05 mai 2020

Tyler Rake : il y aura une suite pour le film Netflix avec Chris Hemsworth

Devenu une semaine après sa sortie le plus gros lancement d’un contenu original Netflix, le film Tyler Rake va sans grande surprise faire l’objet d’une suite ! Nos confrères de Deadline révèlent en exclusivité qu’un second volet a d’ores et déjà été commandé par la plate-forme, une information confirmée à leur micro par Joe Russo (Avengers : Endgame), scénariste du film et producteur au côté de son frère Anthony d’après leur propre roman graphique.

"Un accord a été trouvé pour que j’écrive Extraction 2, et nous en sommes aux étapes préliminaires pour déterminer quelle sera l’histoire. Nous n’avons pas encore décidé si l’histoire se déroulera avant ou après l’action du premier film. Nous avons laissé les spectateurs sur une fin ouverte qui laisse de nombreuses questions en suspens" a notamment commenté Joe Russo, tandis qu’il est question que le réalisateur Sam Hargrave soit lui aussi de retour pour ce deuxième opus qui aura pour responsabilité de proposer un spectacle encore plus grandiose que le feu d’artifice d’action du premier volet.

Pour rappel, Tyler Rake s’achevait sur une note ambigüe, le personnage-titre n’étant pas réapparu depuis sa terrible chute du pont après avoir été grièvement blessé au cou. Néanmoins des propos des frères Russo avaient ensuite clairement fait entendre qu’il ne s’agissait vraisemblablement pas de la fin pour le protagoniste incarné par Chris Hemsworth : "Tyler Rake a été pensé et produit pour pouvoir être étendu. (...) Chris Hemsworth réussit une très belle performance, d'autant plus avec un personnage complexe, donc on se dit que, oui, on va avancer sur une nouvelle histoire ou deux le concernant."

Le film Tyler Rake est à découvrir dès à présent en exclusivité sur Netflix.

Le Bureau des Légendes : chronique d’une success story à la française

Sa réputation n’est plus à faire. Le 6 avril dernier, aux alentours de 21h, nombreux était le public à monter le son et à s’éloigner de son téléphone pour deux petites heures, le temps de savourer le coup d’envoi de la cinquième saison du Bureau des Légendes. Très attendus par les fans, ces deux premiers épisodes ont rassemblé environ 520 000 abonnés CANAL+ selon les chiffres communiqués par Puremedias, sans compter les plus de 200 000 visionnages sur myCANAL dès la première soirée. Cette 5e saison se classe donc comme le meilleur lancement pour une Création Originale, devant les récents succès de la saison 3 de Baron Noir ou de La Guerre des Mondes. Un triomphe qui a de quoi donner le sourire à toute l’équipe qui, depuis 2015, travaille en coulisses pour faire de cette série une réussite. Une réussite qui s’exporte d’ailleurs, et même très bien. Alors que le grand final des aventures de nos agents préférés vient d’être dévoilé, focus sur le triomphe tant critique que public de cette série Made in France, et qui a notamment multiplié par dix le nombre de personnes postulant au titre d’agent de la DGSE !

Voilà déjà cinq ans que les téléspectateurs de CANAL+ ont découvert Le Bureau des Légendes, ses couloirs étroits, ses parois vitrées et ses espions ordinaires exerçant un métier extraordinaire. Dissimulée dans l’ombre de ses bureaux mansardés, la Direction Générale de la Sécurité Extérieure a pris vie sous la plume d’Eric Rochant, le cinéaste à l’origine de la série. D’ordinaire soumises à la plus grande des discrétions, les coulisses du renseignement français sont ici mises en lumière à travers des intrigues aussi prenantes que documentées. L’autre grande force du show, c’est bien évidemment son casting aux (vrais) airs cinématographiques, faisant la part belle à des têtes d’affiches comme Mathieu Kassovitz, Sara Giraudeau, Jean-Pierre Darroussin, Mathieu Amalric… pour ne citer qu’eux. Ajoutez à cela des voyages en Azerbaïdjan, au Maroc ou en Russie, quelques romances et des cliffhangers justement dosés : il n’en a pas fallu plus au Bureau des Légendes pour s’attirer les louanges de tous et rapidement constituer une référence du genre.

