04 juin 2020

The Head : la série bientôt sur Canal+

Toujours à la recherche de nouvelles séries à proposer à ses abonnés, Canal+ vient d’annoncer l’acquisition de la très attendue The Head, une série thriller à la dimension internationale. Créée par Alex et David Pastor, à qui l’on doit notamment le film d’horreur Infectés, elle réunit un casting de choix venu des quatre coins du monde composé entre autres de John Lynch, vu dans The Fall et The Terror, Tomohisa Yamashita, un acteur, chanteur, danseur ex-membre d’un boys-band japonais et Alexandre Willaume (Deep State, The Last Kingdom). Alvaro Morte, le célèbre Professeur de La Casa De Papel y tiendra également un rôle. Pour l’heure, aucune date de diffusion n’a été annoncée, même si la série devrait arriver à la rentrée prochaine.

L’hiver arrive au Pôle Sud. Le soleil disparaîtra bientôt pour 6 mois. Une équipe réduite va rester dans la station de recherche Antarctique Polaris VI pour poursuivre leurs recherches innovantes et déterminantes dans la lutte contre le changement climatique, sous la supervision du biologiste réputé Arthur Wilde. Mais quand le commandant Johan Berg arrive à la station au printemps pour prendre la relève, les membres de l’équipe sont soit morts soit portés disparus. Un tueur est en cavale et Annika (Laura Bach), la femme de Johan, a disparu. S’il veut la retrouver vivante, il devra faire confiance à Maggie (Katherine O’Donnelly), une jeune docteure profondément bouleversée et a priori la seule survivante du groupe… à moins qu’il n’y ait quelqu’un d’autre ?

Églantine Éméyé : cet obstacle pour mieux communiquer avec son fils handicapé

Eglantine Éméyé a vécu un confinement très compliqué loin de son fils cadet. Maman d'un petit Samy, âgé de 14 ans, elle n'a pas pu être près de lui. En effet, comme elle l'avait révélé sur les réseaux sociaux, il était resté confiné dans sa maison d'accueil spécialisée Les Acacias, située dans le Var. Un éloignement très compliqué pour la mère de famille. Mais heureusement, le 28 mai 2020, la mère de famille a eu le bonheur de retrouver son fils autiste et polyhandicapé. Pour Yahoo, elle a décidé de revenir sur les deux mois éloignés de son garçon. "Ce que j'ai trouvé très difficile, c'est que l'établissement dans lequel est placé Samy n'a pas un wifi efficace. Ce qui veut dire que la visioconférence, que l'on a tous énormément utilisé, n'est pas possible avec mon fils. Je rêvais de ça, parce que Samy, je l'appelle tous les deux jours au téléphone mais je ne vois pas ses réponses. Samy ne parle pas. En général, quand on communique ensemble, il fait des gestes que je connais, il a des expressions que je sais parfaitement bien décrypté et des sons, mais là j'étais complètement perdu", a-t-elle confié.

Pour les laisser dans l'intimité, une éducatrice ou une aide-soignante quittait la pièce dans laquelle son fils se trouvait et mettait le téléphone sur haut-parleur. Mais Eglantine Éméyé ignorait si son garçon l'écoutait ou pas. "Il y a des jours où il ne prononce aucun son et je ne sais pas s'il est en train de m'écouter tranquillement ou s'il est tout simplement sorti de sa chambre pour faire autre chose parce qu'il n'avait pas envie de m'écouter".

Heureusement, pour Eglantine Éméyé tout ça n'est plus qu'un mauvais souvenir. Avec le début du déconfinement, elle pourra rendre visite à son fils aussi souvent qu'elle le souhaite. Un équilibre bientôt retrouvé pour la maman et le petit garçon.

