05 mai 2020

Star Wars 8 : pourquoi Sam Witwer n'a pas aimé le film

Deux ans et demi après sa sortie en salles en décembre 2017, Les Derniers Jedi, épisode VIII de la saga Star Wars réalisé par Rian Johnson, continue de diviser les fans.

Alors que plusieurs acteurs de la franchise tels que John Boyega avaient pu exprimer quelques réserves quant au film par le passé, c'était récemment au tour de Sam Witwer, interprète vocal de Dark Maul dans les séries animées Clone Wars et Rebels également vu à la fin du spin-off Solo, de donner son avis :

"Les Derniers Jedi m'a donné l'impression d'un film qui avait été réalisé par quelqu'un qui n'avait pas vraiment fait ses devoirs", a-t-il ainsi déclaré durant un live sur Twitch. "Je pense que Rian Johnson est un type talentueux, mais Bruce Lee n'aurait pas pu développer le Jeet Kune Do s'il n'avait pas d'abord appris le kung-fu. Vous ne pouvez pas réinventer Star Wars sans connaître Star Wars, et pour moi, il n'a pas fourni d'argument solide quant au fait que Luke n'aille pas aider sa soeur."

Witwer poursuit en précisant que Les Derniers Jedi est néanmoins un épisode auquel il arrive à trouver des qualités, notamment concernant la mise en scène, mais qu'il a du mal à le relier au reste de la saga :

"Il y a beaucoup de choses dans Les Derniers Jedi que j'ai trouvées convaincantes du point de vue de la mise en scène de Rian Johnson. C'est juste qu'elles ne collaient pas avec Star Wars. Je ne pense pas qu'il ait fait ses devoirs concernant Star Wars. Les thématiques, ce que cela raconte, ce que nous disent les personnages. Mais en tant que film solo, si j'ignore qui sont les Jedi, qui est Luke et ce qu'il représente, je trouve qu'il y a des choses convaincantes."

Les Filles du Docteur March : pourquoi la fin du film est-elle différente du livre ?

Attention, spoilers. Les paragraphes suivants révèlent la fin du film Les Filles du Docteur March. Si vous ne l'avez pas vu, ne lisez pas ce qui suit.

Publiés en 1868 aux États-Unis, les deux tomes des Quatre Filles du docteur March de Louisa May Alcott sont des romans culte de la littérature américaine. Son œuvre, progressiste pour l'époque, a marqué de nombreuses générations, n'ayant jamais cessé d'être édité et ayant été adapté de nombreuses fois sur le petit et le grand écran. Pour Les Quatre Filles du docteur March, Louisa May Alcott s'est inspirée de sa propre famille et a insufflé sa passion pour l'écriture au personnage de Jo March.

Passionnée par l'histoire de Louisa May Alcott, Greta Gerwig s'est réappropriée ce récit dans son adaptation Les Filles du Docteur March, qu'elle a voulu moderne et personnelle, comme elle nous l'a confié : "Je savais que pour adapter ce récit à ma façon il fallait absolument que je me détache de ce qui a été fait avant et que je me raccroche à des souvenirs, à des expériences connues et des messages que je voulais transmettre. Les Filles du Docteur March est une histoire qui fait partie de l’imaginaire collectif, qui est très connue et qui a été adaptée plusieurs fois de différentes manières par différents cinéastes. Et quand on a une histoire si forte entre les mains, on peut jouer avec et la tordre. Je voulais offrir une expérience plaisante aux spectateurs à travers les moments familiaux chaleureux mais aussi à travers la fin de l’enfance, l’ambition et l’espoir. Et les souvenirs permettent de retranscrire les difficultés du passage à l’âge adulte."

La réalisatrice a donc joué avec la chronologie en construisant son récit en deux temporalités sur l'enfance et l'âge adulte mais elle s'est aussi permis de modifier la fin de l'histoire. A la fin des Quatre Filles du docteur March, Jo se marie avec Friedrich Bhaer, une décision qui suit les demandes de l'époque de l'éditeur de Louisa May Alcott, qui, à la différence de son héroïne, a choisi son indépendance en privilégiant sa carrière à une vie d'épouse et de mère.

