04 mai 2020

Coronavirus : Batman et Alfred ont un message pour vous !

Les versions Lego de Batman et Alfred (toujours avec les voix VO de Will Arnett et Ralph Fiennes) sont de retour pour expliquer aux enfants l'épidémie de coronavirus. Dans une vidéo aussi hilarante qu'éducative, le majordome explique ainsi au super-héros ce qu'est le COVID-19. Et si, dans un premier temps, l'homme chauve-souris, toujours aussi sûr de lui, n'est pas franchement inquiet, il fanfaronne déjà un peu moins en apprenant que le virus est invisible. "Bon, je ne veux pas casser l'ambiance, mais c'est effrayant. Pas pour moi, bien sûr ! Mais pour les enfants", s'exclame-t-il.

Après avoir été rappelé à l'ordre par Alfred ("Nous devons combattre ENSEMBLE", répète le majordome à un Batman qui maintient qu'il combat seul), l'homme chauve-souris tient finalement un message sensé pour tous. "Vous pouvez tous être des super-héros, simplement en écoutant les experts en santé et en aidant à stopper la propagation du virus, ce qui est bien moins difficile que mon job, qui est de combattre le crime, mais qui est très important", déclare-t-il. Et de rappeller, toujours avec humour, les gestes essentiels pour aider à traverser cette période sans risques : "Lavons-nous les mains, maintenons une bonne distance sociale et regardons plein de fois le film Lego Batman".

Le personnage Lego de Batman est apparu aux génériques des films d'animation La Grande Aventure Lego, La Grande Aventure Lego 2 et Lego Batman, celui d'Alfred ne figurant quant à lui que dans le dernier nommé.

Mort de Christophe : Pierre-Jean Chalençon toujours inconsolable

Pierre-Jean Chalençon a du mal à s'en remettre. Alors qu'il a perdu son ami le chanteur Christophe au mois d'avril, le collectionneur et fan de Napoléon Bonoparte n'a toujours pas fait son deuil. Samedi 2 mai 2020, c'est donc via son compte Twitter qu'il a de nouveau rendu hommage au défunt. "Je ne t'oublie pas mon pote... simplement un peu de fantaisie... pour masquer mon chagrin ... ton départ et à cette absence qui va se faire de plus en plus lourde... je t'aime" a-t-il publié. Pour accompagner ses déclarations, la star de l'émission Affaire conclue (France 2) a partagé un cliché sur lequel il apparaît en compagnie de Christophe. "J'ai vu un vidéo de lui hier ou il parlait de moi... ça ma boulversé" a-t-il ajouté pour répondre à un internaute.

Dans les commentaires, ses fans se sont émus et lui ont apporté tout leur soutien. "Courage Pierre-Jean, il nous manque.", "Vous êtes beaux tous les deux. Il sera toujours dans votre cœur et dans notre patrimoine musical quoi qu'il arrive" ou encore "Rien ne peut effacer ce manque mais il faut avancer cher Pierre Jean et penser à tous les bons moments que vous avez passé ensemble" peut-on par exemple lire. Autant de messages chaleureux qui n'ont pas manqué de réchauffer le coeur du propriétaire du Palais Vivienne, visiblement inconsolable.

A noter que le chanteur Christophe est mort le 16 avril 2020 à l'âge de 74 ans. Il est décédé des suites du coronavirus après avoir été admis à l'hôpital de Brest. "Christophe est parti. Malgré le dévouement sans faille des équipes soignantes, ses forces l'ont abandonné", avaient écrit sa femme et sa fille, Lucie qui étaient à ses côtés. Peu de temps après l'annonce de son décès, des nombreux artistes lui avaient rendu hommage. "Mon pote Christophe a rejoint les étoiles... tu va me manquer... tu ne pourras pas me faire la veste dont je rêvais... conversation de notre denier texto ! Je suis malheureux ce soir... cette année est horrible je perds mon père et tous mes amis les plus proches" avait de son côté déclaré Pierre-Jean Chalençon.

