13 mai 2020

Hollywood sur Netflix : qu'est-ce qui est faux dans la série de Ryan Murphy ?

Pour pleinement apprécier Hollywood, la série de Ryan Murphy et Ian Brennan, il faut accepter son postulat de départ : retracer une partie de l'âge d'or du cinéma hollywoodien en réécrivant l'histoire. Un moyen de réparer les erreurs du passé et de rendre justice aux minorités de l'époque. Les téléspectateurs qui s'attendent à voir un biopic sur les visages qui ont rythmé ces grandes années seront certainement déçus, mais la série trouve, au contraire, tout son intérêt lorsqu'elle s'éloigne de la réalité pour offrir une uchronie optimiste et inspirante. Si de nombreuses informations sont bien réelles, comme le destin tragique de Peg Entwistle ou encore le racisme dont fut victimes les actrices Hattie McDaniel et Anna May Wong, d'autres sont purement fictives. C'est le cas des quatre faits ci-dessous qu'il est important de resituer.

Ernie, le proxénète de la station-service

Dans la série : C'est à la station-service d'Ernie (Dylan McDermott) que Jack Castello (David Corenswet) rencontre Avis Amberg (Patti LuPone), la femme du grand patron des Ace Studios. Le jeune acteur n'est pas seulement engagé pour servir de l'essence, mais aussi pour charmer les hommes et les femmes venus chercher de la compagnie. Après chaque passe, le gérant de la station, Ernie, récupère 50 % des bénéfices et encourage ses employés à combler davantage les visiteurs.

Dans la réalité : La station-service qui servait de maison close a bien existé, même si cela paraît difficile à croire. L'homme derrière ce business n'était, en revanche, pas nommé Ernie, mais Scotty Bowers et cumulait de nombreuses différences avec le personnage de la série. Ancien Marine, le proxénète était beaucoup plus jeune puisque c'est à l'âge de vingt-trois ans, en 1946, qu'il décide de se lancer dans la prostitution. De plus, Scotty Bowers ne prenait aucun pourcentage sur les revenus de ses employés et n'a jamais été atteint d'un cancer. Quatre ans après ses activités à la station, il poursuivra son business en tant que barman dans des soirées branchées d'Hollywood. En 2012, il publie un livre autobiographique passionnant, intitulé Full Service, dans lequel il raconte ses folles années et de nombreuses anecdotes sur des stars du grand écran. Il décède en octobre 2019, à l'âge de 96 ans.

Ace Studios, le plus grand monstre d'Hollywood ?

Dans la série : La majeure partie de l'intrigue se passe entre les murs des Ace Studios, présentés comme la plus grande société de production de la ville et dirigés par son créateur, Ace Amberg (Rob Reiner). Ce dernier décide de la mise en chantier des prochains projets et dispose d'un droit de regard sur absolument toutes les productions. Lorsqu'il succombe à une attaque cardiaque, c'est son épouse, Avis Amberg, qui reprend le contrôle de la machine, au grand dam de certains collaborateurs. 

Dans la réalité : Les Ace Studios n'ont jamais existé, tout comme le grand patron Ace Amberg. Néanmoins, les grilles de la firme ressemblent beaucoup à celles de la Paramount Pictures et le personnage joué par Rob Reiner semble inspiré de Jesse L. Lasky et Adolph Zukor, les deux créateurs du célèbre studio américain. Contrairement à ce que montre le programme, aucune femme n'a eu la possibilité de prendre la place de son mari et de diriger elle-même la société. Il faudra attendre 1980, soit plus de trente ans après, pour voir une figure féminine occuper un poste aussi important. C'est Sherry Lansing qui présidera la Twentieth Century Fox à l'âge de 35 ans seulement.

Le cas Rock Hudson

Dans la série : Rock Hudson (Jake Picking) débarque dans l'usine à rêves sous son vrai nom, Roy Fitzgerald, et devient l'un des précieux talents de l'agent Henry Willson, qui n'hésite pas à lui demander des faveurs sexuelles. D'abord hésitant et maladroit devant la caméra, il finit par décrocher un rôle mineur dans Meg, le film réalisé par Raymond Ainsley (Darren Criss). Le destin de l'acteur change brusquement lorsqu'il rencontre Archie Coleman (Jeremy Pope), un scénariste afro-américain, avec qui il entretiendra une relation amoureuse assumée.