En apprenant que cette fin n'était pas celle que désirait Louisa May Alcott, la réalisatrice de Lady Bird a donc décidé de rendre hommage à la romancière en ne détruisant pas l'âme rebelle et libre de Jo. Ainsi, à la fin des Filles du Docteur March, Jo, incarnée par Saoirse Ronan, ne s'est pas mariée avec Friedrich Bhaer (Louis Garrel) et n'a pas eu d'enfants mais elle a écrit cette fin dans son roman inspiré de sa vie. Elle offre ainsi une conclusion convenue à son éditeur en négociant les pourcentages et en gardant ses droits d'auteur, le tout sans renoncer à sa liberté et sa vocation de devenir autrice pour enfants.

Greta Gerwig a expliqué son choix lors d'une conversation avec Rian Johnson dans le podcast "Director's Cut" de la Directors Guild of America et que sa fin aurait été voulue par Louisa May Alcott à l'époque : "Ce que je voulais faire, entre autres, c'était donner une fin qu'elle aurait pu aimer 150 ans plus tard. Je me suis dit que s'il n'était pas possible de faire ça, c'est que les mentalités n'avaient pas vraiment évolué et qu'on devrait tous baisser la tête (rires). Mais j'avais vraiment envie d'insuffler cette aura d'auteur dans la structure du film, comment nous écrivons nos propres vies même si nous ne sommes pas écrivains, nous avons le pouvoir d'écrire et de réécrire notre histoire."

Vader Immortal : A Star Wars VR Series arrive cet été sur PS4

Ce 4 mai, en célébration du désormais fameux "May the Fourth" cher aux fans de la saga Star Wars, le studio ILMxLAB a dévoilé l'arrivée du jeu Vader Immortal : A Star Wars VR Series cet été pour le casque VR de la console PS4 de Sony. Les trois épisodes seront disponibles ensembles, pour un prix qui n'a pas encore été communiqué.

Vader Immortal : A Star Wars VR Series vous place dans la peau d'un contrebandier opérant dans la région de la planète Mustafar; un lieu de funeste mémoire pour Anakin Skywalker, puisque c'est là qu'il a achevé sa transformation en Dark Vador au terme d'un affrontement avec son mentor, Obi Wan Kenobi. Ecrit par David S Goyer et réalisé par Ben Snow, le jeu déroule son intrigue entre la Revanche des Sith et Un nouvel espoir. Sorti en 2019 pour les casques VR Occulus disponibles sur PC, le jeu avait été plutôt bien accueilli.

Tyler Rake : il y aura une suite pour le film Netflix avec Chris Hemsworth

Devenu une semaine après sa sortie le plus gros lancement d’un contenu original Netflix, le film Tyler Rake va sans grande surprise faire l’objet d’une suite ! Nos confrères de Deadline révèlent en exclusivité qu’un second volet a d’ores et déjà été commandé par la plate-forme, une information confirmée à leur micro par Joe Russo (Avengers : Endgame), scénariste du film et producteur au côté de son frère Anthony d’après leur propre roman graphique.

"Un accord a été trouvé pour que j’écrive Extraction 2, et nous en sommes aux étapes préliminaires pour déterminer quelle sera l’histoire. Nous n’avons pas encore décidé si l’histoire se déroulera avant ou après l’action du premier film. Nous avons laissé les spectateurs sur une fin ouverte qui laisse de nombreuses questions en suspens" a notamment commenté Joe Russo, tandis qu’il est question que le réalisateur Sam Hargrave soit lui aussi de retour pour ce deuxième opus qui aura pour responsabilité de proposer un spectacle encore plus grandiose que le feu d’artifice d’action du premier volet.