The Mandalorian : pas de retard envisagé pour la saison 2 de la série Star Wars

L’épidémie de coronavirus a obligé de nombreuses productions à trouver de nouvelles manières de travailler lorsque cela est possible. C’est le cas pour les équipes qui terminent la saison 2 de The Mandalorian, actuellement en postproduction. Pour Variety, Rick Famuyiwa, l’un des réalisateurs de la saison 2 de la série Disney+, a indiqué que la postproduction est "plus intense que d’habitude", comme pour d’autres shows à gros budgets et avec beaucoup d’effets spéciaux, à l’instar de Westworld. Malgré la charge immense de travail, Rick Famuyiwa estime que "cela fait du bien de pouvoir se changer les idées de la folie quotidienne que l’on traverse en ce moment".

Hal Hickel, le superviseur des effets visuels de The Mandalorian, est du même avis que le réalisateur mais il tient à souligner que ses équipes redoublent d’efforts pour que la saison 2 soit prête à temps : "Un grand blockbuster estival, comme Avengers par exemple, représente environ 2 000 plans d’effets visuels, et la série The Mandalorian représente presque 4 000 plans d’effets visuels pour la première saison et il en est de même pour la saison 2. Nous les réalisons en à peu près autant de temps, peut-être un peu moins qu’un gros film, et nous devons effectuer notre travail à distance. Nous sommes pris dans un tourbillon mais nous allons tout mettre en oeuvre pour que les fans puissent bientôt revoir leur Baby Yoda. J’en fais la promesse".

Prince Andrew : sa technique discutable pour s'éloigner d'un scandale sexuel

C'est une méthode particulière qu'a choisie le prince Andrew pour échapper, pour le moment, à la justice dans l'affaire Jeffrey Epstein : le silence. En effet, le fils de la Reine, mis en cause dans cette affaire qui concerne plusieurs agressions sexuelles et du trafic d'enfants, a opté pour le silence le plus complet, refusant à plusieurs reprises de répondre aux sollicitations de l'avocat de certaines victimes présumées.

"Nous avons fait au moins trois tentatives écrites officielles à son adresse à Londres et aussi à ses avocats au cours des derniers mois", explique maître David Boies, dans des propos rapportés par le Mirror. L'avocat défend trois femmes parmi lesquelles Virginia Giuffre. Cette dernière affirme que Jeffrey Epstein l'a utilisée comme esclave sexuelle et l'a forcée à coucher avec le prince Andrew à trois reprises. Des allégations que le duc d'York réfute catégoriquement. "Si j'évite l'extradition, est-ce que je veux vraiment que cela pende au-dessus de ma tête et au-dessus de la tête de ma famille pour le reste de ma vie ? Est-ce que je veux que mon épitaphe soit : 'J'ai réussi à échapper à la justice ?'", a ajouté David Boies.

Du côté des avocats du prince Andrew, on se défend en évoquant l'autopromotion que tenterait de se faire le cabinet de David Boies. "Aucune équipe juridique compétente ne recommanderait de coopérer avec des avocats civils à but lucratif. Cela soulève la question de savoir pourquoi ils continuent de poursuivre le duc et non la succession d'Epstein. La réponse est sûrement l'autopromotion", répondent les conseils du duc d'York. Pour rappel, Jeffrey Epstein, ami du prince Andrew, s'est suicidé dans sa cellule de prison, en août dernier, avant le début de son procès.

James Bond : Mourir peut attendre repoussé à 2021 ?

Mourir peut attendre va-t-il encore... attendre ? C'est la question que se posent apparemment certains exécutifs de chez Universal. Après son report d'avril à novembre 2020 suite à la fermeture des salles à cause de l'épidémie de COVID-19, la nouvelle aventure de James Bond va-t-elle à nouveau être décalée ?

Selon le Daily Mail, certains membres de la direction du studio réfléchissent à décaler le film encore plus, quitte à le sortir en 2021. Ce qui les fait encore hésiter, c'est que beaucoup de dates de ce calendrier sont déjà prises par les blockbusters des autres studios. Par exemple, avril 2021 possède encore quelques créneaux de libres, mais dans ce cas, Bond entrerait en conflit avec Fast & Furious 9, placé au 31 mars, et capable de "rafler" tout le public (l'épisode 8 a rapporté 1,2 milliards à Universal).

La question de la réouverture des salles de cinémas est encore en suspens dans certains pays et un film coûteux comme James Bond doit pouvoir compter sur des recettes mondiales pour être largement bénéficiaire.

Mourir peut attendre est le dernier opus avec Daniel Craig dans la peau de 007. Il est réalisé par Cary Joji Fukunaga et réunit autour de Craig Léa Seydoux, Rami Malek, Lashana Lynch, Ben Whishaw, Naomie Harris, Jeffrey Wright et Christoph Waltz.