Dans la réalité : Hollywood parvient à aborder de nombreux points bien réels sur l'icône glamour, comme sa collaboration complexe avec Henry Willson. Mais deux différences importantes séparent le personnage de la série au véritable acteur. Tout d'abord, son talent de comédien. Si les premiers essais de Rock Hudson n'avaient rien de flamboyants, ceux-ci n'étaient pas aussi désastreux que la fiction de Ryan Murphy le laisse entendre. Le comédien était également beaucoup moins crédule que dans le programme. Quant à son homosexualité, Rock Hudson n'a malheureusement jamais pu vivre ces histoires d'amour devant les flashs des photographes. Pour tromper le public, il avait d'ailleurs épousé l'assistante de son agent, Phyllis Gates. Cette dernière restera sa femme - du moins, aux yeux des médias - pendant trois ans. La sexualité de la star ne sera pas connue avant 1985, année durant laquelle il annoncera être atteint du VIH. Il décédera quelques mois plus tard, le 2 octobre 1985.

La révolution des Oscars

Dans la série : Intitulé Une fin Hollywoodienne - A Hollywood Ending, en V.O. -, le dernier épisode de la fiction s'attarde principalement sur la cérémonie des Oscars, durant laquelle le film Meg remporte tous les plus grands prix de la soirée et révolutionne l'histoire de l'industrie. Camille Washington (Laura Harrier) devient la première femme Noire à recevoir l'Oscar de la meilleure actrice dans un premier rôle ; Archie Coleman, le premier homme Noir à recevoir l'Oscar du meilleur scénario ; Anna May Wong (Michelle Krusiec), la première femme asiatique à recevoir la statuette du meilleur second rôle ; Avis Amberg, la première femme productrice recevoir le Graal : l'Oscar du meilleur film.

Dans la réalité : Malheureusement, aucun de ces exploits n'a été réalisé en une soirée. Ce n'est qu'en 2002, pour le film À l'ombre de la haine, que l'Oscar de la meilleure actrice dans un premier rôle est décerné à une femme Noire. Et c'est Halle Berry qui a l'occasion de marquer l'histoire. Le premier scénariste Noir Oscarisé n'est autre que Jordan Peele, récompensé pour Get Out en 2018. La première femme asiatique Oscarisée est l'actrice japonaise Miyoshi Umeki, qui reçoit le prix en 1958 pour le film Sayonara. Quant à la première femme productrice, c'est Julia Phillips pour le film L'Arnaque, avec Paul Newman et Robert Redford, en 1974.

Pourquoi la mort de Patricia Millardet est passée inaperçue le mois dernier

Elle était un visage du cinéma français. Bien que les plus jeunes ne la connaissent certainement pas, toute une génération se souvient de Patricia Millardet. Et pour cause, l'actrice avait brillé dans La Boum 2, de Claude Pinoteau, en 1982. Un rôle qui restera ancré dans la mémoire de beaucoup, malgré la disparition de la comédienne. Mercredi 13 mai, Sud Ouest révèle que Patricia Millardet a succombé à une crise cardiaque, à l'âge de 63 ans, un mois plus tôt, le 13 avril 2020.

La disparition de Patricia Millardet avait été annoncée dans un faire-part de décès, dévoilé au milieu du mois d'avril, précisent nos confrères de Sud Ouest. La comédienne originaire de Mont-de-Marsan, dans le département des Landes, a rendu son dernier souffle, à Rome, en Italie, où elle vivait depuis des années. La tragique disparition de l'actrice française est passé inaperçue en raison de l'épidémie de Coronavirus qui sévit, et qui a été particulièrement dévastatrice en Italie, depuis le mois de février dernier. Toujours selon les informations de Sud Ouest, Patricia Millardet "sera inhumée dans le caveau familial de Villeneuve-de-Marsan, dès que la situation actuelle le permettra". Parmi les rassemblements interdits en mars dernier, le gouvernement italien a inclus la messe, les mariages et les funérailles.