Pour rappel, Tyler Rake s’achevait sur une note ambigüe, le personnage-titre n’étant pas réapparu depuis sa terrible chute du pont après avoir été grièvement blessé au cou. Néanmoins des propos des frères Russo avaient ensuite clairement fait entendre qu’il ne s’agissait vraisemblablement pas de la fin pour le protagoniste incarné par Chris Hemsworth : "Tyler Rake a été pensé et produit pour pouvoir être étendu. (...) Chris Hemsworth réussit une très belle performance, d'autant plus avec un personnage complexe, donc on se dit que, oui, on va avancer sur une nouvelle histoire ou deux le concernant."

Le film Tyler Rake est à découvrir dès à présent en exclusivité sur Netflix.

Le Bureau des Légendes : chronique d’une success story à la française

Sa réputation n’est plus à faire. Le 6 avril dernier, aux alentours de 21h, nombreux était le public à monter le son et à s’éloigner de son téléphone pour deux petites heures, le temps de savourer le coup d’envoi de la cinquième saison du Bureau des Légendes. Très attendus par les fans, ces deux premiers épisodes ont rassemblé environ 520 000 abonnés CANAL+ selon les chiffres communiqués par Puremedias, sans compter les plus de 200 000 visionnages sur myCANAL dès la première soirée. Cette 5e saison se classe donc comme le meilleur lancement pour une Création Originale, devant les récents succès de la saison 3 de Baron Noir ou de La Guerre des Mondes. Un triomphe qui a de quoi donner le sourire à toute l’équipe qui, depuis 2015, travaille en coulisses pour faire de cette série une réussite. Une réussite qui s’exporte d’ailleurs, et même très bien. Alors que le grand final des aventures de nos agents préférés vient d’être dévoilé, focus sur le triomphe tant critique que public de cette série Made in France, et qui a notamment multiplié par dix le nombre de personnes postulant au titre d’agent de la DGSE !

Voilà déjà cinq ans que les téléspectateurs de CANAL+ ont découvert Le Bureau des Légendes, ses couloirs étroits, ses parois vitrées et ses espions ordinaires exerçant un métier extraordinaire. Dissimulée dans l’ombre de ses bureaux mansardés, la Direction Générale de la Sécurité Extérieure a pris vie sous la plume d’Eric Rochant, le cinéaste à l’origine de la série. D’ordinaire soumises à la plus grande des discrétions, les coulisses du renseignement français sont ici mises en lumière à travers des intrigues aussi prenantes que documentées. L’autre grande force du show, c’est bien évidemment son casting aux (vrais) airs cinématographiques, faisant la part belle à des têtes d’affiches comme Mathieu Kassovitz, Sara Giraudeau, Jean-Pierre Darroussin, Mathieu Amalric… pour ne citer qu’eux. Ajoutez à cela des voyages en Azerbaïdjan, au Maroc ou en Russie, quelques romances et des cliffhangers justement dosés : il n’en a pas fallu plus au Bureau des Légendes pour s’attirer les louanges de tous et rapidement constituer une référence du genre.

Lauréate de pas moins de 7 prix (le Prix du Syndicat français de la critique de cinéma et des films de télévision en 2015, le prix spécial du jury et celui du public au City of Lights, City of Angels Festival en 2016, le Globe de cristal 2017 de la meilleure série…) Le Bureau des Légendes est un véritable succès critique. Tandis que Le Monde décrit “un ton différent et crédible”, que Le Nouvel Observateur s’autorise la comparaison avec Mad Men ou que Télérama congratule une série durant laquelle “On ne s'ennuie pas (même si, au début, on le craint) grâce à un petit côté ludique pas dénué d'humour, truffé de "trucs" d'espion assez réjouissants”, les médias étrangers sont, eux aussi, unanimes. Pour preuve, en décembre 2019, The New York Times a offert au Bureau des Légendes la troisième place de sa liste des trente meilleures séries étrangères des années 2010, la considérant au passage comme la série d'espionnage “probablement la plus intelligente et crédible au monde” (le classement contenait deux autres séries françaises, dont une autre Création Originale de CANAL+, Les Revenants au 23e rang). Une place qui ne relève en rien du hasard, puisque “Le Bureau des légendes", qui devient "The Bureau" à l’étranger, est diffusé dans 100 pays !, se félicite le producteur Alex Berger dans La Provence, soulignant ainsi qu’en 2020, “il y a plus d’Américains que de Français qui regardent "Le Bureau des légendes". 