John Wick 4 repoussé : quelle date pour le film avec Keanu Reeves ?

Les fans de l'invincible tueur à gages vont devoir s'armer de patience. John Wick : Chapitre 4 - qui devait sortir au mois de mai 2021 vient d'être décalé d'un an et sortira par conséquent en mai 2022.

Lors d'un entretien accordé à Collider, le réalisateur Chad Stahelski - également à l'oeuvre sur les précédents volets de la saga - a précisé que le tournage du quatrième opus allait être décalé à cause de la pandémie de coronavirus et des engagements de Keanu Reeves sur Matrix 4.

En effet, le film de Lana Wachowski (censé sortir en mai 2021 également) n'en n'était qu'à sa quatrième semaine de tournage quand l'épidémie a démarré, stoppant la production. Stahelski ajoute "Keanu doit donc déjà terminer le tournage de Matrix 4, ce qui l'occupera certainement jusqu'à la fin de l'année. Ensuite il faudra qu'on se prépare et on pourra enfin débuter le tournage de John Wick 4."

Les animés du 4 au 11 mai sur ADN, Wakanim, Crunchyroll

One Punch Man (ADN)

Si vous n'avez pas encore vu One Punch Man, il est encore temps de vous ruer sur les 2 saisons disponibles sur ADN ! Cet animé haut en couleurs nous conte l'histoire de Saitama. Histoire de passer le temps, il est devenu un héros. Trois années d’un entraînement spécial lui ont donné un pouvoir le rendant invincible. Mais Saitama est devenu si fort qu’un seul coup de poing lui suffit à terrasser chaque adversaire se présentant, aussi puissant soit- il. Aujourd’hui encore, un nouvel ennemi se dresse devant ce héros blasé qui a perdu sa motivation... et ses cheveux ! Parviendra-t-il à retrouver la patate ?

One Punch Man est devenu un incontournable de l'animation japonaise, notamment grâce à son anti-héros, Saitama. Le personnage est drôle, attachant, émouvant... et aussi très motivant ! Le récit va à 100 à l'heure, enchaînant les retournements de situation et les combats contre d'improbables ennemis, tous plus loufoques les uns que les autres. L'univers est complètement décalé, l'animation fluide et dynamique, les personnages secondaires excellents... De plus, Orelsan double Saitama dans la très bonne VF de l'animé, apportant sa nonchalance naturelle au personnage, ce qui colle parfaitement. Foncez, vous ne le regretterez pas ! À noter qu'un film live vient officiellement d'être annoncé du côté de chez Sony Pictures. L'écriture a été confiée aux scénaristes Scott Rosenberg et Jeff Pinkner, auteurs notamment des scripts de Venom et de Jumanji : next level.

Erased (Wakanim)

Erased suit Satoru Fujinuma, un mangaka raté et livreur de pizza par dépit. Il possède la capacité exceptionnelle de pouvoir agir sur le temps. À chaque fois qu’un incident croise sa route, il se retrouve projeté quelques instants dans le passé, implicitement afin d’empêcher que l’inévitable ne se produise. D’un naturel effacé et peu sûr de lui, c’est avec une attitude résignée qu’il aborde son quotidien et son pouvoir qu’il vit comme une malédiction. De rencontres perturbantes en événements dramatiques, Satoru va replonger de plus en plus loin vers une enfance traumatisante qu’il avait fait le choix d’éloigner de sa mémoire.

Cet animé, qui parvient à distiller un suspense haletant tout au long de ses 12 épisodes, est absolument passionnant. Le thème du voyage dans le temps est très bien géré et ne prend jamais le dessus sur un récit captivant de bout en bout. Produite par le studio A-1 Pictures (Fairy Tail, Black Butler, Blue Exorcist, Seven Deadly Sins), Erased est une petite pépite qui mérite largement le coup d'oeil !

My Next Life As A Villainess (Crunchyroll)

Si les oeuvres fantasy ne manquent pas dans l'animation japonaise, l’isekai en est un sous-genre qui a su se démarquer avec les années. Représenté par des grands succès comme Sword Art Online et The Rising of the Shield Hero, il se concentre sur le transport du personnage principal dans un univers parallèle. C’est ainsi que débute l’histoire de la duchesse Catarina Claes qui, après une mort prématurée, se réincarne dans un jeu vidéo, en tant que principale antagoniste. Destinée à finir exilée ou assassinée, la jeune fille va devoir user de ses connaissances du jeu pour échapper à cette terrible fatalité.