Née en France le 24 mars 1957, Patricia Millardet a commencé ses études, avant de vivre partir en Italie, où elle a effectué la plus grande partie de sa carrière et de sa vie. Elle a connu le début du succès dans les années 1980, avec ses premiers rôles, puis a joué dans Fitfty Fifty (1981) et dans La Boum 2 (1982) au côté de Sophie Marceau. Après être apparue dans plusieurs films au cinéma jusqu'en 1990, Patricia Millardet a préféré se tourner vers la télévision, en jouant dans des téléfilms et séries, français et italiens. Son rôle le plus connu, qu'elle a incarné de 1989 à 1995, reste dans la série italienne La Mafia, comme la magistrate Silvia Conti. Exilée en Italie, Patricia Millardet avait mis fin à sa carrière et menait une vie paisible dans la capitale.

Matt Damon : pourquoi l'acteur a choisi de se confiner en Irlande ?

Si Matt Damon possède une immense villa aux États-Unis, il est actuellement confiné très loin de chez lui ! Et pour cause, la mise en quarantaine a débuté pendant que l'acteur de 49 ans tournait The Last Duel - film réalisé par Ridley Scott, dont la sortie est prévue pour 2021 - en Irlande ! Interviewé dans l'émission SPIN 1038 Fully Charged l'acteur a ainsi confié qu'il était confiné dans la petite ville de Dalkey avec son épouse Luciana Bozán Barroso et trois de leurs filles, Isabella (13 ans), Gia (11 ans) et Stella (9 ans) : "Je suis au milieu du tournage d'un film que j'ai tourné au premier semestre en France et que nous avons continué en Irlande, et à peu près arrivée en Irlande, le film a été arrêté."

Matt Damon a également profité de cet entretien pour parler de la ville irlandaise dans laquelle il vit actuellement : "C'est incroyable. C'est l'un des plus beaux endroits que nous ayons jamais visité. Évidemment, ce qui se passe dans le monde est horrible, mais pour ma famille le temps s'est figé." Le comédien a ensuite expliqué comment ses trois filles continuaient d'étudier : "Je suis avec toute ma famille, j'ai mes enfants, et nous avons des enseignants avec nous parce que nous avions prévu de manquer l'école pendant environ huit semaines, donc nous avons ce que personne d'autre n'a, qui est, de véritables personnes qui enseignent à nos enfants. Tous leurs amis, leurs écoles sont fermées chez nous et les enfants font de l'apprentissage à distance, donc nous nous sentons coupables. Nous avons une installation incroyable ici, ce qui est magnifique."

Si la star de la série de films Jason Bourne a trois filles biologiques, il est également le beau-père d'Alexia, le premier enfant de son épouse, qu'il élève depuis ses cinq ans. Étudiante à New York, la jeune femme de 21 ans n'a pas pu rejoindre sa famille, car elle a contracté le coronavirus sur le campus de son université. Ému, Matt Damon a expliqué : "Notre fille aînée est à l'université. Évidemment, elle est fermée, mais elle est à New York. Elle a eu le covid-19 très tôt avec ses colocataires et s'en est sortie. Donc je ne devrais pas dire que toute notre famille est ensemble. De nos quatre enfants, nous avons les trois plus jeunes et nous retrouverons la plus âgée à la fin du mois. Mais tout le monde va bien !"

Largo Winch : Tomer Sisley rempile pour un troisième film !

MAJ 15/05/2020 : Dans un entretien accordé au site dhnet.be, le réalisateur Olivier Masset-Depasse indique qu'Omar Sy pourrait finalement ne pas faire partie de l'aventure "Largo Winch 3". "Omar, ce n’est plus sûr du tout”, déclare-t-il au journal sans entrer dans le détail, tout en révélant que le film, actuellement en préproduction, se tournera au Canada et aux Bahamas mais à une date inconnue au vu des circonstances actuelles.

Le site dhnet.be rappelle par ailleurs des propos tenus l'an dernier à son micro par le cinéaste concernant l'intrigue de ce nouveau volet. "Largo se retrouve manipulé par le fantôme de son père et en confrontation avec son fils", indiquait Olivier Masset-Depasse. "Le but, c’est d’amener de l’émotion et de l’humour tout en évoquant les paradis fiscaux, la drogue, la titrisation, des sujets généralement traités avec froideur.”

Tomer Sisley dans la peau de Largo Winch, troisième ! L'acteur vient de confirmer à nos confrères du Figaro qu'il retrouvera prochainement son personnage d'homme d'affaires aventurier pour une nouvelle aventure, près de dix ans après la sortie en salles de Largo Winch II. "Je suis obligé d'être en forme physiquement à cause de Balthazar mais j'avoue que je suis un peu ramassé, un peu "homme des bois" à cause du confinement", déclare-t-il. "Pour Largo Winch 3, il faut répéter les cascades et les chorégraphies de baston mais j'ai l'habitude, je l'ai déjà fait plusieurs fois."