Si l’on en croit les dires du producteur, ce succès n’est pas près de s'essouffler puisque trois remakes de la série sont actuellement en négociation. “Les Américains de Viacom-Paramount ont rebaptisé la série "The Department", elle sera écrite par Peter Landesman (réalisateur de "Seul contre tous" avec Will Smith ndlr). On négocie en parallèle avec des auteurs anglais et nous sommes toujours en pourparlers avec des producteurs coréens”, confirme-t-il. 36e série la mieux notée de tous les temps sur AlloCiné, Le Bureau des Légendes est en l’espace de cinq ans devenu un modèle de réussite à la française. Un triomphe qui a déjà ouvert la voie à d’autres créations télévisuelles tricolores ambitieuses.

Si vous n’avez pas encore cédé aux légendes de ce Bureau, retrouvez dès aujourd’hui les saisons 1 à 5 du Bureau des Légendes sur myCANAL. De quoi vous offrir une session de rattrapage qui devrait vite se transformer en binge-watching de l’intégrale !

Hollywood sur Netflix : qui était Oscar Micheaux, pionnier Afro-Américain du cinéma ?

Oscar Micheaux naît en 1884 d'un père né esclave. Ses parents déménagent et s'installent en ville afin que les enfants soient bien éduqués. A ses 17 ans, Micheaux se rend à Chicago et travaille dans la gestion du bétail et par la suite, exécute divers petits boulots. Il monte un commerce de cireur de chaussures et commence à gagner un peu d'argent, ce qu'il continuera à faire en travaillant comme porteurs sur les trains de nuit.

Après une période où il écrit des articles qu'il envoie à la presse et écrit 7 romans dont certains anonymement, et l'un d'eux, The Conquest: The Story of A Negro Pioneer est ce qui se rapproche le plus de son autobiographie. C'est lorsque l'un de ses romans est considéré pour faire l'objet d'une adaptation, The Homesteader, qu'il prend conscience qu'il n'aura pas son mot à dire et qu'il n'écrira pas lui-même le scénario qu'il décide de tourner le film lui-même.

Il est vendu sur son casting "entièrement nègre" (une précision utile à cette époque où les Blancs jouaient les Afro-Américains en se maquillant et en les caricaturant) et comme "la première création de la plume d'un nègre jamais projetée". The Homesteader raconte l'histoire d'un fermier noir qui tombe amoureux d'une jeune fille pâle de peau sans savoir qu'elle est métisse. Croyant leur amour illégal, il se marie avec la fille d'un prêcheur, renonçant à son grand amour. Le film sort en 1919 et il est souvent considéré comme le premier long métrage de cinéma réalisé par un Afro-Américain, même si les sources récentes attribuent tout ou partie de cette réalisation à Jerry Mills, acteur de l'époque, ou à William C. Foster, directeur photo.

Quoi qu'il en soit, la firme de production de Micheaux, basée à Chicago, est vraiment lancée dans l'industrie cinématographique et dès l'année suivante, met en production un film essentiel, Within Our Gates (1920), réponse de Micheaux au racisme de Naissance d'une nation (1915) de D.W. Griffith. Le film arrive aussi dans le contexte des émeutes raciales de l'été 1919 à Chicago et opère comme un playdoyer pour le vote des Afro-Américains et leur accès à la culture.

Le film met en scène une institutrice décidant de sauver une école de noirs frappés par la pauvreté. Elle fait la connaissance puis se marie avec un médecin, avant d'apprendre le passé de sa famille, soutien de la suprématie blanche. On y assiste également au lynchage et au viol d'Afro-Américains par ces mêmes suprémacistes. Si le fond est passionnant, Micheaux tourne ses films avec des budgets ridicules (5 000 à 10 000 dollars de l'époque), des acteurs souvent amateurs et une forme qui va à l'essentiel, privilégiant le texte sur cartons.