Lauréate de pas moins de 7 prix (le Prix du Syndicat français de la critique de cinéma et des films de télévision en 2015, le prix spécial du jury et celui du public au City of Lights, City of Angels Festival en 2016, le Globe de cristal 2017 de la meilleure série…) Le Bureau des Légendes est un véritable succès critique. Tandis que Le Monde décrit “un ton différent et crédible”, que Le Nouvel Observateur s’autorise la comparaison avec Mad Men ou que Télérama congratule une série durant laquelle “On ne s'ennuie pas (même si, au début, on le craint) grâce à un petit côté ludique pas dénué d'humour, truffé de "trucs" d'espion assez réjouissants”, les médias étrangers sont, eux aussi, unanimes. Pour preuve, en décembre 2019, The New York Times a offert au Bureau des Légendes la troisième place de sa liste des trente meilleures séries étrangères des années 2010, la considérant au passage comme la série d'espionnage “probablement la plus intelligente et crédible au monde” (le classement contenait deux autres séries françaises, dont une autre Création Originale de CANAL+, Les Revenants au 23e rang). Une place qui ne relève en rien du hasard, puisque “Le Bureau des légendes", qui devient "The Bureau" à l’étranger, est diffusé dans 100 pays !, se félicite le producteur Alex Berger dans La Provence, soulignant ainsi qu’en 2020, “il y a plus d’Américains que de Français qui regardent "Le Bureau des légendes". 

Si l’on en croit les dires du producteur, ce succès n’est pas près de s'essouffler puisque trois remakes de la série sont actuellement en négociation. “Les Américains de Viacom-Paramount ont rebaptisé la série "The Department", elle sera écrite par Peter Landesman (réalisateur de "Seul contre tous" avec Will Smith ndlr). On négocie en parallèle avec des auteurs anglais et nous sommes toujours en pourparlers avec des producteurs coréens”, confirme-t-il. 36e série la mieux notée de tous les temps sur AlloCiné, Le Bureau des Légendes est en l’espace de cinq ans devenu un modèle de réussite à la française. Un triomphe qui a déjà ouvert la voie à d’autres créations télévisuelles tricolores ambitieuses.

Si vous n’avez pas encore cédé aux légendes de ce Bureau, retrouvez dès aujourd’hui les saisons 1 à 5 du Bureau des Légendes sur myCANAL. De quoi vous offrir une session de rattrapage qui devrait vite se transformer en binge-watching de l’intégrale !

Hollywood sur Netflix : qui était Oscar Micheaux, pionnier Afro-Américain du cinéma ?

Oscar Micheaux naît en 1884 d'un père né esclave. Ses parents déménagent et s'installent en ville afin que les enfants soient bien éduqués. A ses 17 ans, Micheaux se rend à Chicago et travaille dans la gestion du bétail et par la suite, exécute divers petits boulots. Il monte un commerce de cireur de chaussures et commence à gagner un peu d'argent, ce qu'il continuera à faire en travaillant comme porteurs sur les trains de nuit.

Après une période où il écrit des articles qu'il envoie à la presse et écrit 7 romans dont certains anonymement, et l'un d'eux, The Conquest: The Story of A Negro Pioneer est ce qui se rapproche le plus de son autobiographie. C'est lorsque l'un de ses romans est considéré pour faire l'objet d'une adaptation, The Homesteader, qu'il prend conscience qu'il n'aura pas son mot à dire et qu'il n'écrira pas lui-même le scénario qu'il décide de tourner le film lui-même.