Au même titre que son homologue du genre Re:ZERO, My Next Life as a Villainess est à l’origine une websérie que son auteure, Satoru Yamaguchi, publiait en ligne entre 2014 et 2015. Rapidement licenciée en light novel puis en manga, la série compte aujourd’hui plus d’un million d’exemplaires vendus. Son adaptation en anime dévoile un aspect plus léger et drôle de l’isekai et nous entraîne dans le quotidien noble de personnages aussi différents qu’attachants. L’animation des studios SILVER LINKS enchante par ses couleurs et intensifie cet univers où s’entremêlent romance, magie et aventures.

Shironeko Project (Wakanim)

Contrairement à beaucoup d’animes, cette série ne fait pas partie des adaptations de formats littéraires comme les light novels ou les mangas, mais se base sur un jeu vidéo intitulé White Cat Project. Disponible sur mobile depuis 2014, ce RPG de fantasy de l'entreprise Colopl est devenu le jeu à la croissance la plus rapide du Japon, après que son nombre de téléchargements ait atteint les 10 millions un mois seulement après sa mise en ligne. Élu meilleur jeu de 2014 sur le Google Play et l’App Store japonais, et lauréat du titre « Excellence » du magazine numérique Famitsu deux années de suite, il y avait fort à parier que l’univers attirerait l’oeil des studios d’animation.

La série, rebaptisée Shironeko Project, adapte plus particulièrement le prequel du jeu et se concentre sur le Prince des Ténèbres qui, en dépit du passé houleux et de l’entente plus que fragile entre leurs deux royaumes, tombe amoureux d'Iris, la Reine de la Lumière. L’avantage de ce choix particulier d’adaptation permet aux amateurs du jeu, comme aux petits nouveaux, de comprendre l’histoire. Laquelle ne repose pas uniquement sur cet amour impossible mais s’articule autour d’un univers riche de paysages variés et de légendes guerrières. Ajoutés à cela des dialogues forts et une animation fluide dont on ressent nettement l’influence du jeu vidéo d’origine.

Sing "Yesterday" For Me (Crunchyroll)

Inspiré d’une chanson du groupe rock japonais RC Succession, très populaire dans les années 1980, Sing « Yesterday » For Me voit le jour en 1998. Ce manga de Kei Tome, déjà auteure de plusieurs autres oeuvres à l’époque, conte l’histoire de Rikuo Uozumi, jeune diplômé, dont le quotidien se voit bouleversé le jour où il entame une relation amoureuse peu commune avec l’exubérante Haru, malgré ses sentiments pour son ancienne camarade de classe, Shinako.

Si la thématique du triangle amoureux n’est plus très originale, elle se démarque tout particulièrement dans cette oeuvre où les protagonistes sont majeurs et matures. Au-delà du coeur qui balance entre deux personnes, l’évolution des personnages nous pousse à des réflexions sur la place du travail dans une vie et sur celle des jeunes adultes dans la société stéréotypée japonaise. Une histoire poétique, merveilleusement transposée à l’écran par la grande qualité d’animation des studios Doga Kobo et qui réchauffe les coeurs.

Christine sur France 5 : pourquoi il ne faut pas manquer ce classique de l'épouvante de John Carpenter

1983. L'écrivain Stephen King et le cinéaste John Carpenter ont le vent en poupe. Le premier multiplie les best-sellers et voit ses romans adapter sur grand écran, tandis que le second enchaîne les films, à raison d'un par an. Quand les mondes des deux hommes se rencontrent enfin, cela donne Christine. Adapté d'un nouveau livre de l'auteur, le long-métrage raconte la relation passionnée et destructrice entre un jeune introverti, Arnie Cunningham, et sa voiture. Rouge, élégante, venue d'un autre temps, cette Plymouth Fury de 1958 n'est pas une automobile comme les autres. En plus de faire sombrer ses propriétaires dans la folie, l'engin, aussi vivant qu'un être humain, est une véritable machine à tuer. À défaut d'avoir fait le bonheur de son réalisateur, Christine, diffusé ce lundi 4 mai, à 20h50, sur France 5, continue, des décennies plus tard, de fasciner et d'honorer son statut d'œuvre culte.