Angelina Jolie a failli épouser Jenny Shimizu

Bien avant de tomber sous le charme de Brad Pitt sur le tournage du film Mr et Mrs Smith en 2005, c'est lors d'un autre projet que la comédienne est tombée follement amoureuse d'une de ses partenaires de jeu : Jenny Shimizu, qui avait joué à ses côtés dans le film Foxfire en 1996. Si la comédienne n'a joué que dans quatre films, elle est connue pour être ouvertement lesbienne et pour son implication dans le mouvement LGBT. En plus de sa relation amoureuse avec Angelina Jolie, la jeune femme a l'allure androgyne a été la compagne de Madonna !

Dans un entretien accordé à Girlfriends Magazine en décembre 1997, Angelina Jolie avait confié à quel point sa relation avec Jenny Shimizu avait compté pour elle : "Je me serais probablement mariée avec Jenny si je n'avais pas déjà été mariée. Je suis tombée amoureuse d'elle au moment où je l'ai vue." En 2003, c'est pour le New York Daily News qu'elle confirmait être toujours autant attirée par les femmes : "Oui, bien sûr que je suis bisexuelle. Si demain, je tombe amoureuse d'une femme, serait-il normal pour moi de vouloir l'embrasser et d'avoir des relations sexuelles avec elle ? Si je tombe amoureuse d'elle ? Absolument ! Oui !"

Si Angelina Jolie a vécu de nombreuses histoires d'amour avec des hommes, elle n'a cependant jamais été insensible aux charmes féminins. Aperçue embrassant sur la joue Michelle Pfeiffer lors de l'avant-première du film Maléfique, le pouvoir du mal fin 2019, l'ex-femme de Brad Pitt avait révélé au site américain Access Hollywood avoir été amoureuse de l'actrice depuis son plus jeune âge : "Depuis que je suis petite, je trouve Michelle hyper canon, j'ai longtemps fantasmé sur elle... Je l'ai toujours trouvée très hot, très sexy, notamment dans son rôle d'Elvira dans Scarface." Face à la jolie blonde, Angelina Jolie avait même révélé : "Dans Grease 2, tu me rendais folle, j'avais vraiment le béguin pour toi !" Malheureusement pour l'actrice, Michelle Pfeiffer n'est pas un cœur à prendre ! En effet, elle est mariée au scénariste David Edward Kelley depuis 1993 !

Black Lives Matter : le discours vibrant de John Boyega

Depuis la mort de George Floyd suite à son interpellation, de nombreuses manifestations contre le racisme et les violences policières se sont organisées à travers le monde. Hier, à Londres, l'acteur britannique John Boyega notamment connu pour son rôle de Finn dans la dernière trilogie Star Wars mais aussi pour le film Detroit de Kathryn Bigelow (qui traitait des violences policières) a pris la parole devant la foule, livrant un discours ému et vibrant.

"Nos vies ont toujours compté", a-t-il déclaré. "Nous avons toujours été importants. Nous avons toujours réussi en dépit des circonstances. Et le moment est venu. Je ne vais plus attendre. (...) Je vous parle du fond de mon coeur. Je ne sais pas si j'aurais une carrière après ça, mais tant pis. C'est tellement essentiel. Il faut que vous compreniez à quel point toute cette merde fait souffrir."

Durant son discours, qui a duré près de 5 minutes (à écouter ici en intégralité), John Boyega a appelé à la cohésion et à l'unité face à l'adversité.

"Nous devons prendre soin de nos femmes", a-t-il ajouté à destination des hommes qui l'écoutaient. "Elles sont notre coeur, notre avenir. (...) Nous sommes les piliers de nos familles. Imaginez une nation qui se rassemble avec des familles qui prospèrent, qui sont en bonne santé, qui communiquent, qui élèvent leurs enfants dans l'amour, qui ont de meilleures chances de devenir de meilleurs êtres humains."

Suite à cette prise de parole, John Boyega a reçu de nombreux messages de soutien, notamment de la part de Mark Hamill (célèbre interprète de Luke Skywalker dans la saga Star Wars) qui lui a déclaré ne jamais avoir été aussi fier de lui

Le compte Twitter officiel de Star Wars a également posté le message suivant : 

"Lucasfilm se tient aux côtés de John Boyega. (...) Le racisme est un mal qui doit s'arrêter. Nous nous engageons à participer au changement qui n'a que trop tardé dans le monde. John Boyega, tu es notre héros."