Il est vendu sur son casting "entièrement nègre" (une précision utile à cette époque où les Blancs jouaient les Afro-Américains en se maquillant et en les caricaturant) et comme "la première création de la plume d'un nègre jamais projetée". The Homesteader raconte l'histoire d'un fermier noir qui tombe amoureux d'une jeune fille pâle de peau sans savoir qu'elle est métisse. Croyant leur amour illégal, il se marie avec la fille d'un prêcheur, renonçant à son grand amour. Le film sort en 1919 et il est souvent considéré comme le premier long métrage de cinéma réalisé par un Afro-Américain, même si les sources récentes attribuent tout ou partie de cette réalisation à Jerry Mills, acteur de l'époque, ou à William C. Foster, directeur photo.

Quoi qu'il en soit, la firme de production de Micheaux, basée à Chicago, est vraiment lancée dans l'industrie cinématographique et dès l'année suivante, met en production un film essentiel, Within Our Gates (1920), réponse de Micheaux au racisme de Naissance d'une nation (1915) de D.W. Griffith. Le film arrive aussi dans le contexte des émeutes raciales de l'été 1919 à Chicago et opère comme un playdoyer pour le vote des Afro-Américains et leur accès à la culture.

Le film met en scène une institutrice décidant de sauver une école de noirs frappés par la pauvreté. Elle fait la connaissance puis se marie avec un médecin, avant d'apprendre le passé de sa famille, soutien de la suprématie blanche. On y assiste également au lynchage et au viol d'Afro-Américains par ces mêmes suprémacistes. Si le fond est passionnant, Micheaux tourne ses films avec des budgets ridicules (5 000 à 10 000 dollars de l'époque), des acteurs souvent amateurs et une forme qui va à l'essentiel, privilégiant le texte sur cartons.

Malgré cela, l'oeuvre muette d'Oscar Micheaux -dont il perdure à peine 3 films sur ses 23 (Within Our Gates, Body and Soul et The Symbol of the Unconquered)- peut être vu comme l'un des premiers réalisateurs-auteurs Afro-Américains du cinéma. D'autant que la période parlante du metteur en scène poursuivra sur cette lignée, mettant en avant des histoires dénonçant le racisme.

C'est ainsi celle d'une jeune Afro-Américaine à la peau claire ne trouvant sa place ni chez les Blancs ni chez les Noirs (God's Step Children, 1938), un étudiant noir diplômé de Harvard confronté au racisme (Birthright, 1939), un Afro-Américain à la peau claire tentant de convaincre sa soeur de marier un homme blanc afin qu'elle puisse vivre comme les Blancs. Sauf qu'elle a toujours dans le coeur ce jeune Afro-Américain qu'elle a laissé dans sa ville natale... (Veiled Aristocrats, 1932). Il osera aussi présenter une chanteuse de cabaret noire refusant de "sortir" avec ses clients malgré l'insistance de son patron blanc soudainement injustement accusée d'un meurtre (Lying Lips, 1939).

Les années 40 seront plus compliquées pour Micheaux financièrement, et il arrêtera le cinéma pour redevenir écrivain. Il reviendra cependant au médium en 1948 pour The Betrayal, film fleuve de 3h03 dérivé du thème de The Homesteader sera un cuisant échec, plongeant Micheaux dans la ruine. Il mourra sur les routes, qu'il sillonnait pour vendre ses livres, en 1951.

Aujourd'hui, près de 70 ans plus tard, Ryan Murphy le mentionne dans sa série Netflix baptisée Hollywood, ses films muets survivants sont disponibles en ligne car dans le domaine public et le Micheaux Film Festival (centré sur la diversité) s'est tenu en février dernier, preuves que le nom de Micheaux recommence à intéresser et à se faire connaître. Le monde du cinéma lui doit bien ça.

04 mai 2020

Nick Cordero : cette douloureuse intervention qui lui a sauvé la vie

Nick Cordero "va bien", comme l'a annoncé ce dimanche 3 mai 2020 son épouse Amanda Kloots. La jeune femme de 38 ans a tenu à rassurer les fans de son mari, touché par le coronavirus et plongé dans le coma depuis près d'un mois. Les jours de l'acteur canadien de 41 ans, hospitalisé en soins intensifs, ne seraient donc plus en danger.

