09 mai 2020

Hollywood sur Netflix : la station-service/maison close a bel et bien existé !

Il était le pompiste le plus célèbre d'Hollywood. Le plus sulfureux aussi. Scotty Bowers connaissait les secrets et les désirs inavoués des plus grandes stars de la ville comme personne. Employé à la station-service Richfield Oil, située au 5777 sur Hollywood Boulevard, il se servait de son lieu de travail comme d'un point de ralliement pour des clients très spéciaux. Ces derniers, des figures de l'industrie, se succédaient pour s'offrir les services de jeunes hommes, prêts à tout pour gagner de l'argent. Étonnamment, cette histoire, aussi folle qu'elle n'y paraît, n'avait jamais été transposée à l'écran jusqu'à ce que Ryan Murphy s'en saisisse. Dans sa série Netflix, Hollywood, le scénariste et réalisateur revient sur le business caché de ce proxénète, sans ne jamais citer son véritable nom.

Tout commence en 1946, après la fin de la Seconde Guerre mondiale. George Albert Bowers, surnommé "Scotty", a vingt-trois ans. L'ancien Marine, qui vient de perdre son frère durant la bataille d'Iwo Jima, en 1945, tente de laisser derrière lui les traumatismes du front. Désireux de commencer une nouvelle vie, il quitte son Illinois natal pour Hollywood. À ce moment-là, la production automobile explose et les stations-service fleurissent de part et d'autre de la ville. Pour se loger, le jeune homme enchaîne les heures de travail aux pompes à essence et se charge d'accueillir les clients, de remplir leur réservoir, de nettoyer la carrosserie et de vérifier la pression des pneus.

Le premier client

Son destin bascule lorsque, pour rendre service à un ami, il se rend dans un garage voisin, situé sur Wilshire Boulevard. Une voiture de luxe s'arrête, le pompiste fait le plein, et croise le regard du conducteur, l'acteur Walter Pidgeon - apparu, entre autres, dans Les Ensorcelés et Planète Interdite. Après quelques mots échangés, la star, visiblement séduite par le charisme de l'employé, lui propose vingt dollars pour monter à bord de son véhicule et l'emmener dans sa propriété. Le jeune homme accepte et réalise, sans le savoir, sa première passe.

Les jours se succèdent et Scotty Bowers s'affaire à son poste. Après avoir laissé les coordonnées de sa station-service au bureau des anciens combattants, il reçoit la visite quotidienne de ses camarades de guerre. L'amas de jeunes hommes attire le regard de quelques curieux, qui s'arrêtent pour s'offrir de l'essence et réclamer de la compagnie. Scotty Bowers joue un rôle d'intermédiaire entre les clients et ses copains. Ces derniers, d'abord réticents, comprennent vite que ces prestations sont de belles opportunités pour se faire de l'argent facile. L'appât du gain finit par attirer d'autres soldats et les demandes affluent. Le bouche à oreille se propage, la machine se met en route, et le simple employé devient le proxénète de la Richfield Oil.

Située à quelques pas des plus grands studios de cinéma, le garage est prisé par des personnalités influentes dans le milieu : des producteurs, des costumiers, des chefs décorateur, comme le célèbre Edwin B. Willis. Dans son livre, intitulé Full Service et publié en 2013 aux éditions Hugo & Cie en France, Scotty Bowers explique que la station dans laquelle il travaillait "était devenue le centre névralgique de tous ceux qui recherchaient des aventures un peu corsées, le carrefour des rendez-vous secrets du sexe." Le succès est tel qu'une caravane, équipée de deux grands lits séparés par des rideaux, est installée à l'arrière de la station-service pour recevoir des clients sur place.

Des stars de l'écran, des hommes comme des femmes, commencent également à louer les services des anciens soldats. Scotty Bowers croise alors la route de véritables légendes, comme Cary Grant, Randolph Scott, Rock Hudson, Tyrone Power, ou encore George Cukor, l'immense réalisateur de My Fair Lady et Une étoile est née, qui organise de nombreuses soirées endiablées dans sa villa. C'est d'ailleurs au cours de ces grandes réceptions que le pompiste rencontre Katharine Hepburn et Vivien Leigh, deux actrices qui deviendront ses clientes.