Lea Michele accusée de racisme, les réactions et témoignages s’enchaînent

Dimanche dernier, alors qu’elle venait de poster un message de soutien au mouvement Black Lives Matter, l'actrice américaine Lea Michele était interpellée sur Twitter par Samantha Ware qui accuse l'ancienne star de Glee de lui avoir fait "vivre l’enfer" au cours du tournage de la série. Un message très vite soutenu par plusieurs comédiens Afro-Américains ayant eux aussi collaboré sur le show musical, mais également par Yvette Nicole Brown (Community), apparue quant à elle dans la série The Mayor aux côtés de Lea Michele.

Alors que ces accusations ont poussé la marque Hello Fresh à prendre ses distances avec la starlette avec qui elle collaborait pour la promotion de ses produits, Lea Michele a publié ce mardi un message évoquant l’affaire ; présentant ses excuses "les plus sincères", elle confie par ailleurs n’avoir aucun souvenir d’un tel comportement lors du tournage de Glee, mais espère malgré tout pouvoir sortir grandie de cette histoire alors qu’elle s’apprête à donner naissance à son premier enfant. Un message maladroit très vite critiqué et même moqué sur les réseaux sociaux, tandis qu’un des principaux groupes de fans français de l'actrice a annoncé l’arrêt immédiat de ses activités face à la nature de ces révélations.

La publication de ce message d’excuses a depuis incité d’autres personnes à témoigner sur le comportement exécrable de Lea Michele, à commencer par Heather Morris, l’interprète de Brittany dans le show musical (voir tweet ci-dessous) : "Permettez-moi d'être très claire, la haine est une maladie en Amérique que nous essayons de guérir, donc je ne souhaiterais jamais que la haine se propage à quelqu'un d'autre. Cela dit, était-il désagréable de travailler avec elle ? Tout à fait ! Pour la façon dont elle a traité certaines personnes pendant tout ce temps, elle mérite d’être accusée publiquement !"

Dans une série de tweet, la scénariste et productrice Marti Noxon a à son tour réagi à l'affaire, ajoutant qu'il y avait "beaucoup" d'autres acteurs de Glee au comportement inapproprié, et qu'il lui paraissait injuste que seules les femmes fassent l'objet de telles accusations. Dans les heures qui ont suivi cette publication, les tweet ont toutefois été supprimés en raison "d'une formulation maladroite", pour être remplacés par de nouveaux messages dénonçant l'existence dans l'industrie de la télévision d'un système encourageant les attitudes toxiques à se produire sur les plateaux de tournage.

Pour l’heure, Lea Michele n’a pas encore répondu à ces nouvelles accusations, mais nul doute que l'affaire condamne l'éventualité que cette dernière participe au reboot de Glee récemment teasé par Ryan Murphy...

03 juin 2020

Patrick Bruel : pourquoi son moment complice avec Jean-Paul Belmondo suscite les critiques

Un petit bonheur retrouvé. Depuis le 2 juin, il est à nouveau possible de boire des cafés en terrasse partout en France. Un véritable soulagement pour les restaurateurs et propriétaires de bars tout comme pour de nombreux Françaises et Français qui ont décidé d'en profiter le plus rapidement possible. Parmi eux, Patrick Bruel qui y a retrouvé son ami Jean-Paul Belmondo. "Retrouver les terrasses, les petits bonheurs et l'ami magnifique", s'est réjoui l'interprète de Cassez la voix sur son compte Instagram en légende d'une photo des deux personnalités. Mais ce moment entre amis a suscité de nombreuses critiques.

En cause, l'absence de masques portés ni par Patrick Bruel ni par Jean-Paul Belmondo mais aussi le non-respect des gestes barrières. Sur la photographie, on peut en effet voir les deux stars hilares, à quelques centimètres l'une de l'autre. Patrick Bruel touche même l'épaule de l'acteur mythique du cinéma français. "Je vous aime fort tous les deux. Attention quand même", peut-on lire. "Je pense qu'on a vite oublié les masques et la distanciation", "Prenez soin de vous quand même, le virus n'est pas encore parti...", regrettent d'autres internautes.