Nick Cordero a subi une trachéotomie et désormais, il n'aurait plus besoin de respirateur artificiel puisqu'un tube à oxygène a été inséré dans sa trachée. "Je voulais juste donner de rapides nouvelles à propos de Nick, il va bien. Les réglages de son respirateur ont été baissés, ce qui est une bonne chose. C'est vraiment bon signe que sa respiration va bien", a expliqué Amanda Kloots en story de son compte Instagram. "Ce sont des nouvelles incroyables, car nous en avions vraiment besoin (...) Je pense qu'il se sentira mieux, même inconsciemment, il se sentira mieux", a-t-elle ajouté avec optimisme, en souhaitant désormais à son mari du repos et une bonne récupération. La semaine dernière, la femme de Nick Cordero annonçait que son mari avait développé une infection aux poumons. Ces derniers ont été sévèrement endommagés par le covid-19. Très présente pour lui, Amanda Kloots s'exprime souvent sur les réseaux sociaux concernant l'état du comédien.

L'acteur de Broadway que l'on a pu voir dans les séries New York Unité Spéciale et Blue Bloods a également subi début avril une amputation de sa jambe droite à l'hôpital Cedars-Sinai situé à Los Angeles à cause de complications et de risques de gangrène. La bataille n'est pas encore gagnée pour Nick Cordero, mais sa femme continue de garder espoir pour que l'état de santé du père de son petit garçon Elvis s'améliore. Amanda Kloots espère ainsi que son homme sera de retour à la maison pour l'anniversaire de leur enfant, qui aura lieu le 10 juin prochain. En attendant son réveil, elle lui rend visite tous les jours à l'hôpital.

La chanteuse Cady Groves est morte de cause naturelle à 30 ans

La musique country américaine perd une de ses jeunes stars. Cady Groves de son nom est décédée ce samedi 2 mai 2020. La chanteuse n'avait que 30 ans. Cette auteure-compositrice est morte de cause naturelle, après avoir lutté contre des problèmes de santé en 2019. Sa mort fait suite au décès de deux de ses frères, survenus en 2007 et 2014.

Cody, le frère de la chanteuse a confirmé la mort de sa sœur sur Twitter et déclaré qu'une autopsie avait été faite. "Cady Groves a quitté ce monde. Les détails sont limités actuellement, mais notre famille essaye d'en savoir plus et vous tiendra au courant", a-t-il tweeté avec tristesse. Cody a également tweeté son espoir de savoir désormais Cady Groves réunie par la mort avec ses deux frères Kelly et Casey, qui se sont éteints il y a plusieurs années déjà alors qu'ils avaient tous deux 28 ans. La jeune femme de 30 ans s'était confiée au magazine Arena au sujet de ces drames. "Un de mes frères a été tué il y a six ans et ma vie s'est arrêtée quand c'est arrivé. J'ai passé cinq ans de ma vie à devenir une terrible personne, pas avec les gens, mais avec moi-même", avait-elle déclaré avec sincérité. "Je ne m'aimais plus et j'étais juste si triste. Mon autre frère est mort il y a un mois et quand il est décédé, c'est étrange à dire mais cela m'a ramenée à la vie", a-t-elle ajouté.

Son frère Cody a aussi tenu à prévenir les internautes de ne pas partager de désinformations et de rumeurs au sujet du décès de sa sœur. Ce dernier estime également que la mort de l'interprète des titres "This little girl", "Oh darlin", "Forget you" et "Love actually" est liée aux problèmes médicaux qu'elle a rencontrés l'année dernière et qui auraient refait surface. "S'il vous plait, respectez son nom et sa famille avant de partager des informations qui ne viennent pas directement de nous", a-t-il supplié sur Twitter. Il a également précisé auprès de ses fans que sa sœur travaillait sur de nouvelles musiques country durant les mois derniers dans le but d'écrire un nouvel et cinquième album. La chanteuse lui aurait alors envoyé dernièrement plusieurs chansons pour qu'il lui donne son avis.