Vivre caché 

Pour beaucoup, les passes de Scotty Bowers symbolisaient de véritables moments de liberté. Une chance de pouvoir être soi-même, de vivre sa sexualité sans craindre la censure des studios et les oppressions de l'époque. De nombreuses stars n'hésitaient à dépenser de l'argent pour éviter que leurs noms ne finissent sur les premières pages des magazines à scandale, comme Confidential. "La brigade des mœurs a continué à pouchasser, persécuter et harceler tous ceux et celles qui osaient franchir la ligne de ce que la société et la loi considéraient comme la normalité acceptable", raconte-t-il dans son ouvrage.

En 1950, quatre ans après le début de ses activités, il quitte les pompes à essence de la Richfield Oil et devient barman pour des événements mondains grâce à Randolph Scott. Il continue de fréquenter les grands noms de l'industrie et de jouer de ses relations pour satisfaire ses clients, et ce, pendant plus de trois décennies. Au milieu des années quatre-vingt, les passes se raréfient dès l'apparition du VIH, appelé, à cette époque, "le cancer gay". Dans le dernier chapitre de son livre, Scotty Bowers se souvient que la maladie avait "donné un coup de frein brutal à la liberté des mœurs qui réglait dans une large mesure la vie publique et privée de cette ville étincelante de tous les feux du cinéma (...)."

Bien qu'il ait été mis en doute de nombreuses fois, le récit de l'ancien pompiste a également inspiré un documentaire, intitulé Scotty and the Secret History of Hollywood, sorti en 2017. L'homme, quant à lui, s'est éteint le 13 octobre 2019, à l'âge de 96 ans, en emportant avec lui les fantasmes de la fine fleur de l'âge d'or hollywoodien.

08 mai 2020

Le rappeur britannique Ty est mort du coronavirus à l'âge de 47 ans

La musique britannique perd un grand artiste. Jeudi 7 mai, le rappeur Ty, de son vrai nom Ben Chijioke, est mort des suites du coronavirus à l'âge de 47 ans. C'est son amie Diane Laidlaw qui a annoncé la triste nouvelle sur la page d'accueil d'une collecte de dons en soutien au chanteur. C'est début avril que Ty avait été admis à l'hôpital avec des "complications médicales liées au Covid-19. Peu après son arrivée, il a été placé en coma artificiel" afin d'aider son corps à recevoir le traitement nécessaire, a précisé son amie sur la page de GoFundMe.

Quelques semaines plus tard, le rappeur était sorti du coma et son état de santé s'était nettement amélioré, si bien qu'il pouvait même respirer sans ventilateur. "Mais la semaine dernière, alors qu'il se trouvait dans une salle, il a contracté une pneumonie, ce qui a aggravé son rétablissement et, finalement, le corps de Ty ne pouvait plus riposter... Ses amis proches , sa famille et ses fans sont dévastés par sa mort", ajoute Diane Laidlaw et poursuit : "La famille voudrait dire un grand merci à tous ceux qui leur sont venus en aide et ont exprimé leur inquiétude depuis son admission à l'hôpital, mais maintenant ils apprécieraient que leur vie privée soit respectée, afin qu'ils puissent faire leur deuil dans l'intimité."

Né à Londres en 1972, Ty a démarré sa carrière en 2001 avec la sortie de son premier album Awkward. En 2004, il est nommé pour le prestigieux Prix Mercury, décerné chaque année au meilleur album sorti au Royaume-Uni, qui sera toutefois remporté par Franz Ferdinand. Son dernier album, A Work of Heart, est sorti en 2018. Il était aussi membre de The Hip-Hop Shakespeare Company, qui crée des passerelles culturelles entre la musique, la peinture, entre autres, et l'univers de Shakespeare et avait également lancé une plateforme pour venir en aide aux jeunes artistes et aux initiatives musicales.

Erin Brockovich sur M6 : quelles différences entre l'histoire vraie et le film ?

L'histoire du film Erin Brockovich débute par hasard dans un cabinet de kinésithérapie. Au cours d'une conversation anodine, le médecin évoque la vie de son amie Erin à sa patiente, la productrice exécutive Carla Santos Shamberg : "Je n'en ai pas cru mes oreilles. Cette femme, divorcée deux fois, ayant trois jeunes enfants à charge, sans ressource, sans aucun diplôme, avait réussi seule à porter ce cas devant la justice et à faire triompher le droit. J'ai vu en elle une parfaite héroïne de notre époque."