Patrick Bruel, toujours accusé d'agression sexuelle, a été touché par l'épidémie. Le chanteur et acteur a en effet révélé avoir été malade lors d'un entretien accordé à France Info. "J'ai eu un peu peur à un moment donné", avait-il expliqué depuis sa maison parisienne avant d'ajouter qu'il avait eu "la chance de plutôt bien réagir" et de se rétablir rapidement. Quant à Jean-Paul Belmondo, l'acteur n'a pas été touché par le virus. L'homme de 87 ans n'a même pas mis un pied dehors pendant la durée du confinement. Un strict respect des règles sanitaires qui s'est semble-t-il bien allégé depuis la fin du confinement.

Cannes 2020 : le replay de la sélection et de l'interview de Thierry Frémaux, à voir sur myCANAL

“Vive le cinéma”, scandait de manière tonitruante Quentin Tarantino il y a un peu plus de seize ans, lors de l’ouverture du 57e Festival de Cannes, en 2004. Un souvenir de Croisette parmi tant d’autres pour les cinéphiles, mais qui aurait pu ne trouver aucune résonance en 2020. Pour autant, le septième art et Cannes vivent encore et toujours, et trouvent un nouveau souffle. Pas de Palme d’Or, pas de Caméra d’or, ni de catégories comme Un Certain regard, encore moins de séances spéciales, cette année, mais la naissance du label Cannes 2020 afin de valoriser la Sélection qui aurait dû rythmer cette 73e édition du Festival de Cannes. Au total, ce sont 56 longs-métrages, des comédies, des drames, des documentaires et plus encore, sélectionnés parmi les plus de 2067 films reçus par le comité. La crème de la crème des réalisations de ces derniers mois, avec une attention toute particulière pour la diversité. En témoigne les 15 premiers films qui composent la liste de 2020 contre 10 en 2019, les 16 réalisatrices présentes dans la sélection contre 14 l’année passée, les 147 pays représentés, ou encore la mise en avant de comédies ou de films d’animation. 

Ce mercredi 3 juin, à 18h, en clair sur CANAL+ et sur les réseaux sociaux, le président du Festival de Cannes Pierre Lescure (réélu officiellement à ce titre aujourd’hui) et le délégué général Thierry Frémaux, ont donc levé le voile sur cette sélection officielle. Le tout face au regard et au micro du “Monsieur Cinéma” de CANAL+, Laurent Weil. Une soirée durant laquelle on a pu découvrir que The French Dispatch de Wes Anderson bénéficiera du label Cannes 2020, tout comme Été 85 de François Ozon qui sortira le mercredi 15 juillet au cinéma. De la même manière, ce fameux label sera attribué au dernier Pixar, Soul, et au nouveau film du Studio Ghibli. Vous n’avez pas pu suivre l’évènement en direct ? Pas de panique, le replay est déjà disponible ! (Re)découvrez la sélection officielle de Cannes 2020 et l’interview de Thierry Frémaux sur myCANAL. 

Lili Reinhart fait son coming-out bisexuel : son message puissant

Le mois de juin est le "Pride Month" aux États-Unis, autrement dit il s'agit du mois des "fiertés", un mois consacré à la défense de la communauté LGBTQI+. À l'occasion de cette Pride 2020, l'actrice Lili Reinhart a décidé de faire son coming-out bisexuel. La jeune femme âgée de 23 ans a ouvertement révélé être bisexuelle sur les réseaux sociaux. Dans la journée du mercredi 3 juin, la comédienne s'est emparée de son compte Instagram, et a posté une image très symbolique dans sa story.