Dans Largo Winch 3, nouvelle adaptation sur grand écran des BD de Philippe Francq et Jean Van Hamme d'après les romans de ce dernier, Tomer Sisley donnera la réplique à Omar Sy. Le site cinetelerevue.be rapportait en février dernier des propos tenus au site dhnet.be par Olivier Masset-Depasse (Duelles), réalisateur de ce troisième opus, qui annonçait la présence de l'acteur "dans un rôle inhabituel".

Toujours au micro du Figaro, Tomer Sisley indique enfin qu'il reste encore deux semaines de tournage pour boucler la troisième saison de Balthazar. Dans la série TF1, l'acteur incarne Raphaël, un médecin légiste enquêtant sur des meurtres complexes aux côtés d'Hélène, commandant de police.

Vincent Dedienne : l'étonnante manière dont sa mère lui a annoncé qu'il avait été adopté

Ce mercredi 13 mai 2020 au soir, Camille Combal reçevra Vincent Dedienne dans son jeu télévisé Qui veut gagner des millions à la maison ?, après avoir reçu la veille par caméra interposée le couple formé par Iris Mittenaere et Diego El Glaoui. L'occasion d'évoquer l'une des caractéristiques de l'acteur de 33 ans, à savoir qu'il a été adopté à 5 mois. Vincent Dedienne a en effet parlé de son adoption sur scène, dans son spectacle intitulé S'il se passe quelque chose, mais pas seulement.

En octobre 2017, le comédien s'est livré plus en détails et sans tabou sur le sujet auprès de Paris Match. "Toute ma vie, quand je racontais que j'étais adopté, les gens s'excusaient : 'Oh pardon, je ne savais pas.' Mais cela ne m'a jamais posé de problème", a-t-il expliqué à nos confrères, en précisant avoir "appris très jeune la réalité de sa situation". "Un jour, à l'école, le maître nous a réuni pour nous annoncer qu'un de mes camarades avait été adopté. En rentrant chez moi, ma mère était sur la machine à coudre en train de reprendre l'un de mes pantalons. Je lui raconte l'histoire. Et là, elle m'a dit : 'Ah oui, Adrian a été adopté. Eh bien toi aussi'", se souvient Vincent Dedienne, qui n'a jamais été curieux au point de chercher à connaître l'identité de ses parents biologiques.

"Je me dis parfois que le hasard a pu faire que j'ai croisé mon frère sur la ligne 13. Mais c'est juste parce que j'aime bien me raconter des histoires", a affirmé celui que l'on a pu voir dans le film Premières vacances, le documentaire Je ne sais pas si c'est tout le monde et dans la série Vingt-cinq. Vincent Dedienne vit même plutôt bien son adoption, comme il l'a souligné lors de son entretien avec Paris Match : "En vérité, ça me plait plutôt d'être une énigme, même si je suis l'exemple type d'adoption réussie. Il faut dire que mes parents sont géniaux ... Et tout ce que je vis aujourd'hui c'est grâce à eux. Donc je n'ai aucune raison d'aller chercher ailleurs". L'humoriste a été élevé par Jean-Louis, instituteur de profession et Marie-Jeanne une éducatrice spécialisée qui lui ressemble d'ailleurs un peu puisqu'elle est elle aussi "frisée et un peu métisse". "Souvent on lui dit : 'Oh bah, Vincent, ça se voit que c'est votre fils'. Ça nous fait rire", a-t-il également ajouté, ravi de semer le doute.

Hamilton sur Disney+ : la comédie musicale à succès en juillet sur la plateforme

Prévue dans les salles obscures à l’automne 2021, c’est finalement dès cet été que les abonnés de Disney Plus pourront découvrir la comédie musicale à succès Hamilton directement sur la plateforme. Réel phénomène culturel outre-Atlantique, cette création de Lin-Manuel Miranda (Le Retour de Mary Poppins) sera disponible le 3 juillet 2020 en version sous-titrée.