Ce statut d'héroïne, Erin Brockovich ne l'a pas usurpé. Grâce à son courage et sa ténacité, la jeune américaine, alors âgée de 33 ans, a réussi à enquêter et divulguer une affaire bien dissimulée de pollution des eaux potables, faisant des centaines de victimes. Son action leur a notamment permis l'obtention d'un dédommagement conséquent (333 millions de dollars) de la part de la société Pacific Gas and Electric Company (PG&E) de Californie.

C'est avec un souci de fidélité à l'histoire de cette apprentie avocate justicière que la scénariste Susannah Grant et le réalisateur Steven Soderbergh ont abordé le film. Un biopic porté avec force par Julia Roberts qui livre une prestation inoubliable, récompensée par l'Oscar, le Golden Globe et le BAFTA de la meilleure actrice en 2001. Et pour couronner le tout, cette adaptation a été adoubée par la principale intéressée, laquelle a affirmé sur son site internet que le film était juste à 98%. Si bien que celle-ci apparaît dans le film dans le rôle d'une serveuse prénommée Julia.

"Il ont pris peu de libertés créatives" raconte-t-elle. Et en particulier concernant l'usage intentionnel de ses charmes pour obtenir des documents. Sur ce point, elle a tenu à rétablir la vérité à l'occasion d'un déjeuner du National Press Club : "Je ne pense vraiment pas que c'était ma façon d'opérer. Je ne m'habille pas de façon à offenser quiconque. C'est juste mon style, et si mon décolleté m'a permis d'accéder à certains endroits, j'en étais ravie mais sans y prêter vraiment attention. C'est ma personnalité et je ne l'utilise pas délibérément pour obtenir ce que je veux."

Autre point de discorde autour du film : son exactitude scientifique. Un article du New York Times datant d'avril 2000 rapporte en effet le mécontentement de certains professionnels : "En science, la méthode qui mène à une conclusion est indispensable. Il est difficile pour les scientifiques d'apprécier un film qui ignore, comme si ce n'était pas pertinent, le savoir qui permet de décider si les risques perçus sont réels ou non" soulève le papier. Il est donc reproché au long-métrage de négliger l'analyse scientifique qui permet à Erin Brockovich d'affirmer que le chrome hexavalent contenu dans l'eau est responsable des maladies des consommateurs. Un oubli, conscient ou non, bien souvent systématique dans les oeuvres de fiction qui délaissent certaines veracités au profit de l'intrigue.

Denis Brogniart : comment le confinement lui a permis de réaliser son rêve

Denis Brogniart semble avoir vécu son confinement comme l'un des meilleurs moments de sa vie. Tandis que les Français ont été appelés à rester chez eux durant plusieurs semaines pour éviter la propagation du Covid-19, l'animateur de Koh-Lanta n'a pas eu le temps de s'ennuyer. Dans une interview accordée au Parisien, en kiosque vendredi 8 mai, il a même révélé que ces nombreuses semaines de pause lui ont permis de réaliser son rêve. "J'écris mon premier roman tiré d'une histoire vraie", révèle-t-il ainsi, aux anges. Un confinement néanmoins très actif pour Denis Brogniart qu'il admet ne pas avoir vu passer.

"J'ai même perdu du poids !", s'est ainsi réjouit le présentateur de TF1, qui ajoute qu'il a fait beaucoup de sport, comme de la course à pied ou encore du vélo. De quoi quelque peu palier l'arrêt du montage de la prochaine saison de Koh-Lanta, qui a été tournée à l'automne dernier. Mais aussi, qui a mis entre parenthèses la saison suivante, qui n'en était encore qu'à l'étape des repérages au moment de la crise du coronavirus. Pendant le confinement, Denis Brogniart a également lancé le podcast "Vie d'aventure" avec TF1, qui proposent des conversations avec "des héros des temps modernes" et surtout, qui le "font rêver", comme Bertrand Piccard ou encore Franky Zapata.

Confiné chez lui en banlieue parisienne, Denis Brogniart est depuis plusieurs semaines avec sa femme Hortense ainsi que ses trois filles, les jumelles Lili et Violette, ainsi que Blanche, sa benjamine. "Il n'y a que mon fils qui, lui, est confiné chez sa petite amie", révélait-il dans une interview accordée à Konbini en avril dernier. L'occasion également pour lui de révéler le programme de la famille chaque vendredi soir : regarder Koh-Lanta. "Quand [mes filles] me demandent ce qui va se passer dans deux épisodes, je leur dis qu'il n'y aura aucune réponse. Je dis la même chose à ma femme d'ailleurs, mais elle, elle me répond : "Oh je m'en fous"", révélait-il.