L'interprète de Betty Cooper dans le teen drama Riverdale a partagé un événement LGBTQI+ qui se déroule ce mercredi 3 juin, à West Hollywood, en Californie. Un événement qui s'inscrit dans le mouvement #BlackLivesMatter, particulièrement populaire ces derniers jours sur les réseaux sociaux depuis le décès de George Floyd. "Bien que je ne l'ai jamais annoncé publiquement avant, je suis une femme bisexuelle fière. Je participerai à cette protestation aujourd'hui. Joignez-vous à nous", a-t-elle rédigé, suivi d'un emoji cœur. Aussitôt sa publication postée, la jeune femme a reçu de nombreux messages par les internautes sur Twitter, et une puissante vague d'amour et de fierté.

Pour rappel, quelques semaines auparavant, on apprenait le récent célibat de Lili Reinhart. L'actrice s'est séparée de son compagnon Cole Sprouse, après trois ans d'amour. Les deux acteurs stars de la série Riverdale ont décidé de mettre un terme à leur histoire, comme l'avait affirmé un proche du couple. "Cole et Lili se sont séparés avant la pandémie et ils ont été confinés séparément", avait-on appris. Néanmoins, l'ami des deux anciens amants avait précisé que Lili Reinhart et Cole Sprouse restent tout de même amis malgré leur rupture. "Je ne suis absolument pas d'accord pour parler de ma relation. Je ne vais pas vous raconter mon histoire d'amour, c'est totalement inapproprié. Je ne suis pas devenue actrice pour devenir célèbre, mais pour jouer des rôles", avait-elle confié au Harper's Bazaar.

Dynastie : pourquoi James Mackay a quitté la série

Disponible depuis le 23 mai en France sur Netflix, la saison 3 de Dynastie est marquée par plusieurs changements de taille puisque Daniella Alonso succède à Ana Brenda Contreras dans le rôle de Cristal tandis qu'Elaine Hendrix fait son arrivée dans la peau de la nouvelle Alexis, suite au départ de Nicollette Sheridan. Mais cette troisième salve d'épisodes est également la première dans laquelle James Mackay, l'interprète de Steven Carrington, n'apparaît pas puisqu'il a quitté la série au cours de la saison 2.

Ce départ n'est cependant pas le résultat d'un souhait exprimé par James Mackay de se consacrer à d'autres projets puisque le comédien australien de 35 ans a en réalité fait les frais d'un remaniement créatif en coulisses qui a également mené au renvoi de Nathalie Kelley, la "première Cristal", au terme de la saison 1 de Dynastie. En novembre 2018, après la diffusion du quatrième épisode de la saison 2 sur The CW aux États-Unis, durant lequel Steven quittait Atlanta pour le Paraguay, Mackay déclarait en effet sur les réseaux sociaux : "Bien que Steven ait eu le choix de partir, ce ne fut malheureusement pas mon cas. Beaucoup de décisions interviennent dans la création d'une série télé, et parfois ces décisions ne vont pas dans le sens de ce que l'on souhaite et on doit vivre avec". Steven est toutefois réapparu par la suite dans trois épisodes de la seconde moitié de saison 2 pour clore son intrigue et c'est à Paris, admis dans une clinique psychiatrique suite aux manigances d'Adam (Sam Underwood), son demi-frère, qu'on l'a vu pour la dernière fois en toute fin de saison.

Malgré son importance dans la série originale des années 80 Dynastie, les scénaristes ont donc préféré se "débarrasser" de Steven, le frère de Fallon (Elizabeth Gillies) et ex-compagnon de Sammy Jo (Rafael de la Fuente), pour qui ils n'arrivaient peut-être tout simplement pas à trouver des intrigues assez fortes. Ou qui n'a pas eu l'effet escompté sur le public, qui sait. On ne connaîtra probablement jamais les raisons qui ont mené à l'éviction du personnage mais une chose est certaine : aucun retour n'est pour le moment à l'ordre du jour pour James Mackay, qui n'aura été présent que dans 29 épisodes du reboot.