Avec pas moins de 11 récompenses aux Tony Awards 2016, dont Meilleure comédie musicale, ce spectacle magistral devrait conquérir les spectateurs du monde entier grâce à la signature musicale unique de son compositeur et des sonorités urbaines entraînantes. “Hamilton est l’œuvre la plus monumentale de ces dix dernières années. L’intrigue, aussi fascinante qu’exaltante, est servie par une mise en scène pleine d’inventivité”, souligne Robert A. Iger, directeur exécutif de The Walt Disney Company. 

La pièce raconte la vie mouvementée d’Alexander Hamilton, l’un des Pères fondateurs des États-Unis. Les fans de la première heure seront ravis de retrouver la distribution originale de la comédie musicale, avec Lin-Manuel Miranda dans le rôle principal, accompagné de Daveed Diggs, Renée Elise Goldsberry, Leslie Odom, Jr., Christopher Jackson, Jonathan Groff, Phillipa Soo, Jasmine Cephas Jones, Okieriete Onaodowan et Anthony Ramos. 

Filmée en 2016 par Thomas Kail, la captation a pour ambition de plonger les abonnés au coeur du spectacle, pour une expérience aussi sensationnelle que s’ils étaient installés dans l’un des fauteuils du célèbre Richard Rodgers Theatre. “Je suis très fier de la manière dont Tommy Kail est parvenu à transposer Hamilton à l’écran. Chaque spectateur est assis dans le meilleur fauteuil de la salle !” insiste Lin-Manuel Miranda. 

Après avoir envoûté les spectateurs et les critiques depuis son lancement à Broadway en 2015, Hamilton débarque dans votre salon dès le 3 juillet 2020.

The Last Kingdom (Netflix) : Uhtred a-t-il vraiment existé ?

Adaptée de la saga littéraire Les Chroniques saxonnes de Bernard Cornwell, la série historique The Last Kingdom, dont la saison 4 est disponible sur Netflix depuis le 26 avril, nous transporte dans l'Angleterre du 9ème siècle, alors divisée en plusieurs royaumes, et suit les aventures d'Uhtred de Bebbanburg (Alexander Dreymon), un guerrier fils de noble saxon de Northrumbie qui a été enlevé et élevé par les Danois, et ne cesse d'être tiraillé au fil de ses batailles entre son royaume d'origine et le peuple viking qui l'a vu grandir.

Et si la série est clairement ancrée dans une réalité historique, à travers les faits d'armes et les conquêtes de figures centrales des 9ème et 10ème siècles telles que le roi Alfred le Grand (David Dawson), son fils Edouard l'Ancien (Timothy Innes), qui lui a succédé en 899 en tant que roi du Wessex, ou encore le souverrain de Mercie Aethelred (Toby Regbo), tous les personnages de The Last Kingdom n'ont pas existé pour autant. À commencer par Uhtred lui-même, qui est né de l'imagination de Bernard Cornwell mais tient tout de même une partie de son nom (et ses racines) d'un vrai lord saxon. En effet, comme il le confiait à Radio Times en 2015, c'est en découvrant grâce à son père qu'il n'était autre qu'un descendant d'Uhtred le Hardi, qui fut comte de Norhtrumbie de 1006 à 1016, que l'auteur des romans ayant inspiré la série Netflix a eu l'idée de s'intéresser plus particulièrement à cette époque de l'histoire anglaise et de faire de son héros un héritier de Bebbanburg.

Mais en dehors du fait qu'ils soient tous les deux les fils d'une famille ayant régné sur Bebbanburg (connu sous le nom de Bamburgh au 11ème siècle), le héros de The Last Kingdom et Uhtred le Hardi ont peu de choses en commun. Et surtout, Uhtred le Hardi n'a jamais été élevé par les Danois et n'a jamais croisé la route du roi Alfred puisque ce dernier est mort près de 100 ans avant sa naissance. Reste que les exploits du personnage fictif incarné par Alexander Dreymon permettent d'explorer de manière des plus divertissantes une page de l'histoire britannique bien réelle, et qu'Uhtred n'est pas la seule "invention" de Bernard Cornwell puisque Brida (Emily Cox) ou Ragnar le Jeune (Tobias Santelmann) sont eux aussi sortis tout droit de son imagination.

