourt serait certainement passé aux oubliettes. Je me suis alors dit que peut-être, en en parlant tous les ans, les gens sauraient enfin qui elle est ou se poseraient au moins la question." Et si l'on en croit la journaliste, le plus efficace est encore de leur consacrer des projets qui leur sont spécifiquement dédiés "pour les sortir de l'invisibilisation dans laquelle elles sont plongées" : après 50 femmes de cinéma, le prochain livre de Véronique Le Bris, qui devrait sortir début 2021, reviendra sur 100 grands films de réalisatrices. "Si on les mélange aux hommes, elles sont noyées dans la masse et étouffées par leur présence, le cinéma étant un milieu très masculin", constate-t-elle.

Un travail de titans, mais primordial pour ne pas oublier ce que ces femmes ont apporté à l'histoire du cinéma : "C'est comme si on s'était laissé endormir peu à peu. Il faut se réveiller, faire un travail de fond, continuer à parler des films de femmes, essayer de mettre en avant leurs contributions, mettre des photos d'elles dans les articles, penser à les interviewer, souligne la créatrice du Prix Alice Guy. Le travail de Jackie Buet et Elisabeth Tréhard sur le Festival de Films de Femmes de Créteil, qui existe depuis 1979, est absolument formidable et on en parle bien trop peu. Ce qu'a fait Agnès Varda, même si elle ne l'a fait que pour elle, devrait changer un peu la donne et ouvrir la voie. Les initiatives du collectif 50/50 sont aussi très importantes. Rebecca Zlotowski et Céline Sciamma sont fédératrices, elles sont devenues incontournables. Plus on sera nombreuses à le faire, mieux ce sera, mais la solution ne va peut-être pas venir de la France, qui est un pays où on reste encore très crispés sur ces questions."

Aux femmes, donc, de se saisir de leur propre histoire et de l'écrire, tout en l'intégrant dans la grande. "Nous devons regarder l'Histoire différemment, estime Alexandra Dean, la réalisatrice du documentaire sur Hedy Lamarr. Nous devons nous demander : Qui raconte l'Histoire ? Quels sont leurs préjugés ? C'est notre devoir de rechercher toutes celles et ceux qui ont contribué aux grandes inventions et aux grandes réalisations, de les réhabiliter et de les célébrer, quel que soit leur sexe, leur couleur de peau, leur religion ou leur origine."

La Bonne Epouse : c'est quoi ce film ?

Tenir son foyer et se plier au devoir conjugal sans moufter : c’est ce qu’enseigne avec ardeur Paulette Van Der Beck dans son école ménagère. Ses certitudes vacillent quand elle se retrouve veuve et ruinée. Est-ce le retour de son premier amour ou le vent de liberté de mai 68 ? Et si la bonne épouse devenait une femme libre ? Après le remarqué Séraphine avec Yolande Moreau, le réalisateur Martin Provost revient avec La Bonne épouse, comédie dramatique dans laquelle souffle un vent de liberté, de fantaisie, et de modernité avec son propos féministe. Un film qui sinpsire de faits réels, les écoles de bonnes épouses, et son "enseignement ménager" ayant réellement existé. 

Sorti initialement le 11 mars, La Bonne épouse avait rencontré un beau succès et fait un démarrage prometteur. Plutôt que de sortir en VOD pendant le confinement, le distributeur du film a fait le choix d'attendre la réouverture des salles, misant sur le potentiel fédérateur et grand public du film. Il revient en salles dès ce lundi 22 juin. Nous vous proposons à cette occasion de (re)voir notre interview avec Juliette Binoche, rencontrée début mars lors de la promotion du film.

 Reprise en salles le 22 juin 

21 juin 2020

Benjamin Biolay : pourquoi le chanteur Grégoire l'a fait sortir de ses gonds en 2018 ?

Benjamin Biolay sera de retour dans les bacs le vendredi 26 juin avec un nouvel album baptisé Grand Prix. À l'approche du jour J, le chanteur sera donc de passage ce dimanche 21 juin sur le plateau de 20h30 le dimanche, face à Laurent Delahousse. Une interview qui promet d'être riche en confidences puisque l'artiste de 47 ans est réputé pour son franc-parler. D'un naturel cash, l'interprète de Ton héritage n'hésite pas à monter au créneau lorsqu'il en éprouve le besoin. En 2018, ce fut d'ailleurs au sujet de ce même titre qu'il avait poussé un coup de gueule, avec Grégoire en ligne de mire.