Malgré cela, l'oeuvre muette d'Oscar Micheaux -dont il perdure à peine 3 films sur ses 23 (Within Our Gates, Body and Soul et The Symbol of the Unconquered)- peut être vu comme l'un des premiers réalisateurs-auteurs Afro-Américains du cinéma. D'autant que la période parlante du metteur en scène poursuivra sur cette lignée, mettant en avant des histoires dénonçant le racisme.

C'est ainsi celle d'une jeune Afro-Américaine à la peau claire ne trouvant sa place ni chez les Blancs ni chez les Noirs (God's Step Children, 1938), un étudiant noir diplômé de Harvard confronté au racisme (Birthright, 1939), un Afro-Américain à la peau claire tentant de convaincre sa soeur de marier un homme blanc afin qu'elle puisse vivre comme les Blancs. Sauf qu'elle a toujours dans le coeur ce jeune Afro-Américain qu'elle a laissé dans sa ville natale... (Veiled Aristocrats, 1932). Il osera aussi présenter une chanteuse de cabaret noire refusant de "sortir" avec ses clients malgré l'insistance de son patron blanc soudainement injustement accusée d'un meurtre (Lying Lips, 1939).

Les années 40 seront plus compliquées pour Micheaux financièrement, et il arrêtera le cinéma pour redevenir écrivain. Il reviendra cependant au médium en 1948 pour The Betrayal, film fleuve de 3h03 dérivé du thème de The Homesteader sera un cuisant échec, plongeant Micheaux dans la ruine. Il mourra sur les routes, qu'il sillonnait pour vendre ses livres, en 1951.

Aujourd'hui, près de 70 ans plus tard, Ryan Murphy le mentionne dans sa série Netflix baptisée Hollywood, ses films muets survivants sont disponibles en ligne car dans le domaine public et le Micheaux Film Festival (centré sur la diversité) s'est tenu en février dernier, preuves que le nom de Micheaux recommence à intéresser et à se faire connaître. Le monde du cinéma lui doit bien ça.

04 mai 2020

Nick Cordero : cette douloureuse intervention qui lui a sauvé la vie

Nick Cordero "va bien", comme l'a annoncé ce dimanche 3 mai 2020 son épouse Amanda Kloots. La jeune femme de 38 ans a tenu à rassurer les fans de son mari, touché par le coronavirus et plongé dans le coma depuis près d'un mois. Les jours de l'acteur canadien de 41 ans, hospitalisé en soins intensifs, ne seraient donc plus en danger.

Nick Cordero a subi une trachéotomie et désormais, il n'aurait plus besoin de respirateur artificiel puisqu'un tube à oxygène a été inséré dans sa trachée. "Je voulais juste donner de rapides nouvelles à propos de Nick, il va bien. Les réglages de son respirateur ont été baissés, ce qui est une bonne chose. C'est vraiment bon signe que sa respiration va bien", a expliqué Amanda Kloots en story de son compte Instagram. "Ce sont des nouvelles incroyables, car nous en avions vraiment besoin (...) Je pense qu'il se sentira mieux, même inconsciemment, il se sentira mieux", a-t-elle ajouté avec optimisme, en souhaitant désormais à son mari du repos et une bonne récupération. La semaine dernière, la femme de Nick Cordero annonçait que son mari avait développé une infection aux poumons. Ces derniers ont été sévèrement endommagés par le covid-19. Très présente pour lui, Amanda Kloots s'exprime souvent sur les réseaux sociaux concernant l'état du comédien.

L'acteur de Broadway que l'on a pu voir dans les séries New York Unité Spéciale et Blue Bloods a également subi début avril une amputation de sa jambe droite à l'hôpital Cedars-Sinai situé à Los Angeles à cause de complications et de risques de gangrène. La bataille n'est pas encore gagnée pour Nick Cordero, mais sa femme continue de garder espoir pour que l'état de santé du père de son petit garçon Elvis s'améliore. Amanda Kloots espère ainsi que son homme sera de retour à la maison pour l'anniversaire de leur enfant, qui aura lieu le 10 juin prochain. En attendant son réveil, elle lui rend visite tous les jours à l'hôpital.