L'Enfer de Chabrol sur Arte : retour sur la version maudite de Clouzot avec Romy Schneider

En 1994, Claude Chabrol signe L'Enfer, dans lequel François Cluzet, un homme marié, se laisse peu à peu ronger par la jalousie, jusqu'à en devenir fou. Le cinéaste reprend un projet vieux de trente ans d'Henri-Georges Clouzot, laissé inachevé. Dans son Enfer, Clouzot voulait raconter l'histoire d'un homme, Marcel Prieur, patron d'un modeste hôtel de province, saisi par le démon de la jalousie. Au début du film, Marcel, un rasoir à la main, devant le corps allongé d'Odette, essaie de se souvenir comment il en est arrivé là. Sa jolie femme, Odette l'a-t-elle odieusement, scandaleusement, trompé ? Et avec qui ? Dans les rôles principaux, il choisit Romy Schneider et Serge Reggiani.

Quand Henri-Georges Clouzot se lance dans L'Enfer, il traverse une période trouble, aussi bien sur le plan professionnel que personnel. 4 ans se sont écoulés depuis son précédent long-métrage, La Vérité avec Brigitte Bardot. Critiqué par Les Cahiers du Cinéma, il appartient à une génération de cinéastes balayée par la Nouvelle Vague. 4 ans sont également passés depuis la mort de sa première femme, Véra, qui l'a plongé dans une profonde dépression. L'Enfer apparaît comme un projet bienvenu qui suscite l'intérêt autour de lui, d'autant plus que le film est cofinancé par Columbia.

Le projet commence sous les meilleurs auspices puisque le studio américain, impressionné par les premiers essais de Clouzot, lui donne carte blanche pour le budget et la direction artistique. Le cinéaste souhaite se renouveler tout en étant fidèle à sa manière de travailler, à savoir être le plus précis et le plus préparé possible lors du tournage. Pour cela, il fait appel à l'artiste plasticien Jean-Pierre Vasarely dit Yvaral, connu pour ses œuvres cinétiques, contenant des parties en mouvement. Clouzot souhaite intégrer cette esthétique à son cinéma. Il s'entoure également de Gilbert Army, un chef d'orchestre qu'il charge de créer un univers sonore unique.

Mais cette liberté a un prix. Si le scénario est minutieusement préparé, le réalisateur commence à être dépassé par sa quête artistique. Avec un temps de tournage très limité, il n'a pas le droit à l'erreur. Entouré de trois caméramans disposant chacun d'une équipe complète de techniciens, Clouzot multiplie les prises au gré de ses idées et de ses envies. Le rythme effrené des journées (qui durent 16h) finit même par faire littéralement fuir l'un des cadreurs qui s'échappe par la fenêtre d'une salle de bain !

Ce n'est pas mieux de l'autre côté de la caméra : après avoir drogué Brigitte Bardot avec des somnifères sur le tournage de La Vérité, le cinéaste pousse son duo d'acteurs à bout et provoque dispute sur dispute. Reggiani et Clouzot ne sont pas d'accord sur la manière d'interpréter le rôle de Marcel. L'acteur, épuisé physiquement et émotionnellement, finit par disparaître du plateau après plusieurs jours de tournage passés uniquement à courir devant la caméra. Officiellement, le comédien est malade. Il est remplacé par Jean-Louis Trintignant qui... abandonne le tournage au bout de deux jours.

Clouzot refuse de laisser tomber la production alors qu'il ne lui reste plus qu'une semaine pour boucler son tournage avant que le décor ne soit plus disponible. C'est finalement son corps qui le stoppera : lors de la mise en boîte d'une scène lesbienne entre Romy Schneider et Dany Carrel, Clouzot fait une crise cardiaque. Incapable de reprendre le travail, Columbia met un terme au projet.

Si Chabrol réalise sa version de L'Enfer en 1994, il faudra attendre 2009 et L'Enfer d'Henri-Georges Clouzot, le documentaire de Serge Bromberg et Ruxandra Medrea, pour découvrir ce qui se rapproche le plus de la vision d'Henri-Georges Clouzot grâce aux 185 pellicules que possédait sa veuve.