Benjamin Biolay était sorti de ses gonds sur son compte Instagram, reprochant à l'artiste d'avoir été trop inspiré par son titre pour le single Mes enfants. "Vas-y mon Grégoire, dépouille ma chanson", balançait ainsi l'ex-mari de Chiara Mastroianni en story. Et d'ajouter : "PS: pas beau la captation d'héritage. Je préfère encore qu'il chante Oasis." Une référence explicite à la reprise du tube Don't Look Back in Anger de Grégoire pour la SNCF, sortie en août 2017 et jugée ratée par certains. Accusé de plagiat, ce dernier avait répliqué auprès du Parisien. "C'est la cour de récré. Des chansons d'un père qui parle à ses enfants, il y en a des milliers", s'est-il indigné. "La seule ressemblance c'est l'ambiance piano-voix. Il n'y en a pas plus que ça. Ce n'est pas un plagiat."

Après un nouvel échange de politesses, durant lequel Benjamin Biolay avait accusé Grégoire de "phobie créative", l'affaire semblait close lorsque l'interprète de Toi + Moi publiait un démenti officiel sur les réseaux sociaux. Mais quelques jours plus tard, Benjamin Biolay en remettait une couche. Cette fois-ci, il s'en prenait aux médias qu'il accusait d'avoir monté cette affaire en épingle. "Je me faisais chier, j'étais même pas bourré et il y a deux, trois sites qui ont repris", racontait-il au magazine Society. Admettant qu'il avait, sans doute, dépassé les bornes, il n'était pas près de présenter des excuses pour autant.

Au mois d'octobre 2019, Grégoire mettait un terme à l'affaire au cours d'une interview pour Closer. "Quand il y a un doute, l'élégance veut qu'on appelle l'artiste. Si les deux parties reconnaissent ce doute, elles peuvent alors se mettre d'accord. Et si c'est l'inverse, libre à celui qui se sent copié d'en faire état ou non", disait-il. À bon entendeur.

Adeline Blondieau : son message puissant sur ses rides et sa "vieillesse" à ses détracteurs

Star de la télévision, Adeline Blondieau s'est fait connaître dans les années 1990 grâce à sa participation aux séries Les Filles d'à côté et Les Nouvelles Filles d'à côté avant d'exploser dans Sous le soleil, où elle interprétait Caroline Drancourt. À la fleur de l'âge, l'ex-épouse de Johnny Hallyday irradiait de beauté. À 49 ans aujourd'hui, l'ex-comédienne devenue sophrologue a changé. Si cela ne retire rien à sa beauté, certains détracteurs se permettent de pointer du doigt ses rides, mais également le fait qu'elle est arrêtée de se maquiller afin de privilégier un look plus naturel.

Sur Instagram, c'est avec le sourire qu'Adeline Blondieau a tenu à rappeler que c'était un privilège de vieillir, mais également, que les rides n'enlevaient rien à la beauté d'une femme : "Quand je fais un tour sur mon Instagram, j'aime bien lire vos commentaires. La plupart du temps, je les trouve super pertinents, hyper touchants et intéressants, parce que je propose des pistes, je pose des questions et vous apportez vraiment de l'eau au moulin, et il y a des échanges très intéressants. Et puis parfois, je tombe sur des commentaires sur mon âge, sur ma vieillesse, sur les rides, sur le fait que je ne me maquille pas... En fait, je fais des vidéos spontanément, j'ai envie de partager des questionnements parce que maintenant, c'est mon métier et que mon métier, c'est d'aider les gens à aller mieux et les pousser à se poser des questions pour avancer sur eux. Donc j'ai envie de dire, si vous voulez des filles maquillés, des filles glamour comme quand comédienne sur Sous le soleil... Effectivement, ce n'est pas le bon Instagram ! Rappelez-vous que c'est un privilège de vieillir. Prenez soin de vous !"