Après avoir signé deux beaux succès en salles, Fog et New York 1997, John Carpenter essuie l'échec critique et commercial de son dernier film, The Thing, sorti en 1982. Viré par les studios Universal, qui le remplacent par Mark L. Lester pour mettre en scène Charlie, le cinéaste se retrouve désemparé. Lorsque le producteur Richard Kobritz l'approche pour Christine, il accepte à contrecœur. Dans une interview pour SFX Magazine, il explique que ce film est le seul qu'il considère avoir fait par obligation, "pour le travail". "Tous les autres sont des projets personnels", précise-t-il. Toujours dans cette entrevue, il se rappelle même de son sentiment de honte lorsqu'il a vu son nom en gros sur l'affiche placardée sur un immense panneau publicitaire.

Pourtant, à sa sortie, Christine reçoit un accueil chaleureux, de la part des critiques, mais aussi au box-office. Dans l'Hexagone, en 1984, il frôle même le million d'entrées. Un excellent score pour un film de genre qui ne compte aucune star connue en tête d'affiche. Dans un entretien avec le journaliste Gilles Boulenger en 2001, John Carpenter n'en démord pas et continue de rejeter le long-métrage : "Que les spectateurs le trouvent bon ou mauvais, je sais au fond de moi que je l'ai foiré. J'étais encore blessé par l'échec de The Thing." Non, Christine n'est peut-être pas le chef-d'œuvre de sa carrière. Ce n'est pas vraiment effrayant, encore moins sanglant, et on ne retrouve pas l'irrévérence de ses projets précédents. Pourtant, malgré le désamour de son créateur, le film n'a pas volé son succès et en a sous le capot.

Sa particularité, c'est son mélange des genres. Avant d'être un film d'épouvante, c'est surtout un drame sur un amour toxique et la violence de l'adolescence. Cette violence, c'est celle que vit Arnie, brillamment interprété par Keith Gordon. Frêle et maladroit, il est la cible quotidienne des bourreaux de son lycée. Lorsque son regard va se poser sur Christine, le jeune homme va se métamorphoser. Son style vestimentaire - très intéressant à observer - va changer et sa passivité va laisser place à une brutalité jusqu'ici dissimulée. 

Comme dans toute relation malsaine, l'un va prendre l'ascendant sur l'autre pour mieux l'isoler et le faire souffrir. Sous l'emprise de sa voiture, l'adolescent objectophile va se couper de sa famille et de ses seuls amis. C'est d'ailleurs à travers leurs points de vue, et non celui du personnage principal, que les spectateurs suivent cette descente aux enfers. Contrairement au livre de Stephen King, qui explique pourquoi le Mal s'est emparé de l'engin, la version de John Carpenter refuse, quant à elle, de donner des éléments de réponses. De quoi renforcer le mystère autour de cette sinistre tragédie.

Avec son ambiance très pop, Christine symbolise à merveille les années quatre-vingt, des vêtements aux coupes de cheveux, en passant par le rebelle en blouson noir. Depuis, la mode est passée par là, et même si le film peut paraître daté, ces détails lui confèrent une aura unique. Ce qui ne vieillit pas, en revanche, ce sont ses effets spéciaux, toujours aussi impressionnants aujourd'hui, comme en témoigne la séquence culte dans le garage de Darnell. Autre élément intemporel : la bande-originale. Il y a celle composée par John Carpenter, l'une des meilleures de sa carrière, mais aussi celle qui mêle de grands succès du doo-wop (sous-genre musical très populaire dans les années cinquante, NDLR) aux figures du rock'n'roll, comme les Rolling Stones ou The Crickets. Des morceaux qui donnent une voix à la voiture possessive et meurtrière.

John Carpenter n'aurait sans doute jamais imaginé que le monde se souviendrait de Christine des années plus tard. Pour mesurer son impact, il suffit de se tourner vers les nombreux fan-clubs qui se réunissent à des événements et des projections spéciales pour partager leur passion. Il y a, par exemple, un site internet dédié à l'actualité autour du film et de sa voiture star, ou encore le groupe The Official Christine Car Fan Site, qui rassemble plus de dix mille membres. Aussi étonnant que cela puisse paraître, l'œuvre de Stephen King et de John Carpenter n'est pas encore passée par le case remake. Pas sûr que le concept d'une voiture tueuse puisse attirer un jeune public. En attendant qu'Hollywood prouve le contraire, il est toujours bon de se replonger dans ce classique plus rock qu'il n'y paraît. Attachez vos ceintures.