La chanteuse Cady Groves est morte de cause naturelle à 30 ans

La musique country américaine perd une de ses jeunes stars. Cady Groves de son nom est décédée ce samedi 2 mai 2020. La chanteuse n'avait que 30 ans. Cette auteure-compositrice est morte de cause naturelle, après avoir lutté contre des problèmes de santé en 2019. Sa mort fait suite au décès de deux de ses frères, survenus en 2007 et 2014.

Cody, le frère de la chanteuse a confirmé la mort de sa sœur sur Twitter et déclaré qu'une autopsie avait été faite. "Cady Groves a quitté ce monde. Les détails sont limités actuellement, mais notre famille essaye d'en savoir plus et vous tiendra au courant", a-t-il tweeté avec tristesse. Cody a également tweeté son espoir de savoir désormais Cady Groves réunie par la mort avec ses deux frères Kelly et Casey, qui se sont éteints il y a plusieurs années déjà alors qu'ils avaient tous deux 28 ans. La jeune femme de 30 ans s'était confiée au magazine Arena au sujet de ces drames. "Un de mes frères a été tué il y a six ans et ma vie s'est arrêtée quand c'est arrivé. J'ai passé cinq ans de ma vie à devenir une terrible personne, pas avec les gens, mais avec moi-même", avait-elle déclaré avec sincérité. "Je ne m'aimais plus et j'étais juste si triste. Mon autre frère est mort il y a un mois et quand il est décédé, c'est étrange à dire mais cela m'a ramenée à la vie", a-t-elle ajouté.

Son frère Cody a aussi tenu à prévenir les internautes de ne pas partager de désinformations et de rumeurs au sujet du décès de sa sœur. Ce dernier estime également que la mort de l'interprète des titres "This little girl", "Oh darlin", "Forget you" et "Love actually" est liée aux problèmes médicaux qu'elle a rencontrés l'année dernière et qui auraient refait surface. "S'il vous plait, respectez son nom et sa famille avant de partager des informations qui ne viennent pas directement de nous", a-t-il supplié sur Twitter. Il a également précisé auprès de ses fans que sa sœur travaillait sur de nouvelles musiques country durant les mois derniers dans le but d'écrire un nouvel et cinquième album. La chanteuse lui aurait alors envoyé dernièrement plusieurs chansons pour qu'il lui donne son avis.

Astérix et Obélix par Guillaume Canet : le tournage est reporté

Le tournage d'Astérix et Obélix: l'empire du milieu, nouvelle aventure en prises de vues réelles consacrée aux deux célèbres Gaulois, est reporté en mars 2021, rapportent nos confrères du Film Français. Le long métrage, que doit réaliser Guillaume Canet, avait vu sa préparation interrompue en raison de l'épidémie de coronavirus.

"Après beaucoup de réflexions et de modélisation de différents cas, nous avons décidé de démarrer notre tournage le 8 mars 2021, avec une préparation qui reprendra le 9 novembre 2020", annonce le producteur Alain Attal au Film Français. L'idée initiale de reprendre en septembre a finalement été abandonnée, les compagnies Trésor Films, Pathé et Les Enfants Terribles ne souhaitant prendre aucun risque, aussi bien sanitaire que financier.

Quatorze semaines de préparation restent à effectuer pour Astérix et Obélix l'empire du milieu, avant un tournage qui s'étalera sur 70 jours, majoritairement en France mais également en Chine et au Maroc. Guillaume Canet, qui officiera derrière la caméra, se glissera sous les traits d'Astérix, alors que Gilles Lellouche incarnera son compère Obélix.