Le Coeur des hommes 2 sur France 4 : pourquoi Gérard Darmon n'apparaîtra pas dans le 3e volet

Quatre ans après Le coeur des hommes, le réalisateur Marc Esposito réuni de nouveau les 4 amis Jeff (Gérard Darmon), Antoine (Bernard Campan), Alex (Marc Lavoine) et Manu (Jean-Pierre Darroussin) pour la suite. Dans le long-métrage, qui se déroule 4 années après les événements du premier opus, les amis peinent toujours à franchir un cap qui les mènerait à l'harmonie sentimentale. Seul Jeff, fort de son expérience de la vie, file le parfait amour. Incorrigible séducteur, Alex se montre toujours aussi infidèle. Mais cette fois-ci, il pourrait bien être pris la main dans le sac. De leur côté, Antoine et Manu redécouvrent l'amour. Seront-ils à la hauteur des sentiments qu'ils éprouvent ?

Si le premier film a été un véritable succès au box-office français avec plus d'1,5 million d'entrées, la suite a fait encore mieux puisque Le Coeur des hommes 2 a totalisé 1,8 millions de spectateurs. Mais le tournage n'a pas été de tout repos puisque le metteur en scène et Gérard Darmon ont été en désaccord à plusieurs reprises.

Ancien rédacteur en chef du magazine Première, fondateur de Studio Magazine et écrivain, Marc Esposito fait ses débuts dans la mise en scène en 1989 avec le court-métrage L'Homme qui pleurait tous les matins. Dans son ouvrage Mémoires d'un enfant du cinéma (aux éditions Robert Laffont), ce passionné de cinéma raconte sa rencontre avec Gérard Darmon en 1984 lors d'une soirée dans un restaurant. Très vite les deux hommes se revoient et démarrent une amitié de plus de trente ans.

Lorsque en 2003, Marc Esposito commence à travailler sur son premier long-métrage de fiction, Le Coeur des hommes, c'est tout naturellement qu'il demande à Gérard Darmon de faire partie de l'aventure. Le comédien accepte et forme, aux côtés de Marc Lavoine, Jean-Pierre Daroussin et Bernard Campan la célèbre bande de copains. Les acteurs reviennent tous pour la suite, mais très vite, Gérard Darmon émet des doutes sur l'évolution de son personnage qui méritait, selon lui, plus de profondeur. Pour le metteur en scène et scénariste, les histoires qu'allaient traverser ses personnages étaient très précises. Mais suite aux remarques de Darmon, Marc Esposito apporte quelques modifications. Ce dernier explique : "Il y avait plus de moments où il râlait, son personnage était trop juste 'un mec que ça embête de vieillir'. J'ai bien vu quand on en a discuté avec Gérard que, même s'il était emballé par l'ensemble, cette idée-là ne lui plaisait pas beaucoup, et il avait raison."

Au final le long-métrage est un succès, mais la brouille entre le comédien et le réalisateur se poursuit après la sortie du film. Alors que le metteur en scène commence l'écriture du troisième opus, une nouvelle dispute l'éloigne un peu plus de son ami. Marc Esposito explique au micro de RTL : "Gérard est quelqu'un qui se fâche beaucoup, comme moi, on a le même défaut", il ajoute "on s'est brouillé pour une connerie, des maladresses que j’ai mal prises. Je lui ai écrit des choses qui lui ont déplu, il m'a écrit des choses qui m'ont déplu... Puis le fossé s'est creusé." 

L'acteur accepte néanmoins de lire le script mais attend l'appel de Marc Esposito pour en discuter. Un appel qui ne viendra cependant jamais: "Puisqu'il n'avait pas envie, moi non plus. Il fallait tourner la page pour de bon." explique le cinéaste, qui ajoute au micro de RTL que "Le fait de ne pas faire le film ensemble n'augmente pas la brouille mais le fossé. Quand on est fâché avec quelqu'un, plus le temps passe et plus les colères ou les rancoeurs s'accumulent et donc peut-être qu'on ne se réconciliera jamais."

Le réalisateur a donc dû réécrire le scénario en remplaçant le personnage de Jeff par un nouveau venu campé par Eric Elmosnino et qui tient le rôle d'un collègue d'Antoine (Bernard Campan) devenant peu à peu ami avec le reste de la bande. Conséquences ou pas de l'absence de Gérard Darmon, Le Coeur des hommes 3 a enregistré le score le plus faible de la saga (463 346 entrées seulement).