Astérix et Obélix par Guillaume Canet : le tournage est reporté

Le tournage d'Astérix et Obélix: l'empire du milieu, nouvelle aventure en prises de vues réelles consacrée aux deux célèbres Gaulois, est reporté en mars 2021, rapportent nos confrères du Film Français. Le long métrage, que doit réaliser Guillaume Canet, avait vu sa préparation interrompue en raison de l'épidémie de coronavirus.

"Après beaucoup de réflexions et de modélisation de différents cas, nous avons décidé de démarrer notre tournage le 8 mars 2021, avec une préparation qui reprendra le 9 novembre 2020", annonce le producteur Alain Attal au Film Français. L'idée initiale de reprendre en septembre a finalement été abandonnée, les compagnies Trésor Films, Pathé et Les Enfants Terribles ne souhaitant prendre aucun risque, aussi bien sanitaire que financier.

Quatorze semaines de préparation restent à effectuer pour Astérix et Obélix l'empire du milieu, avant un tournage qui s'étalera sur 70 jours, majoritairement en France mais également en Chine et au Maroc. Guillaume Canet, qui officiera derrière la caméra, se glissera sous les traits d'Astérix, alors que Gilles Lellouche incarnera son compère Obélix.

The Act : découvrez l'incroyable histoire vraie qui a inspiré la série

La série The Act, disponible dès aujourd'hui sur myCanal, a été conçue comme une anthologie, chaque saison s'inspirant d'une véritable affaire de meurtre. La première saison s'intéresse à l'assassinat de Dee Dee Blanchard, interprétée par Patricia Arquette, commandité par sa fille Gypsy, incarnée par Joey King. On découvre, au fil des épisodes, la relation toxique qui les unit, fondée sur un syndrome de Münchhausen par procuration, et le combat quotidien de Gypsy, qui tente par tous les moyens d'y échapper. 

Les créateurs de The Act, Nick Antosca et Michelle Dean, se sont inspirés pour écrire cette saison 1 d'un article publié par Michelle elle-même sur BuzzFeed en août 2016 : "Dee Dee Wanted Her Daughter To Be Sick, Gypsy Wanted Her Mom Murdered" ("Dee Dee voulait que sa fille soit malade, Gypsy voulait que sa mère soit tuée"). Cette longue enquête retrace le long chemin de souffrances qui a conduit Gypsy Rose Blanchard à fomenter avec son petit-ami le meurtre de sa mère. 

Dans la nuit du 14 juin 2015, le corps sans vie de Dee Dee Blanchard est retrouvé dans sa maison de la banlieue de Springfiels, dans le Missouri. Elle gît sur son lit, face contre le matelas, dans une mare de sang, lardée de coups de couteau infligés plusieurs jours plus tôt. La police, prévenue par des voisins affolés par des messages troublants publiés sur le compte Facebook de Dee Dee, ne trouve aucune trace de sa fille, Gypsy Rose, pourtant atteinte selon sa mère d'une leucémie, d'asthme, de dystrophie musculaire et de nombreuses maladies chroniques. La jeune fille, qui ne se déplace qu'en fauteuil roulant, aurait la capacité mentale d'une enfant de 7 ans en raison de lésions cérébrales liées à sa naissance prématurée. Le lendemain, Gypsy Rose est retrouvée dans le Wisconsin avec son petit-ami Nicholas Godejohn, rencontré sur internet. L'enquête qui suit met au jour la situation et les abus dont Gypsy était victime depuis son plus jeune âge.

Tout au long de sa vie, Dee Dee a caché à sa fille son âge véritable, allant jusqu'à falsifier son acte de naissance pour retarder sa majorité. Elle l'a obligée à se raser la tête, à se déplacer en fauteuil roulant, l'a soumise à de nombreux traitements médicamenteux et à une intervention chirurgicale qui n'étaient pas nécessaires, changeant fréquemment de médecin pour ne pas éveiller les soupçons et déménageant régulièrement pour effacer toute trace du dossier médical de Gypsy. Pour les psychiatres, le cas de Dee Dee relève d'un trouble mental appelé syndrome de Münchhausen par procuration : un parent, pour obtenir de la sympathie ou de l'attention, exagère, fabrique ou induit la maladie chez son enfant. 