Josiane Balasko : son hilarante réaction à la carte du déconfinement

Elle l'a pris à la rigolade. Jeudi 7 mai 2020, alors que le gouvernement a dévoilé la nouvelle carte du déconfinement - avec seulement des départements vert et rouge - Josiane Balasko s'est amusée de la situation. En effet, elle qui vit dans un département classé rouge (en grande partie le Nord et l'Est de la France) a publié une vidéo sur son compte Instagram dans laquelle elle déclare : "Notre région reste au rouge. Et bien moi aussi. Santé". Un verre à la main, la mère de Marilou Berry s'octroie donc une petit parenthèse gustative juste avant le déconfinement. De quoi amuser sa communauté. "Santé !!!!! Vivement des jours meilleurs !", "Vous avez raison il y a pas mieux qu'un petit coup de rouge lol", "Je vous adore" ou encore "Moi aussi haut de France le Nord. Courage Josiane" ont réagi certain.

A noter que depuis le début du confinement en France - le 17 mars 2020 - Josiane Balasko organise des directs via ses réseaux sociaux à 17h30 pour parler contes et légendes ou du moins faire la lecture de grands classiques pour enfants comme ceux de Grimm ou d'Andersen. Le 9 avril 2020, lors de son passage dans l'émission C à vous elle s'était également confiée sur son quotidien. "J'ai eu l'idée en regardant un journal régional (...) où un monsieur faisait un circuit fermé pour les enfants. J'ai trouvé ça formidable (...) On peut se rendre utile, ça me fait plaisir de savoir que ce que je fais rend les gens heureux." avait-elle déclaré.

Durant son entretien avec l'équipe de C à vous et Anne-Elisabeth Lemoine, Josiane Balasko avait également fait part de la première chose qu'elle ferait une fois le confinement imposé par la pandémie du coronavirus levé. "La première chose que je ferai c'est de courir voir mon petit-fils Andy que je vois e Facetime mais ce n'est pas pareil." avait-elle conclu.

Les séries sur Netflix du 8 au 14 mai

Le vendredi 8 mai

The Eddy : Une série dramatique musicale proposée par le réalisateur de La La Land, Damien Chazelle, avec au casting Andre Holland, Tahar Rahim et Leïla Bekhti.

Dead To Me : mise en ligne de la saison 2. Dans cette série avec Christina Applegate et Linda Cardellini, une veuve recroquevillée sur sa douleur et une excentrique qui cache un terrible secret se lient d'une forte amitié...

Valeria : L’actrice Diana Gomez (vue dans La Casa de Papel) joue ici une écrivaine traversant une crise artistique et conjugale qui trouve refuge et soutien auprès de ses trois 

meilleures amies. D'après les romans d'Elisabet Benavent.

Le mardi 12 mai

Gotham (catalogue) : mise en ligne de la saison 5.

Le jeudi 14 mai

Blacklist (catalogue) : mise en ligne de la saison 6.

Les nouveautés sur Disney+ du 8 au 14 mai

Nouveaux épisodes des séries Originales :

High School Musical : La Comédie Musicale : La Série – épisode 8

Les Making-of : The Mandalorian – épisode 2 : L’Héritage

Le Monde selon Jeff Goldblum – épisode 8 : Les Camping-cars

A vous chef ! – épisode 7

Journal d'une future présidente – épisode 8

Fourchette se pose des questions : C'est quoi un animal de compagnie ? 