Il y a déjà onze ans, la star de 49 ans avait laisser entendre que l'âge d'une femme n'enlevait en rien à sa beauté. En effet, dans une interview accordée à Version Fémina, Adeline Blondieau avait cité comme icône beauté une comédienne de trente-trois ans son aînée : Jane Fonda ! Elle avait ainsi confié : "Parce qu'elle a une beauté naturelle et irradiante qui vient du fait qu'elle a toujours été en contact étroit avec son corps, par des sports qui construisent et gainent le corps, comme le yoga et le pilate. Elle s'est forgée une beauté complète, et pour moi, c'est le bon exemple. La beauté n'est pas seulement un beau visage. Pour moi, c'est une harmonie qui devrait tenir compte de toute la personne."

Ansel Elgort est accusé d'agression sexuelle sur une mineure de 17 ans, il nie les faits

C'est un tweet qui a mis le feu aux poudres. Le vendredi 19 juin, en fin d'après-midi, Gabby, une jeune Américaine a publié un long texte accusant l'acteur star de Baby Driver, Ansel Elgort, d'avoir abusé d'elle lorsqu'elle était âgée de 17 ans, en 2014. Elle affirme avoir été une fan de la première heure et avoir échangé de nombreux messages privés avec l'acteur avant de le rencontrer.

Ce post a depuis été retiré, et la jeune femme a supprimé son compte Twitter. Des captures d'écran ont néanmoins été relayées. Gabby y décrit ses souffrances :"C'était ma première fois et je pleurais de douleur, je ne voulais pas le faire (...) Il m'a fait penser que le sexe devait se dérouler de cette façon". Elle indique également qu'elle a été sommée de se taire pour ne pas ruiner la carrière du tout-jeune comédien, et qu'elle a souffert de trouble de stress post-traumatiques après l'agression qu'elle aurait subie. Elle conclut son tweet en affirmant son envie de guérir et de dire "aux autres filles qui sont passées par la même épreuve qu'elles ne sont pas seules".

L'accusé a répondu aux accusations ce samedi 20 via un post sur son compte Instagram :

"Je suis bouleversé de voir circuler de nombreux posts me concernant sur les réseaux sociaux au cours de ces dernières 24 heures.

Je ne peux pas prétendre comprendre les sentiments de Gabby, mais les faits ne se sont pas déroulés comme elle le dit. La vérité c'est que, à New York en 2014, alors que j'avais 20 ans, Gabby et moi avons eu une brève histoire ensemble, elle était légale et consentie. Mais je n'ai pas su rompre avec elle dans de bonnes conditions. Je n'ai plus répondu à ses messages, ce qui est une chose immature et cruelle à faire à quelqu'un. Je sais que mes exuses tardives n'absolvent pas mon comportement inacceptable.

En repensant à mon attitude d'alors, je ressens de la honte et du dégoût. Je suis sincèrement désolé. Je sais que je dois continuer à travailler sur moi-même pour apprendre et tâcher de devenir une personne plus empathique."

Ansel Elgort est attendu dans le remake de West Side Story par Steven Spielberg, qui sortira en France le 16 décembre 2020.

Nathalie Péchalat manipulée ? Ce "Game of Thrones violent" pour devenir présidente

Au mois de janvier 2020, Sarah Abitbol brisait un silence long de plusieurs années en révélant que son ex-entraîneur Gilles Beyer l'avait violée à plusieurs reprises. Ses allégations ont chamboulé et changé le monde du patinage. Poussé à la démission, lui qui a été accusé d'avoir autorisé une proximité entre l'accusé et les patineuses en le nommant membre du bureau exécutif, Didier Gailhaguet a été remplacé par un autre

grand nom des sports de glace. Le samedi 14 mars, Nathalie Péchalat a repris le flambeau et a été nommée à la tête de la Fédération Française des Sports de Glace (FFSG). Son élection n'a pas été de tout repos car, depuis les révélations de Sarah Abitbol, les coups bas sont de rigueur au sein de l'univers sportif. C'est en tout cas ce que révèlent nos confrères du JDD ce dimanche 21 juin. "Certains disent que c'est Dallas mais c'est beaucoup plus violent", raconte un ancien patineur, "c'est Game of Thrones."