Pendant des années, Dee Dee a bénéficié, grâce à la maladie et au handicap prétendus de sa fille, de l'aide d'associations caritatives leur ayant permis d'être logées ou de partir en vacances à titre gratuit. Peu à peu, les médecins ont commencé à douter des pathologies que Dee Dee attribuait à sa fille et celle-ci à ressentir un besoin d'indépendance malgré les pressions constantes d'une mère abusive. Son besoin grandissant d'émancipation, entravé par les violences incessantes de sa mère, et la relation nouée en cachette en ligne avec Nicholas, on amené Gipsy à comettre l'irréparable. 

Gypsy Rose, qui a plaidé coupable pour le meutre au deuxième degré (qui renvoie à un homicide volontaire non prémédité) de sa mère, a été condamnée à dix ans de prison. Son petit-ami de l'époque, Nicholas Godejohn, a quant à lui été reconnu coupable d'assassinat et condamné à la perpétuité. Gipsy, interviewée à plusieurs reprises depuis son incarcération, l'a souvent répété : elle se sent plus libre en prison que lorsqu'elle vivait aux côtés de sa mère. 

Ben Affleck et Ana de Armas en couple, ils officialisent enfin

Ben Affleck et Ana de Armas ne se cachent plus ! Du moins, le couple a décidé d'officialiser sa relation sur les réseaux sociaux. En effet, à l'occasion des 32 ans de la jeune femme - qu'elle a fêté le 30 avril 2020 - Ben Affleck et elle se sont clairement affichés via Instagram. Ainsi, dans un post, on découvre Ana de Armas avec son gâteau mais aussi dans les bras de son chéri de 47 ans. "Merci à tous pour les voeux d'anniversaire et l'amour ! Santé à une autre grande année." a-t-elle simplement écrit en légende. "Félicitations", "Ben Affleck est le grand gagnant", "Ben Affleck est chanceux" ou encore "Vous êtes trop beaux" ont réagi les fans du couple en commentaires.

A noter que jusqu'à présent, Ben Affleck et Ana de Armas s'affichaient côte à côte dans les rues de Los Angeles en pleine balade avec leurs animaux de compagnie. Main dans la main, câlin et même tendre bisous, les amoureux n'hésitaient pas à se prouver leur amour respectif. Néanmoins, ils n'avaient jamais clairement officialiser leur relation. C'est donc désormais chose faite ! Depuis le début du confinement, Ben Affleck et Ana de Armas semblent plus heureux que jamais et profitent du temps qui leur est accordé à deux. Pas de tendres déclarations mais des gestes qui en disent long sur leur idylle.

C'est sur le tournage du thriller Deep Water d'Adrian Lyne tourné à la Nouvelle-Orléans que Ben Affleck et Ana de Armas se sont rencontrés. Une rencontre qui ne les a plus jamais séparés. "La première fois que nous avons lu des scènes ensemble, j'ai senti qu'il allait faire quelque chose d'exceptionnel grâce à son rôle complexe. Non seulement il sait comment le faire avec facilité, mais il parvient également à vous surprendre à chaque coup. Son talent est infini", confiait la jeune femme à Vogue. Elle était visiblement déjà totalement sous le charme de l'ex de Jennifer Garner.

Le petit baigneur sur C8 : les retrouvailles orageuses entre de Funès et Robert Dhéry

Dans Le Petit Baigneur, l'inventeur de prototypes de bateaux André Castagnier (Robert Dhéry) est licencié par Philippe Fourchaume (Louis de Funès), son patron. Mais lorsque ce dernier apprend que son ex-employé a mis au point un petit voilier au fort potentiel commercial, baptisé Petit Baigneur, il va tout faire pour tenter de le réintégrer dans l'entreprise... Et chercher à tirer profit de sa création.