Sous les feux de la rampe – épisode 8

Mariages de rêve (saison 2) – épisode 8

Projet Héros Marvel – épisode 8

Dimanche en famille – épisode 27

Une Journée à Disney – épisode 23

Les Coulisses de Disney – épisode 5

Ajout au catalogue :

Les Gummi – saisons 1 à 6

Hollywood sur Netflix : le destin tragique de Peg Entwistle, qui s'est jetée du haut du panneau Hollywood

"J'ai peur, je suis une lâche. Je suis désolée pour tout. Si j'avais fait ça avant, cela aurait évité beaucoup de souffrance." C'est à travers cette lettre, trouvée dans un sac par la police locale, que Peg Entwistle tourne le dos à la vie. Le 16 septembre 1932, l'actrice se suicide du haut de la lettre H du célèbre panneau Hollywoodland. Elle avait vingt-quatre ans. Depuis, son histoire continue de hanter l'industrie et de passionner le plus grand nombre. Et pour cause, le créateur Ryan Murphy fait de son destin l'une des intrigues de sa nouvelle série Netflix. Dans Hollywood, un jeune scénariste afro-américain, interprété par Jeremy Pope, frappe aux portes des studios pour présenter son script : un biopic, intitulé Peg, qui s'intéresse à la carrière tragique de la comédienne. Si la série est en partie fictive, l'histoire qui entoure Peg Entwistle est bien réelle.

Née le 5 février en 1908 au pays de Galles, Peg Entwistle avait pour vrai nom Lillian Millicent Entwistle. À l'âge de deux ans, ses parents divorcent. Dans l'espoir de poursuivre sa carrière à Broadway, son père, Robert Entwistle, lui-même acteur et régisseur pour le grand Charles Frohman, déménage avec sa fille à New York, en 1912, avant de se remarier. Passionnée par le théâtre, l'enfant grandit dans les coulisses et suit les traces de son paternel. Ce dernier, un an après la mort de sa nouvelle femme, décède en 1922, fauché par une voiture qui prend la fuite.

Désormais orpheline, la jeune fille est recueillie par la famille de sa belle-mère et poursuit ses rêves sur les planches. Elle enchaîne plusieurs productions à Broadway, avant de rejoindre en 1925 la Theatre Guild de New York, pour laquelle elle jouera une dizaine de pièces. Sur scène, Peg Entwistle fait déjà son effet. Dans Le Canard Sauvage, elle joue, sans le savoir, devant Bette Davis, alors âgée de dix-sept ans. Plus tard, l'icône du grand écran déclarera que c'est en voyant Peg Entwistle lors de cette représentation que sa vocation est née.

La vie de la jeune star de Broadway prend une autre tournure lorsqu'elle épouse, en 1927, Robert Lee Keith, un acteur de dix ans son ainé. Violent et alcoolique, il traîne derrière lui une réputation sulfureuse qui entache également la carrière de sa femme. Après leur divorce en 1929, Peg Entwistle doit faire face à la Grande Dépression qui frappe de plein fouet l'industrie du théâtre. Prête à tout pour réussir, elle décide d'abandonner New York et de se tourner vers le cinéma en s'installant chez son oncle à Los Angeles.

Sur place, la compétition est rude. Peg Entwistle ne retrouve pas le même succès et doit se battre davantage pour faire sa place. Elle décroche néanmoins un contrat avec RKO Pictures, une grande société de production de l'époque. L'actrice manque le rôle principal du film Héritage aux côtés de John Barrymore - Katharine Hepburn sera choisie à sa place -, mais joue dans Treize femmes de George Archainbaud. Malheureusement, le long-métrage se voit amputé de vingt minutes à cause du code Hays (charte de censure, NDLR), qui lui reproche ses connotations homosexuelles. Le rôle de Peg Entwistle est également réduit, se résumant à quatre petites minutes de temps à l'écran.

Malgré ses efforts, la comédienne doit essuyer de nouveaux échecs : elle perd un rôle dans un film avec Billie Burke et son contrat avec RKO Pictures. Fauchée et découragée, elle quitte le domicile de son oncle un soir de septembre pour se rendre sur la colline du célèbre panneau Hollywoodland. À l'aide d'une échelle, la jeune femme grimpe sur la première lettre, laissant tomber son sac et l'une de ses chaussures. Du haut de la structure, elle saute dans le vide. Dans un article, publié le 19 septembre 1932 dans le Oakland Tribune, une information rapporte que son cadavre fut retrouvé en face de la terre "A" du panneau Hollywoodland. Son corps aurait roulé sur une distance de trente mètres avant de finir en bas de la colline. Encore aujourd'hui, certains habitants prétendent que le lieu est hanté par l'esprit de Peg Entwistle. Son seul et unique film, Treize femmes, sortira le 15 octobre 1932, un mois après sa mort.