Rien de trop intimidant pour Nathalie Péchalat qui souhaitait "exister par elle-même" d'après un proche, et non dans l'ombre de son mari depuis 2018 Jean Dujardin. Engagée dans la lutte contre les violences sexuelles dans le sport, l'ex-championne de danse sur glace "coche des cases pouvant plaire à la ministre" des Sports, Roxana Maracineanu, comme l'estime nul autre que Didier Gailhaguet. Ce dernier aurait donc propulsé Nathalie Péchalat en premier plan pour la présidence de la FFSG afin de faire barage à un autre candidat. "Didier ne voulait surtout pas que ce mécréant de Gwendal [Peizerat, danseur sur glace, ndlr] puisse être élu", d'après un proche de l'ex-président. Pour un autre proche, Didier Gailhaguet "a donné des petits coups de pouce comme il savait faire."

Une manipulation supposée de l'élection de Nathalie Péchalat qui a ulcéré son entourage professionnel. Si Philippe Candeloro a contesté la prise de fonction de la nouvelle présidente à travers un communiqué signé avec plusieurs pairs, Damien Boyer-Gibaud, président de club âgé de 36 ans, a déposé une requête en annulation qui a ouvert la voie à une procédure de conciliation devant le Comité national olympique et sportif français, toujours d'après le JDD. Il serait même prêt à se présenter devant les tribunaux. De son côté, Nathalie Péchalat préfère prendre de telles attaques à la légère, comme elle a pu le faire à travers un mail aux membres du conseil fédéral de la FFSG. "Un jour je suis le pion de Didier Gailhaguet, le lendemain celui de la ministre. Franchement... je m'y perds !"

20 juin 2020

Harry et William : ce projet qui risque de leur rappeler de mauvais souvenirs

S'ils ont été très proches par le passé, ce n'est un mystère pour personne que les relations entre le prince William et le prince Harry se sont dégradées ces dernières années, encore plus au cours des derniers mois lors desquels le prince Harry a annoncé se mettre en retrait de la famille royale en n'assurant plus ses devoirs de représentation publique et en partant s'installer avec sa femme, Meghan Markle et leur fils Archie, tout d'abord au Canada puis aux États-Unis.

Et un nouveau projet risque bien d'attiser les tensions entre eux. Un livre intitulé La Bataille des frères : William et Harry, s'intéressant à leur histoire commune et à l'évolution de leur relation doit sortir en octobre 2020. Le synopsis du livre affirme ceci : "Très médiatisés mais peu compris, les garçons de Diana ont vécu sous surveillance constante depuis leur naissance. Élevés pour être les frères les plus proches, les 18 derniers mois ont vu une rupture dévastatrice de leur lien autrefois indissoluble". Le livre promet aussi d'explorer comment la relation fraternelle a été touchée les épouses respectives des deux frères, Kate Middleton et Meghan Markle.

L'auteur du livre, Robert Lacey, est consultant historique pour The Crown de Netflix ainsi qu'auteur de Majesty, une étude sur la reine Elizabeth. Dans un communiqué de presse, il a déclaré au sujet de son nouveau livre : "J'ai été étonné et parfois ému jusqu'aux larmes par les nouveaux détails et les nouvelles informations que j'ai découverts en faisant des recherches sur cette histoire de conflit familial. Il a été à la fois passionnant et douloureux de retracer ce drame à travers les souvenirs de témoins proches et de certaines des personnes les plus intimement impliquées".

Des déclarations fortes qui, si elles venaient à être vérifiées par les éventuelles révélations du livre, pourraient mettre encore davantage à mal la relation déjà bien distendue entre le prince William et le prince Harry.

Dr Harrow (M6) : une saison 3 est prévue

Que les fans du Dr Harrow et de son interprète Ioan Gruffudd se rassurent : la série policière australienne sera bien de retour. M6 arrive au bout de son stock d'épisodes inédits avec la fin de la saison 2, mais une saison 3 est d'ores et déjà prévue. Le tournage des 10 nouveaux épisodes a démarré en novembre 2019 mais il n'a pas pu arriver à son terme à cause de la pandémie de Coronavirus. Il faudra donc encore patienter plusieurs mois avant de pouvoir la découvrir. Petite nouveauté : pour la première fois de sa carrière, le comédien s'essayera à la réalisation le temps d'une enquête.

Dès le vendredi 3 juillet sur M6, place à Reef Break, une nouvelle série policière qui sent bon l'été avec Poppy Montgomery (FBI: portés disparus, Unforgettable) dans le rôle principal. Et samedi prochain, la chaîne proposera des épisodes d'En Famille.