Louis de Funès et Robert Dhéry se sont rencontrés bien avant le tournage du Petit Baigneur : ce dernier, comédien de base, fonde au lendemain de la guerre avec son épouse Colette Brosset la troupe comique des Branquignols, qui comprend des acteurs comme Jean Carmet, Michel Serrault et... de Funès. Si les deux hommes passent d'agréables moments ensemble via cette joyeuse bande, leurs retrouvailles sur le tournage du Petit Baigneur en 1967 n'en sont pas moins orageuses.

La raison ? Fort des succès phénoménaux de comédies comme Le Gendarme, Le Corniaud et surtout La Grande Vadrouille (17,2 millions d'entrées !), de Funès est devenu une très grande star... Et a tendance à perdre l'esprit de troupe cher à Robert Dhéry. Les discordances démarrent dès le début des prises, l'acteur faisant rapidement savoir au réalisateur qu'il n'est pas satisfait de ses choix de mise en scène. Dhéry doit donc revoir l'ensemble pour offrir plus de gros plans à de Funès.

Signe symptomatique de ces tensions à répétition : la hargne bien réelle avec laquelle le comique s'acharne à coups de pelle sur le prototype du fameux bateau... Toutefois, malgré ces conflits à répétition, l'amitié entre les deux hommes n'en a véritablement pas souffert. D'autant plus que, lors de sa sortie en salles, en 1968, Le Petit Baigneur marche très bien : le film réalise plus de 5,5 millions d'entrées sur le sol français et devient ainsi le plus gros succès de son metteur en scène.

Un mauvais fils sur Arte : pourquoi Patrick Dewaere était-il boycotté par la presse ?

Près de 40 ans après sa mort, Patrick Dewaere est toujours considéré comme l'un des plus grands acteurs français. Nombreux sont ceux qui ont tenté de cerner sa personnalité d'"écorché vif", chacun y allant de son commentaire : il était "très attachant" pour Jean-Paul Carrère, "perfectionniste" d'après Luc Béraud, "un bonheur immense pour un metteur en scène" selon Henri Verneuil... Mais derrière le comédien de talent se cachait l'homme à la part sombre dont la réputation n'est plus à faire. La presse rapportera ses nombreux excès et des éléments de sa vie personnelle dont Dewaere aurait aimé se passer.

Un événement majeur marquera justement l'histoire de sa relation avec les médias en 1980. Alors que l'acteur est en pleine promotion d'Un Mauvais fils de Claude Sautet, il confie officieusement à son ami Patrice de Nussac, alors critique au Journal du Dimanche, son mariage prochain avec sa fiancée Elsa. Quelques jours plus tard, il est surpris de voir l'événement annoncé en première page du magazine. Se sentant trahi, il assène un coup de poing au journaliste. La guerre est alors déclarée entre Patrick Dewaere et la presse.

"Il s'agit d'un acte qu'on peut considérer comme scandaleux contre notre corporation" s'offusque en direct Daniel Bilalian, le présentateur du journal télévisé d'Antenne 2. Prenant fait et cause pour de Nussac, les médias décident de boycotter le comédien : il n'est plus interviewé, son nom est remplacé par ses initiales voire retiré des articles... Les conséquences du scandale sont considérables. En plus de verser 75 000 francs au journaliste après un accord à l'amiable, la justice le condamne à un an d'emprisonnement avec sursis et 10 000 francs d'amende.

En outre, ses relations avec les cinéastes et les producteurs se dégradent, certains hésitent à lui donner encore des rôles. Un journaliste publie un article sur une violente altercation entre le comédien et Claude Sautet dont il est témoin, ce qui pour effet de renforcer sa réputation de déprimé et d'accro aux drogues. Pris pour cible par les médias et le cinéma, Patrick Dewaere est profondément affecté par cet épisode sans précédent.

Il évoquera l'événement à quelques occasions. Dans une interview sortie en 1981, il dira "Les gens ne se rendent pas compte à quel point un article peut avoir un impact terriblement violent sur votre vie privée". Fin 1980, il participe à l'émission Le Tribunal des flagrants délires sur France Inter dans laquelle il subit un procès humoristique et confesse : "Je reconnais que j'aurais pas dû taper dessus. J'aurais dû juste… le disputer."