Julie Zenatti : cette raison mignonne à l'origine de sa demande en mariage

En février 2016, Julie Zenatti disait "oui" à son compagnon Benjamin Bellecour, ami rencontré au lycée avec qui elle vit maintenant depuis 12 ans. Une belle histoire d'amour pour ces deux artistes qui se sont retrouvés chez une amie commune après s'être perdus de vue, et qui ont accueilli en 2011 leur premier enfant, Ava, puis en 2017, un petit garçon prénommé Elias. Cependant, si après huit ans de vie commune les deux tourtereaux ne pensaient pas forcément à se marier, c'est leur fille qui leur a soufflé l'idée, comme le révèle la chanteuse dans les colonnes de Closer, en kiosque vendredi 8 mai.

"En réalité, c'est notre fille qui voulait qu'on se marie, pour que j'aie le même nom qu'elle, puisqu'elle avait celui de son papa, précise ainsi Julie Zenatti. Elle a donc su avant moi qu'il me demanderait en mariage." Très investie dans l'union de ses parents, la petite Ava est même allée jusqu'à accompagner Benjamin Bellecour pour acheter les alliances, et a même "tenu sa langue pendant trois semaines". "Un matin, elle m'a demandé : 'Papa ne t'a pas dit quelque chose ?'", ajoute l'interprète de Refaire danser les fleurs, qui avant de filer le parfait amour avec son mari, a longtemps partagé la vie de Patrick Fiori, rencontré sur la comédie musicale Notre-Dame de Paris.

Désormais heureuse et épanouie dans sa carrière comme dans sa vie privée, Julie Zenatti n'a jamais caché avoir connu quelques traversées du désert, mais aussi, des coups durs dans son intimité, comme cet AVC qu'elle a fait alors qu'elle était enceinte de sa fille Ava. "Cela faisait douze ans que je travaillais à fond et, clairement, il y a un temps pour tout, lance la chanteuse. On ne peut pas faire grandir un bébé dans son ventre sans accepter d'arrêter de courir". Un événement qui a par la suite radicalement changé les habitudes de la chanteuse. "J'ai changé de vie, de maison de disques, ralenti mon rythme de travail et appris à dire non !", conclut-elle auprès de Closer.

Lara Fabian : son bel hommage à Maurane deux ans après sa mort

"Tu es mon Autre, à jamais". Le 7 mai 2018, Maurane disparaissait à l'âge de 57 ans "de cause accidentelle". Et pour le deuxième anniversaire de sa mort, son amie Lara Fabian s'est emparée de son compte Instagram pour lui rendre un vibrant hommage, en reprenant la chanson Sur un prélude de Bach, titre sorti en 1993 et qui reste l'un des plus célèbres de Maurane. "Comme je pense à toi aujourd'hui... comme je t'aime", lance Lara Fabian à la fin de la vidéo.

"Deux ans que tu es partie vers un ailleurs, mais ta voix résonne encore dans mes oreilles... comme un souffle de paix et d'amour... Nous avons chanté tant de fois ensemble... Tu es mon Autre, à jamais... Mais aujourd'hui, c'est moi qui chante pour toi... @mauraneofficiel, mon amie, tu manques à nos vies et je t'aime...", a ajouté la chanteuse en légende de sa publication. Un bel hommage de la part de Lara Fabian, qui avait été très touchée par la mort de son amie, avec qui elle travaillait régulièrement et avait enregistré le célèbre titre Tu es mon Autre.

Depuis la disparition de son amie, Lara Fabian ne rate pas une année pour rendre hommage à Maurane, comme elle l'avait déjà fait pour le premier anniversaire de sa disparition. "C'est difficile, une part de moi ne l'accepte pas, expliquait notamment la chanteuse dans une interview accordée à Closer. Et l'autre part est persuadée que le lien ne se rompt jamais. C'est une grande perte, dans tous les sens". Mais malgré la disparition de Maurane, la coach de The Voice 2020 a trouvé le moyen de se souvenir d'elle éternellement. "En même temps, il y a quelque chose d'immortel au travers de sa voix. On peut écouter encore aujourd'hui ce qu'elle est et ce qu'elle nous a transmis. Mais c'est vachement difficile d'accepter qu'elle soit partie", ajoutait-elle, avant de révéler qu'elle avait tenu à lui rendre hommage sur son quatorzième album, Papillon. "La chanson Alcyon, sur l'album, c'est pour elle".