George Michael : ces cadeaux secrets qu'il a faits pendant des années

De George Michael, on peut retenir l'incroyable discographie mais aussi une générosité hors du commun. En effet, le chanteur décédé le jour de Noël 2016 avait le cœur sur la main. C'est le moins que l'on puisse dire. Selon les informations du Mirror, l'ancien leader de Wham ! avait pour habitude de donner beaucoup d'argent à de nombreuses associations parmi lesquelles ChildLine, un organisme qui aide les enfants les plus pauvres du Royaume-Uni.

"Il était déterminé à ne pas rendre publique sa générosité, donc personne en dehors de l'association ne savait combien il donnait aux enfants les plus vulnérables du pays, explique la fondatrice de l'association à nos confrères du Mirror. Au fil des années, George nous a donné des millions et nous prévoyions l'année prochaine, dans le cadre de nos célébrations du 30e anniversaire, de créer, nous l'espérions, un grand concert en son hommage - à son talent artistique, à sa merveilleuse musicalité - mais aussi pour le remercier pour les centaines de milliers d'enfants qu'il a aidés en soutenant ChildLine."

Et ce n'est pas tout. Le Mirror rapporte également une histoire incroyable. Pendant treize ans, Lynette Gillard et son amie ont tenté d'avoir un enfant mais malgré les nombreuses FIV, elles n'y sont pas parvenues. A la recherche d'argent pour une nouvelle tentative, la jeune femme participe, en 2008, à une émission télé britannique. Touché par cette histoire, George Michael a retrouvé Lynette et lui a fait un don de 9.000 livres. Cet argent lui a permis de régler le problème qui faisait qu'elle ne pouvait pas tomber enceinte. Le 25 décembre 2016, jour de la mort du chanteur, elle découvre qu'elle est enceinte. "J'espère qu'il regarde vers le bas en souriant, sachant que j'ai ce que j'ai toujours désiré. Il a cru en moi et m'a donné l'espoir de continuer à essayer même quand je sentais que c'était inutile", explique la jeune maman.

Bob Sinclar : le gros cafouillage autour de son DJ set à l'Arc de triomphe

Le DJ set caritatif du très populaire français Bob Sinclar qui était prévu au sommet de l'Arc de Triomphe ce lundi 4 mai a été reporté à une date non définie, ont annoncé les organisateurs sur Facebook. L'événement était prévu à partir de 20h02 juste après les applaudissements aux soignants qui résonnent depuis le début de l'épidémie dans toute la capitale. Le but était de créer le mouvement Music against Covid (comprenez, la musique pour lutter contre le Covid) et de récolter des fonds pour Médecins sans frontières, la Fondation de France et le Fonds de dotation 101.

La chaîne W9 avait accepté de diffuser l'événement rappelant bien qu'aucun son ni lumière ne seraient visible depuis l'Arc de triomphe. Bob Sinclar lui-même avait relayé l'événement sur son compte Instagram précisant en lettres majuscules qu'aucun public ne serait autorisé. Il n'a pour l'heure, pas commenté l'annulation de son DJ Set et n'a confirmé aucune date pour le report de l'événement.

Mais cet événement annoncé mercredi dernier avait "suscité de nombreuses réactions, notamment de certaines personnes ayant mal compris que ce DJ set se produisait sans public et uniquement en ligne", a expliqué la plate-forme Cercle Music, habituée à produire des concerts de musique électro depuis des endroits insolites. Depuis l'annonce, de très nombreuses incompréhensions avaient été relayées notamment sur les réseaux sociaux. S'il va de soi que l'événement était organisé sans public, peut-être que les organisateurs ont redouté un attroupement, comme ce fut le cas fin avril dans le 18e arrondissement de la capitale, ne serait-ce que pour rencontrer leur idole. Une situation très confuse soulignée par certains journalistes comme Cyril Destracque, de France Info qui a tweeté dimanche 3 mai : "C'est kafkaien cette histoire de Bob Sinclar. @CercleMusic annule l'opé expliquant que des gens ont compris que c'était un concert (avec du bruit). Alors qu'un DJ set était prévu, sans son ni lumière. Et ce soir, les médias rapportent l'annulation... d'un concert".