The Act : découvrez l'incroyable histoire vraie qui a inspiré la série

La série The Act, disponible dès aujourd'hui sur myCanal, a été conçue comme une anthologie, chaque saison s'inspirant d'une véritable affaire de meurtre. La première saison s'intéresse à l'assassinat de Dee Dee Blanchard, interprétée par Patricia Arquette, commandité par sa fille Gypsy, incarnée par Joey King. On découvre, au fil des épisodes, la relation toxique qui les unit, fondée sur un syndrome de Münchhausen par procuration, et le combat quotidien de Gypsy, qui tente par tous les moyens d'y échapper. 

Les créateurs de The Act, Nick Antosca et Michelle Dean, se sont inspirés pour écrire cette saison 1 d'un article publié par Michelle elle-même sur BuzzFeed en août 2016 : "Dee Dee Wanted Her Daughter To Be Sick, Gypsy Wanted Her Mom Murdered" ("Dee Dee voulait que sa fille soit malade, Gypsy voulait que sa mère soit tuée"). Cette longue enquête retrace le long chemin de souffrances qui a conduit Gypsy Rose Blanchard à fomenter avec son petit-ami le meurtre de sa mère. 

Dans la nuit du 14 juin 2015, le corps sans vie de Dee Dee Blanchard est retrouvé dans sa maison de la banlieue de Springfiels, dans le Missouri. Elle gît sur son lit, face contre le matelas, dans une mare de sang, lardée de coups de couteau infligés plusieurs jours plus tôt. La police, prévenue par des voisins affolés par des messages troublants publiés sur le compte Facebook de Dee Dee, ne trouve aucune trace de sa fille, Gypsy Rose, pourtant atteinte selon sa mère d'une leucémie, d'asthme, de dystrophie musculaire et de nombreuses maladies chroniques. La jeune fille, qui ne se déplace qu'en fauteuil roulant, aurait la capacité mentale d'une enfant de 7 ans en raison de lésions cérébrales liées à sa naissance prématurée. Le lendemain, Gypsy Rose est retrouvée dans le Wisconsin avec son petit-ami Nicholas Godejohn, rencontré sur internet. L'enquête qui suit met au jour la situation et les abus dont Gypsy était victime depuis son plus jeune âge.

Tout au long de sa vie, Dee Dee a caché à sa fille son âge véritable, allant jusqu'à falsifier son acte de naissance pour retarder sa majorité. Elle l'a obligée à se raser la tête, à se déplacer en fauteuil roulant, l'a soumise à de nombreux traitements médicamenteux et à une intervention chirurgicale qui n'étaient pas nécessaires, changeant fréquemment de médecin pour ne pas éveiller les soupçons et déménageant régulièrement pour effacer toute trace du dossier médical de Gypsy. Pour les psychiatres, le cas de Dee Dee relève d'un trouble mental appelé syndrome de Münchhausen par procuration : un parent, pour obtenir de la sympathie ou de l'attention, exagère, fabrique ou induit la maladie chez son enfant. 

Pendant des années, Dee Dee a bénéficié, grâce à la maladie et au handicap prétendus de sa fille, de l'aide d'associations caritatives leur ayant permis d'être logées ou de partir en vacances à titre gratuit. Peu à peu, les médecins ont commencé à douter des pathologies que Dee Dee attribuait à sa fille et celle-ci à ressentir un besoin d'indépendance malgré les pressions constantes d'une mère abusive. Son besoin grandissant d'émancipation, entravé par les violences incessantes de sa mère, et la relation nouée en cachette en ligne avec Nicholas, on amené Gipsy à comettre l'irréparable. 

Gypsy Rose, qui a plaidé coupable pour le meutre au deuxième degré (qui renvoie à un homicide volontaire non prémédité) de sa mère, a été condamnée à dix ans de prison. Son petit-ami de l'époque, Nicholas Godejohn, a quant à lui été reconnu coupable d'assassinat et condamné à la perpétuité. Gipsy, interviewée à plusieurs reprises depuis son incarcération, l'a souvent répété : elle se sent plus libre en prison que lorsqu'elle vivait aux côtés de sa mère.