Dakota Johnson : cette maladie contre laquelle elle se bat depuis ses 14 ans

Fantasme des hommes depuis la sortie de la saga Cinquante nuances de Grey, Dakota Johnson ne veut pas être seulement connue pour son physique et souhaite profiter de sa notoriété afin d'évoquer des sujets complexes tels que la santé mentale et la dépression. Alors que la propagation du coronavirus peut angoisser des personnes sensibles, c'est d'ailleurs lors d'un entretien accordé à Marie Claire que la star a expliqué : "Je pense constamment à l'état du monde en ce moment. Ça me tient éveillé la nuit, toute la nuit, tous les soirs... Mon cerveau va dans des endroits sombres et fous..."

En couverture du dernier numéro de la version américaine du magazine, l'ex-star de la saga Cinquante nuances de Grey s'est livrée comme jamais en évoquant son expérience avec la dépression. En effet, Dakota Johnson souffre de cette maladie depuis son adolescence : "Je lutte contre la dépression depuis que je suis jeune, depuis que j'ai 14 ou 15 ans. C'est avec ce moment-là, avec l'aide de professionnels que je me suis dit : 'Oh, c'est une chose dans laquelle je peux tomber.' Mais j'ai appris à trouver ça beau, car ça m'aide à ressentir le monde. J'imagine que j'ai beaucoup de complexités, mais elles ne sortent pas de moi. Je n'en fait pas le problème de quelqu'un d'autre."

Dans cet entretien, la comédienne de 30 ans a également partagé que son cerveau "bouge à un million de kilomètres par minute", ajoutant : "Je dois beaucoup travailler pour purger mes pensées et mes émotions, et je passe énormément de temps en thérapie." Si Dakota Johnson parle de son combat contre la dépression pour Marie Claire, elle avait déjà évoqué ses crises d'anxiété en 2015 dans un entretien accordé à AnOther Magazine : "Parfois, je panique à tel point que je ne sais plus ce que je pense ou ce que je fais. J'en ai tout le temps, mais quand je passe une audition, c'est difficile."

Robert Pattinson : pourquoi l'acteur est confiné à des milliers de kilomètres de chez lui

Il s'agit certainement de l'un des films les plus attendus de l'année 2021. Initialement censé sortir le 23 juin, c'est finalement au mois d'octobre 2021 que sortira dans les salles obscures The Batman , le film de Matt Reeves. Après Christian Bale dans la trilogie de Christopher Nolan, puis Ben Affleck dans les films de Zack Snyder, c'est désormais Robert Pattinson qui incarnera Batman, dans le long-métrage à venir.

Dans une interview accordée à GQ Magazine, mardi 12 mai, Robert Pattinson s'est longuement confié sur comment il a failli brûler sa cuisine, son confinement, ses projets professionnels ou encore son rôle du personnage de l'homme chauve-souris. À cause de l'épidémie du Coronavirus, le tournage a dû être suspendu au mois de mars dernier, après que l'équipe ait tourné un quart du film. Et bien que Robert Pattinson réside à Los Angeles, il n'est pas rentré chez lui pour autant, et passe son confinement à Londres.

Comme il l'explique, l'acteur britannique qui fête ses 34 ans ce 13 mai 2020, est actuellement confiné dans un appartement que la production du film a loué pour lui. Séparés de ses partenaires de jeu Jeffrey Wright (Jim Gordon), Andy Serkis (Alfred) et Zoë Kravitz (Catwoman), Robert Pattinson se trouve avec sa compagne la comédienne britannique Suki Waterhouse. Un confinement en amoureux qui risque de durer encore un certain temps, étant donné l'annonce du Premier ministre britannique Boris Johnson, comme quoi il prolongeait le confinement au moins jusqu'au 1er juin prochain.

Avec la plupart de ses affaires chez lui à Los Angeles, Robert Pattinson n'a avec lui que "trois T-shirts". Sa connexion internet ne cesse de couper, son ordinateur portable ne fonctionne quasiment plus. "Mon téléphone s'est cassé, Internet s'est cassé, tout s'est cassé. Je me dis : 'Pourquoi tout est en mis à jour et comment on arrête ça ?'", s'est-il demandé dans les colonnes de GQ. "J'ai complètement perdu la notion du temps", a-t-il ajouté. Que les fans se rassurent néanmoins, malgré un régime alimentaire et des tentatives de recettes pour le moins étranges, Robert Pattinson s'est pris lui-même en photo pour la couverture du magazine. Visiblement, le confinement lui va au teint.